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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 15:05

medersa7La « medersa » ou « école coranique » de Saint Pierre compte 17 enseignants et environmedersa4  650 élèves. Lors de notre visite de la mosquée, Enis Rockel nous a emmenés faire une incursion dans la medersa située derrière l’édifice religieux.

Dans le périmètre de cette école, on voit encore un ancien "four à pain" de Saint Pierre, qui heureusement a échappé au bulldozer... 

medersa2

Comme dans tout lieu éducatif, des règles sont à observer sur le plateau sportif de cette école, et un panneau fixé sur le grillage est là pour les rappeler : interdiction de cracher, de fumer… mais aussi interdiction de montrer la nudité de ses genoux : short long de rigueur !

medersa3

medersa8

La medersa n’est pas un internat non plus. Nous avions coutume, dans les pays du Maghreb,  d’entrer dans des medersas où les cellules n’accueillaient que les internes. Ici les élèves rentrent chez eux.

Ils viennent suivre des cours très tôt le matin – pendant 45 minutes-, ou le soir, le mercredi matin, ou le mercredi après-midi. Et tous fréquentent en outre les écoles et collèges de la République. C’est ainsi qu’un collégien suivra des cours en arabe à l’école coranique et en français au collège.

 ceci explique cela…

Les élèves de la medersa sont âgés de 4 à 12 ans et d’autre enfants plus âgés viennent y approfondir leurs connaissances religieuse. Ici, on dispense aussi des cours de perfectionnement pour adultes. L’enseignement a lieu dans 17 salles de classe qui bénéficient d’un bon équipement scolaire. Parmi les 17 professeurs on compte trois femmes. Quatre années de formation permettent de devenir enseignant à l’école coranique.

 

Des travaux de rénovation sont prévus dans cette école, voir lien avec l’article du Quotidien du 10 juillet 2010

http://www.lequotidien.re/actualites/la-reunion/131209-la-medersa-va-faire-peau-neuve.html?xtor=RSS-4

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 13:48

Avec Enis Rockel, conférencier des Portes du Sud, nous avons découvert samedi matin la mosquée de Saint Pierre. Vers neuf heures, rendez-vous rue François de Mahy devant « Attayaboul massâdji »,« la plus belle des mosquées »

  mosquée sp08 mosquée sp00

Nous nous sommes déchaussés et avons suivi notre guide. Un escalier hélicoïdal orné de fer forgé nous a conduit à l’étage inférieur  vers la salle des ablutions. - Plusieurs salles d'ablutions existent dans cet édifice.-

mosquée sp01


 Dans cette salle, des sièges entourant un bassin et devant chaque siège un robinet : là, on met de l’eau dans sa main, on mouille les avant-bras, puis on passe les mains sur le visage, le nez, la bouche, les yeux, puis sur la tête vers les oreilles. Ensuite, on actionne le robinet pour laver ses pieds. L’eau purifie. Comme nos pieds peuvent nous emmener vers le bien comme vers le mal, il faut les laver pour qu’ils retrouvent la bonne voie.

 

mosquée sp07

 

Puis nous avons rejoint à l’étage "la salle des prières" une salle magnifique, dont les superbes  boiseries sculptées ont été réalisées entre 1972 et 1975 par Ali M’Lazindrou.

mosquée sp04

Cette salle de 625 m2 d’une hauteur de 14 mètres, d’un diamètre de 14 mètres peut accueillir jusqu’à 2000 fidèles. Le grand tapis est divisé en rectangles. La largeur doit permettre aux fidèles de se toucher épaule contre épaule (pour être en communion) et la longueur doit permettre la prosternation. Les fidèles de la première rangée voient la bénédiction décuplée, ceux de la deuxième rangée quintuplée et ceux des rangées suivantes ont droit à une bénédiction ordinaire, raison pour laquelle il vaut mieux arriver au culte parmi les premiers.

Les 5 dômes de la mosquée  sont soulignés par des bandeaux de boiserie en « bois de natte » ou de tamarin » dans lesquels ont été calligraphiés des versets du Coran

mosquée sp3

Autour de la salle de petits bancs porte-livres qui permettent aux fidèles de poser le coran pour en lire les versets : 2000 fidèles réunionnais connaîtraient le Coran par cœur !

C’était  l’occasion de rappeler les cinq piliers de l’islam :

1)      Chahada : ou profession de foi. Croyance en l’existence d’un seul dieu (Mahomet étant son prophète)

2)      Zâkat : 25% des bénéfices doivent être donnés aux pauvres, à la communauté

3)      Jeûne mois lunaire du « ramadan » pendant la journée 

4)      Pèlerinage à la Mecque : une fois dans sa vie, le musulman doit faire ce voyage.

5)      Les cinq prières : ce pilier explique pourquoi le communautés musulmanes résident généralement près de la mosquée, ils peuvent ainsi venir aux prières.

A la Réunion, 12% de la population serait musulmane, à savoir 100.000 Réunionnais sur 800.000.Elle est en augmentation avec l’arrivée des Mahorais : ainsi parmi les 600 élèves de la medersa , 80% sont des Mahorais.

 

Pour l’historique et le descriptif de la mosquée un site intéressant :

http://www.masdjid.com/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=1

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:07

 

Guan – Di, dieu guerrier et protecteur

(A ne pas confondre avec Ghandi !)

 

Guan Yu était un valeureux guerrier ayant vécu du IIème au IIIème siècle de notre ère, et il appartenait à la dynastie des Ming, période dite «des Trois Royaumes ». Ce personnage avait douze  vertus : le courage, la fiabilité, l’obéissance, la maîtrise de soi…. lesquelles sont inscrites sur les piliers de ce temple.

Ce héros  s’est distingué par de nombreux exploits.

guandi 1
Après avoir tué un personnage odieux qui brutalisait une jeune fille, ce soldat avait dû prendre la fuite et guandi 2se réfugier dans la forêt (le mort était un notable)-Caché dans ces bois, il se serait arrêté au bord d’un point d’eau, se serait penché dans l’eau pour y tremper son visage. Le  visage est devenu écarlate. On a attribué cette coloration à l’action d’un dieu suprême « l’Auguste des Jades »


guandi 3 
On le représente souvent sous les traits d’un géant avec une longue barbe, un visage rouge en souvenir de cette légende. Il porte des vêtements verts, une armure et se tient à côté de son cheval.

Sa bravoure lui a valu, quatre décennies après sa mort,  de devenir  marquis, puis duc,  prince et enfin en 1604 « Empereur».

On l’a déifié en 588. Le Dieu protecteur aurait aussi livré un combat contre un dieu malfaisant qui avait dessalé un lac. Ce lac donnait du travail à toute une communauté. Et bien sûr,  le défenseur des faibles en est sorti vainqueur.


Dès 1614, il devient très populaire, car il représente « l’intégrité ».
  Et aujourd’hui encore dans tous les postes de police de Hong-Kong trônent de petits autels portant sa statue.

 

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:51

Avec  Enis Rockel, conférencier des Portes du Sud, nous avons découvert ce matin le temple Guandi , une pagode chinoise, située rue Marius et Ary Leblond à St Pierre.
 pagode 1

                                          L'entrée du temple chinois

Plus de 20 personnes  ont participé à cette visite. A Saint Denis, il existe 3 pagodes chinoises et chacune accueille une communauté différente : les Chan,les Lao (lan ou  law), les Ah- K,  alors qu’à St Pierre, il n’en existe qu’une, créée par les Ah-Ka. Les Chan  et les Lao de St Pierre   allaient autrefois dans leur temple respectif à Saint Denis

Depuis les années « 1980 » grâce à un journaliste très impliqué, qui a pris son bâton de pagode 1aapèlerin , toutes les communautés du Sud, qu’elles soient d’une culture ou de l’autre, se retrouvent au Temple de St Pierre pour les trois fêtes les plus importantes de la communauté chinoise, à savoir : l’Anniversaire de Guandi, le Nouvel An Chinois et la Fête des  Morts. Ce sont près de 600 personnes qui se rassemblent dans ce temple à ces occasions.


Dans le temple, un temple ouvert à tous...


Le temple est équipé d’une cuisine. Et cette dernière a une fonction essentielle, car elle pagode 1bpermet à tous les Chinois, leur famille, leurs proches de partager des repas à ces grandes occasions. On invite aussi des personnalités politiques.

A l’origine, ce temple était une cabane qu’on avait bâtie à l’attention des Chinois engagés. Peu à peu des murs en dur ont remplacé les premières cloisons, on avait aussi aménagé deux appartements à vivre pour y accueillir des vieillards. Ceux-ci rendaient des services divers à la communauté.
                                                          De grandes salles pouvant accueillir des centaines de fidèles

   Dans ces pagodes, aucun prêtre n’officie. On peut y entrer quand on le souhaite, et se diriger soit vers l’autel des Ancêtres, situé à gauche, soit vers la statue centrale de Guan-Di, soit vers la statue d’une divinité taoiste située à droite.

pagode 2a pagode 3 pagode 2
 autel des ancêtres                     autel de Guandi                                        autel taoiste

Les Confucéens , qui vénèrent Guandi,et souhaitent son aide, dans les moments difficiles de leur vie, s’approchent de l’autel, prennent au hasard une baguette placée dans un gobelet, situé aux pieds de la divinité. Et chaque baguette porte un numéro. La personne en souffrance prend cette baguette et se dirige vers un tableau d’où elle peut décrocher un feuillet, correspondant au numéro qu’elle a tiré au sort : et sur ce document elle lit l’acte qu’il lui faut accomplir pour mettre un terme à son problème. Ainsi, elle aura par exemple comme consigne soit de « rendre visite le même jour à une personne malade de son entourage »soit de «  faire un don à une association… »

pagode 4 pagode 5
les baguettes                                                                  les prescriptions

Vu le nombre de prescriptions, on peut imaginer tout le bien que peuvent faire tous les Chinois autour d’eux. J’aurais bien aimé connaître le contenu de toutes ces fiches indéchiffrables (uniquement des idéogrammes chinois)

Mais avant d’atteindre ce tableau, il lui faut passer devant la statue de Guandi, et lui faire une promesse – qu’il lui faudra absolument tenir – Finalement ce sont deux projets qu’il faudra mettre à exécution. La  journée qui  s’annonce  a des chances d’être bien remplie et de lui faire oublier sa peine ( momentanément).

Il existe une grande solidarité entre les Chinois de l’île. Ils font vivre leur culture en effectuant des dons, et les noms des généreux donateurs sont gravés dans le marbre. En bonne place, d’abord les plus généreux et à la fin du tableau les moins généreux.

Une autre page concernant cette visite s’impose, compte- tenu de toutes les informations glanées pendant cette conférence passionnante. ( à suivre )

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 18:13

Nous avons déambulé dans les rues de Saint Louis à la recherche de la mosquée Mubarak (ou  masjid Mubarak). De loin, on aperçoit son minaret bleu !

 
François a demandé à un homme présent dans la cour l’autorisation d’entrer pour photographier la tour du minaret en contre-plongée. Bien lui en a pris, car l’homme en question était un professeur de théologie, habitué des lieux, qui nous a gentiment introduit dans le sanctuaire et s’est fait un plaisir de nous guider. Après nous être déchaussés, nous avons marché sur le caillebotis et sommes entrés dans un hall qui donnait à droite sur la Salle de Prières et à gauche sur la Salle des Ablutions. A cette heure personne n’était en prière sur les tapis vert et  jaune. Le tapis de l’imam lui aussi était vide.


La Salle des Prières

Les prières ont lieu à 5 heures (Fadjr) à 13h15 (Zohr)  17h15(Assr) 18h34 (Magrib)
20h15 (Icha), mais l’appel du muezzin se limite à trois à Saint Louis, par respect pour le voisinage où ne vivent pas seulement des musulmans, l’appel de l’aube et celle du coucher ont été supprimés. La prière (Djum’a) a lieu à 12h55, cette prière remplace celle « d’al zohr » le vendredi.

Dans la salle de prières, il s’est dirigé avec nous vers la chaire (le minrab) puis voyant notre intérêt pour les ouvrages exposés dans une niche, appelée mihrâb,- c’est vers cette niche que l’on se dirige son regard pour prier, car elle indique la direction de la Mecque, il nous a invité à consulter les livres saints.  
     
                                                        le mirhâb

Il nous a montré plusieurs de ces ouvrages, en récitant le sourate « al fatiha », l’Ouverture qui est une louange au tout-puissant. Il nous a expliqué que le livre du coran traduit, on pouvait le toucher, contrairement aux autres livres saints.
Lui-même commente  les textes arabes en langue française. Avec ferveur, il a parlé des points communs qui existaient entre la Bible et le Coran. Dans son discours il insistait sur le besoin de pouvoir se référer à un dieu suprême qu’on soit tamoul, musulman ou chrétien ;  il faut savoir se détacher des biens matériels pour penser à son âme et vivre heureux.

                         
Nous avons aussi eu une conversation très intéressante sur l’éducation des enfants, et comme nous, il reconnaissait que le système pervertissait l’éducation : de nombreuses femmes seules  donnent la vie à une ribambelle d’enfants rien que pour toucher les allocations de parent isolé, et la présence d’un père fait cruellement défaut.


La salle des ablutions

Nous nous sommes dirigés ensuite vers la salle des ablutions, passage obligé des fidèles appelés à se purifier avant d’entrer dans la salle des prières. Pour les ablutions on se lave trois fois la bouche, trois fois le nez, trois fois les yeux, trois fois la main droite, trois fois la main gauche, puis le pied droit, puis le pied gauche…Se laver la bouche, c’est se laver des écarts de langage par exemple, se laver les yeux, c’est se racheter d’avoir vu des scènes qu’il ne fallait pas voir… Chaque geste est un retour sur soi .

Au mur de cette superbe salle des ablutions, on voit deux mosaïques représentant la Kabaa, une grande construction cuboïde au sein de la "masjid al-Haram", la Mosquée Sacrée de la Mecque. 

« La Masdjid Mubarack » de Saint Louis a été inaugurée en 2002. Elle a été reconstruite sur l’ancienne mosquée démolie en 1994. C’est une des plus belles mosquées de l’île et elle peut accueillir 2000 fidèles.


 lien utile :

http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_louis_mosquee.php

 

 

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 18:00



Nous avons participé à une visite guidée organisée par les Portes du Sud au sujet des traditions funéraires des communautés qui peuplent l’île. La conférencière, férue d’histoire des religions, nous a fait redécouvrir cette nécropole. On y trouve des tombes catholiques, indiennes, chinoises, une tombe musulmane, et aussi des tombes mixtes où sont plantés à la fois des croix chrétiennes et des symboles tamouls.

Les rites tamouls


                                                    Toutes les communautés réunies dans un même cimetière*

Comme il serait trop long de raconter cette visite de deux heures, commentée par Rachel, je vais m’attarder aujourd’hui sur le culte indien.

« Le tamoul naît trois fois : une fois de sa mère, une seconde fois par le mariage, une troisième fois par le bûcher ( à sa mort). Mais la crémation est interdite à la Réunion. Donc, on enterre le défunt ! Le premier jour on bénit sa tombe, le lendemain on revient sur sa tombe pour lui dire qu’on lui pardonne et la prière permet de se prémunir du retour des morts, trois semaines plus tard suit un autre rituel pour le célébrer , enfin 18 mois plus tard on mange les plats qu’aimait l’ancêtre. C’est la fin du deuil. Et pour chacune de ces étapes, on revient au cimetière pour prier.

Depuis une dizaine d’années, le cimetière de Saint Pierre a vu se multiplier les signes tamouls sur les tombes, on ose de plus en plus afficher sa religion, raison pour laquelle la couleur jaune fait désormais partie du paysage de ce cimetière. La couleur jaune est celle de la sagesse, le jaune et le vert sont d’ailleurs les couleurs du drapeau indien.

   


On aperçoit des "daclons", ainsi que des « tridents » ou « soulons » signes de Shiva,  symboles qui permettent de savoir que le défunt avait fait des « marches sur le feu » pour se purifier, on peut aussi voir le « vel » qui révèle que le défunt vouait un culte à Mourounga, le dieu des armes et fils de Shiva,Le vel est une lance dont les trois parties (tige, partie large du fer et pointe) représentent la puissance, l’intelligence et la victoire. » Voilà ce que j’ai retenu, j’espère ne pas avoir trahi les propos de la conférencière.

Une Créole a ajouté qu'elle avait des amis tamouls dont les enfants étaient baptisés , et qui participaient néanmoins aux fêtes indiennes. On va indifféremment au temple et à l'église. Une belle leçon de vie et de tolérance !

* une seule tombe musulmane en réalité : les autres sépultures de cette religion sont dans le cimetière attenant, pour des raisons d'orientation des tombes... à voir une autre fois !

 

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 21:04

 

Vous n’avez plus aucun usage de vos béquilles… plusieurs solutions s’offrent à vous : vous les rapportez au magasin qui vous les a vendues, vous les offrez à des connaissances qui en auraient besoin dans l’immédiat, soit vous les remisez au fond d’un placard au cas où un membre de votre famille viendrait à se faire une sale entorse.

A la Réunion, il existe  une autre solution ! Vous vous rendez à la première grotte dédiée à Saint Expedit et vous y déposez ces accessoires devenus inutiles. C’est ce que nous avons vu ce dimanche en descendant  dans la Ravine, près du Ouaki.


Cela nous paraît surprenant à nous mécréants, et relève de la superstition !

Mais c’est bien plus sérieux que ça ! Pour les adeptes du culte de Saint Expédit, il s’agit sûrement d’une manière de remercier le bienfaiteur d’avoir redonné l’usage de ses jambes au propriétaire de ces accessoires. A savoir maintenant quel sera le sort de ces béquilles…

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 00:59

Ils sont innombrables sur l'île. Ils sont hauts en couleurs et riches en statues. Ils peuvent être de dimension très modeste, mais aussi avoir des proportions importantes. Chaque sanctuaire mériterait un article. Voilà quelques temples photographiés à St Pierre, à St André, à Piton St Leu,  et à Trois Mares...

                                 
                                                              Temple Karli  à Saint Pierre

   
Le Colosse à Saint André                                                   Autre temple à Saint André

  
 Temple de Piton St Leu                                                               Petit temple à Trois Mares

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 15:16
Depuis deux jours nous entendons dans notre quartier de Trois Mares des battements de tambours provenant de la rue Mondon où est édifié un petit temple tamoul. En y passant avant – hier avec Marion et Guillaume, nous avons remarqué des tamouls assis dans le sanctuaire récitant des prières à voix haute, et à l’extérieur des musiciens rythmant la cérémonie.

La nuit, ces battements se poursuivaient, ainsi que le lendemain. Pauvres riverains… Nous pensions qu’il s’agissait là d’un enterrement ! Mais non, erreur…


Ce matin, en nous rendant au musée Stella Matutina de Piton Saint Leu, sur le parking, une foule colorée, encore des battements de tambour, des spectateurs en tenue de cérémonie, près d’un char fleuri des femmes vêtues de saris jaunes ou blancs , des enfants aux habits parés de fleurs, coiffés de vases dorés .


Un fidèle nous a expliqué qu’il s’agissait là d’une cérémonie dédiée à Marliemen, ou Mariemen (Mâryammâ en sanskrit). Des participants m’ont précisé qu’on lui offrait du lait- ce qui expliquait la présence de pots sur la tête des filles.

                              
La fête a lieu chaque année à pareille époque, c'est-à-dire en mai. Les Chrétiens également célèbrent Marie au mois de mai… Après quelques recherche approfondies, j’ai appris l’origine du nom « mâryammâ » : ammâ signifie « maman « et « mâri »signifie « la variole et la pluie ». C’est en fait la déesse protectrice. Elle est celle qui guérit les maladies infantiles et protège les récoltes. On l’emmène en procession au chevet des gens malades.
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 19:04
A la Réunion, les fêtes religieuses sont l’occasion de grands rassemblements. Si les tamouls célèbrent le Dipavali, les musulmans l’Aid el Kbir, les catholiques eux ont coutume de célébrer la passion du Christ, et de faire le chemin de Croix le vendredi-saint. Les prêtres demandent aux enfants d’être présents. Même certains enseignants posent des congés pour convenance personnelle pour assister à la célébration. Les maires de Saint Pierre, Cilaos et Saint Louis  décidé la fermeture des écoles le vendredi saint… Aujourd'hui les églises devaient être bondées, vu que nos classes ne comptaient que la moitié des effectifs.
Ainsi, nous les Mosellans et Alsacsiens ne sommes pas les seuls privilégiés à bénéficier de ce jour férié. N’empêche que les autres communes de la Réunion n’ont pas pris cette décision, qui d’ailleurs serait plutôt du ressort de l’inspection académique… Autres pays autres coutumes !
Dimanche dernier des fidèles revenaient de l’office avec des bouquets de Rameaux, ou des feuilles de palmier qu’ils avaient fait bénir. Quand je les ai croisés je voulais les photographier mais par pudeur, je n’en ai rien fait.
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