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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 17:12

Progressivement certains champs de cannes prennent une autre destination. Très souvent c’est pour accueillir de l’immobilier. La pression foncière est très forte.

Mais on constate de plus en plus que le maraîchage a le vent en poupe. Une bonne chose ?

Quand on sait que l’île est souvent la proie de catastrophes naturelles, il faut se hâter de récolter avant la période des cyclones ou souscrire une bonne assurance.

Il est vrai que la canne résiste magistralement aux assauts des rafales. Or la crainte qu’on réduise les subventions de cette culture et la difficulté de trouver des coupeurs décident certains propriétaires à se reconvertir.

On plante des choux, des tomates, des bringelles (aubergines), des pois… Le long de cette route, la route Piton,  qui descend de Petite île, cette cohabitation de la canne et du maraîchage est flagrante.

Cannes et plantations maraîchères cohabitent.
Cannes et plantations maraîchères cohabitent.
Cannes et plantations maraîchères cohabitent.
Cannes et plantations maraîchères cohabitent.
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 22:21

La charrette-bœuf n’est plus qu’un lointain souvenir. Cette charrette qui rapportait les cannes à la sucrerie est avantageusement remplacée par de gros tracteurs verts remorquant de grosses quantités de cette précieuse récolte. Ce qui n’est pas sans occasionner de gros ralentissements de trafic. Mais faut bien faire travailler et vivre les hommes.

Ce matin encore je suis partie plus tôt pensant éviter les bouchons et c’est un de ces gros engins qui m’a contrainte à avancer à très petite allure… Normalement, le 8 décembre la coupe sera achevée et la circulation sera peut-être un peu plus aisée…Pas sûr !

Mais où vont donc ces tracteurs ? Ils prennent le chemin des « balances ». Ces "balances" sont des endroits où on pèse leur contenu. Ces derniers passent d'abord sur une bascule. Puis le chargement est soumis au carottage pour l’estimation de la teneur en sucre des cannes. Ces dernières déchargées sur une plateforme sont ensuite chargées sur des « cachalots », ces gros camions verts eux-aussi qui emportent la canne à l’usine.

Tracteurs de cannes
Tracteurs de cannes
Tracteurs de cannes
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:19

... un beau projet pour cette localité !

 

En bavardant récemment avec des Palmiplainois, j’ai appris qu’un projet très intéressant avait été déposé par une équipe de candidats à l’élection municipale menée par Danio Gaze. Il s’agirait de dynamiser cette petite ville située au cœur de l’île en réimplantant des théiers. Chaque habitant qui le souhaiterait serait mis à contribution. Et ce serait le moyen d'attirer le visiteur et de lui faire découvrir l'endroit, qui trop souvent n'est qu'une étape et très rarement une destination.


« Le thé, explique-t-il, fait partie de l’histoire de la Plaine des Palmistes. »

 

projet-champs-de-the.JPG

                           plaquette du projet présenté par la liste Danio Gaze

 

Dans le livre « La Plaine des Palmistes- Le Pays de la dame au maniveau » écrit par les Jeunes de la Case à Lire, les anciens qui  témoignent évoquent cette période. Les jeunes avec le concours de Madeleine Gaze, présidente de cette association, et d’autres passionnés d’histoire locale, ont réalisé cet ouvrage édité en 2013.

 

 

Le thé à la Plaine des Palmistes : quelques témoignages

 

 

- Solange Grondin a cueilli le thé en 1961. Elle était payée 20 centimes de francs CFA le kilo de thé ramassé. P.43

- Le jour du Cyclone Jenny 28.2.1962, les fils de la famille Rochetaing qui travaillaient dans les champs de thé, à proximité de notre domicile, s’abritèrent chez nous (Julia Robert) p.48

- Le Docteur Moreau a planté du thé en quantité et a construit des cases Tomy pour les gens qui travaillaient sur ses terres, raconte Bébère Rivière, le fontainier.

 

 

Quelques dates

 

Après les premières tentatives en 1910, la culture du thé est relancée à la Réunion à la fin des années 1950. Suite à des essais concluants dans les Hauts de St André, deux cents hectares sont défrichés à la Plaine des Palmistes. Une coopérative est créée en 1962.

 

L’usine  en service depuis 1965 s’arrête de fonctionner en 1972. La production ne dépassera jamais 200 tonnes, mais elle va être concurrencée par le thé de Maurice et des Comores. Pendant trois-quarts de siècle le géranium, et accessoirement le vétiver, le thé et le tabac auront été une bouée de sauvetage pour les « pauvres Blancs » p550  Volume 2 le Grand Livre d’Histoire de la Réunion éd. Orphie

 

Et si l’aventure continuait sous l’impulsion de ces Palmiplainois convaincus  ?

 

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 10:27

Souvent, à Casabona on voit des dames laver leur linge au lavoir. Elles ont devant leurs bacs et frottent à qui mieux mieux en « cassant un blague » avec les copines.

 

Mais c’est la première fois que je vois une lavandière debout dans le bac.

 

P1020747 P1020748

Quand je lui demande si elle cherche la fraîcheur dans l’eau, elle me rétorque qu’elle a plutôt très chaud : elle nettoie son tapis depuis le matin. 

 

Il est 14 heures et Suzanne est toujours là à taper du pied sur cette grosse toile qu’elle va suspendre plus tard au-dessus des bacs.


Suzanne au lavoir P1020749

 

Quand je lui demande si elle ne craint pas de se le faire voler, elle m’explique qu’il est bien trop lourd ! Et ça n’a pas l’attrait d’un GSM… Puis elle m’encourage à la photographier et me propose même d’envoyer la photo au journal  et elle se met à danser dans son bassin… 

 

P1020751

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 13:55

Les apiculteurs de la Réunion ont des ruches toujours bourdonnantes. Jamais les abeilles ne doivent hiverner, vu que l'hiver (en juillet et août) les tempéraures se prêtent toujours aux sorties.

                     abeille butinant fleur manioc 2

Même pendant la saison des pluies, nos butineuses profitent de toutes les embellies pour chercher le pollen dans les fleurs. C'est dans les pieds de manioc bord de mer que j'en ai vu s'affairer à la mi-février.

             abeille butinant fleur manioc

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 20:30

A la Réunion, le souffleur est très prisé… Je ne parle pas des souffleurs de St Leu ou encore de celui du Baril qui attirent les touristes.

Je parle de celui qui les ferait plutôt fuir… 

 

C’est un sport local. Dans tous les quartiers, il est au moins un habitant qui aime manier cet engin bruyant. On veut faire comme les employés de la commune qui sont tous équipés de cette machine démoniaque…

 

souffleur.JPG

 

Chaque pays et chaque époque a ses habitudes. Fini le temps  du « balai camomille » ou du « balai z’herbes dures » à la Réunion. On aime le modernisme ! On voudrait nous faire croire que nous sommes à l’ère du « développement durable ! » (Dire qu’on appelle ça le progrès…) 

On ne se croit plus au Paradis…

 

Je me rappelle ces matins aux Seychelles, où on était réveillé par le « scratch », « scratch » sympathique du « balai coco », ça avait son charme ! Et dans cette île, tous les gens, même les cantonnières chassaient les feuilles avec l’huile de coude… 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:44

Un char de corso fleuri, pavoisé ? ça en a un peu l’air, et on y regardant de près, on remarque que l’heure n’est pas au divertissement. Mais au travail !

 

                            taille des bougainvillées

 

Sous ces latitudes, en période de cyclone, les pluies et la chaleur font pousser la végétation à une vitesse incroyable. (La période cyclonique prend fin en avril ). Toutes les communes emploient des contractuels qui s’occupent des espaces verts.

Souvent les ouvriers commencent à une heure très matinale pour finir plus tôt et ne pas souffrir de la chaleur.

Hier matin, une équipe taillait les bougainvillées de la rue Hubert Delisle au Tampon. Comme le véhicule était arrêté devant un bâtiment administratif,  des drapeaux figurent en arrière plan… 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 08:16

Dans la plupart des communes de l’île, les maires n’ont pas souhaité accueillir les élèves dans les établissements primaires le 16 août, au motif qu’on n’a pas renouvelé la moitié des « contrats aidés ». La rentrée aura lieu pour tous le 20 août.  Kossa  il lé un contrat aidé ?

 

Le « contrat aidé » est un système pervers …

 

Les personnes qui ont un tel contrat sont effectivement  « aidées » 

- cet emploi les aide à survivre…

- cet emploi les aide à trouver une place dans la société.

- cet emploi les aide à retrouver un semblant de dignité.

- cet emploi est sensé les aider à acquérir une formation.

- Cet emploi les aide aussi à  pas être considéré comme chômeur. ( c’est bon pour les statistiques)

 

Or l’aide est temporaire : la plupart du temps, on ne pérennise pas le contractuel, et pour cause, ça revient bien moins cher à l’employeur. 

 

Mais sait-on qu’un tel contrat ne dure que 6 mois (renouvelable, au bon vouloir de l’employeur) et ne peut être renouvelé au-delà de trois ans ?

 

 

Ces emplois sont aussi une manne pour les élus qui distribuent ces fonctions souvent dans des buts électoralistes : votez pour moi et vous pourrez travailler à la cantine, vous pourrez travailler aux espaces verts,  etc… Là encore, quand les têtes changent, les contractuels en place sont menacés de disparition : on les remplace vite par des sympathisants.  Le népotisme et l’étiquette politique font fi des compétences et des réels besoins des structures et des administrations.

 

Bilan et conséquences de cette action ?

 

Finalement dans ce bras de fer avec les maires, l’Etat a eu le dernier mot :  c’est aux communes de prendre leurs responsabilités ; si ces dernières avaient  installé durablement les contractuels performants dans leur fonction, on n’en serait pas arrivé là : pendant 2 jours, des enseignants étaient à leur poste et les enfants n’étaient pas en classe. Cela aussi a un coût pour l’Etat (environ 12 h d’enseignement non faites et néanmoins payées par le contribuable, des bus affrétés roulant à vide) un coût aussi pour les familles ( des nourrices à trouver en urgence )

On respire… lundi les marmailles reprendront le chemin de l’école ! Mais ce n’est pas fini… Les « contrats aidés » non renouvelés et leurs sympathisants menacent de bloquer les routes dès mardi, et on sait ce que ça signifie à la Réunion : paralyser l’île, c’est embêter la population qui en a assez des embouteillages récurrents, c’est également nuire à l’économie. Le travail doit être une priorité, sinon, on va droit dans le mur !

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 20:08

Oté ! Dans quel pays sommes nous donc ? Et dans quelle époque ? A l’époque féodale ?

On croit rêver… Je savais que la plupart des élus réunionnais étaient partiaux, et qu’ils ne distribuaient des subventions et des postes qu’à ceux qui les votaient… Heureusement qu’il en existe une poignée qui sait faire la part des choses et qui valorise ceux qui  sont constructifs  et participent au bien-être social, sans faire cas de leur étiquette politique.

Il faut que je vous livre une anecdote qui dépasse l’entendement. On pourrait l’intituler : « Tais-toi et vote ce qu’on te dit, sinon … ! »

Maintenant ce sont les sbires de ces élus qui s’y mettent… et qui harcèlent les petites gens. En voici l’illustration.

C’est l’histoire ( pas une belle histoire, faut l'avouer…) d’une personne employée dans une association subventionnée par une mairie de Droite. Cette personne assiste à un meeting électoral de Gauche. Le président de ladite association la convoque, lui dit que le maire exige d’elle qu’elle donne sa procuration à son employeur.

L’électeur en parle à son entourage dont un membre connaît le premier magistrat. Ce dernier apprend par le premier magistrat  qu’au grand jamais il n ‘aurait exigé cela d’une concitoyenne. C’était donc ce président d’association qui avait tout inventé pour plaire à l’homme politique, pour lequel d’ailleurs, il avait pris une semaine de congé afin de l'aider dans sa campagne. Aïe,aïe ,aïe…

Jamais je n’aurais imaginé qu’on pouvait user de son statut de président d’association pour intimider un électeur. Ne s’agit-il pas de harcèlement ? Tu votes ton maire ou tu perds ton poste… C’est regrettable !

Je suis persuadée que ce cas n’est pas isolé, et que beaucoup de gens souffrent en silence, qu’ils soient de gauche ou de droite. Ne vous laissez pas faire : dans l’isoloir, on a la liberté d’expression, si on ne l’a pas dans la vie de tous les jours.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:44

Hier matin, en revenant de St Leu, où notre vol en parapente a été repoussé pour cause de mauvais temps (Eh oui, il pleut enfin, une bonne nouvelle pour les pompiers qui luttent toujours contre les incendies, bonne nouvelle aussi pour les plantations), nous nous sommes arrêtés à l’usine du Gol.

 

Mais le lundi, pas de visite de l’usine ! Nous en avons profité pour bavarder avec des employés qui « chômaient » devant leur laboratoire. Aujourd’hui, pas de boulot pour eux, ni pour les usiniers : les planteurs font grève et comme les cannes n’arrivent pas, la sucrerie n’est pas alimentée. Notre interlocuteur nous explique que les planteurs sont en colère parce que la sécurité sociale fait des contrôles : beaucoup de coupeurs de canne ne sont pas déclarés ( Il paraît que ce sont ces derniers qui demandent à ne pas être déclarés….) Et comme les employeurs vont dans le même sens, ils marquent leur hostilité en bloquant le travail. Etrange ! Un saisonnier n’aurait donc pas les mêmes droits qu’un autre travailleur et n’aurait pas envie d’être couvert ? Il faut savoir qu’un coupeur de cannes n’est employé que six mois dans l’année, pendant la coupe, et le reste de l’année il vaque à d’autres occupations, s’il en trouve.

P1040812

 

Très affable, ce contractuel du laboratoire nous a parlé de son travail. A l’aide d’une sonde, les contenus des camions sont examinés. La sonde prélève environ 7 kg de canne qui seront  broyés, on analyse le jus et on en  mesure le taux de saccharose avec un polarimètre.

Nous avons aussi abordé le sujet de la corruption des labos qui l’an passé gonflaient les taux de sucre pour avantager les planteurs. La réponse est que l’affaire est désormais close et que l’équipe des hommes impliqués dans cette magouille a été remplacée. Des caméras de surveillance ont été installées et on ne peut plus faire n’importe quoi.

 

L’accès au Laboratoire est d’ailleurs très réglementé : les seules personnes habilitées à y entrer sont les agents et les administrateurs du CTICS, les membres de la CMU du Laboratoire. Les autres personnes ( planteur désireux de suivre occasionnellement ne analyse , scolaires…) peuvent y pénétrer avec l’autorisation de la direction du CTICS. Je me suis donc contentée de photographier le labo sans y entrer.

P1040816

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