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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 09:23

La Réunion saturée...

Quand donc les autorités interdiront-elles l’importation massive de voitures ? L’île est asphyxiée, les zones de covoiturage manquent, le réseau des transports est saturé, le train manque cruellement…

Par exemple, on se dit qu’en période de vacances, les routes sont moins empruntées… C’était vrai il y a encore quelques mois. Mais force est de constater qu'aujourd'hui, même hors heures de pointe, on ne circule plus ! 

Il faudrait faire une étude sérieuse avec des drones pour évaluer cette saturation au quotidien…Aucune volonté politique à espérer... Encore des lobbies et des copinages derrière tout ça ?

Par exemple, hier matin, pour rejoindre la Nationale depuis la Ravine des Cabris à 9h du matin , le bouchon commençait déjà 2 km en amont. Hier soir vers 16 heures, pour couvrir la distance entre le rond-point de Grand Bois et Auchan, j’ai mis 40 minutes en passant par Bassin Plat . Dimanche matin, alors que généralement on peut rouler tranquillement de Saint Pierre vers Petite Ile, il a fallu une demi-heure pour rejoindre le carrefour de la Croisée depuis le rond-point de la Balance.

Effectivement, ça circule beaucoup et ça circule aussi sans civisme : beaucoup d’usagers quittent les voies principales et reviennent sur des bretelles qu’ils saturent et obligent ceux qui arrivent sur la voie principale à attendre qu’ils s’engouffrent… Aucun interdit, aucune présence policière pour réguler ces flux anarchiques… Il faudrait repenser le trafic.

Le paradis devient un enfer ! De nombreux salariés partent dès le lever du soleil pour ne rentrer que tard le soir pour éviter cette cohue. Pour les vacanciers, c’est aussi un pensum ! Ceux qui espèrent éviter les embouteillages des heures de pointe déchantent aussi. A toute heure, la file de voiture piaffe…

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:13

L’UPTS , invitée  avant-hier sur le site de la ferme éolienne « la Perrière » a pu se familiariser avec ces éoliennes qu’on voit, depuis la RN, tourner dans Hauts de Ste Suzanne.

UPTS-groupe-de-visiteurs.JPG

 

Parc Ste Suzanne 3

 

Tous mes lecteurs connaissent mon aversion pour ces mâts  (en Lorraine, nous avons réussi à faire capoter un projet éolien qui allait dénaturer notre site naturel privilégié dans le Saulnois) et s’étonneront  donc que je leur consacre un article.

 

Les quarante membres de l'UPTS ont eu  la chance de rencontrer  dans ce parc éolien, Serge Brochiellini, responsable d’Aérowatt- Réunion, un homme tout à fait affable, ouvert aux critiques, qui admet qu’on puisse trouver ça joli ou laid, et qui se veut rassurant quant au risque de prolifération de ces mâts : il annonce –mais ça n’engage que lui, qu’à la Réunion on ne verrait que trois ou quatre de ces installations. 

 

P1110916.JPG

 

Parc Ste Suzanne 2

 

Dans l’étude d’impact de la ferme « Perrière » qui a été faite ici dans les règles, ont été respectés les 500 m règlementaires qui séparent les éoliennes des habitations. Beaucoup de gens aiment voir les éoliennes de loin, mais n’aimeraient pas, pour sûr, entendre le vrombissement permanent des moteurs près de leur maison.

 

En ce qui concerne l’étude ornithologique, suivie entre autre par la SEOR,  il s’est avéré que leur présence n’a pas fait disparaître la papangue (seul rapace de la Réunion), mais que la population de cette dernière aurait même augmenté (en raison du défrichement qui leur permet de mieux voir leur proie ?)


Grâce à notre animateur, nous avons eu des informations détaillées sur ce parc. Les 37 éoliennes produisent 10 Mégawatt, soit 275 kWh par éolienne ;  les panneaux solaires quant à eux fournissent 3 Mégawatt .

En voilà les caractéristiques  :

 

P1110925

 

 La particularité de ces mâts  de 55 mètres de hauteur  et de 32 m d’envergure, est qu’on peut les coucher en cas d’alerte cyclonique.

 

P1110926

 

Au pied de chacun d’eux un bras articulé et un treuil permettent sur simple pression sur un bouton de faire basculer l’éolienne. L’intervention nécessite 5 équipes et l’immobilisation prend ¾ d’heure. La dernière fois qu’il a fallu procéder à cette opération, c’était lors du passage du cyclone Gamède. 

 

P1110908.jpg

 

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A la question d’une adhérente de l’UPTS sur les critères de répartition  des mâts sur le terrain agricole, il lui a été répondu qu’on les a installés sur un terrain loué pour 20 ans à M. Barraut , qu’il fallait les dresser perpendiculairement au vent dominant, que l’espace nécessaire entre deux éoliennes est égal à 2,5 fois le diamètre de l’hélice, distance qui correspond ici à 100 m.

 

P1110924


L’entreprise ne stocke pas l’électricité produite, celle-ci  est directement injectée dans le réseau EDF. Les 10 mégawatt de ces éoliennes correspondent à la consommation de Ste Suzanne.


P1110928.JPG


Le coût total du projet est de 18,80 M€ et le financement correspond à 5,30 M€ de défiscalisation, 2,34 M€, conseil régional 1,56 M, de la Feder 2,34, le prêt bancaire s’élève à 7,80 M et l’apport d’Aerowatt est de 1,80 M €

 

Et demain ? 

 

Le prochain parc doit être installé à Bérive ! Sur ce versant du Sud  de l’île, en 2013, s’élèveront huit éoliennes de grande puissance (1MW) soit quatre fois plus puissantes que celles installées précédemment à la Réunion. Elles seront associées à un système de prévision de la production et de stockage. Sur 3,1 hectares, imaginez déjà des mâts  de 70 m de haut,  surmontés par des pales d'une envergure de 101 mètres. 


Terrains achetés ? loués ? à qui ? à quel prix ? Quelques questions n’ont pas été posées… bilan du retour sur investissement ?... Quel coût supplémentaire pour le contribuable ?

 

Je persiste et  signe :  je préfère l’énergie solaire qui est plus discrète. Comme Don Quichotte, je me bats contre les moulins à vent. Si ces parcs éoliens ne s’étendent pas de façon anarchique et qu’on arrive à les limiter à 4 à la Réunion, ce serait bien.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:30

Une quarantaine d’adhérents de l’Université Pour Tous du Sud  ont fait le déplacement dans l’Est de l’île, hier,  jeudi 19 juillet, pour  découvrir le parc éolien d’Aérowatt.

Parc Ste Suzanne 4

 C’est Jean Pascal, le fils de la présidente de L’UPTS, qui a guidé le convoi (co-voiturage d’une dizaine de véhicules) vers les hauteurs de Ste Suzanne par Bellevue à  travers les champs de canne.

Un parc éolien s’étage entre 350 et 700 m d’altitude sur des terrains loués à la famille Barrot. A ses pieds s’étend un parc de panneaux photovoltaïques.

Jean Pascal, spécialiste de la question, et jeune créateur d’entreprise avait préparé un diaporama sur le thème des Energies Renouvelables : un rapport affolant sur l’épuisement des ressources énergétiques dans le monde.

Parc Ste Suzanne 01

 

Situation mondiale de l’énergie et enjeux

Chiffres à l’appui, il nous a prouvé qu’il ne restait que quelques 50 années de ressources énergétiques. Le pétrole s’épuise à la vitesse grand V.

Par exemple, on consomme annuellement 80 Milliards de Barils dans le monde  et les ressources de l’Arctique sont de 100 milliards…

D’autre part, il apparaît que les chiffres de réserves avancés par certains pays dont le Koweït, l’Iran et l’Arabie Saoudite … sont « truqués » massivement depuis les années 80 : on annonce au fil des ans des chiffres qui vont croissant (les réserves au lieu de disparaître croîtraient ?)

Il faut tirer la sonnette d’alarme : ça va aller mal. L’énergie et la politique sont étroitement liés (voir la politique pro- gouvernementale nigérienne de la France en liaison avec l’uranium) Le problème est que les décideurs politiques sont là pour 5 ans et sous-estiment l’urgence de la mise en oeuvre des énergies renouvelables. On assiste à l’accroissement symétrique de la population et de la consommation d’énergie.

Le Grenelle de l’Environnement ne tient, hélas, pas tous ses engagements : les bâtiments neufs doivent tous êtes conçus selon les nouvelles normes : ainsi 400.000 logements devaient être rénovés, nous sommes encore loin du compte, nous en sommes à 100.000. Tous les bâtiments de l’Etat devaient être rénovés avant 2012, mais ne le seront pas avant 2017 !

Une solution intéressante est celle de l’énergie solaire : concernant les panneaux photovoltaïques présents sur ce site, le prix est amorti en 3 ans. Ils ont une durée de vie de 30 ans, le petit bémol est que les problèmes de jaunissement réduisent leurs performances au fil des années. Dans ce système, il n’y a pas de déperdition d’énergie, ni de gâchis. A l’horizon 20-30 ans il y aura encore des perfectionnements.

parc-Ste-Suzanne-8.JPG

Il existe deux types de panneaux : ceux installés par Aérowatt, poly-cristallins, sont à base de silicium, de l’aluminium, ne sont pas polluants. En revanche les panneaux d’EDF contiennent du Cadmium, métal lourd, toxique… Il faut encourager les panneaux au  silicium.

 Parc Ste Suzanne 5

 Jean Pascal et Serge, les animateurs experts de la journée.

La situation de l’énergie à la Réunion

      Serge Borchiellini, responsable du  parc Aerowatt,  a exposé les caractéristiques de l’énergie à la Réunion.

"Jusqu‘en 1980 la seule énergie fournie provenait de barrages. Aujourd’hui  seulement 200 Mégawatt sont d’origine hydroélectrique, 200 Mégawatt sont issus du charbon, 260 du gasoil-fuel, 16 de l’éolien, 130 du solaire.

L’énergie de l’océan démarre aussi, mais le carcan est draconien  (protection du lagon, difficultés liées à la houle oblige)
Imaginer que la voiture électrique ait ses chances à la Réunion est un leurre : les ressources de l’île ne permettraient pas de faire fonctionner un parc important de véhicules électriques."

Jean Pascal et Serge estiment qu'acheter sa propre centrale électrique pour couvrir  ses besoins en énergie est la solution la meilleure. Ne jamais adhérer à un système de mutualisation comme le préconise par exemple l’AFR. Il existe des solutions alternatives sans climatisation, à énergie positive. Par exemple l’IUT. Un autre bâtiment intéressant à découvrir est « l’Ilet du Centre" à Saint Pierre . Voir lien :

 http://www.envirobat-reunion.com/IMG/pdf_FICHE_ENVIROBAT_Reunion_ILET_DU_CENTRE.pdf   

NB : a été occultée par nos spécialistes la production d'électricité à partir de bagasse (résidus  de la canne à sucre) qui représente 10% de l'énergie électrique de l'île soit 240 GWH, c'est à dire la consommation de 92000 habitants

à suivre…

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:47

Chaque année se tient à la Plaine des Cafres une manifestation destinée à faire connaître le monde agricole de l’île. Cette fête qui se déroule toujours à la mi-janvier draine un monde fou : si la plupart des visiteurs convergent vers les manèges, podiums, stands de spécialités locales, étables, engins agricoles, d’autres -comme nous- y vont pour assister à des conférences.

 Janice Minatchy, la conférencière de la  FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) , malgré le sujet qu’elle présentait, n’a pas eu l’auditoire que méritait une telle prestation. Dans le gymnase du Miel Vert, devant  quelques rares personnes disséminées sur les gradins, Mme Minatchy a commenté un diaporama sur la manière d’observer et de soigner les plantes.

                              FDGDON

Une partie importante de cet exposé était consacrée au diagnostic qui permet de mettre en oeuvre une prévention efficace : par exemple, il faut penser à nettoyer les outils de jardin, ramasser les fruits abîmés par les mouches,  éloigner les déchets végétaux atteints, ne pas fragiliser les plantes par l’abus de produits phytosanitaires. Le fait de doubler les doses de ces produits accroît la résistance des plantes aux parasites. L’usage de ces produits peut aussi détruire des insectes importants pour la survie des végétaux, comme l’abeille (qui pollinise) ou la coccinelle noire ( qui dévore les pucerons, les cochenilles.) Il  faut préférer les traitements naturels. Par exemple pour éloigner la mouche du fruit, penser à installer dans les arbres des appâts jaunes (bouteilles ou panneaux) sur lesquels on applique de la colle...

Avec elle, nous avons aussi évoque le problème du bulbul condé ou "merle maurice", cet oiseau dévastateur. Là aussi la Fédération Départementale intervient en proposant des pièges. La spécialiste nous apprend que la chasse aux oiseaux est ouverte de la mi-juin à la mi-août. Même en dehors des périodes de chasse, attraper le bulbul condé est autorisé.

La FDGDON propose ses services aux entreprises et aux particuliers pour les aider à lutter contre les nuisances : examen des plantes attaquées, intervention d'un "médecin des plantes" sur les lieux, fiches techniques...

Pour en savoir davantage, allez sur le site de la FDGDON


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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 20:04

 Ou …. « Les canettes se recyclent aussi. »

Je ne dois pas être très observatrice. On voit souvent des canettes de coca ou autres sodas utilisées jetées dans la nature, mais plus rarement, voire jamais,  des poubelles destinées à leur récupération. Dimanche matin, près d’un snack à Terre Sainte, non loin des poissonneries, en attendant qu’on me fasse frire mes samoussas et mes bonbons-piments, j’ai fait cette découverte. Il paraît que cela existe depuis longtemps, ma myopie y est peut être pour quelque chose…

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Une affiche était placardée sur le mur en bois de ce petit snack. On y lit que « chaque année 10000 tonnes de canettes en alu sont importées à la Réunion » et que tout un chacun peut participer à l’opération K-Net en jetant sa boîte dans ces poubelles que vide l’entreprise de recyclage.

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