Ce lagon ne se raconte pas, il se vit ! Depuis notre retour de Mayotte, nous rêvons encore de nos plongées dans ses récifs. Avec Magali et son père, venus de la Réunion, comme nous, nous avons nagé pendant des heures, avec masque et tuba, dans les eaux limpides de l’océan.
Nous avons loué une barque de pêcheurs pour plonger dans les eaux chaudes du Nord- Ouest de l’île. Il suffit de s’adresser à la Coopérative des Pêcheurs de Mtsahara et pour 80 euros (quel que soit le nombre de passagers) on vous propose, avec un pêcheur local, une journée enchanteresse.
Mohamadi Bilcheny nous a emmenés avec sa barque à moteur sur trois spots de plongée : l’ilot Choazil, puis l’îlot de sable blanc puis sur l’île Mtsamboro. Il fallait être au rendez-vous à 9 heures pile à la marée descendante, sinon on courait le risque de ne pas partir. Le soleil était de la partie, la mer calme.
D’abord, il nous a déposés sur une plage blanche, la plage de Choazil.
Arrivée à Choazil, avant la plongée
Nous étions à cent lieues d’imaginer ce qui nous attendait ! « On reste ici un quart d’heure ! » nous annonce notre jeune pêcheur. Mais nous nagerons près d’une heure dans ce lagon. Déjà dans « le platier » à un mètre, des coraux bleus, roses, blancs… des bancs de poissons rayés, jaune vif, noir, colorés et une vingtaine de brasses plus loin des « tombants » !
Du platier... au tombant
Les tombants, ou récifs frangeants succèdent au platier : ce sont des pentes abruptes vers les fonds du lagon. Un régal ! Des espèces innombrables de poissons de toutes tailles, des coraux superbes de formes et dimensions variées. Nous nageons entre des murs de coraux vivants et de poissons curieux. Rien à voir avec les fonds marins de l’Ermitage ou de St Pierre… fonds qui nous avaient déjà impressionnés.
Nous sommes remontés dans la barque et Bilcheny nous a déposés sur un îlot blanc ! l’îlot de sable blanc était situé au milieu de l’océan, il se découvre à marée basse et se recouvre à marée haute. Il est composé de coraux broyés par la faune du lagon, notamment par le poisson perroquet, mais il est aussi formé de coquillages. Il peut changer de forme au fil des saisons. Autour de l’île il existe 7 ilots de sable blanc.
Devant nous, l'îlot de sable blanc
Là, d’autres barques nous avaient rejoints et tous leurs occupants se sont jetés à l’eau pour découvrir les beautés du récif : là encore des coraux superbes et des myriades de poissons. François a même essayé de déloger un poulpe.
Et la dernière destination était l’île Mtsamboro. Notre pêcheur a choisi de nous débarquer à la plage du Baobab. Une bonne option, car aucune barque ne nous a suivis ici, comme l’unique baobab était réquisitionné par notre petit groupe.
Sur l'île de Tsamboro
Sieste et baignade et encore des découvertes superbes dans les fonds. Nous avons pique – niqué et encore nagé. Notre accompagnateur est allé nous chercher des oranges dans la colline, puis il a "pris" sa sieste.
oranges vertes fraîchement cueillies Sieste obligée du pêcheur
Nous avons demandé vers 15 heures à Mohamadi de nous faire faire le tour de l’île en barque et nous avons été surpris par la taille de ce « chissioua » (île). Au retour, notre guide nous a proposé de nous préparer un « voulé » le lendemain si le coeur nous en disait. Rendez-vous était donc pris pour le lendemain au port de M’tsahara avant marée basse.