Si la récupération des fanjans est interdite depuis des années pour préserver la flore réunionnaise, il existe néanmoins des jardins où ces supports ont été mis en place avant la mesure dictée par le code forestier. En fait, les fougères arborescentes (ou fanjans) sont protégées car menacées de disparition.
Les plantes épiphytes s’y plaisent d’où le goût des anciens pour y faire pousser des orchidées.
A Petite Ile, dans les hauts, près du « parc poules » de Dauphin pousse un arbre aux fleurs surprenantes. Les branches en sont actuellement remplies.
Marie Ange m’explique que l’arbre, on l’appelle ici « abricot ». Le nôtre fleurit mais ne donne pas de fruits, précise-t-elle. Pour en savoir davantage je cherche et découvre qu’il s’agit d’un arbre appelé « Abricotier des Antilles » et qu’on peut en trouver des plants à la pépinière de St Philippe (Latitude Fruitière) Son nom latin serait « mammeea americana ».
Bien qu’on l’appelle « abricot pays » l’arbre n’a rien de commun avec l’abricotier, mais ses fruits ont une chair orange qui rappelle celle de l’abricot.
photo ci-dessous du site de la pépinière "latitude fruitière"
Une floraison abondante déborde sur le mur. Je réalise en m’approchant qu’il s’agit là des fleurs de la fameuse plante carnivore qu’on appelle « népenthès ».
Encore une belle découverte. La Nature n’arrête pas de nous surprendre…
Le long du sentier de Montvert les Hauts qui mène à La Mare, une liane rose s’attache aux arbres. Non, ce ne sont pas les fleurs de passiflore qu’on a coutume de voir, mais des fleurs à cinq pétales d’un joli rose, en forme de trompette.
Nicole, une férue de botanique me dit qu’il s’agit en effet d’une liane appelée « liane trompette » et que c’est une « échappée de nos jardins ». Elle serait même envahissante.
N’empêche qu’elle met une belle touche de couleur dans la végétation… C’est une « bignone » !
Au cours de la randonnée avec « les Jolis Pas », Chantal et René nous ont fait découvrir des goûts que les marmailles lontan connaissaient bien.
Ainsi, dans la Forêt des Bois de Nèfles au-dessus des Canots, Chantal a cueilli un épi de longose et a prélevé des fleurs pour en sucer la sève. Elle a proposé à tous les randonneurs de l’imiter et effectivement, c’est très sucré. Cela me fait un peu penser à ce qu’on faisait en Lorraine avec la primevère…
Plus loin, René qui nous attendait a ouvert une boîte pour en sortir des morceaux de canne-bonbon et les partager… Encore un goût juteux et sucré qui plaît !
Dans ces randonnées avec les Jolis Pas, les Créoles ont toujours à cœur de nous faire découvrir leurs « madeleines de Proust ». Merci à eux !
Le Piton Monvert est un formidable terrain d’exploration pour les amateurs de botanique. Nicole a proposé ce dimanche à une bande d’amis de découvrir l’endroit géré par l’Omdar.
Que de changements depuis que le site a été reconnu d’intérêt public !
Les plantes endémiques ont prospéré grâce aux semis ; les plantes invasives comme les goyaviers ont été coupées, les vues sur le littoral sont désormais imprenables grâce à l’éclaircissement de la futaie, et les endroits pour s’asseoir en bois de goyavier jalonnent le parcours. Les trois chemins qui y montent sont bien entretenus.
Nicole nous a fait goûter des fleurs de zépis bleus, découvrir les vertus médicinales de l’avocat marron, observer les feuilles composées du bois de gaulette, les fruits du natte que nous avons redonnés à la nature.
Elle nous a expliqué la nature de trois lianes, fait identifier les troncs du bois de judas, du bois de rempart, du change-écorce… et surtout repérer l’orchidée Camaron qui pousse à l’abri des regards et que malheureusement des individus braconnent…
Elle en a profité pour nous montrer comment on aide à la fécondation de la fleur.
Une belle sortie ! Merci à cette passionnée qui sait faire partager son amour de la Nature !
La Ruellia brittoniana ou ruellie de Britton, encore appelée « pétunia mexicain » est originaire du Mexique et d’Amérique centrale. On la nomme désormais par « ruellia simplex ». Son feuillage vert et ses fleurs mauve tendre sont d’un bel effet dans les parterres.
Ce dimanche, l’envie de manger une glace, nous a guidées, Véro et moi, vers le Golf d’Etang Salé. Nous nous sommes assises sur un muret près du green pour voir les golfeurs en action mais aussi profiter de la quiétude et de la beauté de l’endroit.
En revenant au parking, nous sommes tombées en arrêt devant une plante à la floraison exubérante de fleurs jaunes en forme de trompette. Le nom latin de cette plante est « tecoma stans ». On l’appelle aussi « bois pissenlit » ou « bois caraïbes ».
L’arbuste qui peut atteindre 4 mètres appartient à la famille des bignonaceae. Originaire du Mexique, du Nouveau Mexique, de l’Arizona et du Texas, cette plante ornementale peut aussi être envahissante. En Nouvelle Calédonie, elle représente une menace pour l’environnement.
Mon amie les appelle « sourires d’avril ». Mais cette appellation est donnée à bon nombre de fleurs qui poussent en avril, notamment des roses, des jonquilles…
Mais là, il s’agit de petites fleurs roses ressemblant à des crocus et dont elle a fait une bordure dans son jardin. A la faveur des pluies récentes, elles ont ouvert leurs pétales et forment une jolie ceinture…
Le « zephyranthe rosea », est aussi nommé « lis de la pluie » ou « crocus cubain ». S’il se plaît à la Réunion, il peut aussi supporter des températures allant jusqu’à -5°
Ces grosses fleurs rouges, jaunes, roses, orange… sont du plus bel effet dans un jardin, en bordure, mais aussi en massif. La plante peut atteindre 2 à 3m de haut et son feuillage vert persistant est touffu.
L’ixora coccinea, la rouge, aurait été introduite à la Réunion depuis l’Inde du Sud ou du Sri Lanka avant 1820.
L’ixora serait une plante tropicale originaire d’Asie. On l’appellerait aussi « Hortensia du Japon ». Finalement elle serait venue d’Asie, aurait transité par l’Inde pour venir sur notre île. L’essentiel est qu’elle soit là et embellisse nos jardins. L’inflorescence composée d’une multitude de fleurs est une boule d’une dizaine de centimètres.
L’ixora fait partie des rubiacées, et il en existerait 27 espèces à la Réunion. Cette plante fleurit toute l’année et plus abondamment en période chaude. Elle aime lumière et chaleur !