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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 20:00
Il fallait absolument que nous trouvions un bertel ( sac en vacoa) pour en faire cadeau à André alessio, un collègue en partance pour la retraite cette semaine. Alors nous avons pris le route du Sud vers Saint Philippe.
A l’entrée de la commune du Baril,peu après le panneau se trouve un centre d’artisanat qui ne propose que des objets de vannerie en vacoa, ce sont les femmes de la région qui créent ces petits chefs- d’œuvre : sacs,cache-pots,étuis à pain,  pochettes,paniers " qu'on appelle ici tentes"  Comme toujours, ça roule bien, jusqu’à Grand - Bois et là les bouchons recommencent à cause des travaux sur la bretelle d’accès à la nouvelle route de contournement. Puis c’est agréable jusqu’à Saint Joseph, et là encore un ralentissement pour travaux. Puis c'est de la route pittoresque vers Langevin, Cap Méchant et bientôt on arrive...
S'agit de ne pas rate la boutique car elle est petite et on voit le panneau "vacoa sud" au dernier moment. Dans une petite pièce de quelques mètres carrés sont entreposés tous les objets et on peut voir les dames tresser le vacoa.

 

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:10


A Saint Louis...
 Non loin de l’usine sucrière du Gol en allant vers la zone artisanale de Bel Air, nous avons trouvé, non sans mal, dans un terrain en friche (plus aucune canne n’est cultivée à proximité) « le Cimetière du Père Lafosse », qui  selon un Réunion rencontré sur le site, était l’ancien cimetière de Saint Louis. C’est une petite nécropole remplie de croix blanches en fer forgé sur lesquelles ne figure aucun nom, aucune inscription     

     


On trouve dans ce cimetière des âmes perdues (ou abandonnées) les reliques des premiers esclaves de l’île à côté des premiers habitants des lieux. Une maisonnette abrite la tombe du Père Lafosse, curé et maire de Saint Louis, hardi défenseur des opprimés.

Jean Lafosse, né à Paris en 1745 arrive sur l’île Bourbon en 1772. Il s’occupe de la paroisse de Saint Louis dès 1775 dans le quartier de St Etienne et les habitants de la ville l’élisent comme maire en 1790. Devenu député, il est déterminé à faire appliquer les droits de l’Homme, mais se heurte aux autorités coloniales,anti- abolitionnistes, qui ne diffusent pas les décrets officiels  sur l’abolition de l’esclavage parus en 1794.
Il démissionne de sa fonction de maire et organise une riposte populaire, organisant la résistance et prêchant la grève de l’impôt. Le père et les Insurgés  sont déportés en Inde en  mai 1798. Si les insurgés reviennent en fin d’année, il n’en est pas de même pour le père Lafosse, resté en exil jusqu’en 1802. Il revient à Saint Louis en 1803.  Il y décède le 12 octobre 1820.

 

Son tombeau est recouvert d’un drap blanc, des fleurs et des gerbes sont renouvelées régulièrement, des cierges brûlent. Et chaque année, le jour de la Fête d’Abolition de l’Esclavage, le 20 décembre, de nombreux Réunionnais viennent se recueillir sur sa tombe.

                                        

 

Sur le mur entourant la nécropole, au fond, des fresques représentant des scènes d’esclavage, peintures qui mériteraient d’être rafraîchies.

Pour voir l’état initial de ces dessins et de la tombe un petit tour sur le site suivant s’impose.

http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_louis_cimetiere_pere_lafosse.php


Quel chemin suivre pour être sûr d’y arriver ?

Pour se rendre à cet endroit, dans le rond-point de l’usine du Gol de Saint Louis dirigez - vous vers la zone artisanale de Bel Air, mais  juste avant le pont, à droite,  empruntez le chemin de terre qui fait une fourche. Prenez  celui qui monte devant vous et empruntez l’étroit  sentier à droite.

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 18:05

 
Situé au bord de l’océan, ce cimetière « reposant » d’1 ha et 44 ares, datant de 1788 mérite qu’on s’y arrête. Comme au  Père Lachaise, on trouve un plan à l’entrée (entrée Nord) et des enseignes noires aux inscriptions jaunes, balisent le parcours des tombes d’hommes célèbres ayant marqué l’île. Le sel marin a déjà laissé son empreinte sur la plupart des monuments.


Pirate

En entrant, on remarque la tombe de La Buse, de son vrai nom Olivier Le Vasseur, pirate mort en 1788, héros des lectures enfantines.


Et juste derrière, dans un mur d’enceinte (un petit cimetière dans le grand cimetière) les tombes de la famille Desbassyns, riches propriétaires terriens.


Poète

Dans l’allée centrale, la tombe du poète parnassien Leconte de Lisle et sa statue. Mort en 1894, il reposait au cimetière Montparnasse avant d’être transféré à saint Paul, sa ville natale en 1977, ville qui l’a vu naître en 1818. Qui n’a jamais lu au lycée un de ses poèmes, extrait de ses recueils «  Poèmes Antiques, Poèmes Barbares ou les Poèmes Tragiques  » et proposé comme texte d’étude dans les Lagarde et Michard ?  Sur la pierre tombale, une inscription : « Au grondement immense et morne de la mer » Sa cousine Elixène Delanux repose aussi dans ce havre de paix.


Personnages ayant apporté une contribution importante au développement de l’île :

Olive Lemarchand, qui construisit le canal en 1829. Albert Lougnon qui construisit en 1913 la première usine hydroélectrique en triphasé dans cette île Gilles François Crestien et Jean Ferdinand Lacaze, promoteurs et constructeurs du télégraphe électrique dans cette île.



Personnages politiques de la ville
 : Auber Séverin, maire de Saint Paul de 1816 à 1824, Langlois pierre Louis Nicolas maire de 1826 à 1831, Lepinay Louis, maire de Saint Paul de 1838 à 1840 etc...


Naufragés nantais

Les naufragés du Ker- Anna (décembre 1864), un trois-mâts nantais qui s’est échoué le 9 décembre à la Pointe des Aigrettes.

Les "noyés de l'Etang Salé" reposent également dans cette nécropole.




Mort en duel.

« Ci-gît, Eraste Feuillet, capitaine au long cours, né à Saint Malo en 1801, décédé à Saint Paul le 12 février 1830, victime de sa générosité, l’arme qui devait le défendre, lui donna la mort. »



Tombe des Anciens de la Société Chinoise de Canton
 : Lune,Sing,Tong,Kwon,Don




Un médecin

Lacaille : Médecin chirurgien de la marine de 2e classe à l’île Bourbon en 1820. Il soigna Eugène Dayot, fur décoré sous Charles X, roi de France, pour avoir découvert le moyen de transporter la vaccine de France en Inde en 1894, il prit part à la campagne d’Egypte avec Napoléon, d’où la forme pyramidale de son caveau.

Tout ne peut se résumer sur ce blog, ça risque d’être lassant mais  sachez qu’iI existe des sorties guidées de ce cimetière marin avec l’Office du Tourisme et d’autres associations…

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:54
C'EST FOU !
Voilà qu’en allant sur un site internet, Copains D’avant pour ne pas le nommer, je tombe sur des camarades de lycée. Et je vois que l’un d’entre eux, un copain super avec qui on a fait les manifestations, subi  le professeur de maths, fait une boum,  a posé ses valises à…la Ravine des Cabris ! C’est à 10 minutes de Trois Mares.
 Je vérifie … et voilà, c’est bien lui ! il est bien de Petite Rosselle et il était bien dans ma classe pendant 3 ans au Jean Moulin.
Depuis, nous avons déjà échangé quelques mails, après... 34 ans de silence. Surprise et joie ! Ca nous rajeunit d’un coup ! Mais nous devons avoir bien changé.
Lui aussi est dans l’enseignement, et il habite à la Ligne des Bambous, comme notre Guillaume…. Il est installé à la Réunion depuis dix ans.
Et j’apprends que ce soir  lui aussi a réservé une entrée pour la chorale de François qui se produit à l'église de Saint Louis ! Que d’heureuses coïncidences…
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 20:28

Sur la Côte Ouest, à Saint Gilles on se croit en métropole, les Réunionnais semblent avoir déserté cette ville, et pour cause... les prix de l'immobilier sont effarants, et c'est le lieu résidentiel préféré des "métros" . Ce petit coin de paradis, on l'appelle désormais Z'Oreillesland". Pour retrouver l'authenticité de l'île Bourbon, ce n'est pas le bon plan.

Mais le port de plaisance est très joli avec sa poissonnerie, ses petites boutiques, sa passerelle en bois, et les activités proposées sont nombreuses : plongée, aquarium, visite des fonds marins avec le Grand Bleu. Les plages de Saint Gilles attirent la foule, car l'eau toujours à bonne température permet les randonnées nautiques - à savoir déplacement avec tubas et masques pour découvrir les poissons dans les coraux du lagon - et l'endroit  autorise le farniente à l'ombre des filaos sur le sable blanc.


Vous me direz, pourquoi appelle-t-on les Français de métropole "les z'oreilles"
Première version : pendant la période précédant l'abolition de l'esclavage, c'est à dire avant 1848, les chasseurs d'esclaves en fuite, devaient couper une oreille aux fugitifs.
Deuxième version : Comme 90% de la population parle créole, les Français de métropole tendent l'oreille pour tenter de les comprendre.
Troisième version : les colons blancs étaient considérés comme des espions, parce qu'ils étaient aux aguets et dénonçaient les véléités de révolte.

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 19:18

M.Leveneur, conservateur du musée Dierx de St Denis était hier soir à la médiathèque du Tampon pour présenter un personnage marquant de l’île , Antoine ROUSSIN, dont les œuvres sont actuellement exposées au chef-lieu du département.

Né le 3 mars, comme notre Caroline, mais lui c’était en 1819, cet homme était « photographe de la Réunion » avant l’heure. Il s’est essayé à une multiplicité de genres : le tableau historique, le portrait, la scène de genre, des paysages, des natures mortes.
Ainsi, témoin de l’histoire du pays, il a réalisé des lithographies de scènes de liesse telles que« la fête de l’abolition de l’esclavage »  immortalisé des paysages de rêves  comme le Cirque de Salazie, Mafate, toutes les entrées maritimes de l’île, les industries sucrières. Les portraits de familles bourgeoises, de Lislet Geoffroy et d’autres ont aussi fait sa fortune. Quant aux scènes de genre, il a relaté par le dessin les cérémonies malbar, la chasse au tangue…

Enfin il a créé des planches remarquables sur la flore et la faune de l’île. Témoin de son temps, il a croqué des espaces aujourd’hui oubliés, comme les superbes ponts de chemins de fer, ainsi que des habitats qui ont été détruits… Il me fait penser à l’abbé Touba, qui en Lorraine a sillonné la campagne pour dessiner les moulins, les fermes et les châteaux.

Arrivé à la Réunion en 1942 il s’est épris d’une fille de Saint Benoît et de l’île. De 1846 à 1855 il publie un recueil de tableaux » Souvenirs » et «  Promenade à Salazie » Professeur de dessin au lycée de Saint Denis de 1855 à 1888, il continue à sillonner la Réunion  et publie « L’Album de l’Ile de la Réunion » qui aura un grand retentissement.

Antoine Roussin, professeur et artiste autodidacte,  était également un imprimeur, ce qui explique peut-être l’énorme publication d’œuvres, qui sont essentiellement des lithographies. (A se demander si elles sont vraiment toutes de son cru, car il me paraît invraisemblable qu’un homme seul ait pu être l’auteur de tant d’œuvres, parenthèse très personnelle !)

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:08

JACE est un artiste local que tous ici connaissent pour les énormes fresques qu’il laisse derrière lui. Où qu’on aille, on trouve la marque de ses bombes. Ce « taggueur » hors- norme dessine sur les façades des maisons, les murets, les bâtiments publics, et même sur les rochers des sentiers de randonnée.  Il réalise des défis à l’occasion de la journée du patrimoine comme à Pierrefonds et ses réalisations sont de vrais chefs d’œuvre. Inédit, au Salon du Livre, je viens de trouver un livre illustré par Jace lui-même. Là, il n’a pas dû faire usage de ses bombes ! fresque de Jace sur une façade, près de l’église du Tampon.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 21:26

 Ce soir, nous sommes allés à une conférence organisée par Les Portes du Sud au théâtre de Pierefonds. Le conférencier Enis Rockel a présenté  Mme Debassayns, riche propriétaire de terres  et d'esclaves au 18e siècle. L’orateur a  expliqué la réussite des 9 descendants de la famille, liée aux voyages initiés par l’époux de Mme Debassayns en Angleterre et en France. Il a aussi parlé du rôle joué par un des fils dans le rattachement de la Réunion à la France – grâce à la maîtrise de la langue anglaise des enfants-. Il a évoqué l’introduction du premier piano et d’une harpe sur ‘île Bourbon, les premières constructions de maisons à dalles – savoir-faire rapporté de Pondichéry – , les machines à vapeur vues en Amérique et reproduites dans l’île, l’abandon du café au profit du coton…  On comprendra finalement que les voyages entrepris ont eu une influence considérable pour cette famille et par conséquent pour l’île où ils vivaient.

Son exposé a démenti des allégations fausses, notamment l’utilité des caves à vin de la maison, dont la destination aurait été de devenir des salles de torture ou des prisons pour esclaves, aucune preuve n’ayant été faite. Enis Rockel s’appuie sur des textes, des table, et refuse qu’on diabolise cette dame comme on le fait ici : elle aurait été nourrie au sein par une Africaine, aurait organisé des fêtes pour tous, maîtres et esclaves prenaient part, les classes se mélangeaient pour danser : loin de lui l’idée d’une grand- mère Kall qui provoquerait les foudres célestes ou le réveil de volcans. Si le cyclone s’est levé lors de son enterrement, c’était pure coïncidence… et non la malédiction. Selon le conférencier, il existe deux Mme Debassayns, la vraie et celle qu’on a voulu diaboliser après sa mort. Dans l’auditoire, certains étaient sceptiques : il est vrai que les premiers sites consultés sur le sujet sur internet ne font pas l’apologie de cette dame. Alors, où est le vrai ?

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 17:44

En descendant vers St Pierre, où se déroulait aujourd’hui la manifestation nationale contre les menaces qui pèsent sur l’éducation et le service public, nous avons pris la route de Terre Sainte.

Et là, dans un champ de cannes à sucre, deux hommes s’affairaient avec leurs machettes :  ils ont accepté d’être pris en photo. Ils accomplissent un travail éreintant par 32 °, tâche payée au rendement. On ne peut être qu’admiratif devant le courage de ces hommes qui n’ont peut- être pas d’autre choix. Ils habitent juste à côté de la plantation, je leur rapporterai des agrandissements pour les remercier.

La filière canne – sucre représente la deuxième source de revenus à l’exportation. Elle occupe 55% des surfaces agricoles et participe au revenu de 15000 familles (sources : Sucrerie du Gol- Saint Louis)

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 20:43

Nous avons participé ce dimanche à un repas organisé par l’association humanitaire P.A.M  (Partage – Madagascar) qui apporte son soutien aux actions d’un missionnaire actif depuis vingt ans sur cette île, le Père Pedro, une figure emblématique des Mascareignes.

Son action est louable ! Avec son équipe, il a fait construire des villages pour les démunis, et tous ceux qui bénéficient de cette aide doivent en contrepartie travailler soit dans une carrière, soit dans la maçonnerie, à œuvrer pour le bien commun ; chacun des bénéficiaires s’engage aussi à  respecter ses engagements, à payer son loyer, son électricité. Enfin un homme qui a tout  compris : qu’aide n’est pas synonyme d’assistanat, et que la dignité s’acquiert par le travail. Dans le livre qu’il a dédicacé  à ses lecteurs et qu’il a intitulé « Journal de Combat » il raconte son quotidien et celui de ses amis de l’association « Akamasoa » -les bons amis- un quotidien fait d’abnégation, de courage et de passion. Une lutte qu’il faut reconduire chaque jour sans fléchir. Dans son ouvrage il exprime aussi sa révolte contre la démission des parents, l’égoïsme et l’indifférence des concitoyens et du monde. On a du mal à comprendre que des associations puissent se substituer à l’Etat, et on constate que les dirigeants ont aussi démissionné et se reposent sur les aides humanitaires dans le domaine de l’éducation, de la santé…

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