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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 10:35

A la Ravine des Cabris dans le Chemin du Moulin à Café, on peut observer quelques vestiges du "Vieux Domaine".


Une cheminée, d’anciennes écuries réhabilitées…

Le bâtiment du moulin à café existe toujours : c’est celui auquel a été ajoutée une salle de cinéma.  La billetterie s’y trouve. Mais les meules ont bel et bien disparu…

Le Chemin du Moulin à café longe le vieux Domaine

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 11:35

A l’occasion d’une sortie organisée dans l’Est de l’île par « les Amis de l’Université », j’ai découvert un Domaine remarquable auquel on accède par une allée de palmiers, -un peu défoncée-.

Et grâce à M. Chassagne, ancien habitant de la demeure du Grand Hazier, qui nous a ouvert les portes de la villa classée Monument Historique, nous avons pu y déambuler. Enis Rockel, le conférencier qui nous accompagne,  nous explique que c’est la première maison de la Réunion à posséder une structure métallique.

Notre hôte nous confie qu’il faisait lui-même ces dernières années des visites guidées de cette demeure. Aujourd’hui , il est présent exceptionnellement.

La villa est fermée pour travaux et ne se visite pas…

Les héritiers n’habitent plus là : la construction est en cours de restauration.

Dans les salles aux cloisons de bois d’époque et au parterre carrelé se voient encore de nombreux meubles (console, lits, commodes, chaises, tables…) en attente de rénovation pour certains.

Les jardins attenant à la villa sont désormais abandonnés. Les parterres sont tristes.  Il y a une vingtaine d’années, ils étaient encore riches en plantes.

Une seule parcelle à l’arrière est devenue une plantation de vanille. Une énorme ombrière recouvre des centaines de plans que M. Côme nous fera visiter plus tard.

En 1703 la famille Panon rachète sa concession à Jean  Julien et y développe des plantations de café et d’épices, puis de canne à sucre ; en 1911, le domaine est racheté par Albert Chassagne qui lui donne sa physionomie actuelle. Il plante une double allée de palmiers,  reconstruit la villa et ses dépendances agricoles, construit une longère pour les ouvriers, restructure le verger. Ingénieur de formation, il dessine lui-même le plan de la villa, des  pièces qui donnent sur les 4 varangues de chaque façade.

Aujourd’hui, elle est toujours propriété de la famille Chassagne qui investit dans la rénovation avec également l’aide de finances publiques.

Habitée jusqu’en 2012, la maison est devenue un chantier de rénovation en 2013.

Dans un coin de la varangue, le propriétaire a laissé des documents pour le visiteur (plan de masse, reproductions de cartes postales de l’époque…)

Depuis le 16 décembre 1991, cette villa est inscrite à l’inventaire des monuments historiques (avec l’allée de palmiers, le verger, le potager, le parc…)

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:56

L’église Ste Rose de Lima de Sainte Rose a fière allure : restaurée, remise en peinture, elle attire les regards. Même des espaces arborés y ont été aménagés.

On ne peut la manquer depuis la route principale.

 

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 14:18

Un arbre centenaire qui poussait à la Ravine des Cabris à côté  du Moulin à Café a été abattu !

L’énorme souche est flanquée de tronçons énormes de branches. C’est pitié de voir ce géant débité. Finie l’ombre du Sandragon ! Peut-être que le propriétaire de ce domaine songera à le remplacer…mais les habitués des lieux en doutent.

Justement à cette époque où le réchauffement climatique préoccupe, il serait bon de remplacer tous les arbres disparus par des descendants prêts à prendre la relève !

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:23

Ce lundi, une journaliste et un caméraman de France Ô se sont déplacés à la Cafrine  à Grands Bois pour faire un reportage sur le « vacoa »

 

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Les dames de l’atelier TRESS EK NOU ( Renée, Ginette, Marie-Rose, Céline, Marie-Claire, Christine, Jacqueline) étaient là  pour faire partager leur savoir-faire, et d’autres animateurs et adhérents de Pêcheurs Golet  (Nicole, Martine, Josie, Mélissa, Karine, Suzette) les ont rejointes et se sont prêtées au jeu pour bénéficier d’une petite initiation.

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L ‘envoyée de la chaîne de télévision a appris à confectionner une tresse à dents et une tresse à sept brins, pendant que le cameraman faisait des zooms sur les doigts experts. Les visiteurs ont pris des notes sur les préparatifs : le découpage de la feuille, le séchage, le lissage…  et posé toutes les questions sur  cet artisanat, sur l'association qui chapeaute l'activité, et sur les tresseuses.


 P1120699

 

Ces dernières , heureuses de se retrouver  après un mois d’inactivité, ont bien  plaisanté et travaillé pendant la séance qui a duré près de deux heures. Jacqueline Caneschi, responsable du groupe, peut être fière d’avoir mis cet atelier en route.


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Pour illustrer son reportage, Maeva, la journaliste, a emporté des tresses de factures différentes, des brins de vacoa bruts et des réalisations dont un bandeau, un collier, une casquette … ainsi que le souvenir d'une joyeuse bande !

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 19:13

Sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante (au nord de Ste Rose) Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 

Les six tailleurs « en formation » qu’il encadre préparent la journée du Patrimoine. Ils présenteront en septembre une de leurs réalisations : un encadrement de porte constitué de 10 pierres taillées empilées, liées par de la chaux ( 1 volume de chaux hydraulique pour trois volume de sable, mélange mouillé). Une plate-bande (linteau constitué de plusieurs  pierres) surmontera la construction. 


P1120538 P1120536

 

M. Pierrard, très pédagogue, me familiarise ensuite avec les outils des tailleurs de pierre. Si les hommes utilisent la meuleuse pour couper les gros blocs, ils font les finitions avec des objets de spécialistes : le ciseau, la laye... Avec la boucharde dont on peut changer les plaquettes, on donne à la pierre lisse un aspect vieilli, bosselé. Lalaye est peu utilisée sur le basalte, on l'emploie sur des pierres tendres.

 

            Cham-E-Pierrard.jpg


Comme les ouvriers sont autonomes et ont eu des consignes précises ( le plan de l’exécution est affiché sur la porte du bâtiment), le responsable m’accompagne sur le site de l’usine pour me donner des explications très intéressantes.


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Nous nous approchons des quatre chaudières situées au pied de la cheminée. Un morceau d’alambic est adossé contre un des murs qui n’est pas encore pris d’assaut par les racines d’arbres. Incroyable comme la nature reprend vite ses droits : certains pans au fond sont complètement habillés de branches et de racines.


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 La canne était déchargée des charrettes- bœufs en amont de la cheminée, puis était broyée dans un bâtiment où traînent encore des pièces volumineuses rouillées dont mon guide ne connaît pas encore la destination.


P1120523

Il faut espérer que la municipalité saura leur trouver une place. Toutes les boiseries ont disparu des lieux. Deux morceaux d’origine, en bois de fer, ont été récupérés pour réaliser les linteaux du bâtiment restauré en contrebas. Les bois neufs sont entamarin.


                      P1120492

 

C’est là qu’on stockait les sacs de sucre (de 84 kilos). Des restes de fosses à mélasse se découpent dans l’herbe. On remarque aussi sur ce site des canaux creusés pour acheminer l’eau (l’eau du Canal Mourouvin  provenait de la Rivière de l’Est). D’ailleurs l’usine a fonctionné grâce au bois, à l’énergie hydraulique, puis à l’électricité. Des centrifugeuses ont été réhabilitées par le Cham.


                        P1120527


Toutes les pierres entassées à la périphérie des constructions (environ 100 tonnes) ont été trouvées dans  cet espace qui sera restauré prochainement.


                          P1120528


M. Pierrard a aussi attiré mon attention, dans un espace qui devait être la cour, (zone de déchargement des cannes) sur la « calade » c’est-à-dire les surfaces pavées de gros galets de basalte, blocs qui ont été posés sur des arêtes pour assurer davantage de stabilité au terrain. Ce procédé pose problème sur des sites destinés à accueillir un public dont des gens à mobilité réduite, raison pour laquelle on ne réitère pas ce type de pavage. ( on en met toujours en oeuvre mais en adaptant aux contraintes des normes d'accessibilité handicapés)Je lui souffle qu’on pourrait prévoir des passages en bois…


Il me raconte aussi qu’un « gramoun » de Ste Rose, M. Bataille,  revient régulièrement sur les lieux où il a travaillé autrefois pour lui parler de son vécu. Des témoignages qu’il conviendrait d’enregistrer et d’écrire avant que cette « bibliothèque vivante » ne disparaisse. Mais Emilien avoue qu’il ne peut pas se disperser, il a déjà fort à faire dans le suivi  de ce chantier qu’il anime d’ailleurs avec professionnalisme : ses hommes respectent les règles de sécurité, mettent les masques quand ils tronçonnent, ont tous le casque et les chaussures de sécurité, travaillent dans le calme et ont envie d’apprendre.

 

      (à suivre)

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:22

Quand on randonne de Ste Rose à l’Anse des Cascades, il arrive un moment où il faut quitter le sentier  du littoral pour marcher sur la RN2. Juste après la Ravine Glissante, à main droite on voit s’élever une ancienne cheminée d’usine et un bâtiment qui ressemble à une tour carrée. Je m’étais jurée de m’y arrêter un jour, c’est ce que j’ai fait le lundi 6 août.


                 P1120505

 

En venant de St Denis en voiture, peu après la Ravine Glissante, j’ai suivi la direction « Badamiers » et suis arrivée au pied de cette cheminée classée monument historique depuis le 2 mai 2002.


Ravine Glissante 3

le chantier à l'heure actuelle, un bâtiment restauré à gauche


Non seulement une cheminée, mais aussi des murs, des  dallages, des machines-outils, des chaudières,  un bâtiment déjà restauré occupent l’endroit. Des bougs très sympathiques, équipés de serpes, sont occupés à désherber le site. Ce sont des hommes de la région, heureux d’avoir obtenu un contrat de la municipalité. 

 

A cet endroit, une usine et une distillerie ont fonctionné jusqu’en 1956. 

      Dès 1833, les familles Desbassayns et Faucon-Laborie font l’acquisition des terres sur lesquelles ils font construire la sucrerie. En 1848 la famille Lory des Landes acquiert le domaine et ajoute une distillerie.

Ravine-Glissante-reste-de-colonne-d-alambic.jpg

reste de colonne d'alambic


La famille Adam de Villiers, propriétaire depuis 1896, a vendu l’usine en 1920, à  M. Mourouvin, propriétaire terrien à Bras Panon et fournisseur de bois de toutes les sucreries de l’Est de l’île.  (sources www.zinfos974 article de Sabine Thirel)

 

Ce patrimoine culturel et architectural, appartenant à la commune de Ste Rose est restauré actuellement par le CHAM ( Chantiers Histoire Architectures Médiévales) En 2011, cette opération a été financée par la Commune de Ste Rose, la DAC et  l’Europe

 

Un chantier-école-insertion  se déroule depuis avril 2011 sur le site de la Sucrerie avec le programme suivant : 

- nettoyage et débroussaillage du site

- sécurisation des zones dangereuses

- maçonnerie de conservation

- taille de pierres de basalte

- réalisation de sanitaires

- piquetage, rejointoiement

- enduit et piquetage


Ravine Glissante

      piquetage de pierre par les tailleurs du Cham

 

Peu encline à enfreindre l’interdiction de pénétrer sur le site, je m’apprête à repartir, non sans avoir fait un crochet par la tour carrée (distillerie) en contrebas.


Ravine Glissante 2

 

Et là, c’est ma chance… voilà que vient à ma rencontre le responsable du chantier, Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job et qui m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 


Ravin Glissante vers le chantier

(à suivre)

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 08:33

Je suis retournée au lavoir de St Pierre pour remettre les photos promises  à Yolande. J’allais les déposer dans sa boîte aux lettres, comme convenu,  quand je l’ai aperçue dans la petite ruelle, devant les bacs à laver. Elle était de nouveau au lavoir pour bavarder avec une jeune dame qu’elle m’a présentée comme étant sa « commère». J’ai cru comprendre qu’il s’agissait de sa voisine.

 J’en a profité aussi pour « casser un blag' » avec Madeleine, âgée de 69 ans, qui habite aussi à deux pas d’ici. Elle vient régulièrement laver son linge dans ces bacs où coule une eau claire et "potable" précise-t-elle. Parfois même, elle s'y rend trois fois par jour.

Lavoir 2 Madeleine

lavoir Madeleine

C’était aussi l’occasion de faire vivre  à Robin, notre marmaille de 4 ans, un moment exceptionnel. Quel enfant de sa génération  aura encore une  telle occasion ?

                     Lavoir Robin

Ici, la vie se déroule au ralenti, on n’a même pas l’impression d’être dans une ville. Le quartier semble épargné. Les gens y sont souriants, heureux. Un monde attachant !

 Cette fois-ci j’ai arpenté tout le lavoir. Au bout de la rangée de bacs, quatre gramouns bavardent près d’un panneau qui prévient que l’alimentation des bassins est coupée de 18 h à 6 h  pour des raisons d’économie. 

lavoir panneau

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 18:56

Situé 60, rue Victor le Vigoureux à Saint Pierre, l ‘ancien tribunal est classé « Monument Historique » depuis six ans (12 janvier 2006)

Construit de 1858  à 1862, il est désaffecté depuis 1980. A peine un siècle d’existence, et quelle existence. Les murs ont dû en entendre, surtout lors du procès de Sitarane en 1910.

Jusqu’en 1973 on y plaidait.  Dans la salle d’audience, il paraîtrait que les magistrats, les accusés et même les pigeons (les oiseaux évidemment !) se côtoyaient.

ancien tribunal

 

 Depuis le transfert du tribunal rue Archambaud, ce bâtiment rectangulaire à deux niveaux, couvert d’une toiture à deux pans,  attend qu’on lui trouve une destination, mais ce n’est pas pour demain. Pour l’instant ce sont les amateurs de graffitis qui s’en donnent à cœur joie. Des fenêtres semi-circulaires éclairent la salle. Dans la façade se découpent trois portes en plein cintre. Des bureaux et des annexes forment des appentis autour de ce bâtiment de facture néo-classique.

 Bien situé, au centre ville, il aurait peut-être pu  devenir un centre culturel, une salle de théâtre… Pourquoi n’envisage-t-on jamais ces solutions ? Que décidera le Conseil Général, son propriétaire depuis 1946 ?

 Jace ancien tribunal

Dessin de Jace : allusion à la fragilité de l'édifice

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:26

A quelques pas de la maison Adam de Villiers , en face, au N°28,rue Marius-Ary Leblond, j’ai découvert ce qui restait d’une maison de style néo-classique. Si Furcy Choppy, son premier propriétaire revenait sur terre, il ne la reconnaîtrait plus. Et pour cause : le bâtiment est en piteux état !

La maison, ses façades, son portail et son jardin ont été classés « Monuments Historiques » en décembre 1984( bientôt 30 ans !)

Si les piliers encadrant le beau portail de fer forgé ont su passer les siècles sans trop de dommage, il n’en est pas de même pour la bâtisse.

 ecole-st-charles-portail.JPG

On ne reconnaît rien de ce que décrit l’ouvrage* réalisé par les Portes du Sud « une façade principale aux proportions élancées, des galeries superposées intégrées au corps de logis, supportées par des colonnes de bois légèrement renflées, son entablement à denticule à la base de la toiture et ses modénatures antiquisantes… » Ce retour à l’antique cher aux architectes à la fin du 18e siècle n’est plus du tout visible, occulté par des planches, des panneaux et des arbres.

ecole-st-Charles-en-peril.JPG 

Cette maison, occupée par Blainville Choppy puis par son fils Charles, était un pied à terre pour ces grands propriétaires de la sucrerie de Grands Bois. Comme Charles Choppy vit en métropole, il permet en 1895 aux frères des Ecoles Chrétiennes chassés de l’ancien gouvernement – actuelle médiathèque- d’installer là leur école. Les Frères pour le remercier donnent le nom de Saint Charles à leur établissement. La papauté pour la même raison confère à Charles Choppy le titre de comte. Cette maison, très dégradée actuellement appartenait depuis 1924 à L’Ordre des Frères Chrétiens  avant de devenir la propriété d’un groupe immobilier-SCI de l’Océan Indien- en 1957 nécessiterait une restauration rapide.ecole-St-Charles-en-peril-2.JPG

 

*Sources :

Monuments Historiques – saint louis/saint-pierre – Patrimoines, préfacé par Anne Marie Papy

NB. J'ignore si cette maison a changé de propriétaire depuis 1957, vu que les Portes du SUD, partenaires de cet ouvrage n'existent plus et s'appellent actuellement "Pôle Valorisation du Patrimoine"

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