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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 20:25

Rencontre avec des bûcherons dans le Cirque de Cilaos 


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Ce matin, nous avons grimpé vers l’îlet des Salazes, en partant de la route de l’Ilet à Cordes.  En chemin, nous avons bavardé avec un Cilaossien qui se rendait à l’îlet de l’Echelle. L’homme nous a fait part de sa déception quant à la déforestation actuelle de ce versant du cirque. Il prétendait que l’ONF et la Maison de la Montagne coupaient les pins mais aussi le bois de bombarde où les abeilles ont leurs essaims.

Pour en avoir le cœur net, Monique, Pierre et moi nous avons poussé jusqu’au bruit des tronçonneuses. Effectivement l'ombre se faisait de plus en plus rare : de grands pins tronçonnés gisaient là, et le point de vue sur Cilaos bien dégagé était exceptionnel.

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Quatre « bougs » de l’ONF, très sympas, défrichaient la pente, les uns à coups de machette pour enlever ces énormes chocas, peste végétale qui colonise toute l’île, d’autres coupaient des arbres avec la tronçonneuse.

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Le chef, François Dijoux, nous explique que l’équipe a pour mission d’éliminer les espèces envahissantes non endémiques, pour replanter sur ces versants la forêt de bois de couleur, ici on replantera du bois de natte, du bois de fer, des mahots...

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Et quant au bois de bombarde, Médéric  Hoareau, l’homme qui a 26 ans de métier à l’ONF,  nous confie qu’il n’en est rien, que le bois de bombarde est protégé. Ce seraient des braconniers qui seraient les destructeurs de ces arbres. Eh oui, quoi de plus facile, il suffit d’accuser l’ONF de tous les maux et continuer à perpétrer ces méfaits. 

 

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Chapeau bas pour  François, Médéric, pour  Kléber Gonthier et Payet Johnny, ces hommes qui en abattent du boulot, et qui doivent se rendre au travail là où d’autres randonnent pour le plaisir. Il faut une bonne condition physique pour couvrir ce dénivelé d’environ 400 mètres.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:08

Dans la salle de brassage

Sous la conduite de Patrick Gauger, avec une vingtaine de membres de l’UPTS,  nous nous sommes rendus dans la Salle de brassage.

salle de brassage Fischer

C’est là qu’a lieu la première étape de la fabrication de la bière. Dans cette salle,  on procède aux opérations suivantes : le malt réduit en farine est mélangé avec de l’eau (selon des durées et températures bien précises).

salle de brassage salle de brassage 2

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Près des chaudières en cuivre et des décanteurs, notre guide nous a proposé de goûter le liquide obtenu, pas encore fermenté : une tisane chaude au goût de céréales.

 

Notre guide de nous expliquer ensuite la fermentation.

Dans ce malt, il y a l’amidon et les protéines  (l’amidon est une longue chaîne de sucre) Le brasseur mélange donc le malt et l’eau et dans le malt on a un certain nombre d’enzymes qui découpent ces chaînes d’amidon (de sucre) en tronçons, une fois qu’elles ont fini leur travail, on obtient des sucres fermentescibles (ceux qui se transforment en alcool et en gaz carbonique)  et des sucres non fermentescibles. (qui restent tels quels dans la bière)

 

Nous voilà maintenant à l’étage inférieur sous les énormes cuves de fermentation.

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D’un côté « l’âme de la bière » (alcool + gaz carbonique) de l’autre « le corps de la bière »les sucres non fermentescibles. Les chaînes de protéines vont être découpées en petits morceaux par des enzymes qui assurent ainsi la croissance de la levure. La mousse de la bière,  ce sont des chaînes de protéines, c’est de l’azote soluble non assimilable.

Nous avons eu droit à un exposé sur la technique de fermentation. Ainsi, nous avons appris que 90% des bières étaient fabriquées en fermentation basse (la levure descend, le procédé  nécessite une température oscillant entre 8 et 13°)) et 10% en fermentation haute (la levure monte ; la fermentation a lieu entre 19 et 23°, dans ces bières on trouverait des arômes de fruits jaunes comme l’abricot ou la poire)

cuves de fermentation

( à suivre)

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:36

 Avec l’UPTS, nous avons eu une entrée dans le domaine de la famille Chan Ou Teung, dont un membre anime le Tai-Chi de l’association.

C’est à Saint Louis, dans la Zone industrielle de Bel Air, derrière le Score, dans les locaux de la brasserie Fischer  que nous avions rendez-vous avec le propriétaire des lieux.

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Nous avons été guidés pendant deux heures dans l’entreprise, par Patrick Gauger, maître-brasseur, natif de Hoenheim, qui faisant valoir ses droits à la retraite, retourne dans son Alsace natale en septembre.

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Depuis 2001, l’homme travaille dans cette brasserie du Sud de la Réunion, au service de laquelle il a mis sa passion et ses connaissances. Il sera remplacé par un jeune ingénieur- chimiste de l’île.

Sur le seuil des bureaux, M. Gauger nous a fait un historique très détaillé de « la Bière », avant de nous emmener dans les halles où on produisait et conditionnait ce breuvage.  Pour échapper aux bruits d'une débroussailleuse, il nous a emmenés dans l’antichambre de son laboratoire, où il nous a expliqué les techniques de fabrication de la bière, les différences entre les bières brunes et blondes, entre la bière pression et la bière en bouteille.

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La bière, c’est du malt (du malt d’orge) de l’eau et du houblon. Le malteur transforme l’orge en malt. Ce malt est acheté en France et en Belgique. Ce qui est paradoxal est que la malterie française est le premier producteur -exportateur  de malt dans le monde et c’est le dernier producteur de bière ! D’ailleurs on consomme très peu de ce breuvage en France en comparaison avec d’autres voisins européens :  la consommation de bière est de 150 litres pour le Tchèque, 100 litres pour l' Allemand !

En 1981  Patrick Gauger a obtenu son diplôme de « malteur-brasseur », l' année sonnait le glas de cette bivalence, notre guide faisait partie de la dernière promotion des brasseurs-malteurs. Depuis cette date,  on est soit malteur, soit brasseur...

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En quoi consiste le travail du « malteur » ?

Le malteur a transformé l’orge en malt en trois étapes : alternativement on met la céréale dans l’eau, sous air, puis encore dans l’eau : une opération qui dure entre 2 et trois jours. De 12 à 15 % l’humidité de l’orge va passer à 45 %. Le malteur imite la nature. Il fait germer cet orge. Dans des piscines remplies d’eau à 1,50 m de hauteur, on pose l’orge à 45% d’humidité. Pendant 5 à 6 jours, on le retourne régulièrement. Quand la germination se termine les enzymes commencent à dégrader l’amidon. Au bout de  cette période le malteur arrête le processus de la germination par le touraillage (le séchage du grain) imaginons une pièce, un double fond et on envoie de l’air chaud par en dessous. L’humidité de 45% passe à 4%, ce qui permet de conserver le malt.

Ce malt-là va être réduit en farine, on laisse ensuite les enzymes agir, découper les chaînes d’amidon et de protéines. Trois semaines sont nécessaires (à suivre)

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:12

Il chantait avec le pupître des basses dans le choeur “Villancico” et nous avons appris à mieux le connaître fin 2010 à l’occasion de notre séjour à Madagascar, grâce à l’association “AAHL Association des Amis des Habitants de Lokaro”.

Pendant ces trois semaines, il nous mitonnait des carris, grillait des poissons apportés en pirogues par les pêcheurs, pendant que François et les hommes de Lokaro construisaient la “case santé.” Parfois on tapait un carton, on chantait avec les enfants... Parfois, il s'isolait pour aller voir la mer, et pêcher.

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Jean Michel Emma, qui aimait tant chanter et faire partager sa joie de vivre, est parti aujourd'hui, à l’aube, pour ne plus revenir.

  J’entends encore sa voix résonner  dans la pénombre la veille du jour de l’année 2011 devant tout le village rassemblé sous l’éclairage de quelques ampoules de fortune, quand il accompagnait Donas qui jouait à la kaboch,  quand il dansait et faisait rire tous les enfants en reprenant les refrains.

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Il nous reste de lui le souvenir d’un homme généreux, et les enregistrements de cette voix  puissante et fervente qu’il a prêtée à de nombreuses occasions. Dona eis requiem !

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:19

(suite de l'article du 16.03.2012)

Nous nous arrêtons pour  admirer une plantation de palmistes, et l’homme nous raconte qu’il les a plantés pour faire tenir le terrain. Il se souvient encore des plantations de vétiver et regrette qu’on ait abandonné leur culture. 

palmistes Jacques Fontaine 

M. Jacques Fontaine, c’est son nom, autrefois agent ONF, est retraité depuis 4 ans et travaille toujous la terre, il la loue également. D’ailleurs, la plupart des légumes que nous achetons chez la légumière de Trois Mares poussent chez lui.

Palmistes J Fontaine Jeunes palmistes de Jacques Fontaine

Il nous précise que le palmiste met 10 ans à grandir. A la Plaine des Palmistes, on n’a pas mesuré la portée de l’abattage de cet arbre qui avait donné le nom à cette localité.

plantation de palmistes

Comme le palmiste entre dans la composition  d’un plat local très prisé ( et très cher), on a fait du commerce en négligeant l’impact de la déforestation. Le chou palmiste peut être récolté dès la 5e année.

La salade de palmiste et le gratin de palmiste sont toujours proposés dans les restaurants, mais leur culture, et leur abattage et leur vente sont désormais réglementés. Les choux palmistes vendus au marché doivent être marqués d’un poinçon.(pour cette réglementation, voir le lien ci-dessous)

palmiste 

http://droit-finances.commentcamarche.net/legifrance/55-code-forestier/149911/coupe-enlevement-transport-mise-en-vente-et-detention-des-choux-palmistes-fougeres-arborescentes-et-fanjans

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:46

    

Grâce à l'UPTS ( et aux contacts de Philippe et Chantal Schaefer), nous étions un groupe  d'une trentaine de personnes à entrer dans ces énormes entrepôts, voisins de l'aéroport de Pierrefonds.

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Alex How-Choong, le président de ce complexe, nous a accueillis mardi dernier pour nous faire visiter les différentes salles de cette entreprise de pointe, une plateforme logistique de 8 hectares.

P1150383Deux halles de 4000 et 6000 m2 sont déjà opérationnelles ( ces deux bâtiments aux murs hauts de 15 mètres et épais de 20 cm ont été élevés en 9 mois en 2009) et une troisième halle de 6000 m2 est en cours d'achèvement. Au final ce seront 30.000 m2 qui occuperont l'espace.

 

C'est le premier entrepôt du Sud de l'île. Auparavant, ce système de stockage étaitP1150403 essentiellement concentré au Port, (pour les entreprises du Nord et de l'Ouest)La nécessité d'en implanter dans le Grand Sud a été reconnue par les pouvoirs publics qui ont souscrit à ce projet. Et la route des Tamarins a évidemment favorisé cette délocalisation. Une quarantaine de clients font appel aux services de Logistisud. L'entreprise ne possède pas de camions, ce sont les clients qui missionnent des transporteurs.

 

Les fonctions de Logistisud sont de réceptionner les produits, de les ventiler sur les étagères, de les entreposer, puis de les préparer. Ainsi le coût pour entreposer 500 kg de produits surgelés revient à environ 70 cts par jour. Tout est informatisé, chaque palette porte les indications nécessaires aux manutentionnaires.

 

Dans les murs de l'entreprise.

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Sur des racks mobiles (automatiques)sur une hauteur d'environ 15 mètres sont entreposées des marchandises destinées à la grande distribution, au CHR de ST Pierre, à des PMI, à des particuliers. Chaque halle a sa température, 4000m2 pour le froid positif, 6000 m2 pour le froid négatif : ainsi, les légumes et fruits sont dans une salle à 15°, d'autres produits nécessitent des températures inférieures à 0°. Vêtus de nos polaires - dont on n'aurait pu faire l'économie- nous avons eu accès à ces salles.

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 Le groupe de 30 personnes au fil des visites s'est réduit de moitié, certains d'entre nous n'ayant osé bravé ce froid.

 

Avant de faire un séjour dans les TAAF ( terres australes) ce serait une bon entraînement que d'aller travailler comme cariste dans ces halles. Pas étonnant que les recruteurs aient du mal à trouver des ouvriers pour cette tâche. Pour les gens de l'Est qui ne craignent pas les rigueurs hivernales, pas de problème, mais envoyer un Réunionnais dans cette froidure, hum... Notre accompagnateur nous rassure : les ouvriers sont vêtus chaudement, seuls les yeux dépassent de l'anorak.

 

Certains d'entre nous porteurs de lunettes, à l'issue de cette visite, ont dû gratter les verres qui étaient couverts d'une couche de glace.

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Pour réfrigérer la grande halle, Logistisud s'est équipée et son toit isolé est couvert de plaques photovoltaïques. Cette ferme voltaïque a une puissance de 1,3 Megawatts. Il dispose aussi dedeux groupes électrogènes dont l'un prendrait la relève de l'autre en cas de panne. Nous avons aussi eu l'occasion de visiter la salle des machines.

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A la question concernant l'autonomie, Alex How Choong nous a rassurés : l'entreprise a une autonomie énergétique de 20 jours si le système venait à défaillir. Deux personnes veillent à la maintenance.

 

   Comment travaille-t-on à Logistisud ?

 

P1150412Les gens sont postés. On travaille 5 jours sur 7 soit avec l'équipe du matin ou avec celle de l'après-midi. On gère 5000 à 6000 colis. En général les commandes arrivent vers 12 ou 13 heures. Toute l'après-midi, parfois jusqu'à 3 heures du matin, on prépare les commandes. Dès 2h30 les camions partent effectuer les livraisons. Il faut que les palettes doient prêtes, car chaque retard de livraison implique une pénalité pour le transporteur.

 

 Le jeudi soir, on réceptionne, les marchandises qui arrivent par avion-cargo. Les deux difficultés sont d'actionner des nacelles qu'il faut lever à 10 m du sol,- les caristes n'en sont pas tous capables- et accepter d'entrer dans ces halles froides.

 

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Les points forts de Logistisud sont la gestion des hommes et la gestion informatique.

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La famille How-Choong qui travaillait dans le Vétiver et gérait la collecte des Ordures Ménagères dans le Grand Sud, forte de son expérience, a su donner des garanties aux banques et investisseurs. Et la confiance était, il faut l'avouer, bien placée. Logistisud a encore de beaux jours devant elle ! Merci à Alex How Choong de nous avoir introduits dans son fief.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:37

 

Si les propriétaires aiment vendre leur terrain, d’autres préfèrent le rentabiliser en y aménageant un potager*. Et ces derniers ne rechignent pas à la tâche.

 En me promenant un soir, à Trois Mares,  avec ma voisine Micheline , j’ai découvert un quartier tranquille, un de ceux où on rencontre parfois des gens très sympathiques qui s’arrêtent de travailler pour bavarder avec vous.

Ainsi, jeudi dernier en remontant une rue parallèle au  Chemin Mondon, nous avons croisé un monsieur qui s’occupait d’une immense parcelle où il avait planté toutes sortes de légumes. L’homme y est tous les matins et tous les soirs.

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Etonnée par la beauté de ses salades par ce temps de sécheresse, j’ai eu l’explication : le jardinier a installé un arrosage enterré.

Le potager était magnifique : là étaient plantés des tomates de plein champ, de superbes laitues, du  thym, des oignons verts, du chou, du songe… Pas une mauvaise herbe ! Un alignement parfait.  On aimerait pouvoir venir là faire son marché.

 

*potager : trois définitions...

- jardin de légumes

- un copain de Ti Yab .... (pote âgé)

- en créole, le potager était un « fourneau à charbon à plusieurs feux », le mot serait tombé en désuétude comme son objet

Ai trouvé cette dernière définition très surprenante dans « le Piment des mots créoles » de  J. Albany 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:44

En attendant le car, nous en profitons aussi pour bavarder avec un habitant des lieux, âgé de 63 ans.

Il nous confie que le « Tailleur de Pierres » ( signalé sur le panneau) ne les taille plus. Trop âgé, il s’est retiré de la vie active et son savoir-faire n’a pas été transmis. Il vit encore dans le secteur et possède la maison de notre interlocuteur.

Devant cette case pousse un arbre où pendent de gros fruits verts, non pas des avocats, alors ? Il s’agit de pamplemousses. Ils ont encore une forme de poire, mais en mûrissant ils s’arrondiront.

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 Juste à côté un arbre fruitier couvert de fleurs jaune clair de petits fruits : c’est un pêcher, nous explique l’homme.

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Lui aussi est agacé par la cochenille qui envahit son papayer. Mais il prétend que dans les bois, le papayer est à l’abri, et qu’un cyclone serait bienvenu pour faire disparaître tous ces parasites qui s’attaquent aux arbres.

Quand nous parlons des fruits lontan, il avoue qu’il adorait manger des vavangues et regrette qu’elles aient disparu de cette zone, comme bien d’autres fruits…


 

 

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 17:27

Sur le pas de sa case, dans le ti village de l'Entre-Deux, un gramoun est assis  et tient devant lui un gros légume qu’il découpe avec un grand couteau. Comme Francine et moi, sommes intriguées par son activité, il nous invite à franchir le barreau (portail) et à le rejoindre. Il nous explique qu’il est en train de râper le ti jaque. Comme Francine pense que la texture est dure, il nous propose de toucher les morceaux tombés sur le sol.

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Quand je lui demande son nom, il s'amuse à nous le faire deviner : "lé un zaffaire que na su le baro" Une chose qui se trouve sur le portail, pardi.... une clé ? Eh oui, nous sommes en train de casser un blag avec M. Clé Robert.

Nous apprenons en continuant à bavarder avec lui, qu’il a 71 ans, et qu’il était autrefois facteur à l’Entre-Deux : il montait au Dimitile chaque lundi et chaque jeudi,  il descendait vers le Tampon par le Bras de la Plaine. Le jeudi, il parcourait 36 km, à pied… Sa tâche consistait à aller distribuer les pensions. Mais il auarita ussi été cusinier dans un gîte du Dimitile.

Notre conversation roule ensuite sur la cuisine, et là il nous confie sa manière de préparer le ti jacque : il fait cuire son ti jacque avec de l’ail, du gingembre , du caloupilé. Et il aime bien le manger avec du poulet.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 17:38

 Renouvellement du Comité

 

Vendredi dernier s’est tenue à Grands Bois, l’assemblée Générale de l’ association « Pêcheurs Golet », un association dynamique qui entreprend de nombreuses actions dans le domaine du social et de l’éducation. Compte-tenu des récents chamboulements (division de Grands- Bois  en deux zones, division liée à la construction de la nouvelle voie rapide) et des projets immobiliers qui verront affluer une population extérieure, cette association, soucieuse de son identité,  a pour vocation de « rassembler » et de « faire connaître son patrimoine ».

AG Pêcheurs Golet assemblée

Après un bilan d’activités très riche, un programme à venir très chargé, présentés par la secrétaire Nicole Abriel, et le bilan financier exposé par Mme Pain,  tous soumis à l’approbation des membres présents, il a été procédé à l’élection du nouveau comité.

 

Suzie Laurent assure la présidence, assistée par les vice-présidents, M. Jean Noël Vélia et Corine Ah-Tec. M. Michel Akouri a été nommé à la fonction de trésorier, il est aidé dans sa tâche par Judith Pain, trésorière adjointe. Nicole Abriel continue à s’occuper du secrétariat, avec son adjointe Patricia Lebon. Ont été nommés aux fonctions d’assesseurs (membres) Jacqueline Caneschi - Grenier,  Jacqueline Dallem, Suzette Ganova, Daniel Dennemont, Marie – Pierre Murat, Constant Planque, Antoine Sery et Sylviane Derfla.

 

Pêcheurs Golet AG comité 2

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