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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 07:02

De nombreuses cases créoles vieillissent mal, et ne peuvent être restaurées. Le bois de la charpente est vermoulu, souvent miné par les termites. 
Dans la rue Joseph Suacot, à Petite Ile, je suis tombée en arrêt devant l'ossature d'une case. Un bel assemblage de poutres, fixées solidement ! 
Or, en y regardant de près, de nombreuses pièces sont très abîmées, et les remplacer serait certainement possible. Mais si les termites ont fait leur œuvre sournoise, elles pourraient bien continuer dans les pièces remplacées...

 

Squelette d'une case créole.
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 18:16

Toujours à Saint Pierre, dans la rue Suffren une peinture originale a attiré mon regard : le mur aux pierres ajourées a été peint de manière à donner l'impression qu'il s'agit d'un petit immeuble percé de fenêtres. Dans ces cavités un passant à même laissé une cannette ( oups...) Des racines d'arbre et des corps de serpents se faufilent dans ces creux...

Ces murs sont séparés par un portail vert. Et derrière ce "barreau" se tapit une case,  une case encore de taille humaine, qui résiste à l'envahisseur...

Cette fresque est elle simplement décorative ou veut elle faire passer un message ? J'y verrai bien un avertissement sur la fragilité et le caractère éphémère des choses : un jour ces immeubles seront certainement menacés...eux aussi ...

Une case qui résiste dans la rue de Suffren..
Une case qui résiste dans la rue de Suffren..
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:07

Couleurs, dessins, emplacement, sont les points communs de ces deux cases qui se situent l'une à côté de l'autre dans la Rue des Fours à Chaux à Saint Pierre.


J'avouerais que j'ai une petite préférence pour celle au toit en tôle qui devra bientôt disparaître au profit d'un immeuble impersonnel qui rapportera davantage à la Ville... 

 

 

Juxtaposition de deux Mondes
Juxtaposition de deux Mondes
Juxtaposition de deux Mondes
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:09

Une architecture singulière a attiré mon regard dans le jardin de "La Maison du Géranium". Une case cachée dans un recoin de ce jardin avait des murs tressés, un peu comme au Laos et au Cambodge.

Le tressage à plat ressemble assez à ce qu’on fait avec le vacoa quand on réalise des sets de table, à la différence que là, on a utilisé des tiges de calumets, qu’on a fait étuver et sécher avant de les travailler. Deux bougs de la Petite France connaissent encore cette technique.

Dans un reportage télévisé on voit quelques petites minutes sur ce sujet. https://www.youtube.com/watch?v=jh8zLmXu2Wg

 Il paraît qu’autrefois de nombreuses cases des hauts de Saint Paul étaient construites de cette façon. Ce temps-là est bien révolu. En redescendant vers St Paul, je n’ai vu qu’une seule petite case abandonnée ressemblant à celle-ci.

tressage du calumet
tressage du calumet

tressage du calumet

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 15:54

En revoyant l’aquarelle d’Alain Baltz représentant une jolie case disparue qui se situait à Saint Gilles, l’idée m’est venue de faire un article sur « le baro » ou « barreau ».

Case St Gilles 

 

Pour l’étymologie, c’est enfantin, il suffit d’isoler la racine « barre ». En fait, le baro, c’est une partie de barrière, un portail…

 

Devant cette maison immortalisée par l’aquarelliste, on voit une jolie clôture blanche et un portail. 

Ici, à la Réunion, on ne dit jamais « portail » mais « baro ».

 

Jean Albany, dans son petit glossaire « le piment des mots créoles »  paru pour la première fois en 1970 en donnait la définition suivante : 

 

"Barreau : portail de toute habitation citadine ou campagnarde. Ce qui faisait le charme de St Denis aux rues en damier, c’était justement cet ensemble de maisons en retrait ombragées de manguiers et où l’on pénétrait par un barreau important. Chaque maison avait sa clochette qui annonçait le visiteur se présentant au portail. Le soir on « taquait » le barreau et on le « détaquait » au matin."

 

Tampon-baro-2.jpg

                                baros au Tampon

Tampon-baro-rue-Rognard.jpg

 

Le baro dans les proverbes :

 

« Un fanm san mari , c’est come un case san baro » Une femme sans mari, c’est comme une case sans barreau (sans portail). C’est dire l’importance de l’homme dans le couple ! 

 

Le baro dans la chanson 

 

Dans le texte de J.C. Thévenin « Pied de riz », le protagoniste qui a trouvé un filon en courtisant une institutrice qui le nourrit, attend sagement à 4 heures au barreau de l’école après avoir passé une journée à courir les filles…

 

« Mais quand toute une grande journée

Dan son classe li sa va travailler

Moin mi pourra fait le dragueur

Jusqu’à tant qu’arrive 4 heures

Alors m’attende mon idole

 Devant barreau l’école… »

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 17:15

Chaque jour des cases créoles disparaissent, victimes de la pression foncière et du désintérêt des promoteurs pour les belles  créations de nos prédécesseurs.

 

Mais si les cases disparaissent et avec elles des souvenirs précieux, Alain sait encore les situer  et parler de leur environnement et de leurs propriétaires : comme moi, il assiste dépité à la disparition de ces petits trésors.

 

 Il les immortalise avec ses aquarelles, alors que moi je me contente de les photographier. Cependant, je n’ai pas la mémoire ni le vécu de cet artiste. 

 

                         Case St Gilles Case créole de St Gilles détruite. Alain BATZ.

 

Alain serait tout à fait capable de créer un carnet illustré avec des textes racontant la vie de ces cases qu’il a dessinées…L'émotion, il sait la communiquer...

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:15

Les sols de cette case située à Saint André et qui date de 1925 sont toujours remarquables !

      Le premier propriétaire de cette superbe bâtisse en bois, le Docteur Paul MARTIN,  avait un bon goût et sa fortune lui a permis de faire des folies.

      Ainsi, toutes les varangues de la Maison Valliamé sont carrelées. Le carrelage provient d’Espagne.

La varangue fermée de la façade, qui servait de salle d’attente,  a de petits carreaux couleur blanc cassé.

P1230049

 Une jolie frise jalonnée de fleurs de géraniums en fait le tour. (Le géranium rosat planté à la Réunion autrefois avait contribué à l'essor économique de l'île)

 

 sol salle d'attente

Les varangues latérales sont carrelées avec des insertions de losanges … Une frise ponctuée de lys borde ce dallage.

sol varangue extérieure 01 2 sol varangue extérieure 02

Le sol de la salle à manger est de toute beauté : les motifs floraux dominent, lianes, feuilles et pétales forment des figures colorées harmonieuses.

sol salle à manger

Et toujours de jolies frises qui entourent la pièce...

sol salle à manger 2

Plusieurs pièces  de cette bâtisse comme l’ancien cabinet du docteur, son parloir ont un parquet en bois de natte. 

sol parquet

Selon l’âge du bois, la couleur varie : les planches les plus claires sont plus jeunes, plus l’arbre avance en âge plus le bois fonce. L’assemblage de ces planches en chevrons est du plus bel effet.

sol parquet à chevrons 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:52

Les cases en tôle qui ont succédé aux cases en paille à la Réunion n’avaient pas d’ouvertures vitrées et aujourd’hui encore certaines cases en dur n’ont toujours pas de vitres.

Il n’en est pas de même dans les cases construites par les notables au XXe siècle. Elles étaient toutes équipées de fermetures vitrées… mais aux dimensions réduites. 

 

Comment expliquer leur petite taille ?


cases-creoles-vitres-3.JPG

 vitres de la varangue de la Maison Valliamé (Saint André)

 

Très simple : les grandes plaques de verre ne supportaient pas le voyage en bateau et pour éviter qu’à l’arrivée on ne puisse livrer que des débris, la solution la plus logique était de faire voyager de petites découpes de verre. Ceci explique cela…


cases-creoles-vitres-2.JPG

 

case-creole-vitres.JPG

 

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