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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:07

Oui, autrefois…Où est donc passée la faune sauvage de la Réunion ?

Salazes ! monts géants, rochers infranchissables,
Quel mortel oserait, sur vos flancs redoutables,
Sans effroi, sans vertige, aventurer ses pas ?
Il en est cependant qui, bravant le trépas,
S'élancent hardiment sur le bord des abîmes,
Et d'un pied intrépide escaladant vos cimes,
Poursuivent sans repos le cabri fugitif,
Rare et dernier débris de l'âge primitif.

Le passage du poème « Bourbon » de Gabriel Couturier dans lequel il évoque les 3 Salazes, m’intéresse à plusieurs égards. 

D’abord, il transmet une émotion devant ce site merveilleux de l’île, émotion qui ne s’atténue jamais au fil des siècles.

Puis, ce texte est un témoignage. Ecrit vers 1870, ce texte évoque une richesse aujourd’hui disparue : la présence de gibier, notamment de « cabris sauvages ». La faune de la Réunion s’est réduite comme peau de chagrin. Même les oiseaux étaient piégés ou tirés pour finir sur le foyer de la cuisine. 

 

« C'est là, sur ces sommets battus par les tempêtes, 

Sur ces pics escarpés, dans ces âpres retraites

Que le marron* venait, défiant les hivers, 

Secouer ses bras nus, libre du poids des fers.

L'oiseau tombait, percé de sa flèche rapide »

 

Aujourd’hui, en 2017,  la SEOR et d’autres associations veillent au grain pour protéger les rares oiseaux survivants. Heureusement !

                                                                                                          * marron : esclave en fuite.

Illustration de Roussin : le chasseur de cabris  marrons

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:56

Je décrivais récemment un gros lézard entraperçu au Dassy : « le gecko de Madagascar », cette plaie qui menace la faune de l’île.

Non loin de Manapany dans un jardin de Petite île, cette fois, le petit Lucas Coupama a attiré mon attention sur un lézard vert lui aussi, mais bien plus petit que le lézard de Madagascar , et l’enfant pensait qu’il s’agissait là de l’espèce protégée de lézard vert de Manapany.

Que nenni : après avoir observé mes prises de vue récentes faites sur le parcours pédagogique, en comparant les bestioles, il fallait se rendre à l’évidence : cette fois encore, on était en présence d’une espèce non endémique et nuisible : le lézard vert à trois taches.

Ici pas de trait blanc sur la tête du lézard, et les taches rouges ne couvraient pas tout le dos, d’où ce diagnostic peu heureux…

Pour apprendre à différencier ces trois geckos et pour pouvoir les signaler, il existe un site très bien fait qui présente une vidéo explicite. 

https://www.youtube.com/watch?v=IW0OyKtFB3w
 

Le lézard vert a trois taches (phelsuma laticauda) originaire de Madagascar a été introduit vers 1975. Son corps peut être constellé de petits points jaunes, ce qui lui vaut le nom de « lézard poussière d’or ». Il possède une large queue vert jaune.

Les Réunionnais peuvent participer à cette action de préservation des espèces indigènes en contactant l'association N.O.I. dès qu'ils observent dans leur jardin ou dans la nature cette espèce invasive par courriel : natureoceanindien@gmail.com ou par tel : 06 93 93 71 41

Voir site : http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/press2012-07-04_DEAL_Gecko_cle1f131a.pdf

 

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 22:11

Avant qu’on ait des brosses sur l’île, l ‘heure était à l’écologie ! Pour frotter le linge, les Réunionnais utilisaient ce qu’ils appelaient un « Coton-Maï » (comprenez un « épi de maïs »). Le créole ne prononce pas la finale en « s » de la céréale.

On mangeait évidemment le grain et on réutilisait le fuseau blanc dégarni comme brosse ! Rien ne se perdait.

Le « coton maï »
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 19:24

Derrière la Maison du Tourisme de Manapany, des escaliers descendent vers l'océan et vers  les vestiges de l'usine où on fabriquait autrefois de la chaux avec les coraux.

Dans cet espace, la ville de St Joseph avec le concours du Conseil municipal des Enfants  et l'association Nature Océan Indien, a réalisé un parcours jalonné de panneaux explicatifs destinés à nous familiariser avec le lézard de Manapany...

Les plus chanceux,  à condition d'être discrets et patients peuvent voir ce gecko dans la végétation. Ce matin, les tresseuses ont pu en observer un  près de leur aire de tressage. 

Sentier de découverte du gecko vert de Manapany
Sentier de découverte du gecko vert de Manapany
Sentier de découverte du gecko vert de Manapany
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:23

Trafic d'espèces nuisibles...

Scandale ! On veut faire du profit n'importe comment. Ces espèces dévastatrices que La Réunion veut vendre à des animaleries en Europe vont semer le trouble ailleurs aussi. Il faut les éradiquer à La Réunion et ne pas les exporter. Le monde ne tourne pas rond... On peut pardonner l'ignorance des gens qui prennent ces initiatives incohérentes, mais pas leur bêtise !!!
Même vendues à des animaleries, un jour ou l'autre, ces lézards se retrouveront dans la nature comme c'est le cas de poissons, tortues ou autres bestioles dont les parents se débarrassent quand leurs enfants ont grandi...

Commentaire d'un lecteur du blog le 15.11.2016

"Le gecko de madagascar (Phelsuma grandis) ne se nourrit pas que d'insectes ou de fruits, c'est un opportuniste qui peut aussi se nourrir par exemple des juvéniles de gecko, il pose sur l'île de serieux problèmes aux Geckos endémiques, Phelsuma borbonica et Phelsuma inexpectata c'est àdire le gecko vert de bourbon et le Gecko de Manapany, il est ici sur l'île de La Réunion maintenant classé dans les espèces invasives et nuisibles à la biodiversité avec un autre Gecko, le gecko poussiere d'or Phelsuma laticauda"

Scandale ! Le gecko de Madagascar, produit d'exportation.
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 11:49

Brigitte a tenu à me présenter absolument son neveu, Frédéric ROBERT, fils de son frère Etienne. 
Depuis huit ans, Frédéric se passionne pour les chiroptères. Il préside la jeune association "  Chiroptère - Réunion"  : avec Trois membres actifs,  il surveille les populations de chauves souris et assure le suivi et le comptage depuis 5 ou six ans. Il a guidé huit personnes très sensibles à l'écologie dont moi, au pied de la grotte de la Ravine des Trois Bassins. Nous avons attendu jusqu'à la tombée de la nuit pour assister au vol des "petits molosses" . 
Il nous explique que sur l'île vivent trois espèces de chauves souris : le Petit molosse (insectivore) Le taphien de  Maurice ,ventre blanc (insectivore) et la Roussette noire (frugivore)

La ravine de Trois Bassins est destinée à accueillir 3 ravines, conformément au projet de création de carrière pour fournir des pierres à la Nouvelle route du littoral. C'est là que vit la plus grande colonie de chauves souris de La Réunion, en l'occurence "les petits molosses." L'espèce est protégée.
Or, plus de mille chauves-souris sont mises en danger par ce projet titanesque plutôt inquiétant.


Au coucher du soleil nous nous sommes avancés sous la grotte dont l'entrée était tapissée de guano. Notre guide nous a conseillé de ne pas y mettre le pied nu, ni d'être en contact de ces fientes grises qui avaient l'aspect du sable, parce que cette matière azotée serait pleine de bactéries...
Nous avons eu la latitude de voir suspendues ou plaquées là, et de les entendre. Pour les photographier, difficile pour un amateur...  

Nous avons patienté jusqu'au coucher du soleil. Actuellement les envols sont moins impressionnants à la tombée de la nuit car elles allaitent...Les chauves-souris sont des mammifères, eh oui, elles ont des mamelles !
Une chauve-souris peut en une nuit avaler 300 moustiques... d'où l'intérêt de protéger l'espèce. 
Elles quittent les parois rocheuses pour voler très loin, et on les voit effectuer du rase-motte pour prendre de l'eau dans la mare toute proche.   

Un lien intéressant : http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Plaquette_de_sensibilisation_cle541c91.pdf

Le petit molosse en danger.
Le petit molosse en danger.
Le petit molosse en danger.
Le petit molosse en danger.
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 22:06

La ravine de Trois Bassins débouche sur une plage fréquentée  surtout par les autochtones. Ici,  près des points d'eau se complaît  le butor, et dans les grottes vivent des milliers de "petits molosses". Cette espèce de chauves-souris endémiques est suivie attentivement par  les membres de "Chiroptères  Réunion" présidée par Frédéric Robert. 
Passionné d'histoire locale et attaché à sa terre, Frédéric m'a fait connaître des lieux sauvages, qui risquent d'être mis à mal par le projet démesuré de la route sur l'océan. Il est question de prélever les pierres sur les pentes de ce versant, et le projet de carrière nécessiterait la destruction de la configuration actuelle des lieux. 

La ravine l'Ermitage et celle de Trois Bassins devraient devenir les réservoirs de 6 ravines . Il serait question de dévier 4 ravines, un impact considérable sur la géographie, la géologie et le biotope...le plan P.a.p.i  qui évalue les risques d'inondation a connaissance de ces données. Les concepteurs de cette Nouvelle route du littoral ont- ils bien mesuré tout ce que ce projet a comme conséquences désastreuses pour l'île ? Dévier des ravines, dévier des lits de rivières... l'homme pense-t-il vraiment maîtriser les éléments ? Après lui... le déluge. 

La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 14:34

 

     Toujours la même réflexion : pourquoi certains Réunionnais laissent-ils traîner leurs reliquats ?
Nous étions environ 25 personnes dont 20 touristes à participer à une conférence sur les arbres de La Réunion ce dimanche matin et non loin des benjoins et à badamiers au pied de l'hôtel  de ville de Saint Pierre où nous avons dirigé nos pas pour voir ces arbres, le sol était jonché de cartons de pizzas vides, de gobelets, de canettes...idem au pied des banians et bonnets d'évêque non loin du conservatoire. 
Belle pub pour une Ile qu'on loue pour son hospitalité et sa beauté ! Est-il donc tellement difficile de trouver une poubelle à proximité pour y jeter ces détritus et pourquoi ne pas les mette dans un sachet et les rapporter chez soi ?
D'aucuns feront la réflexion qu'on paye des gens pour nettoyer... drôle de mentalité ! Mais j'ai déjà entendu cette réflexion. J'ai aussi vu une gamine enfouir une cuillère en plastique dans le sable sans que les parents s'en offusquent, vu traîner des tas de mégots à la plage, vu une dame âgée laisser un contenant en plastique sur un muret... il n'y a pas d'âge pour apprendre à faire un geste écologique. Parfois les tas de cochonneries sont plus impressionnants encore.
Le site "bandcochon.re" alerte sur cette pollution et ces pratiques peu scrupuleuses. Faites y un tour, c'est éloquent...

J'ai un ami , Antoine, pour ne pas le nommer, qui a la vue de ces amas indésirables prend un sachet et ramasse tout (alors qu'il n'est pas payé pour le faire). Il existe aussi des associations qui nettoient les plages...bénévolement. Chapeau à eux  ! 

Mais je pense qu'il faut dissuader cette " bandcochons" de salir leur belle Ile et punir les contrevenants. Dans certains pays, on verbalise ces actes. Pourquoi ne le ferait on pas à La Réunion ? Certaines personnes ne comprennent que lorsqu'on touche à leur porte-monnaie.

Mauvaise pub pour l'île de La Réunion.
Mauvaise pub pour l'île de La Réunion.
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:21

Que transportent donc ces camionnettes chargées de sacs blancs ?

 collecte-de-cannettes-Dodo.JPG

 

Autrefois c’était dans des sacs de "goni" (toile de jute) d’une contenance de 120 cannettes vides de Dodo, que les chopines étaient acheminées à l’usine Dodo qui les réutilisait.

 

Aujourd’hui ce sont ces sacs en plastique réutilisables qui contiennent les bouteilles destinées à l’usine.

Des collecteurs prêtent ces sacs à des particuliers qui les remplissent, puis ils viennent les chercher pour les acheminer à Saint Denis.

 

Qui sont les ramasseurs de cannettes vides ? Etudiants, retraités, travailleurs saisonniers ou occasionnels, tous s’y mettent pour récupérer ces bouteilles. Le collecteur professionnel touchait 7 centimes par bouteille fin 2011, selon un communiqué lu sur le site  Usinenouvelle.com, j’ignore combien touche le particulier pour ces consignes aujourd’hui. A cette date 60 % de la production était faite avec des bouteilles recyclées.

Nombreux sont les Réunionnais qui jouent le jeu et posent les cannettes brunes à côté des conteneurs. Souvent on voit des gens pêcher ces chopines dans ces réceptacles, autant leur faciliter la tâche !

 

En mai  2013, sur le site Clicanoo.re, on lit qu’ »au rythme de 32 000 canettes par heure, ce sont 65 millions de bouteilles qui sont fabriquées chaque année.« 70% des bouteilles que nous utilisons sont récupérées, indique Philippe El-Bez. Depuis 2004, nous avons structuré la filière. Les ramasseurs individuels amènent leur collecte auprès de dix professionnels agréés qui les conditionnent sur des palettes qui nous sont livrées. La perte est d’environ 3,5%. Toutes les bouteilles sont lavées, vérifiées avant d’être à nouveau remplies. Les 30% de bouteilles neuves viennent de Tanzanie. » 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 12:09

M. Michel SAAD, lecteur du blog, vient de m’envoyer une information intéressante pour traiter la cochenille du papayer. Il a transmis ces mêmes observations à la Chambre d’Agriculture de la Réunion et aux journaux locaux de l'île.

Conscient de l’intérêt que représente cette découverte, il propose à des volontaires de tester le remède qu’il qualifie de « traitement radical » mais donne aussi des conseils de prudence concernant la manipulation des produits.

Voilà le texte qu’il vient de me faire parvenir :  il y relate sa démarche ainsi que les résultats obtenus. Merci à lui !

 

Si j’avais pu avoir ces infos en 2011, nous n’aurions pas eu besoin d’abattre les beaux papayers de notre jardin.

 

 papayer

 

Traitement de la cochenille du papayer

 

Par Michel SAAD

 

Premières recherches

Inutile de décrire cette peste blanche, cotonneuse, qui se niche entre les fruits et sous les feuilles du papayer, en extirpe le suc vital et se développe très rapidement jusqu’à l’épuisement de l’arbre.

Intéressé par le traitement des arbres infestés, j’ai pratiqué les méthodes communiquées de bouche à oreille, à savoir : nettoyer ces insectes avec un pinceau, les étouffer en les recouvrant d’une fine couche d’huile, de savon noir ou de savon vaisselle, et les déloger avec un jet d’eau le lendemain, couper et brûler feuilles et fruits infestés,… démarches louables, sans doute, à petite échelle, mais insignifiantes devant l’ampleur du fléau.

Il fallait un traitement rapide et radical.

 

Ma première idée a été l’utilisation de l’alun de potassium reconnu pour son innocuité dans le traitement d’eau potable. Hélas, sans effet sur les bestioles !

De la chimie ! Et si c’était la Soude ? Dangereuse à forte concentration pour l’homme et pour les plantes, bien diluée, elle éliminerait sûrement les jeunes bestioles… mais ce n’était pas la solution idéale puisqu’il fallait se protéger sérieusement et protéger l’environnement des embruns de ce produit caustique…

De la soude à l’acide, au vinaigre, au sel, à la bouillie bordelaise, au soufre, … mes arbres souffraient énormément de ces combinaisons d’apprenti sorcier, jusqu’au jour où j’ai pensé à l’eau mauve utilisée pour traiter mon eczéma… Dans ma petite pharmacie, un tube de comprimés de KMnO4 périmé depuis 91 attendait son tour. Inutile de vous avouer que, trop concentrées, les premiers traitements ont été catastrophiques pour les cochenilles et les papayers. Malgré cela, je pensais avoir trouvé le produit adéquat.  Il fallait continuer mes essais avec des solutions plus ou moins dosées, mais je ne disposais pas d’un champ de papayers pour les tester. Qui accepterait, en effet, de me laisser faire mes expériences, avec un produit douteux, dans sa cour ou sur ses arbres ?

La mise au point de la concentration a pris du retard.

.

 

Préparation de 2 litres de produit 

Maintenant, tout est prêt.

Si vous hésitez encore d’adopter mon traitement, ce qui est tout à fait normal, par curiosité, faites quand même un essai sur un arbre,… une feuille,… un fruit,… une cochenille ! … rien qu’une ! n’hésitez pas à m’appeler pour m’annoncer la suite de l’aventure.

 

Composition 

1- Un sachet de Permanganate de potassium en poudre, à 0.5 g, acheté en pharmacie

2- Deux cuillères à soupe de savon vaisselle liquide concentré,

3- Deux bouteilles vides

4- Une bouteille vide Edena ou Australine de contenance 2 litres

 

A suivre méticuleusement

1- Manipuler  le Permanganate avec précaution :

2- Ne touchez pas ce produit à main nue,

3- Ne le jetez pas n’importe où, 

4- Evitez de vous  improviser apprenti sorcier.

5- le ranger hors de portée des enfants

 

En présence de matière organique ou d’eau oxygénée, il y a un risque d’échauffement et d'explosion, que le permanganate soit à l'état solide ou en solution.

 

Utilisé comme agent mouillant pour adhérer au corps feutré des cochenilles, le  savon vaisselle concentré n’est pas miscible au permanganate. Il faut diluer ce savon à part et le permanganate à part avant de les mélanger :

 

Verser le contenu d’un sachet de permanganate en poudre dans une bouteille vide et propre, la remplir d’eau à moitié, agiter pour faire fondre le produit. L’eau prend une belle coloration violette.

 

Verser 2 cuillerées de savon vaisselle liquide concentré, dans une autre bouteille vide et propre, la remplir d’eau à moitié, agiter délicatement pour diluer. 

 

Verser le contenu de ces 2 bouteilles dans une bouteille de 2 litres vide et propre, Edena ou Australine, et compléter de la remplir avec de l’eau.

 

On obtient ainsi deux litres de produit prêts à l’emploi.

Utiliser un pulvérisateur et Traitez généreusement les cochenilles tous les 3 jours. Ne pas oublier celles qui sont nichées sous les feuilles.

 

Suivi du traitement

Au lendemain du premier traitement, les cochenilles perdent leur coloration nacrée et se dépouillent de leur manteau feutré.

Au deuxième traitement, elles s’exposent nues à un produit qui les chauffe et les détruit.

Après le troisième traitement, nettoyez les arbres avec un jet d’eau.

 

 

Attention !

 

Le permanganate de potassium peut tacher les vêtements et la peau, cela crée des taches marron. Le produit  doit être manipulé avec précaution. Les taches sur les vêtements peuvent être nettoyées en utilisant du sulfate de fer II. Les taches sur la peau disparaissent au bout de 3 semaines environ voire 1 mois et même plus dans certains cas. Les taches sur les ongles peuvent être éliminées avec de l'acide oxalique.

 

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