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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:46

    

Grâce à l'UPTS ( et aux contacts de Philippe et Chantal Schaefer), nous étions un groupe  d'une trentaine de personnes à entrer dans ces énormes entrepôts, voisins de l'aéroport de Pierrefonds.

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Alex How-Choong, le président de ce complexe, nous a accueillis mardi dernier pour nous faire visiter les différentes salles de cette entreprise de pointe, une plateforme logistique de 8 hectares.

P1150383Deux halles de 4000 et 6000 m2 sont déjà opérationnelles ( ces deux bâtiments aux murs hauts de 15 mètres et épais de 20 cm ont été élevés en 9 mois en 2009) et une troisième halle de 6000 m2 est en cours d'achèvement. Au final ce seront 30.000 m2 qui occuperont l'espace.

 

C'est le premier entrepôt du Sud de l'île. Auparavant, ce système de stockage étaitP1150403 essentiellement concentré au Port, (pour les entreprises du Nord et de l'Ouest)La nécessité d'en implanter dans le Grand Sud a été reconnue par les pouvoirs publics qui ont souscrit à ce projet. Et la route des Tamarins a évidemment favorisé cette délocalisation. Une quarantaine de clients font appel aux services de Logistisud. L'entreprise ne possède pas de camions, ce sont les clients qui missionnent des transporteurs.

 

Les fonctions de Logistisud sont de réceptionner les produits, de les ventiler sur les étagères, de les entreposer, puis de les préparer. Ainsi le coût pour entreposer 500 kg de produits surgelés revient à environ 70 cts par jour. Tout est informatisé, chaque palette porte les indications nécessaires aux manutentionnaires.

 

Dans les murs de l'entreprise.

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Sur des racks mobiles (automatiques)sur une hauteur d'environ 15 mètres sont entreposées des marchandises destinées à la grande distribution, au CHR de ST Pierre, à des PMI, à des particuliers. Chaque halle a sa température, 4000m2 pour le froid positif, 6000 m2 pour le froid négatif : ainsi, les légumes et fruits sont dans une salle à 15°, d'autres produits nécessitent des températures inférieures à 0°. Vêtus de nos polaires - dont on n'aurait pu faire l'économie- nous avons eu accès à ces salles.

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 Le groupe de 30 personnes au fil des visites s'est réduit de moitié, certains d'entre nous n'ayant osé bravé ce froid.

 

Avant de faire un séjour dans les TAAF ( terres australes) ce serait une bon entraînement que d'aller travailler comme cariste dans ces halles. Pas étonnant que les recruteurs aient du mal à trouver des ouvriers pour cette tâche. Pour les gens de l'Est qui ne craignent pas les rigueurs hivernales, pas de problème, mais envoyer un Réunionnais dans cette froidure, hum... Notre accompagnateur nous rassure : les ouvriers sont vêtus chaudement, seuls les yeux dépassent de l'anorak.

 

Certains d'entre nous porteurs de lunettes, à l'issue de cette visite, ont dû gratter les verres qui étaient couverts d'une couche de glace.

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Pour réfrigérer la grande halle, Logistisud s'est équipée et son toit isolé est couvert de plaques photovoltaïques. Cette ferme voltaïque a une puissance de 1,3 Megawatts. Il dispose aussi dedeux groupes électrogènes dont l'un prendrait la relève de l'autre en cas de panne. Nous avons aussi eu l'occasion de visiter la salle des machines.

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A la question concernant l'autonomie, Alex How Choong nous a rassurés : l'entreprise a une autonomie énergétique de 20 jours si le système venait à défaillir. Deux personnes veillent à la maintenance.

 

   Comment travaille-t-on à Logistisud ?

 

P1150412Les gens sont postés. On travaille 5 jours sur 7 soit avec l'équipe du matin ou avec celle de l'après-midi. On gère 5000 à 6000 colis. En général les commandes arrivent vers 12 ou 13 heures. Toute l'après-midi, parfois jusqu'à 3 heures du matin, on prépare les commandes. Dès 2h30 les camions partent effectuer les livraisons. Il faut que les palettes doient prêtes, car chaque retard de livraison implique une pénalité pour le transporteur.

 

 Le jeudi soir, on réceptionne, les marchandises qui arrivent par avion-cargo. Les deux difficultés sont d'actionner des nacelles qu'il faut lever à 10 m du sol,- les caristes n'en sont pas tous capables- et accepter d'entrer dans ces halles froides.

 

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Les points forts de Logistisud sont la gestion des hommes et la gestion informatique.

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La famille How-Choong qui travaillait dans le Vétiver et gérait la collecte des Ordures Ménagères dans le Grand Sud, forte de son expérience, a su donner des garanties aux banques et investisseurs. Et la confiance était, il faut l'avouer, bien placée. Logistisud a encore de beaux jours devant elle ! Merci à Alex How Choong de nous avoir introduits dans son fief.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:37

 

Si les propriétaires aiment vendre leur terrain, d’autres préfèrent le rentabiliser en y aménageant un potager*. Et ces derniers ne rechignent pas à la tâche.

 En me promenant un soir, à Trois Mares,  avec ma voisine Micheline , j’ai découvert un quartier tranquille, un de ceux où on rencontre parfois des gens très sympathiques qui s’arrêtent de travailler pour bavarder avec vous.

Ainsi, jeudi dernier en remontant une rue parallèle au  Chemin Mondon, nous avons croisé un monsieur qui s’occupait d’une immense parcelle où il avait planté toutes sortes de légumes. L’homme y est tous les matins et tous les soirs.

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Etonnée par la beauté de ses salades par ce temps de sécheresse, j’ai eu l’explication : le jardinier a installé un arrosage enterré.

Le potager était magnifique : là étaient plantés des tomates de plein champ, de superbes laitues, du  thym, des oignons verts, du chou, du songe… Pas une mauvaise herbe ! Un alignement parfait.  On aimerait pouvoir venir là faire son marché.

 

*potager : trois définitions...

- jardin de légumes

- un copain de Ti Yab .... (pote âgé)

- en créole, le potager était un « fourneau à charbon à plusieurs feux », le mot serait tombé en désuétude comme son objet

Ai trouvé cette dernière définition très surprenante dans « le Piment des mots créoles » de  J. Albany 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:44

En attendant le car, nous en profitons aussi pour bavarder avec un habitant des lieux, âgé de 63 ans.

Il nous confie que le « Tailleur de Pierres » ( signalé sur le panneau) ne les taille plus. Trop âgé, il s’est retiré de la vie active et son savoir-faire n’a pas été transmis. Il vit encore dans le secteur et possède la maison de notre interlocuteur.

Devant cette case pousse un arbre où pendent de gros fruits verts, non pas des avocats, alors ? Il s’agit de pamplemousses. Ils ont encore une forme de poire, mais en mûrissant ils s’arrondiront.

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 Juste à côté un arbre fruitier couvert de fleurs jaune clair de petits fruits : c’est un pêcher, nous explique l’homme.

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Lui aussi est agacé par la cochenille qui envahit son papayer. Mais il prétend que dans les bois, le papayer est à l’abri, et qu’un cyclone serait bienvenu pour faire disparaître tous ces parasites qui s’attaquent aux arbres.

Quand nous parlons des fruits lontan, il avoue qu’il adorait manger des vavangues et regrette qu’elles aient disparu de cette zone, comme bien d’autres fruits…


 

 

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:27

Sur le pas de sa case, dans le ti village de l'Entre-Deux, un gramoun est assis  et tient devant lui un gros légume qu’il découpe avec un grand couteau. Comme Francine et moi, sommes intriguées par son activité, il nous invite à franchir le barreau (portail) et à le rejoindre. Il nous explique qu’il est en train de râper le ti jaque. Comme Francine pense que la texture est dure, il nous propose de toucher les morceaux tombés sur le sol.

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Quand je lui demande son nom, il s'amuse à nous le faire deviner : "lé un zaffaire que na su le baro" Une chose qui se trouve sur le portail, pardi.... une clé ? Eh oui, nous sommes en train de casser un blag avec M. Clé Robert.

Nous apprenons en continuant à bavarder avec lui, qu’il a 71 ans, et qu’il était autrefois facteur à l’Entre-Deux : il montait au Dimitile chaque lundi et chaque jeudi,  il descendait vers le Tampon par le Bras de la Plaine. Le jeudi, il parcourait 36 km, à pied… Sa tâche consistait à aller distribuer les pensions. Mais il auarita ussi été cusinier dans un gîte du Dimitile.

Notre conversation roule ensuite sur la cuisine, et là il nous confie sa manière de préparer le ti jacque : il fait cuire son ti jacque avec de l’ail, du gingembre , du caloupilé. Et il aime bien le manger avec du poulet.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 17:38

 Renouvellement du Comité

 

Vendredi dernier s’est tenue à Grands Bois, l’assemblée Générale de l’ association « Pêcheurs Golet », un association dynamique qui entreprend de nombreuses actions dans le domaine du social et de l’éducation. Compte-tenu des récents chamboulements (division de Grands- Bois  en deux zones, division liée à la construction de la nouvelle voie rapide) et des projets immobiliers qui verront affluer une population extérieure, cette association, soucieuse de son identité,  a pour vocation de « rassembler » et de « faire connaître son patrimoine ».

AG Pêcheurs Golet assemblée

Après un bilan d’activités très riche, un programme à venir très chargé, présentés par la secrétaire Nicole Abriel, et le bilan financier exposé par Mme Pain,  tous soumis à l’approbation des membres présents, il a été procédé à l’élection du nouveau comité.

 

Suzie Laurent assure la présidence, assistée par les vice-présidents, M. Jean Noël Vélia et Corine Ah-Tec. M. Michel Akouri a été nommé à la fonction de trésorier, il est aidé dans sa tâche par Judith Pain, trésorière adjointe. Nicole Abriel continue à s’occuper du secrétariat, avec son adjointe Patricia Lebon. Ont été nommés aux fonctions d’assesseurs (membres) Jacqueline Caneschi - Grenier,  Jacqueline Dallem, Suzette Ganova, Daniel Dennemont, Marie – Pierre Murat, Constant Planque, Antoine Sery et Sylviane Derfla.

 

Pêcheurs Golet AG comité 2

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 22:10

 Avec l’U.P.T.S ( Université Pour Tous du Sud), nous avons vécu une journée très riche. Chantal Schaefer, la présidente,  nous avait concocté un programme de choix : visite du Conseil Régional, la découverte de l’exposition  « La Pérouse »  et la découverte des arbres remarquables au Jardin d’Etat, puis une réception à la Préfecture.

Nous avons commencé par visiter le matin  le Conseil Régional, qu’on connaît ici sous le nom de « Pyramide Inversée ». En fait, cette instance siège dans un bâtiment blanc  qui a effectivement une forme renversante.

conseil régional st Denis 

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Après avoir franchi le barreau (portail) où veillaient quatre agents de sécurité, les 40 sudistes ont gravi les marches pour entrer dans cette imposante bâtisse. Nous avons été accueillis par M. Lorion, vice-président du Conseil Régional, et membre actif de l’UPTS, qui nous a d’abord invités à prendre une collation.

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 Puis, il nous a demandé de monter au quatrième étage, soit par les 3 des 4 ascenseurs existants (le 4e accessible par un code est réservé au Président du Conseil de Région), soit par les escaliers en bois (en ébène et teck de Madagascar). La plupart d’entre nous ont préféré les marches en bois.

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Là, nous avons été guidés vers la cafétéria qui débouchait sur la terrasse. De là, on avait une vue magnifique sur les hauteurs de St Denis et sur la mosquée à la coupole de cuivre.

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Nous nous sommes étonnés de la présence d’un affreux bâtiment couvert de tags et  jouxtant la pyramide inversée. Et M. Lorion de nous expliquer qu’il s’agissait là d’un parking construit par une entreprise EDF en faillite, et qui a vu ses travaux arrêtés en raison du non-respect des plans initiaux. La région a donc racheté  ce bâtiment pour faire des parkings aux deux premiers étages et des bureaux aux étages supérieurs…

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Nous sommes retournés dans la fraîcheur bienfaisante de la pyramide, pour suivre notre guide dans la salle Daniel Pavageau (du nom du fondateur de la Semader, directeur de la Sodiac, directeur de l’Aménagement à la Région)

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Nous avons pris place autour de la table où siège chaque mardi matin, entre 9 heures et midi, la commission permanente composée de 27 élus. C’est ici qu’on prend toutes les décisions.

Deux autres salles accueillent des commissions sectorielles (économique, aménagement et développement durable, culture, enseignement…) Dans ces commissions, on peut décider ou non de présenter un dossier en commission permanente.

Nous avons rejoint l’hémicycle au 2e étage  réservé aux séances plénières, seules séances auxquelles la presse est conviée. Nous avons pris place dans cette rotonde, devant nos micros et nos chemises bleues remplies de feuilles vierges pour la prise de notes. Après le visionnement d’un film présentant les attributions du Conseil Régional et ses actions, quatre élus se sont succédé au micro. 4 à 5 réunions ont lieu par an, là tous les élus se retrouvent. Quand cela concerne des engagements financiers importants qui engagent sur plusieurs années, la décision est prise en séance plénière.conseil regional (11)

D’abord, M. Jean François Sita a parlé de la politique culturelle de l’île, et a évoqué les travaux de restauration au Musée du Volcan et au musée  Stella Matutina. Des questions ont fusé concernant le sort des petits musées et sites patrimoniaux à réhabiliter : notre interlocuteur a précisé que 150 sites attendaient cette réhabilitation. A la préoccupation des St Pierrois qui s'attristent de voir se dégarder le site de l'ancienne sucrerie de Pierrefonds, ils ont été rassurés en apprenant que  les bâtiments accueilleraient bientôt le Musée des Arts Décoratifs de l’Océan Indien…

Un élu responsable de l’Education, à la Région depuis 1997, nous a dressé un bilan des actions duconseil reg Conseil Régional en matière d’éducation. Comme il avait d’autres obligations à la fin de son topo, nous n’avons pu lui poser de questions, mais il est clair que malgré les moyens injectés, les résultats sont peu reluisants : 11% d’une génération sortent du système éducatif sans qualification. Moins de 60% de bacheliers, en 2009. Et nous savons que compte-tenu de la situation économique actuelle, on essaye par tous les moyens « d’exporter » les jeunes soit vers la métropole, soit vers l’Australie, le Canada… tous ne peuvent trouver du travail sur l’île.  Quelques chiffres : 129 millions d’euros de budget pour l'Education. 48 lycées publics, 4 privés. En 2010 on compte 41000 lycéens, 17000 étudiants. La collectivité débourse 1300 euros par lycéen et par an.

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Puis M. Fournel a évoqué le dossier de la Route du littoral et nous a expliqué que le matin même avait lieu une rencontre des élus du conseil et la mairie de St Denis pour signer une convention (entre la Cinor, la commune et la région) concernant les travaux à prévoir à l’entrée du chef-lieu. Une autre convention devrait être signée entre la région et la municipalité de la Possession. Puis il  a passé le relais à David, un spécialiste, qui maîtrisait parfaitement le dossier de la nouvelle route de la corniche. Cet expert nous a présenté un diaporama clair et détaillé exposant avec précision les études réalisées (carottage des fonds marins, sondage pressio-métriques, essais en laboratoire), évaluation des  impacts possibles de la houle, il a évoqué les options étudiées et les choix retenus : le système retenu serait un viaduc de 5 km dans l’océan de Saint Denis à la Grande Chaloupe, et de la Chaloupe à la Possession, ce serait de « la route sur digue ». Les travaux ne démarreraient pas avant  fin 2013 et dureraient 6 à 7ans. Le coût estimé est de 1, 6 milliards d’euros.

Un porte-parole de l’Aménagement nous a parlé du S.A.R (Schéma d’Aménagement de la Région) Les grandes orientations prennent en compte l’évolution de la population, la préservation des terres agricoles et des grands espaces naturels. Et l’option retenue est de « densifier » la population urbaine. On construira des maisons plus hautes au lieu d’étendre la surface pour la construction. 4 micro-régions vont ainsi être appelées à se développer. Chaque micro-région doit aussi définir sa politique de traitements de déchets…

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A l’issue de ces quatre exposés, nous avons quitté l’hémicycle, avec un nombre impressionnant d’informations (qu’il est impossible de rapporter ici de façon complète) et le sentiment que cette collectivité territoriale a des compétences non négligeables et une énorme responsabilité. Nous avons aussi été ravis de l’accueil qui nous a été réservé.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 19:41

 

 

cham0Au Lazaret de La Grande Chaloupe, nous avons pu voir des artisans montrer leur savoir-faire à l’occasion des Journées du Patrimoine. Depuis 2004 l’association intervient sur le site du Lazaret 1, situé sur la commune de la Possession sous la forme d’un chantier-école permanent, ce dernier pré-qualifie des adultes, résidant à proximité du site,  en insertion professionnelle.

Du 1er au 31 décembre 2009, les ouvriers ont réalisé le déblaiement, la maçonnerie de conservation, la taille des pierres, ils ont reconstitué le mur d’enceinte, appris les techniques de dé-jointoyage, re-jointoyage, utilisé enduits et badigeons...

Les murs de la longère (bâtiment long) ont été reconstruits, des encadrements en bois soulignent désormais toutes les ouvertures (portes et fenêtres).  

 

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Le CHAM organise également des stages «  Monuments Historiques » qui associent des bénévoles et le public en insertion, stages  à partir de 17 ans, cotisation annuelle de 30 euros.

 

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                    François a ainsi eu l'occasion de s'essayer à la technique du bosselage.

 

Leur site : http://www.cham.asso.fr

Contact cham@cham.asso.fr

Pour le Cham à la Réunion

Adresse : Délégation Océan Indien 25 rue Mahé 97438 Sainte Marie

Contact : cham-reunion@orange.fr

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:15

 

 

J’ai parcouru avec intérêt hier, 15 septembre, sur le site «  clicanoo », site internet d’un quotidien de l’île un article intitulé « La Réunion, un trésor à conserver » et j’ai bien ri d’un commentaire succint fait en créole par un lecteur anonyme. Voilà comme il résume l’île : «  Un bouteille lo rhum, un guidon l’auto, un ticket pmu ec loto, un sabre, un carte cmu a completer…pou nout trésor » Facile à traduire : «  Une bouteille de rhum, un volant de voiture, un ticket de PMU et de loto, un sabre, une carte CMU… » Une belle caricature pas très éloignée de la vérité.

 

 

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En effet, les Réunionnais sont complètement dingues de voitures ( d’ailleurs pouvoir s’acheter une voiture – même à crédit- est un signe de réussite !) ; ils adorent les jeux de hasard et d’autres jeux ( domino, batay coq), ; nombreux sont aussi ceux qui possèdent le sabre, cet outil indispensable pour couper les cannes ( et qui  hélas fait parfois des dégâts dans les chaumines après des soirées arrosées) et pour la carte CMU, il est vrai qu’une frange importante de la population sans emploi est réduite à recourir à ce système de soins. Pour la bouteille de rhum, eh oui, elle est toujours fort prisée, mais commence à être concurrencée par le whisky. L’alcool à la Réunion, un sujet qui mériterait plusieurs pages.

   

 

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Mais la Réunion, ce n’est pas que ça… L'auteur de ce commentaire a –t-il voulu manier l’autodérision ou l’ironie ? Sa vision est évidemment quelque peu réductrice. Ont été volontairement occultés dans sa réflexion des aspects patrimoniaux positifs parmi lesquels le plaisir de danser, de chanter, de pique-niquer en famille, d’accueillir, de faire la fête, de randonner, de communiquer… des qualités que beaucoup de métropolitains pourraient leur envier.

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 19:14

alain vitry3En montant à la Fenêtre des Makes, le mardi 3 août, nous nous sommes arrêtés près d’un champ de cannes pour photographier le paysage et les coupeurs au travail quand un habitant de la Rivière nous a gentiment invités à le suivre.

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 Il venait avec ses deux enfants travailler sur son terrain. Alain VITRY nous explique qu’il possède 8 ha de champs de cannes. Cela fait dix ans qu’il les exploite. Il coupe le haut des cannes pour le fourrage de ses animaux, et destine le reste de la canne à la Sucrerie du Gol : on lui donne 13 euros pour la tonne de bagasse.

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Quand nous lui demandons s’il n’a pas peur des lendemains compte- tenu des menaces qui pèsent sur l’exploitation de la canne, il nous répond qu’il exporte aussi des avocats (une quarantaine d’espèces). Il a également un gîte au Chemin Bleu à la Rivière Saint Louis. Une adresse à retenir ! Comme il s’aperçoit de mon intérêt pour les fleurs de canne, il m’en offre une de plus de deux mètres  qu’il faudra bien placer dans la voiture.

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Dans sa conversation, il nous glisse qu’il est content que la Réunion ait été classée ces jours-ci au Patrimoine Mondial de l’Unesco, mais avoue que l’île n’est pas prête : il trouve que tant que l’avion sera aussi cher, cela ne fera pas se développer le tourisme. D’ailleurs pourquoi quelques  compagnies ont-elles le monopole : Air Austral, Air Mauritius, Air France ? S’il y avait davantage de concurrence et  si le prix du billet était abordable, tout le monde sur l’île s’en porterait mieux, avis que je partage.

Nous aurions bien continué la conversation, mais les nuages commençaient à monter vers les Hauts et nous craignions de ne pas voir avec Elisabeth et Antoine le panorama sur le cirque de Cilaos...

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 21:45

Ce couple, habitant à L’ Entre-Deux, nous a accueillis à deux reprises dans son petit domaine au pied du Dimitile. La première fois, nous étions en admiration devant les caféiers de la petite propriété, avec la tante et l’oncle de Marion, quand la dame nous a prié avec gentillesse d’entrer.

 Devant la case, par terre étaient étalés des grains de café qui séchaient au soleil. Julien qui était en train de trier des grains secs avec un grand "van" (plateau plat tressé) à l’ombre, devant le « magasin » (la remise) s’est levé de sa chaise pour nous faire la visite du propriétaire. Il nous a montré les différents caféiers qu’il avait taillés avec soin, et a précisé que les grains se cueillaient dès qu’ils se mettaient à jaunir, inutile d’attendre qu’ils soient rouges…

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Mariés depuis 50 ans, ces deux sympathiques gramouns  vivent en harmonie dans leur petite case au milieu des plants de café.

Depuis belle lurette, ils cultivent cette plante : ils la plantent, la cultivent, la taillent, la soignent, récoltent les grains, les font sécher, les torréfient et les passent à la « roche », un vieux moulin en pierre, qui fonctionne toujours. Tout ça pour leur usage personnel. Le travail est pénible pour ces braves gens, mais ils continuent malgré tout à s’occuper de leurs plantations.

P1000691 - Copie P1000696

           le café séchant sur l'argamasse                                 "la roche" ou moulin

Et chaque fois lors de notre passage, notre hôtesse nous sert un bon petit café de son cru, dans de jolies tasses en porcelaine.

 P1000694

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