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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:30

 

merle maurice 3zipPersuadée que personne n'a lu le commentaire d'un fidèle lecteur du blog, laissé à propos de l'article intitulé "limiter les impacts du merle maurice" que j'avais publié le 11 octobre, je me permets d'en faire  le sujet d'un autre article ! Merci à  mon ami, Gérard Canabady, secrétaire de la FNSEA,  pour toutes ces précisions :

 

  "En effet, cet oiseau est un grand destructeur de cultures (fruits & légumes) ainsi que des autres oiseaux endémiques.

En outre, il affecte également la culture de canne. Il transporte une peste végétale redoutable: "la liane margose" (rien à voir avec la margose traditionnelle). Ilboulboul pilleur 4 mange les graines et les disperse via ses excréments. Ses perchoirs improvisés sont les asperseurs au sein des champs de cannes. Or cette plante a un pouvoir de germination de 9 mois (c'est pire que toutes les autres pestes végétales).

Cependant, la lutte contre cet oiseau est réglementée. La FDGDON est particulièrement bien équipée en moyens humains et matériel. La section saint-pierroise propose des cages sur la même durée pour 15 euros, car la mairie de saint-Pierre subventionne cette lutte en plus du Conseil Général. Malheureusement, il faut avoir une adresse à St-Pierre... La commune de St-Pierre est une grande productrice de fruits, ce qui explique l'implication communale." 

 

 

 N.B.Sous chaque article qui aurait été commenté par un lecteur,  un peut cliquer sur "voir un commentaire". Il est vrai que c'est écrit en petites lettres, ça passe souvent inaperçu !

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:50

 Le merle Maurice, ou bulbul condé, qu’on a  introduit sur l’île de la Réunion en 1972 est une véritable boulboul pilleur 4plaie : il s’attaque aux plantes, aux arbres fruitiers, aux insectes et oiseaux endémiques. Comme il prolifère, il a été classé dans les "espèces nuisibles" et il n’est donc pas interdit de lui faire la chasse.

 La FDGDON (Fédération  Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles de la Réunion)a mis en place une lutte qui consiste à installer dans les vergers et zones de culture des cages- pièges.

Ce sont des cages grillagées en forme de roue. Au centre est installé un « appelant » : un bulbuloiseau qu’on nourrit et qui sert d’appât. Autour de cet appât, six petites pièces en forme de trapèzes et grillagées, à l’entrée desquelles a été posé non une porte mais un piège à souris. Alors que l’appelant prisonnier sautille, le bulbul condé  encore libre est attiré par les cris de son congénère et la nourriture. La souricière claque, le voilà bientôt  pris au piège, victime de sa curiosité et de sa gourmandise ! 

 

 

Nous avons vu ce type de piège aux Florilèges du Tampon. Ces  cages sont louées pour unebulbul 2 durée de 6 mois ou 1 an et le prix de la location est dégressif en fonction du nombre de pièges.  Il en coûte 45 euros et 5 euros de cotisation pour une durée de 6 mois, 75 euros et 5 euros de cotisation pour 1 an. Un technicien vient installer le piège et donner des conseils. Il est vrai que le bulbul est élégant avec sa huppe et son smoking rouge-noir, même son chant n’est pas déplaisant. Mais… comme il représente une menace pour le patrimoine naturel et le patrimoine économique, on a moins de scrupule à louer une cage…

boulboul pilleur 3bPour l’instant, comme nos bananes sont sur le point de mûrir, nous avons mis le régime à l’abri dans le garage ; au moins là cet hôte indésirable ne pourra plus faire de dégâts, mais on peut encore craindre qu’il ne s’empare des œufs du cardinal ou des moineaux qui nichent dans nos arbres.

 

Davantage d’infos sur

www.fdgdon974.fr

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 18:53

  Le cardinal et sa belle préparent actuellement leur nid !

 Ce matin, un cardinal et sa femelle faisaient un ballet incessant au-dessus de notre oranger. La femelle dont le dessus est brun- vert strié de noir s’est envolée vers l’arbre avec dans le bec un brin d’herbe, matériel de construction. Elle était en train de bâtir un nid à la trame très lâche, et  ressemblant à une boule. Ce nid avait une ouverture sur le côté. Peu de temps après le mâle, un oiseau rouge vermillon,  était aussi près de leur construction. 

cardinal rouge nid

 cardinal femelle cardinal antenne

                      la femelle du cardinal                                                 le guetteur

En période prénuptiale les deux oiseaux sont brun vert cuivrés, leur ventre est blanc-gris, mais de septembre à mai le mâle se métamorphose : sa livrée nuptiale devient d’un rouge éclatant. Il se perche toujours très haut, comme un guetteur, au sommet d’une hampe florale, d’un bananier, d’une antenne – télé… Son trille est aigu.

 cardinal nid lâche cardinal

      le nid encore très lâche dans notre oranger         le nid fini et occupé dans le manguier de Pierre

Comme le nid m’intriguait et me rappelait un peu celui de l’oiseau tisserin, j’ai voulu en savoir plus : voilà ce que j’ai appris en consultant le Grand Livre des Oiseaux de la Réunion : « le mâle construit plusieurs ébauches et la femelle choisit le nid définitif. Ces oiseaux nichent de 1 à 3 mètres du sol, dans un arbuste, un buisson, une touffe de vétiver,  parfois plus haut dans les filaos. » Pour ce que j’en ai vu, la femelle participe aussi à la construction, à moins qu’elle n’y ait apporté sa touche finale, pour marquer son dévolu sur ce nid-là !

Cet oiseau appelé aussi « foudi de Madagascar » aurait déjà été aperçu à la Réunion en 1672. Il serait donc endémique ?

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:07

 

On l’appelle « oiseau blanc » en créole alors qu’il n’a de blanc que le croupion et les sous-caudales.  Iloiseau lunette 1 s’agit en fait de l’oiseau- lunette gris, un petit oiseau très vif, qui s’affaire actuellement dans notre manguier pour le nettoyer. Sa mobilité surprend, on le voit dans toutes les positions…

On le voit dans les milieux buissonnants ou boisés. C’est une petite boule de plumes qui pousse des cris doux aigus incessants sur deux notes. Il est peu farouche, se déplace en bandes de 5 à 20 individus et explore continuellement les rameaux en quête d’insectes, de fruits ou de petites baies. D’août à janvier, il nidifie.

Son nom latin est « zosterops borbonicus borbonicus » on le nomme aussi «  Lilit » ou «  Bec fin. » Son surnom « lilit » est  l’onomatopée de son cri, et pour ce qui est de son bec, il est effectivement très très fin.

 

oiseau lunettes poinsettia1

 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:59

gb19bDans le lit du Bras de Ste Suzanne, un oiseau, peu farouche, s'est approché de notre groupe qui faisait une halte avant de continuer la rando vers Grand Bassin. 

"Le terpsiphone de Bourbon" appelé égalemennt "gobe-mouche - de paradis" a une longue queue rouge. Ses ailes sont rouges elles aussi ! Sa gorge et sa poitrine sont gris clair. Il a un bec plat, large, muni de longues vibrisses. Ses pattes et ses yeux sont noirs.

Il ne serait pas menacé à la Réunion, peut-être parce qu'on l'appelle aussi "oiseau malheur" ( il paraîtrait que si on piège un de ces oiseaux, on ne peut plus capturer aucun oiseau le même jour, ce qui a peut-être dissuadé les piégeurs) Mais le défrichage actuel pourrait causer sa disparition.

On le trouve rarement dans les Hauts. Son territoire de prédilection est la forêt hygrophile. On peut le rencontrer près de la Rivière Langevin, près de la Rivière des Remparts...Il doit aimer la proximité des cours d'eau. Nous avons vu le terpsiphone sautiller sur les rochers au milieu du torrent.

On le nomme parfois le "chakouat", qui est une onomatopée de son cri.

 

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:50

 

Un petit oiseau bien sympathique, ce tec-tec ! Peu farouche, il vous accompagne dans vos excursions en Forêt de Bélouve, sautillant d’arbre en arbre, ou se pose sur une branche tout près de vous quand vous observez les panoramas en plongée de Cilaos, de Mafate ou de la Rivière des Remparts…
                             
                                      tec -tec sur un brande vert

Nous en croisons souvent et toujours nous avons envie de les photographier. Pendant notre promenade au volcan, au retour, avant la remontée des 500 marches, dans les pieds de fleurs jaunes nous en avons vu un, très téméraire, un tec-tec  « à touristes » qui venait chercher les miettes de notre sandwich. Et que je sautille par ici, que je te sautille par là. On aurait cru qu’il prenait parfois la pose ! S’il a une tête noire, c’est un mâle, s’il a une tête brune, c’est une femelle.


 
Le « tec-tec » est en fait un « tarier », il émet un sifflement monosyllabique. Il apprécie le nectar des fleurs jaunes ainsi que celui des fuchsias, et se nourrit de pulpes de fruits et d’insectes…Il vit en couple.
  

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 14:00

 


Sur le sentier du Trou de Fer, nous avons croisé deux oiseaux que nous pensions être des cailles. Mais après consultation du Grand Livre des Oiseaux de la Réunion, nous avons dû réviser notre jugement. Il s’agissait en fait de deux perdrix de Madagascar, aussi appelées « Francolins », ou Cailles perlées de Madagascar, Cailles cave-cave, Grosses Cailles, cailles malgaches…


Cet oiseau vit seul, par groupe de deux ou trois ou en petite compagnie. Il vit dans des taillis, des clairières buissonnantes en lisière de forêt. Il se nourrit d’insectes, de vers, de limaces, de baies… Il niche toute l’année dans le sol, dans des dépressions sous les buissons et pond 14 à 20 œufs. Il aurait été introduit à la Réunion au 18e siècle.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:58



En nous promenant dans la forêt de Bélouve, nous avons croisé des tariers –ou  tec-tecs -, des terpsiphores (ou oiseaux de la vierge), et des Merles endémiques –rien à voir avec le Merle Maurice qui a été introduit – Ces merles ont égayé notre parcours de leur chant, mais comme ils se perchent au sommet des tamarins, ils sont très difficiles à photographier.

 

Depuis son perchoir élevé, cet oiseau émet de temps à autre un chant puissant, comme le Merle d’Europe, mais plus court. Il s’amuse aussi à pousser des cris très différents : par exemple il chuinte ou il miaule. Il miaule comme un chat ! Cet oiseau est en voie de disparition, depuis un arrêté de 1989, on ne peut plus le chasser.

Son bec et ses pattes sont jaunes, son œil est blanc crème, ses ailes et da queue sont gris-brun, sa gorge et son croupion sont gris cendré.
On l' appelle aussi "bulbul"

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 06:54

Elle est bien mignonne, cette petite tourterelle avec ses pattes fines, ses zébrures brunes joliment dessinées, sa gorge bleu pâle virant au rose clair, le contour bleu ciel de ses yeux et sa démarche gracieuse. Elle se promène le long des plages, dans les savanes,  mais aussi dans notre jardin. On la trouve jusqu’à 1500 m. Son roucoulement est doux et bref. Il lui arrive de faire la roue avec ses plumes caudales.

Son nom est la « géopélie zébrée », mais on l’appelle communément "tourterelle péi."


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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 18:15

 

    Avant-hier, nous avons croisé deux hommes qui baguaient des oiseaux ( des Pétrels de Barau)sur le sentier du littoral à Saint Pierre. Ils nous ont expliqué la raison de leur présence.

Missionnés par la S.E.O.R  (Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion), ils récupèrent les oiseaux marins tombés, les baguent, prennent différentes mesures, puis les relâchent dans l’océan.
 

Dans ses mains l’un des jeunes gens tenait un « pétrel de baran », fixait une bague numérotée à sa patte pendant que son collègue répertoriait les données sur sa liste. Ils nous ont expliqué que ces oiseaux, endémiques de la Réunion, étaient désormais protégés.

 

Quelles menaces ?

Ils sont toujours menacés par les éclairages.  Cet oiseau du large se reproduit dans la montagne et en avril, les petits en quittant le nid sont attirés par les lumières artificielles et s’échouent au sol, sans pouvoir redécoller. Ils sont alors à la merci des chats et des chiens et sont voués à une mort certaine. Ces éclairages provoquerait la moitié de perte chez les jeunes à l’envol. La SEOR a déjà demandé aux communes de réduire l’éclairage nocturne.

Il est demandé aux particuliers de récupérer les oiseaux dans un carton et de prévenir la SEOR (tel 02.62.20.02.19) Les « bagueurs » nous ont dit avoir recueilli 800 pétrels de barau dans l’île les deux premières semaines d’avril (période de l’envol des petits)

Une autre menace : le braconnage. Ces oiseaux sont souvent capturés pour être mangés , en « carris fouquet ». Cette capture est illégale (les pétrels et les puffins étant protégés par la loi)

Ils sont aussi menacés par la destruction du milieu. Leurs nids installés dans les terriers, sont sensibles  à toute dégradation du sol et du couvert végétal. Les pétrels mettent leurs nids dans le sol pour protéger leur progéniture du refroidissement nocturne.


                                        
                                                        Baguage et mesures
      

liens avec la société SEOR
contact@seor.fr
site :www.seor.fr


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