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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 18:12

 

  route du volcan1

Sur la RN3 tout baigne ! le revêtement est superbe, la conduite est aisée. Quand on arrive à Bourg- Murat les choses se corsent. Sitôt sur la dénommée « route du volcan », qu’on passe à droite de la Maison du Volcan ou qu’on vienne des Plaines, les chaussées  sont inégales. On est secoué comme des bouteilles d'Ora... Chut ! ou plutôt "Pschitt!" vous avez compris. Ici ça construit pas mal ! avec la défiscalisation, les paysans investissent désormais dans les chambres pour touristes. Peut-être est-ce là la raison de ces routes défoncées (engins agricoles et engins de chantier ? ) 

 route du volcan0

Quand vous voyez le dessin de Jace « la vache et le gouzou montés sur ressorts » vous n’êtes plus trop loin de cette forêt, On passe devant des fermes, ça grimpe. On cahote encore jusqu’à la forêt de cryptomérias.

 

 

Une vache et un gouzou sur ressort, dessin de Jace. Allusions aux cahots ?

  route volcan1 route du volcan 2

Puis nous voilà sur un superbe revêtement rougeâtre, de la couleur des scories (roches volcaniques  qui se sont oxydées au contact de l’air), une route bordée de branles verts et de branles blancs, aux bas-côtés envahis par la marguerite folle.

Jusqu’à la Plaine des Sables, pas de problème, du moins en ce qui concerne l'asphalte, et alors là… après la descente, c’est vraiment « la piste » ! (voir article précédent).

route volcan 2

                              la piste traversant la Plaine des Sable, au fond le Piton de la Fournaise

Chaque fois que nous montons au volcan en voiture, je me dis que les producteurs de films du Futuroscope de Poitiers gagneraient à venir faire un tour ici. Ce serait un sujet en or pour le « cinéma dynamique » : la route du volcan dans un bus fou, ou une 2CV déjantée ! Il faudrait tourner une course délirante dans ce paysage de rêve ! Et ça ferait une belle pub pour la Réunion.

A retenir : du centre ville du Tampon jusqu’au Pas de Bellecombe, compter plus d'une heure et partir avant le lever du soleil, sinon on a le soleil dans le pare-brise pendant tout le trajet !

Le dénivelé est important et les températures fraîchissent. On passe actuellement le matin de 17° à St Pierre à 3° au volcan. Une petite laine et un vêtement de pluie sont indispensables. Parfois on voit débarquer des touristes en short et t-shirt, et ça claque des dents, ça grelotte… ! Les Réunionnais pensent même à mettre des gants à leurs enfants et ils n’ont pas tort.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 10:06

 

… plus précisément sur la piste qui y mène !

Pour faire une randonnée sur les sentiers du Volcan, suffit d’être bien chaussé et habillé chaudement en ces jours plutôt pluvieux. On peut rejoindre l’enclos depuis le chemin Josémont ou d’autres sentiers. En voiture, c’est une autre affaire, on ne peut y accéder que par la route ! Pour rejoindre le Pas de Bellecombe par la route (ou plutôt par la piste !) il faut avoir de bons pneus et ne pas redouter les secousses.

Les touristes avancent à l’allure d’escargot et slaloment entre les nids de poule. Evidemment tous ont peur d’abîmer leur voiture de location, mais leur « principe de précaution » est à reconsidérer. Sur ce type de piste, il faut avancer vite en gardant une allure régulière. Les habitués de la piste africaine, comme notre chauffeur,  connaissent le problème et avancent sans appréhension.

Il est des saisons où cette piste allant au volcan est plus lisse, mais n’oublions pas que c’est l’hiver, que l’eau ravine et creuse le sol. Le chemin sera certainement raboté et remis en état quand les beaux jours reviendront.

piste volcan

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 14:59

Du soleil au brouillard !

Baignade à Etang Salé

Nous avons pris rendez-vous à la Sucrerie du Gol à Saint Louis pour nos hôtes le mercredi à 9h15 pour la visite de l’usine, à midi nous avons mangé du mérou à la maison, puis l’après-midi, nous avons fainéanté au soleil sur la Plage de l’Etang Salé, où les vagues étaient superbes. Beaucoup d’estivants profitaient du soleil, surfaient, nageaient, jouaient au ballon… Le sable noir chauffait déjà !

Vers le Piton de la Fournaise

Aujourd’hui, 5 août, lever « grand’ matin » (très tôt) pour rejoindre le Piton de la Fournaise. La vue sur le Piton des Neiges laissait augurer un temps splendide, beau temps annoncé d’ailleurs par la météo des infos locales.

volcan1

 A droite le Piton des Neiges dominant les nuages étalés sur la Plaine des Cafres

Dans la précipitation et la bruine, nous avons pu admirer la Rivière des Remparts encore dans  l’ombre, photographier les branles verts,  les branles blancs et les fleurs jaunes. 

volcan2 

la Rivière des Remparts

 

volcan3 volcan 4

Branles verts et branles blancs                                           Fleurs jaunes

Puis François a montré  le Cratère Commerson à nos hôtes. Mais en arrivant vers 7h30 à la Plaine des Sables, cette dépression lunaire était déjà dans le brouillard et au Pas de Bellecombe, c’était la purée de poix, une température hivernale et un paysage complètement bouché ! Impossible de voir les remparts, ni le Formica Léo, ni la caldéra, ni le piton de la Fournaise ! 4° au thermomètre, et « ça farinait ». Nous avons préféré ne pas risquer la descente vers le Formica Léo : randonner par ce temps n’est pas une sinécure.  Nous avons bu un café et un chocolat chaud au parking, puis après avoir attendu vainement que les nuages se dissipent, nous sommes redescendus en voiture par la Route des Volcans. La route qui relie le Pas de Bellecombe à la Plaine des Sables (soit 5.4km) était complètement défoncée et les conducteurs avançaient à une allure d’escargots. A Bourg Murat, nous sommes allés pour la énième fois visiter « La Maison du Volcan » (10 euros l’entrée, 5 euros pour  les seniors). On nous propose aussi pour 10 euros par personne la visite combinée « Maison du Volcan – Stella Matutina »au lieu de 14 ! La salle vidéo sur la droite a été remplacée par une boutique, riche en documentation, cartes postales, objets-souvenirs. Dans la salle du musée, riche en informations, Antoine et Elisabeth se sont arrêtés à tous les panneaux, aux films, et maquettes.

volcan5

La prévention des éruptions.

Quant à moi, j’ai jeté mon dévolu sur les instruments de mesure, les plans et maquettes relatifs à la prévention des risques d’éruption. J’ai bien observé les sismographes, extensomètres…Une maquette permettait de localiser tous les instruments de mesure installés sur le Piton, et en appuyant sur un bouton, on pouvait simuler la montée du magma dans le cratère et observer le gonflement du volcan, l’élargissement du cratère et le changement d’inclinaison de la pente.

J’ai suggéré aux jeunes de sauter pour faire réagir le sismographe qui reproduisait ces tremblements du sol sur un graphe.

Nous avons cassé une graine à l’Auberge du Volcan : achards – saucisson en entrée, carri canard ou carri thon en plat principal, et mousse au chocolat. Nous étions assis près d’un poële Godin en fonte allumé  transformé en poële au gaz. Incroyable ! Du feu à la Réunion ! et c’est la première fois depuis que nous sommes sur l’île que François a allumé le chauffage dans la Peugeot 206 !

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:10
 

Voilà ce que nous avons vu le jour, vers 8h 20 du matin, alors imaginez comme cela peut être prodigieux la nuit ! Avec un petit appareil photo numérique, on peut bien filmer les fines coulées puis  la fontaine de lave, mais il manque le stabilisateur - un pied -  pour éviter les tremblements...
Si vous voulez voir à quoi ça ressemble la nuit, un petit conseil, allez sur Dailymotion et recherchez "Piton de la Fournaise janvier 2010", une équipe d'amateurs, comme nous, a filmé cette même éruption quelques heures avant nous ! Et c'est magnifique ! Ca donne envie d'y retourner...

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:23

 Vous avez bien compris que c’était une plaisanterie ! Jamais on n’aurait laissé  le beau-frère griller sous le soleil, d’autant plus qu’il fait plus chaud à proximité du Dolomieu depuis la coulée de lundi soir !


En fait, nous étions montés  au Pas de Bellecombe pour montrer le Piton à Caroline et nous sommes tombés sur un agent de l’ONF charmant, M. Techer, qui remplaçait le panneau « éruption imminente"   par celui qui signalait l'« éruption en cours » 


P1110520 enclos 2  P1110533 enclos 3
M.Techer, de l'Office National des Forêts, devant le panneau qu'il vient d'installer

J'en avais profité pour faire cette photo plaisante de Germain tenant le panneau qu’on venait de remplacer.

Nous avions bien remarqué, depuis le point de vue, qu’une coulée argentée dévalait la pente du volcan, et notre homme nous a confirmé que le volcan avait craché, la veille !

Il nous a aussi confié que la porte avait bel et bien déjà été cisaillée par des gens mal intentionnés, désireux de braver l’interdiction,  et qu’il leur avait fallu la réparer.

 

Nous avons appris par la même occasion que cette équipe de l’ONF (4 agents) avait accès au volcan grâce à une carte délivrée par la préfecture.
Ce mardi 15 décembre, l'équipe en dépit de la coulée devait monter au Piton faire un balisage autour du cratère. Pour la Fête de la Liberté ( abolition de l'esclavage) il était prévu d'ouvrir la porte de l'enclos le 20 décembre pour permettre à la population de monter au piton, d'où les travaux de balisage projetés. Les hommes montent avec leur matériel (peinture, pinceaux...) pour les panneaux. Soit ils les emportent à pied, soit l'hélicoptère les leur dépose. Peut-être que les coulées récentes compromettront cette ouverture exceptionnelle de l'enclos.

P1110532 enclos
mardi 15.12.2009 
La porte de l'enclos  ouverte seulement pour les techniciens de l'ONF, responsables du balisage et de la sécurité. Au fond le Piton de la Fournaise.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 19:23

 .... il reste d’autres possibilités pour avoir l’impression de fouler le sol volcanique… parce que la randonnée vers le Cratère Dolomieu reste interdite par arrêté préfectoral en raison de nombreux effondrements liés à l’activité sismique.

 Par exemple, faites donc une petite promenade au Piton Chisny, qui se situe à droite de la route en quittant la Plaine des Sables en direction du Pas de Bellecombe. C’est un ancien cratère très actif (autrefois !)et dont la lave s’est dirigée vers la Rivière des Remparts. Il faut savoir qu’avant la Fournaise, c’était le Chisny  qui était le point névralgique des éruptions avant que ce point ne se déplace.


En escaladant cette pente assez escarpée (qu’on peut gravir soit par un petit sentier en lacets, délimité par des pierres blanches, soit en prenant la transversale) on glisse sur des scories qui crissent sous les chaussures. De temps  à autre, on voit une touffe de fleurs jaunes ou blanches, adaptées à ce type de sol, espèces à protéger absolument comme le myosotis de bourbon, l’ambaville ou la psiadia calocéphalée.


 

Au cours de cette promenade, il faut se baisser et observer les pierres qui composent la pente, une foule de bombes de diverses formes y sont encore visibles ( en fuseau, en croûtes de pain, en forme de chou-fleur), et découvrir des olivines, roches vert-olive (roches à cristaux), parfois, il suffit de casser une dunite pour se rendre compte qu’on est en présence d’olivine. Une dunite est composée à 90% d’olivine et de petites quantités de pyroxène et de chromite.

Parfois en soulevant une roche (une bombe)  qui devrait être légère vu sa composition on est surpris de son poids, c’est qu’elle contient une autre roche plus lourde (c’est ce qu’on appelle des roches xénolithiques)Après une montée au sommet qui culmine à 2430 m – montée facile de 30 minutes - les efforts sont récompensés, car on a une vue plongeante sur la Plaine des Sables, ainsi que sur le Piton de la Fournaise.

 

A nos pieds, datant de 1000 à 2000 ans, une coulée grise, impressionnante, des plaques grises, des remous de roches basaltiques pétrifiées ; c’est l’ancienne coulée de lave qui a marqué l’endroit de son empreinte à la manière d’un torrent.

Vers le Nord-Ouest l’immense Plaine de Sables, caldera de plusieurs kilomètres de circonférence (âgée de 65000 ans) dont les zones  rougeâtres sont formées de lapillis* scoriacés,  projections  qui sont arrivées solides au sol et ont été oxydées par les fumerolles - les roches grises, quant à elles  étaient à l’état liquide.) Par temps dégagé on peut voir au loin le Piton des Neiges et le Grand Bénard.

 

En redescendant, on rencontre des graminées aux noms pittoresques, comme la queue de mimite ou le fendule du bourbon (pennisetum caffrum)

 
TRES IMPORTANT : crème solaire et chapeau indispensables. Parfois on ne voit pas le soleil, mais il est bien là !


Lapilli* : projection volcanique de taille comprises entre 2 et 64 mm

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 14:41

 1er arrêt : à la Rivière des Remparts

Olivier, notre guide -péi , mandaté par l’association « Université pour tous »,  nous explique avec une maquette le déplacement des plaques tectoniques. La Réunion fait partie d’un chapelet d’îles  appartenant à la plaque indienne. Elle est la dernière île volcanique née du déplacement de cette plaque…

 


2e arrêt : au Cratère Commerson

Les cailloux semés entre les bruyères sont en fait des résidus d’une explosion volcanique.



On apprend aussi que le bassin de lave de ce cratère, profond de 100 mètres, s’est vidé d’un coup et la coulée est sortie par le Trou Fanfaron poursuivant sa course vers les Trous Blancs puis vers l’océan. Ce sont les dernières plaques accrochées sur la falaise  (plaques résiduelles de la surface du lac) qui témoignent de la présence de ce lac de lave.

 

3e arrêt : au Piton Chisny dans la Plaine des Sables.

En gravissant le Piton Chisny (en arrière plan de la photo ) qui culmine à plus de 2440 m, tous ramassent des roches pour les identifier.  Depuis le sommet de  cette montagne, une vue imprenable sur la Plaine des Sables, la coulée de lave et le Piton de la Fournaise.

 

4e arrêt : pause dans une zone "potentielle" de forage géothermique

Sur cette jolie place ombragée où nous avons pique – niqué, notre guide nos a parlé du projet « geothermie » actuellement en standby, car il suscite de nombreuses interrogations, ses détracteurs craignant une dégradation du site.



5e arrêt : au Pas de Bellecombe.

Explication de la naissance de cette immense Caldera qu’est l’enclos Fouquet :  la chambre magmatique située sous la mer se serait vidée et aurait généré cet effondrement spectaculaire. Pour descendre dans l’enclos (fermé pour l’heure pour des raisons de sécurité) on a actuellement un dénivelé de 150 mètres.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 10:15

Sortie géologique (suite)

Disparition des espèces endémiques.

Nous sommes sur des pentes anciennes, recoupées par des coulées successives : la coulée du   Dugain  qui s’est dirigée voilà 20000 ans  vers la Ravine des Cabris et la Coulée des Trous Blancs qui a rejoint  St Pierre et la Pointe du Diable il y a  à peine 6000 ans. Sur ces pentes poussait autrefois la forêt hétérogène (des tamarinaies et des bois comme le mahot ou d’autres bois endémiques) une  forêt qui a disparu et fait place aux pâturages, cultures et habitations.

 

La transformation en pâture des terrains a entraîné une érosion importante des sols, qui ont été littéralement décapés – à certains endroits la roche affleure-  Conscients de l’importance du boisement, les forestiers ont  replanté des arbres  après la guerre de 39-45 et ce sont des cryptomérias -un bois du japon- qui ont remplacé les anciennes forêts. Mais on s’est vite aperçu de l’intérêt moindre de cette espèce - en ébénisterie notamment il n’a pas tenu ses promesses-.


 
La forêt de cryptomérias

D’autres espèces ont également colonisé les pentes comme le bringellier marron, le troene, les ajoncs (d’Europe),et  le mimosa qui a été introduit en liaison avec le géranium : on l’employait comme bois de chauffe). Et ces espèces sont considérées actuellement comme des « pestes végétales ». De temps à autre on voit encore au milieu des pâturages un tamarin des Hauts esseulé ! 

 

  
                             deux pestes végétales : les ajoncs -péi et le bringelier sauvage

les espèces endémiques qui nous restent...

Plus on prend de l’altitude, plus on a de chances de rencontrer des espèces endémiques. Ainsi au belvédère de la Rivière des Remparts, on rencontre de la végétation indigène comme « le bois de fleurs jaunes " ci-contre et  "le petit tamarin des hauts »
 ci-dessous
 

 
fleurs du petit tamarin des hauts


En regardant bien on peut aussi apercevoir les petites clochettes roses d'une fleur endémique appelée "bois de rempart" dont les feuilles, paraît-il seraient toxiques.





En montant  davantage, on  remarque que la végétation est plus basse : nous sommes en présence de « branles », les branles blancs, les branles verts (qui sont des bruyères.)
 

                    Les branles près du Cratère Commerson

 
Cette taille réduite s’explique par la température, au Pas de Bellecombe la température maximale est de 18° , la température moyenne seulement de 12 °. Il y gèle 5 jours par an et là la température avoisine les – 5°

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:22

Une association forte d’une centaine de membres siégeant à Saint Pierre et présidée par Chantal Schaeffer,  organise régulièrement des sorties culturelles. Nous avons eu une chance inouïe de participer ce samedi 28 novembre, avec 38 membres de cette association, à une sortie géologique au volcan, journée animée par Olivier Hoareau.

Olivier, professeur de Science et Vie de la Terre, nous a concocté un parcours très intéressant et chaque arrêt a été l’occasion d’observations  sur le terrain et de commentaires très détaillés.

De Saint Pierre à la Plaine des Cafres

Partis de Saint Pierre en  bus, nous sommes remontés par la quatre-voies en direction du Tampon et là déjà au niveau du Quartier Casabona, il nous a fait remarquer à droite les couches géologiques de basalte qui appartiennent à une coulée de lave. La moitié de la ville de Saint Pierre se situe  sur ce soubassement de roches volcaniques, issues des coulées descendues des Trous Blancs,  voilà à peine 6000 ans. Il s’agit d’un terrain jeune ayant une pente à 15%. Même si le risque est faible, une éruption dans cette zone est toujours possible !

Nous sommes montés vers la Plaine des Cafres et avons pris un raccourci passant par une ravine. Là, Olivier nous a expliqué que ces ravines– là étaient peu creusées, et que lors de pluies importantes l’eau s’infiltrait dans le basalte. Mais sous ces coulées poreuses il existait un manteau imperméable. Et les ravines débordent : le risque hydrologique donne du fil à retordre aux communes du Tampon et de Saint Pierre ! Les communes sont donc amenées à faire des plans de prévention pour résoudre ce problème  d’écoulement. On comprend mieux l’importance de grands fossés le long des routes…

En revanche les canyons du massif du Dimitile étant plus âgés, sont plus profonds et absorbent mieux ces pluies diluviennes.

                      

Sur notre parcours, nous avons aussi vu plusieurs pitons dont le Piton de Montvert, le Piton Hyacinthe, le Piton de la Ravine Blanche. Notre guide en a profité pour expliquer qu’un piton était issu du volcanisme effusif : la coulée est fluide, a une faible teneur en gaz et les projections peuvent atteindre 200 voire 300 mètres. A l’origine le piton est un cratère dont les coulées se sont solidifiées en formant un triangle : leur pente est de 45%. Pour rassurer les habitants du Piton de Montvert  présents, le jeune animateur a expliqué que la lave ne sortait pas deux fois au même piton.

                       
                                                        Piton Hyacinthe

Edmond Grangaud, professeur retraité de SVT lui aussi, passionné de  botanique, en a profité pour expliquer qu’autrefois, voilà 200 ans, toute cette région était couverte de forêts,(forêts de tamarins et forêts de bois variés)  comme il en existe encore aujourd’hui  à 1300 m au Piton Bébour, à 1700 m à Notre Dame de la Paix. Comme l’exploitation sur ces pitons était difficile en raison des pentes, certaines espèces endémiques ont pu être sauvées. La végétation est encore bien conservée au Piton Marabout.
          
                                                Pitons de la Plaine des Cafres

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:54
Pour en savoir plus, pas un instant d'hésitation, allez sur ce lien.

http://www.fournaise.info/index.php
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