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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:43



Nous avons répondu à l’invitation de l’Association « Partage avec Madagascar » et nous nous sommes retrouvés ce dimanche 15 novembre à  400 personnes dans un local scolaire du Tampon pour partager un repas préparé par des bénévoles. Menu créole : achards et poulet en entrée puis carry et rougail, dessert et café. Un groupe musical animait la fête, on proposait des objets artisanaux malgaches (napperons brodés, trousses, étuis brodés...) des jouets divers, les cartes postales "visages d'enfants" de Marie Jo Pavard...

                    

Deux adolescentes, Ophélie et Julie,  ont pris leur guitare, Ti Cafrine a chanté une chanson d’amour malgache et des invités ont participé à une farandole. Le fils d'un membre de l'association a joué du saxophone...

             

           

Le Père Pedro « la cassé un blag » ( a taillé une bavette) avec chaque convive. Il a dédicacé l’ouvrage « Le Père Pedro nous dit… des paroles de bienveillance » dans lequel les photos et le texte parlent de sa vie au milieu des déshérités auxquels son association « Akamasoa » (le Bons Amis) essaye de redonner une dignité, par l’insertion, le travail et l’amour. A Madagascar, les gouvernements ne se sont pas attachés à faire reculer la pauvreté, et cet homme a rassemblé les exclus qui vivaient des ordures de la décharge de Tananarive. A la page 7 de ce livret un extrait qui dit bien l’esprit de son entreprise :

Dès le début, j’ai mis les cartes sur la table : « Je ne viens pas vous assister, je n’ai pas d’argent à partager mais je peux vous donner du travail. Ensemble, nous allons créer des coopératives, des lieux de travail, pourquoi pas de petites entreprises. Je vous respecte trop, je ne veux pas vous assister. »

Une action noble qui va à contre-courant de  toutes ces politiques perverses de l’assistanat, qui encouragent  à l’oisiveté. Bravo Père Pedro, bravo à ceux qui ont entendu le message !

Une adresse à retenir pour quiconque souhaite participer et obtenir un reçu fiscal :

Père André – Marie « La Demeure » 80290 Croixrault (chèque à établir à l’ordre du Père Pedro)

 

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:13

En feuilletant l’Album de la Réunion, de Roussin, je suis tombée sur un texte de cet illustrateur qui y décrit la Ravine Saint Gilles et insère un poème de LECONTE DE LISLE décrivant  l’endroit il ya plus de cent ans.  Je vous livre ici le premier des 16 quatrains.

« La gorge est pleine d’ombre, où sous les bambous grêles,

Le soleil au zénith n’a jamais resplendi

Où les filtrations des sources naturelles

S’unissent au soleil enflammé de midi… »
(voir le texte plus loin)

 

Quand on compare le texte du poète parnassien avec le tableau actuel de ce lieu idyllique, on peut y trouver des similitudes, mais aussi des différences. D’où l’intérêt de textes poétiques qui peuvent être de précieux témoignages. Voilà mes observations !


                  
          liane en treillis                                                             bambous

Dans la ravine, les blocs noirs et la liane en treillis, font toujours partie du paysage.
Et quel changement concernant les « bambous grêles » ! Ils n’ont plus la fragilité que leur prête le poète. Aujourd’hui,  ce sont des tiges monstrueuses, gigantesques sur lesquelles les promeneurs amoureux ont gravé leurs initiales au risque de faire périr les plantes.

Cependant, on n’y côtoie plus les vertes perruches, ni les cailles, ni les martins. Les premières ont disparu à tout jamais de l’île et les autres ont déserté l’endroit pour d’autres biotopes de la Réunion. Le paille en queue, ce fabuleux oiseau marin blanc très fin, à longue queue, qui niche dans les ravines a survécu grâce à la protection des amis de la nature.

« Le vol du paille en queue, flocon de neige et point lumineux qui palpite sur l’horizon »
reste toujours un spectacle inoubliable !



Aujourd’hui ce sont des tisserins jaunes qui ont colonisé la ravine et qui dégarnissent les arbres en construisant une multitude de nids, ainsi que des pigeons  blancs et noirs qui ont élu domicile dans les anfractuosités des roches.


              nids de belliers, oiseaux bâtisseurs

A disparu également le berger noir. Plus de troupeaux de bœufs de Tamatave, donc plus de berger ! Et si on devait voir un berger, ce ne serait certainement plus celui qui chante son air saklave, l’abolition de l’esclavage étant heureusement passé par là en 1848. Mais on a du mal à imaginer que des troupeaux paissaient ici dans ce lieu envahi par la végétation. N’empêche que deux cases ont été construites dans la ravine et l’une d’elles semble habiter. Peut-être y vit –on de l’élevage ?

                          
Peut-être qu’en  restant plus longtemps à proximité de ces bassins on rencontrerait de grands papillons aux ailes magnifiques, des chats rôdeurs,  des sauterelles et des lézards, mais pour ce que nous avons constaté, cette vie a disparu de la ravine.

 

La ravine Saint-Gilles

La gorge est pleine d'ombre où, sous les bambous grêles,
Le soleil au zénith n'a jamais resplendi,
Où les filtrations des sources naturelles
S'unissent au silence enflammé de midi.

De la lave durcie aux fissures moussues,
Au travers des lichens l'eau tombe en ruisselant,
S'y perd, et, se creusant de soudaines issues,
Germe et circule au fond parmi le gravier blanc.

Un bassin aux reflets d'un bleu noir y repose,
Morne et glacé, tandis que, le long des blocs lourds,
La liane en treillis suspend sa cloche rose,
Entre d'épais gazons aux touffes de velours.

Sur les rebords saillants où le cactus éclate,
Errant des vétivers aux aloès fleuris,
Le cardinal, vêtu de sa plume écarlate,
En leurs nids cotonneux trouble les colibris.

Les martins au bec jaune et les vertes perruches,
Du haut des pics aigus, regardent l'eau dormir,
Et, dans un rayon vif, autour des noires ruches,
On entend un vol d'or tournoyer et frémir.

Soufflant leur vapeur chaude au-dessus des arbustes,
Suspendus au sentier d'herbe rude entravé,
Des boeufs de Tamatave, indolents et robustes,
Hument l'air du ravin que l'eau vive a lavé ;

Et les grands papillons aux ailes magnifiques,
La rose sauterelle, en ses bonds familiers,
Sur leur bosse calleuse et leurs reins pacifiques
Sans peur du fouet velu se posent par milliers.

À la pente du roc que la flamme pénètre,
Le lézard souple et long s'enivre de sommeil,
Et, par instants, saisi d'un frisson de bien-être,
Il agite son dos d'émeraude au soleil.

Sous les réduits de mousse où les cailles replètes
De la chaude savane évitent les ardeurs,
Glissant sur le velours de leurs pattes discrètes
L'oeil mi-clos de désir, rampent les chats rôdeurs.

Et quelque Noir, assis sur un quartier de lave,
Gardien des boeufs épars paissant l'herbage amer,
Un haillon rouge aux reins, fredonne un air saklave,
Et songe à la grande Île en regardant la mer.

Ainsi, sur les deux bords de la gorge profonde,
Rayonne, chante et rêve, en un même moment,
Toute forme vivante et qui fourmille au monde
Mais formes, sons, couleurs, s'arrêtent brusquement.

Plus bas, tout est muet et noir au sein du gouffre,
Depuis que la montagne, en émergeant des flots,
Rugissante, et par jets de granit et de soufre,
Se figea dans le ciel et connut le repos.

À peine une échappée, étincelante et bleue,
Laisse-t-elle entrevoir, en un pan du ciel pur,
Vers Rodrigue ou Ceylan le vol des paille-en-queue,
Comme un flocon de neige égaré dans l'azur.

Hors ce point lumineux qui sur l'onde palpite,
La ravine s'endort dans l'immobile nuit ;
Et quand un roc miné d'en haut s'y précipite,
Il n'éveille pas même un écho de son bruit…

 
(j'ai volontairement coupé les derniers quatrains qui n'ont pas d'intérêt descriptif)

Charles LECONTE de LISLE (1818-1894)

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:47





              

Le jour de la Fête de la Lentille, à Cilaos, Jannick, un membre de l’APLC -Association  des Producteurs de Lentilles de Cilaos - nous a invités à venir découvrir son exploitation située sur la Route de Bras Sec. Sous un soleil de plomb, nous sommes montés sur la route qui part à droite derrière l’église. Nous avons croisé quelques coureurs qui participaient au Cross des Lentilles et redescendaient sur Cilaos. Notre guide qui était monté en voiture nous attendait déjà : pendant plus d’une heure, il nous a expliqué la culture de ce légume qui fait la renommée du lieu.

                            

Cette légumineuse craint l’humidité et a besoin de chaleur pour croître. Les producteurs sont tributaires du temps et les saisons ne se ressemblent pas : une année,  la moitié des plants avaient pourri à cause de la pluie. Dans les endroits très pentus on sème les graines  à la main, mais dans les zones planes, on utilise un semoir à quatre godets.

                           

Une poignée d’une dizaine de petites lentilles par trou suffit. Notre guide nous a expliqué qu’autrefois on cultivait des pieds rouges et des pieds blancs : la tige du premier pied  est rouge, celle des seconds est verte. Aujourd’hui, on cultive 11 espèces de lentilles à Cilaos. Le désherbage s’impose, après un traitement phytosanitaire, on doit arracher les mauvaises herbes à la main. Actuellement la production est menacée par un petit insecte – le thrips- et on étudie la manière biologique de l’éradiquer. Le thrips est si petit qu’on a peine à l’apercevoir, il mesure à peine un quart de millimètre.


Pour récolter la lentille, on arrache le plant quand il est sec  - parfois sur le même plant, on observe des lentilles de couleur différente, certaines sont encore vertes, mais sècheront bientôt- et on pose  quatre bouquets de cette plante en éventail part terre, ces paquets qui se succèdent sont ensuite ramassés, puis les grains sont extraits et triés mécaniquement. Les déchets sont réutilisés et servent de fourrage.

                  
La particularité des lentilles de Cilaos : elles sont très petites. Coût 12 euros le kilo.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 16:01
Début septembre, c'était un jeudi, en descendant à pied au collège de Trois Mares, je passe comme toujours près d'un arrêt de bus de la Rue Charles Baudelaire, et découvre avec suprise un dessin de Jace : un gouzou sur un skate- board. L'artiste a dessiné son gouzou au-dessus du banc et le skate semble laisser un trou dans le mur ! La veille, le mur était gris et voilà qu'apparaît comme par magie la représentation dynamique de ce skater qui s'inscrit bien dans l'environnement. Jace est-il passé la  nuit  ou le mercredi soir ? Toujours aussi discret... J'aurais bien "cassé un blag" avec lui !

Ces dessins bien sympathiques ont toujours une relation avec l'endroit : qui dit "chemin de l'école" dit "enfants" !
Mais les oeuvres ne sont pas immortelles : ainsi le gouzou en parachute de la Ravine des Cabris a été détruit récemment, le mur a été abattu et la maison rasée. Un jour peut-être que le skateur aura la même destinée.
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 12:05

A la Fête du Patrimoine, nous avons fait un petit tour à la Place de l’Hôtel de ville de St Pierre où les artisans des métiers « lontan » faisaient des démonstrations de leur savoir-faire.

Parmi ceux-ci, un homme qui fabriquait des bardeaux avec son outil : il travaillait le bois de tamarin dans le sens des fibres. Il ne reste que deux spécialistes des bardeaux sur l’île et la relève n’est pas assurée. On produit ces découpes avec des machines aujourd’hui mais le travail est peu précis, on ne se donne plus la peine de couper le tamarin  dans le sens du bois et les revêtements par conséquent s’abîment plus vite !

Un ferblantier réalisait des objets utiles et des objets décoratifs avec une dextérité incroyable. Ici il s’attelle aux plis d’un moule qui servira de support à une spirale anti-moustique.

Plus loin une forge en plein air qui fonctionne au charbon de bois. Eric Hoareau est un forgeron taillandier et ferronnier. Aidé d’un enfant qui actionnait le soufflet à la manivelle, il reforgeait d’anciens outils comme des pioches, des pics, des haches, mais il les confectionne aussi. Son art lui permet aussi de créer des clôtures, portillons…

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 20:00
Il fallait absolument que nous trouvions un bertel ( sac en vacoa) pour en faire cadeau à André alessio, un collègue en partance pour la retraite cette semaine. Alors nous avons pris le route du Sud vers Saint Philippe.
A l’entrée de la commune du Baril,peu après le panneau se trouve un centre d’artisanat qui ne propose que des objets de vannerie en vacoa, ce sont les femmes de la région qui créent ces petits chefs- d’œuvre : sacs,cache-pots,étuis à pain,  pochettes,paniers " qu'on appelle ici tentes"  Comme toujours, ça roule bien, jusqu’à Grand - Bois et là les bouchons recommencent à cause des travaux sur la bretelle d’accès à la nouvelle route de contournement. Puis c’est agréable jusqu’à Saint Joseph, et là encore un ralentissement pour travaux. Puis c'est de la route pittoresque vers Langevin, Cap Méchant et bientôt on arrive...
S'agit de ne pas rate la boutique car elle est petite et on voit le panneau "vacoa sud" au dernier moment. Dans une petite pièce de quelques mètres carrés sont entreposés tous les objets et on peut voir les dames tresser le vacoa.

 

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:10


A Saint Louis...
 Non loin de l’usine sucrière du Gol en allant vers la zone artisanale de Bel Air, nous avons trouvé, non sans mal, dans un terrain en friche (plus aucune canne n’est cultivée à proximité) « le Cimetière du Père Lafosse », qui  selon un Réunion rencontré sur le site, était l’ancien cimetière de Saint Louis. C’est une petite nécropole remplie de croix blanches en fer forgé sur lesquelles ne figure aucun nom, aucune inscription     

     


On trouve dans ce cimetière des âmes perdues (ou abandonnées) les reliques des premiers esclaves de l’île à côté des premiers habitants des lieux. Une maisonnette abrite la tombe du Père Lafosse, curé et maire de Saint Louis, hardi défenseur des opprimés.

Jean Lafosse, né à Paris en 1745 arrive sur l’île Bourbon en 1772. Il s’occupe de la paroisse de Saint Louis dès 1775 dans le quartier de St Etienne et les habitants de la ville l’élisent comme maire en 1790. Devenu député, il est déterminé à faire appliquer les droits de l’Homme, mais se heurte aux autorités coloniales,anti- abolitionnistes, qui ne diffusent pas les décrets officiels  sur l’abolition de l’esclavage parus en 1794.
Il démissionne de sa fonction de maire et organise une riposte populaire, organisant la résistance et prêchant la grève de l’impôt. Le père et les Insurgés  sont déportés en Inde en  mai 1798. Si les insurgés reviennent en fin d’année, il n’en est pas de même pour le père Lafosse, resté en exil jusqu’en 1802. Il revient à Saint Louis en 1803.  Il y décède le 12 octobre 1820.

 

Son tombeau est recouvert d’un drap blanc, des fleurs et des gerbes sont renouvelées régulièrement, des cierges brûlent. Et chaque année, le jour de la Fête d’Abolition de l’Esclavage, le 20 décembre, de nombreux Réunionnais viennent se recueillir sur sa tombe.

                                        

 

Sur le mur entourant la nécropole, au fond, des fresques représentant des scènes d’esclavage, peintures qui mériteraient d’être rafraîchies.

Pour voir l’état initial de ces dessins et de la tombe un petit tour sur le site suivant s’impose.

http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_louis_cimetiere_pere_lafosse.php


Quel chemin suivre pour être sûr d’y arriver ?

Pour se rendre à cet endroit, dans le rond-point de l’usine du Gol de Saint Louis dirigez - vous vers la zone artisanale de Bel Air, mais  juste avant le pont, à droite,  empruntez le chemin de terre qui fait une fourche. Prenez  celui qui monte devant vous et empruntez l’étroit  sentier à droite.

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 18:05

 
Situé au bord de l’océan, ce cimetière « reposant » d’1 ha et 44 ares, datant de 1788 mérite qu’on s’y arrête. Comme au  Père Lachaise, on trouve un plan à l’entrée (entrée Nord) et des enseignes noires aux inscriptions jaunes, balisent le parcours des tombes d’hommes célèbres ayant marqué l’île. Le sel marin a déjà laissé son empreinte sur la plupart des monuments.


Pirate

En entrant, on remarque la tombe de La Buse, de son vrai nom Olivier Le Vasseur, pirate mort en 1788, héros des lectures enfantines.


Et juste derrière, dans un mur d’enceinte (un petit cimetière dans le grand cimetière) les tombes de la famille Desbassyns, riches propriétaires terriens.


Poète

Dans l’allée centrale, la tombe du poète parnassien Leconte de Lisle et sa statue. Mort en 1894, il reposait au cimetière Montparnasse avant d’être transféré à saint Paul, sa ville natale en 1977, ville qui l’a vu naître en 1818. Qui n’a jamais lu au lycée un de ses poèmes, extrait de ses recueils «  Poèmes Antiques, Poèmes Barbares ou les Poèmes Tragiques  » et proposé comme texte d’étude dans les Lagarde et Michard ?  Sur la pierre tombale, une inscription : « Au grondement immense et morne de la mer » Sa cousine Elixène Delanux repose aussi dans ce havre de paix.


Personnages ayant apporté une contribution importante au développement de l’île :

Olive Lemarchand, qui construisit le canal en 1829. Albert Lougnon qui construisit en 1913 la première usine hydroélectrique en triphasé dans cette île Gilles François Crestien et Jean Ferdinand Lacaze, promoteurs et constructeurs du télégraphe électrique dans cette île.



Personnages politiques de la ville
 : Auber Séverin, maire de Saint Paul de 1816 à 1824, Langlois pierre Louis Nicolas maire de 1826 à 1831, Lepinay Louis, maire de Saint Paul de 1838 à 1840 etc...


Naufragés nantais

Les naufragés du Ker- Anna (décembre 1864), un trois-mâts nantais qui s’est échoué le 9 décembre à la Pointe des Aigrettes.

Les "noyés de l'Etang Salé" reposent également dans cette nécropole.




Mort en duel.

« Ci-gît, Eraste Feuillet, capitaine au long cours, né à Saint Malo en 1801, décédé à Saint Paul le 12 février 1830, victime de sa générosité, l’arme qui devait le défendre, lui donna la mort. »



Tombe des Anciens de la Société Chinoise de Canton
 : Lune,Sing,Tong,Kwon,Don




Un médecin

Lacaille : Médecin chirurgien de la marine de 2e classe à l’île Bourbon en 1820. Il soigna Eugène Dayot, fur décoré sous Charles X, roi de France, pour avoir découvert le moyen de transporter la vaccine de France en Inde en 1894, il prit part à la campagne d’Egypte avec Napoléon, d’où la forme pyramidale de son caveau.

Tout ne peut se résumer sur ce blog, ça risque d’être lassant mais  sachez qu’iI existe des sorties guidées de ce cimetière marin avec l’Office du Tourisme et d’autres associations…

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:54
C'EST FOU !
Voilà qu’en allant sur un site internet, Copains D’avant pour ne pas le nommer, je tombe sur des camarades de lycée. Et je vois que l’un d’entre eux, un copain super avec qui on a fait les manifestations, subi  le professeur de maths, fait une boum,  a posé ses valises à…la Ravine des Cabris ! C’est à 10 minutes de Trois Mares.
 Je vérifie … et voilà, c’est bien lui ! il est bien de Petite Rosselle et il était bien dans ma classe pendant 3 ans au Jean Moulin.
Depuis, nous avons déjà échangé quelques mails, après... 34 ans de silence. Surprise et joie ! Ca nous rajeunit d’un coup ! Mais nous devons avoir bien changé.
Lui aussi est dans l’enseignement, et il habite à la Ligne des Bambous, comme notre Guillaume…. Il est installé à la Réunion depuis dix ans.
Et j’apprends que ce soir  lui aussi a réservé une entrée pour la chorale de François qui se produit à l'église de Saint Louis ! Que d’heureuses coïncidences…
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 20:28

Sur la Côte Ouest, à Saint Gilles on se croit en métropole, les Réunionnais semblent avoir déserté cette ville, et pour cause... les prix de l'immobilier sont effarants, et c'est le lieu résidentiel préféré des "métros" . Ce petit coin de paradis, on l'appelle désormais Z'Oreillesland". Pour retrouver l'authenticité de l'île Bourbon, ce n'est pas le bon plan.

Mais le port de plaisance est très joli avec sa poissonnerie, ses petites boutiques, sa passerelle en bois, et les activités proposées sont nombreuses : plongée, aquarium, visite des fonds marins avec le Grand Bleu. Les plages de Saint Gilles attirent la foule, car l'eau toujours à bonne température permet les randonnées nautiques - à savoir déplacement avec tubas et masques pour découvrir les poissons dans les coraux du lagon - et l'endroit  autorise le farniente à l'ombre des filaos sur le sable blanc.


Vous me direz, pourquoi appelle-t-on les Français de métropole "les z'oreilles"
Première version : pendant la période précédant l'abolition de l'esclavage, c'est à dire avant 1848, les chasseurs d'esclaves en fuite, devaient couper une oreille aux fugitifs.
Deuxième version : Comme 90% de la population parle créole, les Français de métropole tendent l'oreille pour tenter de les comprendre.
Troisième version : les colons blancs étaient considérés comme des espions, parce qu'ils étaient aux aguets et dénonçaient les véléités de révolte.

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