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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:36

Renée triant le riz dans un van

Le van (vann) est un plateau en bambou ou en vacoa tressé utilisé pour trier et vanner le riz.

On l’utilise aussi pour trier les "grains" (haricots, pois…), les brèdes…

 

« Fout’pas coup de pié dans out van de riz » est une expression qu’on traduirait « Ne donne pas de coup de pied dans ton van de riz » et elle signifie « Ne scie pas la branche sur laquelle tu es assis »

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 12:40
Le marché du Tampon du vendredi...

...n’existe plus, et c’est bien dommage ! Il est reporté au samedi matin. J’ignore les raisons de ce changement de date, mais je trouve cela très dommage !

Après quelques mois d’absence, je suis revenue à Trois Mares et ai décidé de partir à pied au Tampon pour acheter des ananas, des bananes, des pêches… pour ma salade de fruits. Et là… déception ! La place était vide, seuls des employés étaient en train de mettre des structures en place… pour le lendemain.

Les Tamponnais et leurs invités aimaient à se rendre à ce marché coloré le vendredi et se réservaient le samedi pour découvrir celui de St Pierre. Désormais il leur faudra choisir… C’est regrettable. D’autant plus que certains forains eux-mêmes devront se décider de vendre soit au Tampon, soit à Saint Pierre…

Allez comprendre le pourquoi d’une telle décision !

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 17:30

A Saint Pierre, chaque mercredi matin, près de l'ancienne gare routière, face au marché forain, se tient un marché à ne pas manquer : le marché aux fleurs !

On y trouve de superbes orchidées, des roses, des anthuriums, des roses de porcelaine, des oeillets, des lys...  à des prix intéressants.


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 14:54

« Etre accroché à son téléphone ! » ou « pendu à son téléphone » ne signifie plus rien pour la jeunesse réunionnaise. 

Le dessin réalisé par Jace sur un volet de l’ancien centre des Télécom à St Pierre semble désuet.  

 

      pres-secu-St-Pierre.jpg Jace, rue du Père Raimbaut


Malgré tout, on constate chaque jour que la jeunesse n’arrive toujours pas à couper le cordon  ou plutôt la communication. Ici on bat le record des SMS ! Les opérateurs s’en félicitent. Le fil est invisible pourtant il enchaîne les marmailles. Leur ôter le portable revient à les mutiler. 

 

 

Même dans certains établissements scolaires, paraît-il,  les élèves gardent leur sac (qui ressemble plus à un sac de ville qu’à un cartable) sur les genoux pour pouvoir en tirer subrepticement leur GSM, à la barbe de leurs enseignants. Une addiction difficile à soigner 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 21:20

Cela peut surprendre , mais c’est une réalité… 

 

 La Réunion, "les hommes" ont plaisir à cuisiner. Ce n’est pas une tâche réservée à la gente féminine, et le chef de famille est fier de montrer son savoir-faire, que ce soit à la maison ou à l’extérieur. 

cuisine masculine 01 cuisine masculine 03

D’ailleurs, il suffit d’assister à un pique-nique dominical pour constater de visu que près du barbecue, c’est  l’homme qui surveille la cuisson. Quand Jean Paul prépare le rougail morue ou le rougail saucisse, il est le maître des lieux et il lui arrive d’accepter une incursion dans sa cuisine d’été. Quand Michel ou un de ses proches prépare le roumazaf malgache, rien ne vient le distraire : il faut que le plat soit une réussite.

C’est aussi l’homme qui  s’occupe du combustible et transporte les énormes marmites. – cuisine familiale oblige !-


cuisine masculine.03

D’aucuns me rétorqueront que c’est aux grandes occasions ou le week-end que  cette tâche est dévolue aux hommes. Peut-être… 

En semaine, s’ils ne sont pas là pour motif professionnel, il faut bien que madame s’attelle à ces tâches, à condition qu’elle soit au foyer, ou en retraite. La pause méridienne est toujours d’actualité à la Réunion et souvent les enfants rentrent manger à midi. Le carry du dimanche peut être réchauffé en début de semaine.

La jeunesse reprendra-t-elle le flambeau ? Je pense que cet engouement de la gente masculine pour la cuisine a de l’avenir à la Réunion : pour preuve « Rony » 13 ans, le fils de Sarah qui s’intéresse à l’art culinaire et participe souvent à la préparation des repas organisés par le Pôle culturel de St Pierre à Grands Bois… D'ailleurs de nombreux  jeunes gens qui aiment leur île et souhaitent y vivre rêvent d’ouvrir un snack … 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 18:39

Après avoir fait le Tour des Roches en voiture, nous voulions aller manger sur le front de mer à St Paul. Bien mal nous en a pris : ce dimanche-là une brocante se tenait là. Il y avait foule ! Certains repartaient avec une étagère sous le bras, d’autres avec une plante… 

 

Nous avons trouvé une place pour nous garer :  juste devant les toilettes municipales. Ce bâtiment est joliment décoré. Et l’endroit est très propre.  Encore un atout pour le tourisme !  Certains municipalités l’ont bien compris. Un atout non négligeable qu’il convient de sauvegarder. Nos amis sont toujours très étonnés de trouver dans les villes  de la Réunion des WC publics et ils le sont encore davantage quand ils constatent leur propreté.

 

St Paul WC publics

 

Nous sommes ensuite allés nous restaurer près d’un camion-bar , et avons opté pour  un sauté de mines, du poulet et des dodos… Notre table, éventée par les alizés,  donnait à main gauche sur la plage de sable noir (jonchée de mégots de cigarettes)

 

St Paul plage

 

et à main droite sur les stands du marché aux puces. 

 

St Paul brocante

 

Comme j’avais vu depuis ma table des objets insolites sur un stand, nous avons encore fait un tour entre les étals pendant que les exposants emballaient.

 

Puis, nous sommes retournés à notre voiture en longeant un bâtiment qui devait être l’ancienne gare de St Paul. Cela m’a réjouie de savoir qu’on ne l’avait pas rasée comme on l’a fait dans de nombreux endroits.

St Paul ancienne gare

 

En plein jour aussi, on voit des corps recroquevillés sur le sol : l’alcoolisme est un vrai fléau. 

 

St Paul alcoolisé devant ancienne gare

 

Nous sommes rentrés par la route du littoral, par le cap La Houssaye : les couleurs du paysage étaient magnifiques. Une palette qui vous enchante : le gris de la falaise, l’ocre rosé de  la couverture végétale de la roche,  le  jaune de la savane,  le rouge des graminées , le bleu de l’océan…

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:31

 Un jour, en me garant devant les calbanons de Grands Bois, j’ai vu que le sol était jonché de masses duveteuses blanches. Je pensais qu’on venait d’éventrer un coussin et de le jeter là.

P1050133

C’est là que Laurence me rassure en m’expliquant : « C’est le fruit du kapokier ». Effectivement l’ouate blanche provient de gousses tombées d’un énorme arbre où pend(ent) encore « un bon peu » (beaucoup) de ces énormes gousses. 

P1050129 P1050132


Le kapok n’était guère utilisé à la Réunion  pour fourrer les taies ou les matelas et pour cause : cette matière retient trop l’humidité, et ne convient donc pas à cet usage.

On lui préférait les fleurs de canne. On en garnissait les gonis (toiles de jute) pour en faire des matelas. Et régulièrement, on agitait ce goni pour aérer ce duvet qui se tassait.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 14:39

 Les grands titres des quotidiens de l’île font ces derniers jours état de l’esprit citoyen des Réunionnais et de leur « conscience environnementale ». Il faut croire que la triste réalité quotidienne dément ces écrits.

environnement Ce matin encore en flânant en face du cimetière de Saint Pierre, j’ai été  une fois de plus outrée devant  un spectacle éloquent : des bouteilles de plastique, du papier, des barquettes, du tissu, … au pied des raisiniers et des vacoas.

C’est dire le mépris de certains pour cette île « classée au Patrimoine Mondial de l’ Unesco ».

Payer des travailleurs sociaux pour ramasser les détritus ne changera en rien le comportement de ces indélicats qu’il suffirait peut-être de mettre à l’amende.

 

 Quand certains vous disent : « On paye bien des gens pour faire ce travaienvironnement 2l, alors pourquoi est-ce qu'on se gênerait... » on a du mal à les convaincre de faire un geste eux-mêmes. On a du mal à croire aussi que l'éducation porte ses fruits.

On a bien parlé des puces qui étaient apparues dans les bâtiments flambant neufs du pôle Mère- Enfant à St Pierre, mais a-t-on révélé au public que tout cela était encore dû à des travailleurs locaux, des ouvriers qui laissaient traîner les barquettes avec des restes de repas dans ces lieux,restes qui ont attiré des chiens et par la même occasion les puces... Que des puces ! des rats pas encore...

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:13

  

marché 6

 

Nous avons été surpris par la quantité foisonnante de stands de légumes et de fruits. L'activité maraîchère semble être en plein essor. Les agriculteurs auraient -ils conscience des menaces qui planent sur la canne, - l'Europe comptant abandonner le subventionnement de la canne dans quelques années...- et se seraient-ils déjà reconvertis  ?  

 

 

marché 3 marché 1

 

patates douces - pamplemousses,ananas, melons, courgettes

 

marché 2 marché 8

                                                                                    brèdes,radis

marché 7 marché 4

                     piments, artichauts, corossol, betterave rouge, manioc

 

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 19:07

Une expédition et des rencontres.

 

Un axe routier relie le quartier de Trois Mares au centre ville du Tampon : il s’agit de la Rue Baudelaire qui se prolonge par le Boulevard Delisle.

Des arrêts de bus, il y en a dans notre quartier : à l’angle de la rue qui descend au collège, devant la mairie, puis au rond-point Charrière. Mais les bus sont rares ! Alors voilà quand on est sans voiture, on se dit "allons-y pour la balade pédestre." Comme je devais me rendre à la maison médicale, j’ai décidé de couvrir la distance à mon rythme et j’ai mis 40 minutes. Sur le trajet, j’en ai profité pour photographier quelques cases, une ravine, des arbres et  des fleurs.

 

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                         En allant au Tampon par la Rue Delisle

 

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Quand j’arrive chez le médecin, le cabinet est exceptionnellement fermé ce jeudi 24 juin ! Je me décide donc à attendre le bus. Et là un charmant monsieur né en 1933, vivant à Bras de Pontho, et qui s’est présenté sous le nom de Marco Maillot m’a fait la causette pendant 45 minutes. Il était coiffé d’un beau chapeau, portait une chemise et un short. Un autre gramoun, également vêtu avec élégance,  passait par là et a préféré rentrer à pied à Trois Mares.

Il m’a parlé du « temps lontan »

 Une dame s’est jointe à nous, et lui a demandé s’il avait retiré, à la Mairie, la couette et la couverture auxquelles il avait droit.  C’est ainsi que j’ai appris que la commune distribuait des centaines de couettes pour l’hiver à des personnes âgées ou démunies. A la Plaine des Cafres la température est de 15° parfois et beaucoup de cases ne sont pas chauffées. Notre Dame de la Paix connaît des hivers plus rigoureux et la température peut avoisiner les 5°

Mes deux compagnons d’infortune ont passé le temps à attendre un bus qui tardait – à cause des grèves peut-être - à s’échanger des recettes de cuisine. Marco a aussi parlé de son verger, puis d’une maladie qui l’a fait terriblement souffrir quand il était enfant. « Un bateau à Saint Paul a apporté cette maladie dans les années 40 », il  a  évoqué les douleurs terribles qu’il ressentait sous la peau partout, une douleur qu’il n’a plus jamais ressentie depuis, lors de ses attaques et  même lors de son opération à cœur ouvert. Là-dessus, il déboutonne sa chemise et me montre une horrible cicatrice sur son sternum. Il m’a aussi confié qu’il n’a eu aucune instruction, qu’il ne savait ni lire ni écrire, mais qu’il avait toujours mis l’accent sur le respect réciproque. Il s’est aussi insurgé contre la prolifération des machines qui ont volé le travail aux hommes de la Réunion. Il n’arrêtait pas de parler, c’est là que j’ai regretté de ne pas avoir emporté mon dictaphone !

 

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      retour à Trois Mares par la Rue Delisle : rond point de la Chatoire, floraison

 

Finalement j’ai vu Jean Marc, Burgun, un membre de Palmeraie-Union ,une connaissance, qui repartait à pied vers Trois Mares et j’ai fait un bout de chemin avec lui. Il allait faire développer ses photos.

 

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               Le rond point du Docteur Charrière -     Une ravine

Rebelote, le lendemain matin, après les cours, le bus de 10h10 est déjà passé, alors je repars en ville à pied : encore 45 minutes ! Dans la salle d’attente la foule ! Je passerai vers 11h45. Je m’installe en face de la mairie et bavarde avec deux jeunes filles, d’origine malgache. Je revois Jean Marc qui revient du marché forain ( situé au-delà de la mairie) avec l’épouse d’un ami. Nous attendons le bus puis lassés, nous hélons un taxi collectif ! 1,50 euros par personne. (le bus revient à 1,30€) Notre taxi fait un petit détour par la station de taxis collectifs située sur le parking du Leclerc, puis fait un arrêt en face du magasin Polygone, non loin de l'église, et son véhicule est plein !

 

Les gramouns peuvent prendre les bus gratuitement, à condition qu’il ait 60 ans et plus (soit avec une carte délivrée par la commune pour les bus le la ligne intérieure, soit une carte « Car Jaunes» délivrée par les Cars Jaunes pour les circuits inter-urbains.

 

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