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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 16:59

A la Réunion aussi, épargnée jusqu’alors, le varroa  s’est invité dans les ruches voilà 3 ans ! Une  plaie pour tous les apiculteurs de l’île : le pou qui détruit les colonies a vraisemblablement été introduit par un apiculteur réunionnais… acheter une reine et l’introduire sur l’île avec un petit essaim a dû être un jeu d’enfant pour échapper ainsi à la vigilance des douanes en 2017. Et qui dit larves contaminées, dit varroa qui prolifère de façon exponentielle.

Et comme l’abeille n’hiverne pas, contrairement à ce qui se passe en métropole, le comptage de varroas et un traitement régulier pendant de longs mois s’imposent…

A l’occasion d’un stage, nous avons appris à faire le comptage de ce pou décimateur qui se fixe déjà sur les larves dans les alvéoles ouvertes.

Pour ce faire il faut : du sucre glace, un bocal fermé par un couvercle grillagé, une balance ménagère, et une bassine.

Le matériel est installé sur le toit d’une ruche fermée : on verse du sucre glace dans le bocal. On pèse !

Dans les ruches où on veut faire un comptage, on prélève un seul cadre, en veillant à isoler la reine si elle s’y trouve pour l’éloigner de l’expérimentation, on secoue les abeilles dans la bassine et aussitôt, on les verse dans le bocal contenant le sucre glace.

On pèse une deuxième fois : cela donnera le nombre d’abeilles piégées (on sait qu’une abeille pèse environ 1 g. Alors si le poids du bocal a augmenté de 120 g on sait que ce sont 120 abeilles qui sont tombées dans le piège.

On ferme le bocal et on l’agite 30 secondes. Les pauvres abeilles roulent dans le sucre… mais restent bien vivantes, un peu groggy. Puis on saupoudre le sucre sur le toit de la ruche et dans cette masse de poudre on remarque de petits points sombres qui bougent : ce sont les varroas !

Supposons qu’on ait fait l’essai sur 200 abeilles  ou 200 g d’abeilles ( chaque abeille pèse 1 g) et qu’on trouve dans la solution 6 varroas, on fait un produit en croix : (100 X 6  ): 200 = 3%
A partir de ce taux, il convient de s’inquiéter et de traiter…

Les abeilles-cobayes, un peu sucrées mais débarrassées de leur pou reprennent le chemin de la ruche, aidées par l'apiculteur...

 

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 10:43

Les butineuses emplissent leurs poches à pollen pour rapporter leur butin dans les ruches.

Les Fleurs Jaunes sont une source de pollen très intéressante pour les abeilles. On distingue nettement le pollen orange stocké sous les ailes de la butineuse.

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 18:37

Apprendre à ouvrir la ruche et à comprendre ce qui s’y passe !

Nous étions cinq stagiaires à nous initier à l’apiculture au  "Verger de la Chapelle" à l'Entre-Deux

Pour nous familiariser avec le monde des abeilles, dès la première heure, nous nous sommes équipés et avons rejoint le terrain où nous attendaient des dizaines de ruches.

Ouvrir les ruches, sans brusquer sa population était notre premier défi. Puis après avoir manié le lève-cadre, chacun et chacune avait pour mission de sortir délicatement et verticalement un cadre rempli d’abeilles pour évaluer la quantité de couvain fermé, de couvain ouvert, de pollen, de miel…

Le couvain fermé, operculé par les abeilles

Le couvain ouvert, où s’affairent encore les nourrices.

Le couvain ouvert où grandissent les larves

Le couvain ouvert où sortent les bébés

C’était le moyen de nous faire comprendre que le couvain occupe les cadres du milieu et que la nourriture occupe les cadres de rive, c’est à dire les bords de la ruche. Il nous fallait également quantifier sur un même cadre le couvain ouvert et le couvain fermé.

L’autre défi était de repérer dans le couvain non operculé les larves au fond des alvéoles. Un travail qui exige une bonne vue et de la patience. Mais l’œil s’habitue et on progresse dans l’observation..

 

Nous avons aussi eu des explications quant aux alvéoles bombées sur le pourtour où se développent les faux-bourdons, abeilles mâles qui iront féconder la Reine. Elles sont sur le pourtour du cadre.

D’autres alvéoles sont des amorces de cellules royales, elles ressemblent à de petits tubes.

C’était aussi l’occasion de chercher la reine, là aussi il faut un œil exercé. Pablo l'avait marquée d'un point blanc.

 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 15:52

Avant de procéder à la visite des ruches, il est bon de savoir charger et allumer son enfumoir. Il faut que la fumée dur le temps du travail. Rallumer l’engin en cours de manipulation casse le rythme.

D’ailleurs à propos de rythme, l’apiculteur n’est pas « pressé ». Il prend son temps et ses butineuses lui en sont gré. Il ne stresse pas les colonies et les abeilles sentent la bienveillance et la douceur de celui ou de celle qui s’occupe d’elles.

Chaque apiculteur a sa technique pour remplir l’enfumoir et pour l’allumer. On pourra utiliser l’allume-gaz , l’allumette, le briquet…

Pendant le stage, nous avons utilisé du mât de chocas sec. On peut aussi utiliser des granulés végétaux, des feuilles sèches…En métropole, on utilise aussi les végétaux présents près du lieu de travail, ou récoltés et séchés, comme les fleurs de sumac, les brins de lavande, les champignons de souches… On actionne le soufflet jusqu’à ce que la fumée blanche s’échappe généreusement.

La fumée, qui ne doit pas être chaude, permet d’éloigner les abeilles. Avant de visiter la route on envoie un petit jet de fumet dans le trou d’envol,

puis sur les zones qu’on s’apprête à explorer. Toujours avec douceur…

Certains apiculteurs laissent l’enfumoir fumant en place à côté de la ruche le temps de finir les travaux.

Pour boucher l’enfumoir, si on veut le réutiliser plus tard dans la matinée, on enfonce de de la mousse dans son bec… Encore une technique que j’ai découverte grâce à ce stage de deux jours à L’Entre-Deux !

 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 14:53

A la faveur d’un stage d’apiculture passionnant effectué à Entre-Deux ce week-end, sous la conduite de Pablo Vioque,  j’ai fait des découvertes très intéressantes. Ainsi j’ai pu travailler sur des ruches Bourbon.

Les modèles de ruches les plus utilisés à la Réunion sont La Bourbon, et la Langstroeth.

Elles ont à peu près les mêmes dimensions en longueur et largeur, c’est leur hauteur qui diffère : 21 cm pour la Bourbon et 24 pour la Langstroeth. Elles contiennent dix cadres.

La hauteur du corps de ruche et celle de la hausse de la Bourbon  étant les mêmes, les cadres sont identiques pour les deux parties de la ruche, ce qui peut poser problème si on monte des rayons contaminés par des produits de traitement et qu’on les met dans la hausse où on prélève la miellée… d’où l’importance de bien différencier à l’aide d’un marquage les cadres utilisés dans l’une ou l’autre partie…

A la Réunion, les trous d’envol sont généralement bien fermés par une plaque de métal à petites ouvertures, ceci de manière à protéger la ruche des prédateurs et notamment du sphinx, ce gros papillon qui peut décimer la colonie.

On peut être surpris de voir aussi le matériau du toit : c’est de la tôle et on sait que la tôle chauffe, raison pour laquelle, on pose sur la ruche une structure en bois qui accueillera aussi le nourrissage. Cette structure fait tampon avec le toit de tôle.

A la Réunion aussi on vole les ruches, et qui est mieux placé qu’un apiculteur pour voler une ruche ? D’où la nécessité de marquer son bien pour le protéger des prédateurs.

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