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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 22:23

 … qu’on se le dise.

 

Lundi 23 avril, à 8 heures du matin, nous avons déjà couvert les cinq kilomètres cahotants qui  relient le Pas des Sables au Pas de Bellecombe, en slalomant entre les ornières et les nids de poule, une piste qui sied davantage à des engins tout terrain qu’à notre petite 206.

Et voilà que 500 mètres avant d’arriver,  nous avons l’agréable surprise de voir une niveleuse devant nous, un gros engin de chantier avec une griffe et une lame qui racle la piste pour l’égaliser.

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Au retour de la randonnée, j’assiste aux travaux de ce même engin qui oeuvre de compagnie avec un rouleau compacteur monocylindre (caterpillar CS563C)

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Il paraît que ces travaux de nivellement sont effectués « avant chaque saison ». Ce qu’on appelle ici « saison » c’est tout simplement la période de congés scolaires. Effectivement en mai, les petits Réunionnais ont quelques jours de vacances, et souvent ces congés coïncident avec la visite d’amis pou de familles venues du continent. Il faut donc préparer le terrain.

 

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On a arrêté ce jour du 23 avril pour commencer le nivellement de la piste, or c’était sans compter sans l’affluence incroyable d’une foule frustrée qui pouvait enfin profiter d’une embellie, la seule depuis une semaine,  pour voir le Piton de la Fournaise. Il s ’agissait essentiellement des touristes de métropole qui terminaient leurs congés d’avril. Nos conducteurs d’engins avaient toutes le peines du monde à travailler : leurs manœuvres étaient constamment interrompues par l’arrivée massive des véhicules.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:00

Ce matin, nous avons profité de la première embellie sur les Hauts, pour prendre avec nos invitées la direction du volcan. Partis de bonne heure (avant 7 heures du matin au Tampon) pour arriver au pas de Bellecombe vers 8 heures, nous avons commencé par jouir d’un spectacle fabuleux sur le Piton des Neiges (ti coucou à Pierre ! Oté marmaille ! c’est aujourd’hui qu’il aurait fallu y aller au lieu de faire une marche éprouvante sous la pluie…).

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La rivière des Remparts était encore dans l’ombre, mais on distinguait nettement le cratère Commerson. Sur la route forestière du volcan, un panneau "attention randonneurs" Pas de randonneur à l'horizon, mais nous avons rencontré une belle… vache qui semblait heureuse de divaguer là, sur la chaussée,  au milieu des branles verts et des branles blancs. 

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La Plaine des Sables  était magique sous le soleil matinal. 

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Mais la piste était toujours bien défoncée : nombreux nids de poule qu’il fallait éviter.Au Pas de Bellecombe, nous n’étions pas les premiers. Après avoir garé la voiture et mis nos chaussures de marche, nous avons longé le rempart, en suivant le sentier du volcan. La vue sur le gîte du volcan était parfaitement dégagée.Il nous fallait  descendre les  530 marches qui conduisent dans l’enclos.

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Nous nous sommes tous retrouvés au pied du rempart pour nous diriger vers le Formica Léo, pour prendre d'assaut cette petite colline de scories, un cratère datant de 1753.

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Dans le ciel, c'était le ballet incessant et bruyant des hélicoptères qui profitaient de la limpidité de l'air pour faire le survol du site avec les touristes. Quand ils s'éloignaient, on entendait avec ravissement le chant des tec-tecs, ces oiseaux familiers qui s'installent à côté de vous...

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Loin de nous l'idée de monter au Piton de la Fournaise : à cette heure-ci les nuages montent déjà à l'assaut des versants. Ce défi appartient aux lève-tôt : partir à cette heure signifie qu'il faut faire la rando au pas de course pour être de retour avant que le brouillard ait investi tout l'enclos : il faut compter 5 heures de marche, sous un soleil ardent et des nuées menaçantes.

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 Myriame et François ont rejoint la Chapelle Rosemont en 20 minutes, pendant qu’Angèle et moi amorcions la remontée des marches, une ascension qui peut mettre hors d’haleine les moins expérimentés. Heureusement que le mur était encore dans l’ombre sinon cette remontée aurait été bien plus pénible.

Vers 10 heures, c’était le boulevard, on croisait essentiellement des métros, sûrement de la région parisienne (encore en vacances), nombreux étaient ceux qui étaient venus en famille. En attendant le reste de la troupe, j’ai photographié les plantes du site, et assisté au va et vient des machines qui aplanissaient la route, près du parking.

                                   P1160339

Angèle et moi avons bu un café et un chocolat chaud au relais de Bellecombe, toujours aussi peu chaleureux et  impersonnel : on a l’impression de déranger les jeunes qui tiennent le bar, et faut voir les casseroles cabossées utilisées pour préparer le chocolat…  des images numérisées dans des pochettes plastifiées garnissent une corniche, plutôt pitoyable !) Heureusement que trois panneaux « subventionnés » sur les randonnées égayent un peu l’endroit.

Avant midi, nous étions de retour au Tampon, pour manger notre cari pattes cochon, ainsi que des chips de songe, des bringelles frites et des zattes mûres. Les légumes et fruits frais, nous les avions achetés la sortie de Bourg Murat.

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 19:57

 Le bus laisse les 23 randonneurs des « Jolis Pas » ce dimanche 10 avril dans la Plaine des Sables. Chacun met sa polaire, son coupe-vent certains ont même prévu les gants, le ciel est brumeux, le vent souffle. Hélène, la secrétaire, fait « un ti kozeman » pour présenter le doyen des marcheurs et les nouveaux venus, et expliquer le parcours de la journée.

 

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LE PITON CHISNY

 

Après avoir pris quelques forces et du café chaud, tous s’apprêtent à gravir le premier piton de la journée : le piton Chisny, dont l’éruption est récente (1000 ans). Peu à peu le ciel se dégage, on voit nettement devant nous l’énorme tas de scories rouges qu’il va falloir escalader. Nous contournons le piton par la droite.

 

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                                          En contournant le Piton par la droite

 

 P1080103Devant nous des blocs qu’un géant doit avoir jeté ici ! Nous quittons bientôt le balisage de pierres marquées d’un trait blanc (très pratique en cas de brume) que nous suivions jusque là pour nous élancer à l’assaut de cet ancien volcan ( car chaque piton est un reliquat de volcan déjà entré en éruption). Montée très escarpée, au milieu de quelques touffes de branles. Parfois on aperçoit à nos pieds des touffes de flouves odorantes, de petit bois de rempart...

 

 

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                                 vue sur la Plaine des Sables, ses remparts et le littoral

 

Nous nous retournons pour admirer la Plaine des Sables et les remparts qui l’entourent. La Plaine lunaire est tachée à certains endroits de scories rouges, signe que les scories ont refroidi à l’air libre. La vue est complètement dégagée. Mais le vent souffle toujours. Les remparts plongent à gauche vers le littoral . Nous voilà arrivés.

 

La vue change constamment : d’abord voilé par des nuages le Piton de la Fournaise progressivement se dessine parfaitement à notre droite.

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A notre gauche, un autre paysage se déroule à nos yeux : le Piton des Neiges dans toute sa splendeur se découpe à l’horizon.

 

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Nous continuons à avancer prudemment en admirant en contrebas les « Cratères Aubert de la Rue », cuvettes au contour inégal. Les B.F ( Brevets Fédéraux)titulaires sortent de leur poches leur altimètre : Ti Yab annonce « 2460 » et Jean Paul déplie sa carte iGN pour nous préciser « 2439 mètres ». Quant à elle, Claire, la stagiaire annonce « 2450 mètres ». Puis c’est la descente sur l’autre versant.

 

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Cratères Aubert de la Rue devant le Piton de la Fournaise

 

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Qui a la bonne altitude ?

 

Devant nous se profilent les deux autres pitons qu’il va falloir escalader : le Demi Piton et le Piton Hauy.

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                               Descente vers les deux pitons suivants

 

Le DEMI PITON

 

 Nous traversons la route du Volcan puis nous retournons que le Piton Chisny.

 

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Puis nous faisons un petit arrêt au pied de ce nouveau « monticule » haut de 2315 mètres qu’il va falloir franchir derechef ! Là, l’air se charge de volutes blanches, ça y est nous sommes dans le brouillard, mais restons disciplinés et suivons la tête (Ti Yab) en file indienne.

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                                                      Deux ascensions non balisées à ne pas tenter sans guide ...

 

 Il nous recommande de bien rester en ligne pour traverser la crête très étroite, une crête battue par les vents. Ce piton âgé de plus de 4700 ans a une forme de croissant. Dommage que nous ne puissions profiter du paysage ! Mais le chemin à lui seul vaut le coup : on a l’impression qu’on marche sur l’arête d’un gâteau pointu dont la croûte se serait soulevée et aurait éclaté : à notre gauche des murs de lave se dressent obliquement.

Puis nous descendons dans des scories, ça glisse, et là, les bâtons de marche ne sont pas inutiles. Au pied de ce piton, on y voit davantage, le décor est plus tourmenté, de gros blocs bordent notre chemin, et bientôt nous distinguons une formation rocheuse à notre droite : c’est la « Griffe du Diable ». Nous parcourons une courte distance sur le Sentier Josémont, un GR, avant de reprendre une direction non matérialisée, en nous fiant à nos guides, parfaitement renseignés sur la topo des lieux.

 

Le PITON HAUY ( anciennement nommé « PITON DU CIRQUE)

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Et nous voilà maintenant à la conquête du sommet du Piton Hauy. Tous suivent aveuglément les spécialistes qui auraient aimé nous faire apprécier les points de vue fabuleux sur les rampes et le dénivelé de la Rivière de l’Est mais la brume n’est pas décidée à se lever. De temps à autre le voile de lève et la vallée se découvre : vertigineux ! L’éruption de cet ancien cratère s’est déroulée en tre 1000 et 4700 ans. Il est égueulé vers le fond de la Rivière de l’Est. Je serais bien incapable de refaire cette ascension seule, parce que le piton avait une configuration plus complexe que les précédents. Je pense qu’il faudrait aussi le refaire par temps clair !

 

 

Sur ce piton, nous avons remarqué un emplacement où poussaient de petites orchidées rose pâle, il s’agit de « satyrions gracieux » (satyrium amoenum)

P1080178 satyrion gracieux

 A SUIVRE !

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:20

 

Quelques photos prises hier soir , mardi 26 octobre 2010, à la tombée du jour et la nuit, depuis le Piton de Bert après une promenade sportive le long de l’enclos.

 

  eruption1

eruption2  eruption3

eruption4

 

Films réalisés avec les objectifs peu performants de nos appareils numériques sans pied stabilisateur : 2,5 km nous séparent du lieu de l’éruption. Nous avons zoomé. Désolés de ne pas pouvoir vous envoyer des enregistrements de pros !

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 11:39

 En route vers le Piton de Bert

Ce mardi 26 octobre à 16 heures,  un clic sur la webcam de "Fournaise.info" nous a décidé à quitter promptement  les nuages du Tampon, pour nous élancer vers les sommets qui étaient complètement dégagés. Il farinait encore sur la RN3 jusqu’à Bourg Murat et là, un ciel clair et du soleil. Nous voilà sur la route du volcan bordée de marguerites folles, le soleil éclaire les branles verts, les branles blancs. Peu de circulation, forcément , comme il fait mauvais sur le littoral on a du mal à imaginer qu'il fasse beau sur les hauteurs ! Descendons vers la Plaine des Sables en direction du Pas de BellecombPiton de Bert 1e.

Une vingtaine de véhicules sont arrêtés au parking du point de départ des randos vers le Piton de Bert.

Nous choisirons de faire cette balade, vers le Piton de Bert, estimée à 4h AR, plutôt que celle de 8 h qui part du Pas de Bellecombe par le flanc du volcan

 

 

Piton de Bert 2Ce sentier de GR est balisé par les traits rouge et blanc, et aussi par des marques blanches, mais il vaut mieux faire le trajet aller de jour et le retour de nuit avec des lampes frontales.

Un coup de peinture sur les marquages ne serait pas du luxe, d’autant plus que la brume peut se lever et que tous les promeneurs ne sont pas des randonneurs locaux, beaucoup de métros sont venus passer des vacances sur notre île ! Ce serait un plus pour la sécurité !

 

  

 

 

Piton de Bert 4

                                                    En route vers le Piton de Bert

Au début, on passe sur de la lave cordée puis sur des scories, on chemine aussi entre les brandes dans lesquels chantent les oiseaux, parfois le chemin s’élargit, parfois il se resserre, d’autres fois il grimpe ou descend, paraît qu’on fait un dénivelé de 500 mètres ! On longe le rempart qui fait le tour de l’enclos, parfois le sentier est à deux pas de la falaise.

Piton de Bert 3                                                    le Piton de Bert, droit devant

 

Piton de Bert 5A notre gauche le majestueux Piton de la Fournaise au soleil couchant, sur son flanc des pitons au sommet rougeoyant. Un panache de fumée sur le flanc Sud-Est s’élève au loin, c’est là que l’éruption est visible. Nous poursuivons d’un bon pas notre route en direction du Piton de Bert, en espérant être sur les lieux avant le coucher du soleil. Nous contournerons le Piton vers la fumée, il reste plus d'une heure à marcher...

Piton de Bert 6 Piton de Bert 7 

  Une promenade agréable sur les hauteurs le long de l'enclos

  

Piton de Bert 8 Piton de Bert 9

Le sentier longe les falaises de l'enclos

  

Piton de Bert 10

 18h30 Le soleil se couche sur le Piton de la Fournaise

  Nous atteignons notre but après 1h30 de marche sportive. Une quinzaine de marcheurs sont alignés le long du rempart.

  Piton de Bert 12

 Un voile de brume cache momentanément l’éruption, bientôt tout redevient net. Nous

sommes à 2,5 km de l’éruption et restons là plus d’une demi-heure à jouir du spectacle : de la lave jaillit d’un cône et plus bas une mince coulée de lave rougeoie. Parfois on entend une déflagration.

Nous regrettons de ne pas avoir d’objectif plus puissant, et surtout d’avoir oublié les jumelles. La prochaine fois, nous penserons aussi à prendre le pied pour les appareils.  

Piton de Bert 11

                                                  Un spectacle magique !Piton de Bert 13

 

Nous repartons vers le parking quand il fait nuit. Le ciel est étoilé, le parcours aussi ! En face de nous des files de torches frontales qui viennent à notre rencontre et nous croisent, devant nous d’autres lucioles pressées de rentrer. Il fait 5 ou 6°, mes mains sont glacées, mais la marche nous réchauffe, nous avons prévu les polaires et le Kway. Nous ne souffrons pas de l’humidité ce soir-là. D’autres lampes se promènent en face de nous, sur le flanc du Piton de la Fournaise, ce sont ceux qui ont fait le choix des 8 heures, je pense qu’ils ont dû être aux anges cette nuit-là, certains étaient très près du spectacle à en juger par le nombre de flashs aperçus à proximité de l’éruption. Je commence à ressentir des douleurs aux adducteurs mais le parking est en vue : nous avons fait le chemin-retour en 1h30 (au total 3 heures de marche).
Pour un marcheur moins entraîné  qui aimerait profiter du spectacle, il faut qu’il soit au parking à 15h30, qu’il marche de jour pendant 2 heures et revenir à la nuit tombée sans se presser. L’aventure vaut le coup ! Nous avons croisé foule de parents avec des enfants, bien surveillés, et même un groupe d’éducateurs accompagnant des handicapés. Bravo !

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 18:12

 

  route du volcan1

Sur la RN3 tout baigne ! le revêtement est superbe, la conduite est aisée. Quand on arrive à Bourg- Murat les choses se corsent. Sitôt sur la dénommée « route du volcan », qu’on passe à droite de la Maison du Volcan ou qu’on vienne des Plaines, les chaussées  sont inégales. On est secoué comme des bouteilles d'Ora... Chut ! ou plutôt "Pschitt!" vous avez compris. Ici ça construit pas mal ! avec la défiscalisation, les paysans investissent désormais dans les chambres pour touristes. Peut-être est-ce là la raison de ces routes défoncées (engins agricoles et engins de chantier ? ) 

 route du volcan0

Quand vous voyez le dessin de Jace « la vache et le gouzou montés sur ressorts » vous n’êtes plus trop loin de cette forêt, On passe devant des fermes, ça grimpe. On cahote encore jusqu’à la forêt de cryptomérias.

 

 

Une vache et un gouzou sur ressort, dessin de Jace. Allusions aux cahots ?

  route volcan1 route du volcan 2

Puis nous voilà sur un superbe revêtement rougeâtre, de la couleur des scories (roches volcaniques  qui se sont oxydées au contact de l’air), une route bordée de branles verts et de branles blancs, aux bas-côtés envahis par la marguerite folle.

Jusqu’à la Plaine des Sables, pas de problème, du moins en ce qui concerne l'asphalte, et alors là… après la descente, c’est vraiment « la piste » ! (voir article précédent).

route volcan 2

                              la piste traversant la Plaine des Sable, au fond le Piton de la Fournaise

Chaque fois que nous montons au volcan en voiture, je me dis que les producteurs de films du Futuroscope de Poitiers gagneraient à venir faire un tour ici. Ce serait un sujet en or pour le « cinéma dynamique » : la route du volcan dans un bus fou, ou une 2CV déjantée ! Il faudrait tourner une course délirante dans ce paysage de rêve ! Et ça ferait une belle pub pour la Réunion.

A retenir : du centre ville du Tampon jusqu’au Pas de Bellecombe, compter plus d'une heure et partir avant le lever du soleil, sinon on a le soleil dans le pare-brise pendant tout le trajet !

Le dénivelé est important et les températures fraîchissent. On passe actuellement le matin de 17° à St Pierre à 3° au volcan. Une petite laine et un vêtement de pluie sont indispensables. Parfois on voit débarquer des touristes en short et t-shirt, et ça claque des dents, ça grelotte… ! Les Réunionnais pensent même à mettre des gants à leurs enfants et ils n’ont pas tort.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 10:06

 

… plus précisément sur la piste qui y mène !

Pour faire une randonnée sur les sentiers du Volcan, suffit d’être bien chaussé et habillé chaudement en ces jours plutôt pluvieux. On peut rejoindre l’enclos depuis le chemin Josémont ou d’autres sentiers. En voiture, c’est une autre affaire, on ne peut y accéder que par la route ! Pour rejoindre le Pas de Bellecombe par la route (ou plutôt par la piste !) il faut avoir de bons pneus et ne pas redouter les secousses.

Les touristes avancent à l’allure d’escargot et slaloment entre les nids de poule. Evidemment tous ont peur d’abîmer leur voiture de location, mais leur « principe de précaution » est à reconsidérer. Sur ce type de piste, il faut avancer vite en gardant une allure régulière. Les habitués de la piste africaine, comme notre chauffeur,  connaissent le problème et avancent sans appréhension.

Il est des saisons où cette piste allant au volcan est plus lisse, mais n’oublions pas que c’est l’hiver, que l’eau ravine et creuse le sol. Le chemin sera certainement raboté et remis en état quand les beaux jours reviendront.

piste volcan

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 14:59

Du soleil au brouillard !

Baignade à Etang Salé

Nous avons pris rendez-vous à la Sucrerie du Gol à Saint Louis pour nos hôtes le mercredi à 9h15 pour la visite de l’usine, à midi nous avons mangé du mérou à la maison, puis l’après-midi, nous avons fainéanté au soleil sur la Plage de l’Etang Salé, où les vagues étaient superbes. Beaucoup d’estivants profitaient du soleil, surfaient, nageaient, jouaient au ballon… Le sable noir chauffait déjà !

Vers le Piton de la Fournaise

Aujourd’hui, 5 août, lever « grand’ matin » (très tôt) pour rejoindre le Piton de la Fournaise. La vue sur le Piton des Neiges laissait augurer un temps splendide, beau temps annoncé d’ailleurs par la météo des infos locales.

volcan1

 A droite le Piton des Neiges dominant les nuages étalés sur la Plaine des Cafres

Dans la précipitation et la bruine, nous avons pu admirer la Rivière des Remparts encore dans  l’ombre, photographier les branles verts,  les branles blancs et les fleurs jaunes. 

volcan2 

la Rivière des Remparts

 

volcan3 volcan 4

Branles verts et branles blancs                                           Fleurs jaunes

Puis François a montré  le Cratère Commerson à nos hôtes. Mais en arrivant vers 7h30 à la Plaine des Sables, cette dépression lunaire était déjà dans le brouillard et au Pas de Bellecombe, c’était la purée de poix, une température hivernale et un paysage complètement bouché ! Impossible de voir les remparts, ni le Formica Léo, ni la caldéra, ni le piton de la Fournaise ! 4° au thermomètre, et « ça farinait ». Nous avons préféré ne pas risquer la descente vers le Formica Léo : randonner par ce temps n’est pas une sinécure.  Nous avons bu un café et un chocolat chaud au parking, puis après avoir attendu vainement que les nuages se dissipent, nous sommes redescendus en voiture par la Route des Volcans. La route qui relie le Pas de Bellecombe à la Plaine des Sables (soit 5.4km) était complètement défoncée et les conducteurs avançaient à une allure d’escargots. A Bourg Murat, nous sommes allés pour la énième fois visiter « La Maison du Volcan » (10 euros l’entrée, 5 euros pour  les seniors). On nous propose aussi pour 10 euros par personne la visite combinée « Maison du Volcan – Stella Matutina »au lieu de 14 ! La salle vidéo sur la droite a été remplacée par une boutique, riche en documentation, cartes postales, objets-souvenirs. Dans la salle du musée, riche en informations, Antoine et Elisabeth se sont arrêtés à tous les panneaux, aux films, et maquettes.

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La prévention des éruptions.

Quant à moi, j’ai jeté mon dévolu sur les instruments de mesure, les plans et maquettes relatifs à la prévention des risques d’éruption. J’ai bien observé les sismographes, extensomètres…Une maquette permettait de localiser tous les instruments de mesure installés sur le Piton, et en appuyant sur un bouton, on pouvait simuler la montée du magma dans le cratère et observer le gonflement du volcan, l’élargissement du cratère et le changement d’inclinaison de la pente.

J’ai suggéré aux jeunes de sauter pour faire réagir le sismographe qui reproduisait ces tremblements du sol sur un graphe.

Nous avons cassé une graine à l’Auberge du Volcan : achards – saucisson en entrée, carri canard ou carri thon en plat principal, et mousse au chocolat. Nous étions assis près d’un poële Godin en fonte allumé  transformé en poële au gaz. Incroyable ! Du feu à la Réunion ! et c’est la première fois depuis que nous sommes sur l’île que François a allumé le chauffage dans la Peugeot 206 !

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:10
 

Voilà ce que nous avons vu le jour, vers 8h 20 du matin, alors imaginez comme cela peut être prodigieux la nuit ! Avec un petit appareil photo numérique, on peut bien filmer les fines coulées puis  la fontaine de lave, mais il manque le stabilisateur - un pied -  pour éviter les tremblements...
Si vous voulez voir à quoi ça ressemble la nuit, un petit conseil, allez sur Dailymotion et recherchez "Piton de la Fournaise janvier 2010", une équipe d'amateurs, comme nous, a filmé cette même éruption quelques heures avant nous ! Et c'est magnifique ! Ca donne envie d'y retourner...

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:23

 Vous avez bien compris que c’était une plaisanterie ! Jamais on n’aurait laissé  le beau-frère griller sous le soleil, d’autant plus qu’il fait plus chaud à proximité du Dolomieu depuis la coulée de lundi soir !


En fait, nous étions montés  au Pas de Bellecombe pour montrer le Piton à Caroline et nous sommes tombés sur un agent de l’ONF charmant, M. Techer, qui remplaçait le panneau « éruption imminente"   par celui qui signalait l'« éruption en cours » 


P1110520 enclos 2  P1110533 enclos 3
M.Techer, de l'Office National des Forêts, devant le panneau qu'il vient d'installer

J'en avais profité pour faire cette photo plaisante de Germain tenant le panneau qu’on venait de remplacer.

Nous avions bien remarqué, depuis le point de vue, qu’une coulée argentée dévalait la pente du volcan, et notre homme nous a confirmé que le volcan avait craché, la veille !

Il nous a aussi confié que la porte avait bel et bien déjà été cisaillée par des gens mal intentionnés, désireux de braver l’interdiction,  et qu’il leur avait fallu la réparer.

 

Nous avons appris par la même occasion que cette équipe de l’ONF (4 agents) avait accès au volcan grâce à une carte délivrée par la préfecture.
Ce mardi 15 décembre, l'équipe en dépit de la coulée devait monter au Piton faire un balisage autour du cratère. Pour la Fête de la Liberté ( abolition de l'esclavage) il était prévu d'ouvrir la porte de l'enclos le 20 décembre pour permettre à la population de monter au piton, d'où les travaux de balisage projetés. Les hommes montent avec leur matériel (peinture, pinceaux...) pour les panneaux. Soit ils les emportent à pied, soit l'hélicoptère les leur dépose. Peut-être que les coulées récentes compromettront cette ouverture exceptionnelle de l'enclos.

P1110532 enclos
mardi 15.12.2009 
La porte de l'enclos  ouverte seulement pour les techniciens de l'ONF, responsables du balisage et de la sécurité. Au fond le Piton de la Fournaise.

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