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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:07

Oui, autrefois…Où est donc passée la faune sauvage de la Réunion ?

Salazes ! monts géants, rochers infranchissables,
Quel mortel oserait, sur vos flancs redoutables,
Sans effroi, sans vertige, aventurer ses pas ?
Il en est cependant qui, bravant le trépas,
S'élancent hardiment sur le bord des abîmes,
Et d'un pied intrépide escaladant vos cimes,
Poursuivent sans repos le cabri fugitif,
Rare et dernier débris de l'âge primitif.

Le passage du poème « Bourbon » de Gabriel Couturier dans lequel il évoque les 3 Salazes, m’intéresse à plusieurs égards. 

D’abord, il transmet une émotion devant ce site merveilleux de l’île, émotion qui ne s’atténue jamais au fil des siècles.

Puis, ce texte est un témoignage. Ecrit vers 1870, ce texte évoque une richesse aujourd’hui disparue : la présence de gibier, notamment de « cabris sauvages ». La faune de la Réunion s’est réduite comme peau de chagrin. Même les oiseaux étaient piégés ou tirés pour finir sur le foyer de la cuisine. 

 

« C'est là, sur ces sommets battus par les tempêtes, 

Sur ces pics escarpés, dans ces âpres retraites

Que le marron* venait, défiant les hivers, 

Secouer ses bras nus, libre du poids des fers.

L'oiseau tombait, percé de sa flèche rapide »

 

Aujourd’hui, en 2017,  la SEOR et d’autres associations veillent au grain pour protéger les rares oiseaux survivants. Heureusement !

                                                                                                          * marron : esclave en fuite.

Illustration de Roussin : le chasseur de cabris  marrons

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:33

Les Trois Salazes attirent les randonneurs, mais aussi les alpinistes en quête d'émotions fortes, car l'ascension n'est pas aisée, ce que relate le poème intitulé "Bourbon" de Gabriel Couturier, paru vers 1870 dans l'Album de L'île de La Réunion.

"Soudain ton œil  s'étonne, se fixe et s'arrête :
Trois pitons inégaux dressent leur triple crête; 
Le nuage et la foudre, autour d'eaux amassés, 
D'un diadème obscur ceignent leurs fronts glacés(...)

Salazes ! monts géants, rochers infranchissables,
Quel mortel oserait, sur vos flancs redoutables,
Sans effroi, sans vertige, aventurer ses pas ?
Il en est cependant qui, bravant le trépas, 
S'élancent hardiment sur le bord des abîmes,
Et d'un pied intrépide escaladant vos cimes,
Poursuivent sans repos le cabri fugitif, 
Rare et dernier débris de l'âge primitif

C'est là, sur ces sommets battus par les tempêtes, 
Sur ces pics escarpés, dans ces âpres retraites
Que le marron venait, défiant les hivers, 
Secouer ses bras nus, libre du poids des fers.
L'oiseau tombait, percé de sa flèche rapide ;
La cascade à ses pieds roulait une eau limpide ;
Du bois rapidement frotté contre le bois.
L'étincelle soudains jaillissait sous ses doigts ; 
Des antres ténébreux, sous leurs voûtes muettes,
Abritaient le sommeil de ses nuits inquiètes..."

- Bourbon -     Gabriel Couturier*

* Gouverneur de la Guadeloupe de 1870 à 1880 lors de la parution de l'Album

Les Trois Salazes.
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 10:50

Nombreux sont les passagers sur cette île qui ont du mal à rejoindre Saint Leu depuis le sud par la route côtière.

D’abord parce que nulle part, en quittant la quatre voies- en venant de Saint Louis- , n’est indiquée la direction de « Saint Leu par la côte ». Seul un panneau « la Pointe au sel ». Mais le visiteur n’est pas sensé savoir que la Pointe au Sel, c’est la route du littoral qui passe devant le souffleur.

Ensuite, quand on arrive par le sud, on est obligé d’aller sur la gauche et là une ligne continue empêche le passage vers le petit parking. A droite, c’est la piste cyclable, alors forcément, on hésite et on ne s’arrête pas, au risque de se mettre en danger. Quel dommage.

 

Pourtant, cela vaut vraiment le coup ! Ryan, un ti Réunionnais de la Plaine des Cafres,  a découvert ce phénomène de la nature avec sa mamie, il était subjugué …

Le souffleur, près de Saint Leu, un accès peu aisé...
Le souffleur, près de Saint Leu, un accès peu aisé...
Le souffleur, près de Saint Leu, un accès peu aisé...
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 21:53

Les lève-tard à la Réunion sont souvent frustrés de ne voir les superbes paysages des cirques depuis les remparts. Dès 9 h les nuages montent et cachent les îlets et forêts au fond de ces impressionnantes cuvettes.

Ce matin, je me rends en car au Maïdo avec une cinquantaine de membres de l’association « Pêcheurs Golet »

Partis vers 7 h de Grands Bois nous faisons plusieurs haltes avec le bus avant d’arriver au sentier du rempart.

Et au sommet, toute la petite troupe est déçue de ne voir que du brouillard dans le fond du cirque de Mafate.

Comme nous avons plaisir à bavarder ensemble, nous restons là, sans trop y croire et nous amusons à prendre des photos. Photos de néant, de sourires, de lunettes sans vue, de balades le long du rempart.

Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…

Tout à coup le brouillard est chassé et les îlets réapparaissent comme par magie : on peut reconnaître l’île de la Nouvelle, celui de Marla, le Bronchard…

Comme quoi, même si on n’a pas été là à l’aube où toutes les conditions sont généralement requises, il se peut que le voile se lève quelques minutes avant de se refermer… Un peu de patience et de chance peuvent suffire…

Une solution pour ne pas faire chou blanc, serait peut-être de dormir au "Guillaume" la veille pour être au Maïdo au lever du soleil et jouir de ce spectacle…

Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
Le cirque de Mafate vu du Maïdo…
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 10:43

La première fois que j’ai vu ce nom de cascade, ça m’a fait sourire. Je me demandais si l’appellation avait un rapport avec le « biberon ». 

Et quand nous avons voulu nous y rendre à pied depuis la route qui passe à la route des Palmistes, - c’était en 2008-  nous avons été contraints de rebrousser chemin parce que le sentier était très boueux, et que nos chaussures s’enfonçaient dans la fange…Seul notre fiston plus téméraire a relevé le défi avec ses "deux-doigts" qu'il a quittés pour marcher "les pieds par terre" à certains endroits, mais le temps n'était pas à la baignade ! Il est revenu, satisfait d’avoir pu arriver au bassin qui accueillait les eaux de la cascade.

                          cascade Biberon

Mais depuis cette époque, le balisage depuis la Plaine des Palmistes a gagné en efficacité et il paraît que le sentier est très praticable. Nombreux sont les touristes et autochtones qui l’empruntent. 

Pour en revenir à « Biberon », c’est en fait le nom d’un Palmiplainois M. Biberon qui avait des terres dans la zone où l’eau dévalait de la falaise, « du rempart », comme on dit sur l’île. 

 

Aujourd’hui, le mot Cascade « Biberon » prête moins à sourire : des éboulements de roches ont tué et grièvement blessé des touristes. La nature est imprévisible ! A la Réunion, on sait qu’après de fortes pluies, la roche se détache des parois et tombe… le tout est de ne pas passer à ce moment-là ! 

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:13

... des Bois de Senteur. Nous avons loué une chambre aux Bois de Senteur dans une rue perpendiculaire à la rue St Louis à Cilaos. Un choix que nous n'avons pas regretté.

Terrasse Bois de Senteur

 Depuis la terrasse de notre chambre, nous avions une vue exceptionnelle sur le Grand Bénare, le Taïbit, les Trois Salazes et le Piton des Neiges...

vue depuis Bois de senteur 

A gauche le Grand Bénare, puis le Col du TaÏbit...

Taïbit depuis Bois de senteur

Zoom sur le Col du Taïbit (traduction d'un mot malgache signifiant "crottes de lapin")

Forme qu'on a coutume d'appeler ici "Tête de Pluto". A la base du museau passe le GR menant à Marla.

Piton des neiges depuis Bois de Senteur

                Le Piton des Neiges et sa première écharpe de nuages...

Vue très dégagée ce matin. Temps radieux.

Et par ces fortes chaleurs, il a fait bon de dormir dans les Hauts chez M. et Mme Turpin. 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 19:48

Depuis le sommet du Piton des Songes à 1271 mètres, on a une vue exceptionnelle sur la Plaine des Palmistes (quand le temps le permet). La commune s’étale dans une plaine bordée de hauts remparts (falaises).

Près du château d’eau, une table panoramique, encore en très bon état, présente les lieux :

 

P1020422

 

à gauche la Ravine sèche, la Cascade Biberon, puis le Piton Camp de tête.Au fond l’Océan Indien.

 

P1020423

 

A droite d’autres contreforts dont  le Morne Saint François puis la Forêt de cryptomérias.

P1020424

La vue est fabuleuse ! 

 

P1020425

P1020428

au fond "le morne François"

 

Nous descendons vers la Croix Glorieuse et accoudés à la rambarde, nous avons une vue plus dégagée.

 

         P1020460

 

P1020443

 

Quelques détails attirent notre attention : une ligne grise à gauche nous intrigue : du béton ? ça fait tache dans ce paysage bucolique. Eh oui, pas de doute : c’est une ligne de nouveaux logements sociaux, tous pareils, sans jardinet… 

 

P1020455

 

Pourquoi ne pas faire comme le père Pedro à Madagascar : faire participer les gens démunis à la construction de leur habitat. A la Plaine, on pourrait les faire participer à la construction de petites cases ou pourquoi pas à la restauration de petites cases ?  Cela éviterait de faire des ghettos et redonnerait de la dignité à  ces personnes…

On peut toujours rêver !

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 19:03

En me promenant dans le Parc du Colosse à Saint André, j'ai décidé de descendre l'allée bordée de vacoas pour rejoindre l'océan, en laissant sur ma droite l'étang.

P1230146

     Le week-end, on vient y faire du vélo en famille. Parfois on peut profiter d'une animation : châteaux gonflables avec atterrissage dans un baquet d'eau, promenade sur le plan d'eau  en cygne..., trempolin et élastique.. Mais ce doivent être des animations ponctuelles...

P1230175

                                 P1230173

L'allée débouche sur un passage en planches :  une zone humide sépare le Parc de la plage de galets.

P1230172

Une belle plateforme en bois a été aménagée là. On peut s'y attarder pour observer la flore et la faune.

P1230149 P1230170

Sous mes pieds une surface complètement envahie par les iris d'eau et d'autres plantes aquatiques. 

                               Bonne Fête à toutes les mamans de la Réunion !

                                         Quelle chance elles ont d'avoir ... les pieds dans l'eau

                              P1230171

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 19:22

… préparation des prochains J.O

 

moulin St Paul 0

 

Au Moulin à eau du Tour des Roches, j’ai bavardé avec une maman qui était là pour passer une journée avec ses marmailles. L’endroit est peu fréquenté, c'est ce qu'elle préfère. Aujourd''hui,  les gens du quartier sont allés acheter  les « effets » de rentrée. 

Elle me confie que jamais on ne la verrait ici le dimanche parce que les jours fériés, il y a foule au moulin. C’est la fraîcheur de l’endroit qui attire la population. Une source se jette là dans un bassin  et l’eau est claire (comme de l’eau de roche). Le trop plein traverse la route comme les oueds au Maroc.

Dans le petit bassin, on en profite pour faire des longueurs « comme aux J.O » Et c'est encore mieux quand on est filmé et qu'on peut se revoir sur l'écran d'un appareil numérique.

Moulin St aul 3

 

La végétation est particulière  de l’autre côté de la route : des songes, des papyrus, une flore aquatique qui prolifère.

moulin St Paul 6

 

Cette zone fait partie de l’Etang de St Paul. A 200 m d’ici part le sentier qui fait le Tour des Roches :  la ville de St Paul en fait un atout touristique.

Les Zoreilles et les locaux viennent y prendre des photos de vacances : un moulin à aubes est une chose rare sur l’île !

 

moulin St Paul 5

 

Et il est vrai que le site est paradisiaque, on peut manger à l’ombre d’arbres centenaires, marcher dans les "canaux" d’eau limpide, attraper des petits poissons avec son épuisette puis les relâcher… mais on n’a pas intérêt à grimper sur la roue.

 

moulin St Paul
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 12:32

Ce matin, j’avais l’intention de visiter le Domaine Darchambeaud : le GCEIP du Tampon m’a prévenu que si le portail était ouvert, je pourrais demander au chef d’équipe qui y travaille avec ses agents l’autorisation de m’y promener.

 Me voilà donc partie sur la route de St  Benoît, ravie de revoir les bordures de lanternes chinoises. Mais la plupart de ces épis sont en train de faner et c’est la floraison des poinsettias qui a pris le relais. Vrai que nous sommes en hiver et que c’est à cette époque qu’on vend les Roses de Noël… Mais ici le poinsettias sont des arbres géants, superbes, aux bractées d’un beau rouge vermillon.

poinsettias RN2 poinsettias RN

J’ai suivi le panneau « Domaine Darchambeaud » à main gauche, et bientôt dans une descente à droite, j’ai repéré l’endroit et la grille. Mais tout était désespérément fermé. A travers le grillage, j’ai pris quelques photos, frustrée de n’avoir pu entrer dans ce jardin bien entretenu dominé par une jolie villa, non restaurée.

Domaine Darchambeaud 1 Domaine Darchambeaud 2 

J’ai poursuivi ma route et suis revenue sur la nationale. Et là, je voulais satisfaire une deuxième curiosité : voir où les Pat Jaunes avaient établi leur nouveau quartier. La voiture avale quelques kilomètres en montée et à la sortie du village à main droite j’ai suivi les panneaux signalant le cabaret et un camion chargé de bouteilles de gaz. Ce dernier avait choisi la même destination que moi et il s’arrête devant le cabaret, idéalement situé. De là on a une vue dégagée sur tout le littoral et même sur le Piton des Neiges.

P1120124

Et là, qui vois-je ? Claudine Tarby en personne, la percussionniste et chanteuse du groupe. Je lui demande quelques précisions sur le spectacle « Ticoulitintin et le martin malin » qui aura lieu au théâtre Luc Donat  à partir du 7 août, elle me confirme que les instruments seront sur scène, puis je me renseigne sur les dates du cabaret. Elle m’explique que samedi aura lieu ici à 19h30 un spectacle, et qu’il ne reprendra pas avant le 19 août.

P1120125 P1120127 

Après avoir photographié les vues extraordinaires qu’on a depuis cet endroit (par temps ensoleillé), je redescends vers La Plaine des Cafres et m’arrête sur une petite place (aménagée, kiosque et toilettes publiques) en face de l’église. De là, je photographie l’édifice. On a rarement le temps de la contempler, pris dans le flot des véhicules qui se croisent là.

Kiosque plaine des Cafres Eglise Plaine des Cafres 2 

Enfin, je reprends la route du Tampon, et là aussi je me dis que je vais enfin découvrir la fromagerie annoncée par deux panneaux aguicheurs où figure un joli cabri.J’emprunte à main gauche sur une centaine de mètres la petite route étroite en descente qui débouche sur une grande case. Hélas, les horaires ne correspondent pas, mais aucun client à cette heure. Etrange, la vente a-t-elle lieu à d’autres moments ou la maison a –t-elle déposé le bilan ?

P1120138 2P1120138 

P1120139

Et là, je remarque que depuis la RN on aperçoit bien le Domaine dans lequel je n’ai pas pu entrer.  Je gare la voiture, traverse la route, une dernière photo

Domaine Darchambeaud 5 

et je reprends le chemin de la maison en faisant un détour par le Bras de Pontho : que de virages, ça n’en finit pas. Pourquoi le Bras de Pontho ? parce qu’à la radio quelqu’un a parlé d’une horloge remarquable qui s’y trouverait. Mais, j’ai fait chou blanc, pas d’horloge remarquable.

Malgré toutes les portes qui sont restées fermées, c’était une belle petite expédition sous le ciel bleu de la Réunion…

 

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