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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 18:24

Rencontre au Saknoufé : Jules Calogine

Depuis  15 ans, Jules Calogine, ce passionné de la navigation,construit des maquettes de bateaux (barques, trois-mâts…) et intervient dans des associations et écoles pour dispenser son savoir-faire.

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Dans la longère inférieure des calbanons au fond de la cour, il a installé sa table avec ses pinceaux, ses peintures, le bois, la colle, et on l’y voit travailler avec d’autres bricoleurs. Il découpe des lamelles qu’il assemble avec minutie (pour serrer les lamelles encollées, il utilise des morceaux de fils électriques. )

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Dans un des ateliers des Calbanons de la Cafrine sont exposées ses réalisations : des oeuvres brutes ou achevées...

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Si vous avez l’idée de faire un tour au Saknoufé ce dimanche, allez donc le voir à l’œuvre !Il vous donnera peut être une tige végétale et un ti pot de peinture et vous pourrez personnaliser vous-même l’embarcation que vous lui achèterez.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 21:11

Voilà la technique que Julia Robert m’a enseignée pour tresser la fibre d’agapanthe. Elle utilise 7 brins de largeur égale. Parfois elle se sert d’une aiguille pour ajuster la largeur.

Pour commencer on prend trois brins qu’on plie en deux et on met un autre brin au milieu.

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Il faut passer le brin de droite sur un brin puis sous deux brins.

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Puis on passe le brin extérieur de gauche sur un brin puis sous deux brins.

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Veiller à bien serrer. Le brin ne doit pas casser.

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Un peu de patience et de minutie et voilà le résultat au bout de nombreuses heures de travail.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 20:47

Je suis retournée samedi dernier avec Brigitte chez sa maman, Julia Robert, à la Plaine des Palmistes. Là, j’ai passé une après-midi à assembler les 7 brasses de tresses que j’avais préparées.

D’abord, il faut prendre le début de la tresse, bien regarder ce qui sera au-dessus, la partie la plus brillante. Ensuite, il faut plier et replier quelques centimètres, les superposer en appuyant bien.

capeline 2 capeline 3

capeline 5

C’est avec du fil de coton, qu’on coud le chapeau : mais pour éviter que le fil ne « maille », (fasse des nœuds) Julia utilise un morceau de cire d’abeille, elle fait passer le fil dans cette boule molle.
On pique l’aiguille sur le dessus du travail ( un petit point qu’on ne voit pas, dans le sens des fibres), on continue en dessous, de centimètre en centimètre. Il faut donner du mou pour former un beau cercle.

capeline 1

Attention à ne pas piquer les doigts ! ( généralement les expertes utilisent un dé à coudre pour éviter ce problème.) Mais la texture de l’agapanthe est bien plus fine que celle du vacoa, plus fragile aussi, mais elle se travaille bien mieux.
Au début, il faut bien aplatir le rond obtenu. Encore mieux, faire comme Julia, prendre le fer à repasser, poser un linge humide entre le rond et le fer. On "pèse" (appuie) bien. Régulièrement, il fut faire des essais, jusqu’à obtention d’une espèce de quipa. Puis il faut que ça prenne la forme du crâne, une forme de bol.

Une fois ce bol terminé, on veille à tresser en aplatissant bien le premier tour ( il faut obtenir un angle droit) et continuer jusqu’à qu’il n’y ait plus de matériau. On peut terminer par une tresse plus décorative.

capeline 4

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:57

Comment confectionner une capeline en vacoa ?

D’abord, se familiariser avec la technique de la tresse. Il existe une variété incroyable de tresses. On compte celles qui ont 3 brins, quatre, cinq ou six brins… On peut réaliser les chapeaux avec la tresse à dents mais aussi avec la tresse à 6 brins. Il faut confectionner une dizaine ou une douzaine de brassées (12 mètres) de tresses pour confectionner un capeline. 

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Pour le montage, c’est une affaire de spécialiste. Au Club de tressage « Tress' eknou » de Grand Bois, c’est Marie – Rose et Lucette qui s’y attellent, ce sont des expertes ! Mais si on veut apprendre, il faut se lancer au risque de devoir démonter pour se perfectionner.

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On peut assembler les tresses avec du vacoa, ou du sisal. On commence par le haut, on forme d’un escargot en cousant méthodiquement. L’aiguille doit être longue et solide. Il faut demander en mercerie une aiguille pour « coudre la paille ».

C’est un travail de longue haleine pour les débutantes. Mais c’est en faisant des erreurs qu’on progresse. Parfois, on est surpris du résultat : on comptait avoir un chapeau avec un large bord et on obtient un "chapeau cloche"... Pourquoi pas ?

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Et tiens, si on relevait les bords ? Voilà le résultat... Pour une première, avouez que c'est pas mal...

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Ensuite, on peut décorer sa "capeline" avec un ruban ou une rose de bois…ou d’autres fleurs sèches. 

"A la Réunion, pays du soleil ardent, la capeline n'est pas l'apanage d'une classe sociale. Elle est indispensable à toutes les femmes aussi bien pour aller au bazar, qu'à la messe, à la promenade ou aux champs.." peut on lire dans le Piment des mots créoles de Jean Albany.

Quant à moi, je l'ai étrennée pour la première rando de l'année au Bras de la Plaine. Une bonne idée... pour se protéger des rayons brûlants de cette journée.

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