Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 15:22

A l’occasion d’une balade à vélo initiée par mon amie Zaza, nous avons fait un circuit à Saint Paul. A Grande Fontaine, où commence le tour des Roches, nous nous sommes arrêtées devant un bâtiment classé, inscrit au titre des Monuments historiques en 1994.

Il s’agirait du plus vieux bâtiment encore existant recensé à la Réunion. Il a les caractéristiques des bâtiments militaires construits à l’époque de la conquête des Mascareignes. Construite au pied de la montagne, derrière l’étang cette bâtisse abritait l’explosif pour la défense de Saint Paul . Il contenait des munitions et jusqu’à trois tonnes de poudre.

La poudrière est entourée d’un épais mur. Edifiée entre 1720 et 1724, elle comprenait une ancienne loge, une boulangerie à deux fours, un logement pour les canonniers et un corps de garde.

En 1738, quand les gouverneurs s’installent à Saint Denis,  on abandonne cette poudrière ; sur les 12 poudrières qu’on dénombrait sur l’île ne subsistent que celle-ci et celle de la Redoute à Saint Denis.

Lors de la prise  de Saint Paul par les Anglais en 1809, les combattants se retranchent derrière l’étang autour de la poudrière pour éviter qu’elle ne tombe aux mains de l’assaillant.

Acquise par la municipalité de St Paul, elle a été restaurée en 2013.

Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans Patrimoine de l'île
commenter cet article
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:44

C'est souvent pitié de voir tous ces bardeaux, - ou "tavaillons" comme on les appelle ici- ces témoins d'une architecture bien locale, se dégrader. 

Il n'existe  que deux ou trois tavaillonneurs sur l'île capables de réaliser ces piécettes de bois et de les poser. 
Seules les collectivités où les gens aisés peuvent encore se permettre de payer un mur ou une couverture en "travaillons lontan."

Parfois on se résout à choisir des bardeaux faits de façon industrielle et le résultat n'est pas probant : le bois de qualité moindre n'est pas coupé à l'ancienne et il se fendille et se détache de son support. Finis les bardeaux qui résistent 30 ans et plus aux intempéries ! Il en va ainsi sur ces kiosques le long de la Plage Ti Sable de Grand Bois, ou sur le toit de l'hôtel de ville de St Pierre. Quel dommage !

Ce savoir-faire n'est malheureusement pas transmis à la descendance, ni enseigné dans les écoles... Pourquoi ne pas remettre au goût du jour tous ces métiers d'art ? 

SIi on utilisait des bardeaux dans la construction, c'était pour leur pouvoir isolant. Et il faut avouer qu'une paroi en tavaillons à un certain cachet. 

couverrtur en tavaillons  en piteux état.couverrtur en tavaillons  en piteux état.

couverrtur en tavaillons en piteux état.

Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans Patrimoine de l'île
commenter cet article
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 14:41

Jeudi matin, j’étais descendue avec Durga à Terre Sainte dans l’espoir de rencontrer M. Gigan, spécialiste de la confection de balais lontan. Mais une sortie culturelle avait lieu et les locaux étaient déserts, pas d'atelier ce jour-là. Cependant,  nous avons pu longuement nous entretenir avec Alexandre, un animateur de l’AFEMAR. Dans sa tâche, il est assisté de deux adultes relais, ainsi que de Julienne et Cédric.

Le but de cette association, située dans un quartier prioritaire, est de « mettre en commun les savoir-faire et participer à la transmission inter-générationnelle ». L’association ouvre ses portes du lundi à vendredi de 8 h à 12h et de 14h à 17 et l’Adhésion annuelle 15 euros permet de participer à de nombreux ateliers dont l’informatique, les ateliers créatifs, les sorties, les grandes manifestations. Une intervenante a recueilli des « Mémoires de femmes ». Parfois des Pêcheurs viennent raconter la vie à terre Sainte, ou montrer comment on répare le filet.

Aux ateliers du mardi et du jeudi matin, on vient proposer ce qu'on sait ou tout simplement apprendre une technique comme la réalisation de « napperons », balai lontan, rosaces, tapis mendiant. On y crée aussi des ballons en mousse, des boîtes à bijoux, des écharpes pour l'hiver – « le vent souffle fort à terre Sainte » en hiver, explique notre interlocuteur. Certains événements mobilisent de nombreux bénévoles : pour le riz chauffé du Saknoufé,  40 personnes avaient prêté main forte… Nous avons aussi parlé de la mutation que vit actuellement le quartier, de la disparition des cases pittoresques au profit de grosses constructions pour touristes. Le quartier se vide peu à peu de son âme… Ce qui restera bientôt c’est ce savoir-faire des anciens légué à l’association. J’ai encouragé Alexandre à collecter auprès des habitants les photos du passé, avant qu’elles ne disparaissent avec leurs propriétaires… comme c'est déjà le cas pour  l'architecture typique de Terre Sainte, berceau de Saint Pierre.

L’AFEMAR à Terre Sainte, association des femmes de marins pêcheurs
L’AFEMAR à Terre Sainte, association des femmes de marins pêcheurs
L’AFEMAR à Terre Sainte, association des femmes de marins pêcheurs
Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans association Patrimoine de l'île
commenter cet article
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 07:02

De nombreuses cases créoles vieillissent mal, et ne peuvent être restaurées. Le bois de la charpente est vermoulu, souvent miné par les termites. 
Dans la rue Joseph Suacot, à Petite Ile, je suis tombée en arrêt devant l'ossature d'une case. Un bel assemblage de poutres, fixées solidement ! 
Or, en y regardant de près, de nombreuses pièces sont très abîmées, et les remplacer serait certainement possible. Mais si les termites ont fait leur œuvre sournoise, elles pourraient bien continuer dans les pièces remplacées...

 

Squelette d'une case créole.
Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans habitat Patrimoine de l'île
commenter cet article
22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 22:06

La ravine de Trois Bassins débouche sur une plage fréquentée  surtout par les autochtones. Ici,  près des points d'eau se complaît  le butor, et dans les grottes vivent des milliers de "petits molosses". Cette espèce de chauves-souris endémiques est suivie attentivement par  les membres de "Chiroptères  Réunion" présidée par Frédéric Robert. 
Passionné d'histoire locale et attaché à sa terre, Frédéric m'a fait connaître des lieux sauvages, qui risquent d'être mis à mal par le projet démesuré de la route sur l'océan. Il est question de prélever les pierres sur les pentes de ce versant, et le projet de carrière nécessiterait la destruction de la configuration actuelle des lieux. 

La ravine l'Ermitage et celle de Trois Bassins devraient devenir les réservoirs de 6 ravines . Il serait question de dévier 4 ravines, un impact considérable sur la géographie, la géologie et le biotope...le plan P.a.p.i  qui évalue les risques d'inondation a connaissance de ces données. Les concepteurs de cette Nouvelle route du littoral ont- ils bien mesuré tout ce que ce projet a comme conséquences désastreuses pour l'île ? Dévier des ravines, dévier des lits de rivières... l'homme pense-t-il vraiment maîtriser les éléments ? Après lui... le déluge. 

La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
La pointe des Trois Bassins, un site menacé...
Repost 0
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 20:07

L'association des Pêcheurs Golet participe pour la troisième année consécutive à une manifestation originale à Saint Pierre : la descente de la rue Babet en "caisse à savon." Depuis plusieurs semaines, on s'affaire au "case" de Grands Bois. Sur un support fourni par La Ville, l'équipe a prévu de construire un camion d'autrefois qui portait les cannes à la sucrerie après l'abandon des bœufs. 
Ce camion qu'ils ont baptisé " TI RONO" , ( vous avez trouvé ? ... Petit Renault ) a  été l'objet de tous les soins. Fidélité au modèle d'origine, minutie et créativité étaient les maîtres-mots de cette opération. Bois, papier mâché et peinture grise pour la carrosserie, gobelets orange pour les feux clignotants, rétroviseurs en bois et papier alu, plaque d'immatriculation GB, portières avec poignées, roues dessinées avec soin et boulons en capsules de bouteille d'eau peintes en noir... ici on sait y faire avec le matériel de récupération. pendant que Jannick, Jean Paul et Robert manient la perceuse, la visseuse, le rabot... Nicole, Mô, Jacqueline C., Zazou, Sarah... manient le pinceau. 
Un travail de titan qui nécessite de longues heures pour une course qui ne durera que quelques minutes... 
Mais les artistes ont déjà d'autres projets pour leur creation. Elle pourrait être utilisée lors des journées du Patrimoine : sur un circuit, on pourrait faire circuler ce "loto" qui serait alors équipé de pédales...

 

Caisse à savon  : un camion lontan...
Caisse à savon  : un camion lontan...
Caisse à savon  : un camion lontan...
Caisse à savon  : un camion lontan...
Caisse à savon  : un camion lontan...
Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans association Patrimoine de l'île
commenter cet article
19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 20:44

Eh oui, on ne dit plus "Maison du Volcan" mais " Cité du Volcan". Après les travaux d'aménagement qui ont duré un bon moment, le lieu pédagogique accueille comme auparavant des visiteurs isolés, des groupes... Comme Germain et Mélanie avaient fait l'ascension de la Fournaise quelques jours avant, je leur ai conseillé de faire un tour dans ce musée situé à Bourg Murat...

Les salles retracent l'histoire du Volcan à La Réunion et dans le monde. On y explique les phénomènes  volcaniques, la naissance de l'île, les effets des éruptions sur le biotope terrestre et marin . Des simulations de panaches de fumée, des jeux interactifs pour tous... et partout des quizz pour enfants et pour adultes pour tester ce qui a été retenu. Pour tout assimiler une visite ne suffit pas.. La vitrine des trésors géologiques est un passage obligé. Intéressantes sont aussi les histoires de Grand Mère Kalle, de la Vierge au Parasol...
On retrace aussi les expéditions au Volcan avec des panneaux et  quelques objets.
À ce sujet, on peut regretter la disparition d'instruments de mesure qui intriguaient les enfants et les rendaient acteurs...

Trois films dont un en 4D sont projetés. Payer les deux euros supplémentaires pour voir le film en 4D de 15 minutes vaut le coup. Sièges mobiles, sensations garanties... les horaires sont à respecter, faute de quoi on ne vous accepte pas dans la salle le film lancé.

Comme beaucoup de Réunionnais reviennent régulièrement à la Cité du Volcan pour y emmener leurs invités et que le coût est non négligeable, on oserait espérer que les administrateurs mettent en place un abonnement annuel, comme cela se pratique dans de nombreux musées ou zoos en metropole. Etre ambassadeur de l'île devrait être récompensé...et encouragé.

A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
A la Cité du Volcan
Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans musée Patrimoine de l'île Volcan
commenter cet article
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 18:16

Toujours à Saint Pierre, dans la rue Suffren une peinture originale a attiré mon regard : le mur aux pierres ajourées a été peint de manière à donner l'impression qu'il s'agit d'un petit immeuble percé de fenêtres. Dans ces cavités un passant à même laissé une cannette ( oups...) Des racines d'arbre et des corps de serpents se faufilent dans ces creux...

Ces murs sont séparés par un portail vert. Et derrière ce "barreau" se tapit une case,  une case encore de taille humaine, qui résiste à l'envahisseur...

Cette fresque est elle simplement décorative ou veut elle faire passer un message ? J'y verrai bien un avertissement sur la fragilité et le caractère éphémère des choses : un jour ces immeubles seront certainement menacés...eux aussi ...

Une case qui résiste dans la rue de Suffren..
Une case qui résiste dans la rue de Suffren..
Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans habitat Patrimoine de l'île
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:07

Couleurs, dessins, emplacement, sont les points communs de ces deux cases qui se situent l'une à côté de l'autre dans la Rue des Fours à Chaux à Saint Pierre.


J'avouerais que j'ai une petite préférence pour celle au toit en tôle qui devra bientôt disparaître au profit d'un immeuble impersonnel qui rapportera davantage à la Ville... 

 

 

Juxtaposition de deux Mondes
Juxtaposition de deux Mondes
Juxtaposition de deux Mondes
Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans habitat Patrimoine de l'île
commenter cet article
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:09

Une architecture singulière a attiré mon regard dans le jardin de "La Maison du Géranium". Une case cachée dans un recoin de ce jardin avait des murs tressés, un peu comme au Laos et au Cambodge.

Le tressage à plat ressemble assez à ce qu’on fait avec le vacoa quand on réalise des sets de table, à la différence que là, on a utilisé des tiges de calumets, qu’on a fait étuver et sécher avant de les travailler. Deux bougs de la Petite France connaissent encore cette technique.

Dans un reportage télévisé on voit quelques petites minutes sur ce sujet. https://www.youtube.com/watch?v=jh8zLmXu2Wg

 Il paraît qu’autrefois de nombreuses cases des hauts de Saint Paul étaient construites de cette façon. Ce temps-là est bien révolu. En redescendant vers St Paul, je n’ai vu qu’une seule petite case abandonnée ressemblant à celle-ci.

tressage du calumet
tressage du calumet

tressage du calumet

Repost 0
Published by Jacqueline Dallem - dans habitat Patrimoine de l'île
commenter cet article