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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 20:35

Je pensais avoir déjà rédigé un article à cet oiseau qui le mérite bien, parce qu’il fait partie du paysage réunionnais, bien qu’il ne soit pas originaire de l’île, comme bien d’autres individus ( de notre espèce par exemple). La Réunion est un creuset de pièces rapportées, et les oiseaux aussi en sont.

 Et je me rends compte asteur que je l’ai pris en photo à maintes reprises, mais jamais, je ne lui ai consacré des lignes sur ce blog.

La première fois qu’on m’a parlé de lui, c’était au collège : un élève de 6e m’avait confié le jour de la rentrée des classes qu’il possédait chez lui « un martin ». Je croyais qu’il s’agissait d’un « âne »(évidemment « l’âne martin »). La classe a pouffé de rire… Et quand il m’a dit qu’il parlait, il avait réussi à piquer ma curiosité…

 Le martin triste (acridotheres tristis) de la famille des sturnidés, appartenant à l’ordre de passériformes, aurait été introduit à la Réunion  vers 1760 pour enrayer l’invasion de sauterelles.

 martin triste

« Si Poivre ne fut pas le premier, comme on le croit assez généralement, à combattre les nuées de sauterelles dont les deux colonies étaient infestées par l’introduction du martin, ou merle des Philippines, leur infatigable ennemi, il favorisa une nouvelle immigration de ces utiles alliés qui avaient presque disparu sous les coups des chasseurs imprudents et renouvela l’ordonnance antérieure, condamnant à 500 livres d ‘amende celui qui tuerait ces oiseaux ou en détruirait les nids. » P. de Montforand

Album de l’Ile de la Réunion Vol.II.

 

Il est très populaire ici. En captivité, il est capable de répéter des sons et des phrases qu’on lui apprend.

 Peu farouche, il se promène sur la chaussée,  ou dans les jardins, toujours accompagné. Eh oui, les martins (pas si tristes que ça) se déplacent en couple : quand on en aperçoit un, l’autre n’est pas loin. En bandes, ils sont plutôt bruyants. Il est capable de crier mais aussi d’émettre des chants doux et flûtés. 

 Il est facilement reconnaissable à sa taille (taille d’un gros pigeon), à son plumage noir, son bec jaune et la bande oculaire  également jaune, et aux deux taches blanches sur les ailes.

martin triste 2 martin triste 3

Le martin mange de tout : des insectes, des graines, des fruits, des oisillons, des tiques, de petits cadavres, des rongeurs…

De novembre à janvier, il pond dans les creux d’arbres ou de rochers, 4 à 5 œufs de couleur bleu pâle.

Dans le Volume II d’Antoine Roussin «Album de l’ Ile de la Réunion » P.560 à 563, (Ed. Orphie) A. Legras fait une description remarquable de cet oiseau ; les 3 pages très bien écrites sont également un plaidoyer pour le martin et c’est un morceau d’anthologie où l’auteur milite pour la protection de l’espèce et des oiseaux en général. (à lire absolument)

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 09:31

 C’est le nom de l’astrild ondulé. On le connaît aussi sous le nom de « bec de corail ondulé ». Il était de passage dans notre jardin au Tampon, mais trop rapide, et très occupé, il n’était pas resté pour prendre la pose.

Je l’ai aperçu pour la deuxième fois, en train de picorer des graines sur  le sol avec sa bande de dalons, alors que je remontais seule du Bras de la Plaine.

bec rose

Le « bec rose » est petit, gris beige, finement strié de brun. Il a un bec et une bande oculaire rouge vermillon, une longue queue.

Il recherche les petites graines, celles des graminées (panicum pennisetum) et de filaos. Il apprécie aussi la corbeille d’or (lantana camara) dont il mange la base des fleurs. Il fréquente les savanes sèches, les forêts claires et buissonnantes, les cultures de cannes, les bords des chemins, (c’était le cas, ce jour-là), les jardins et prairies d’altitude.

Il se reproduit pendant la saison chaude, d’octobre à avril. Son nid est une grosse boule conique construite avec des tiges de graminées sèches, pourvue d’un reposoir en son sommet et d’un couloir d’entrée.

 bec rose 2 bec rose 3

Dire qu’on l’attrape à la glu pour le mettre en cage… Incroyable ! On ne peut donc pas laisser ces petits oiseaux tranquilles ? 

Pour davantage d’infos, consulter « Oiseaux de la Réunion »  aux éditions Orphie.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:04

Rien n’effarouche ces petits oiseaux –lunettes au poitrail blanc. Très confiants, ils se sont approchés de la maison. Michel m’avait fait remarquer voilà un mois qu’ils étaient en train de se construire un nid à 1,80 du sol à 10 cm de la limite de la varangue. Un petit nid de mousses et de brindilles accroché aux épines. Il paraît que l'oiseau -lunette pond deux à quatre œufs blancs, bleu pâle.

 P1050464

Depuis ce temps, nous avons régulièrement assisté au ballet de papa et de maman "bec fin" comme on les appelle à Salazie. D’abord, on les regardait apporter les matériaux de construction. 

Et voilà deux semaines qu’ils nourrissent leur progéniture : deux superbes oisillons. Ces derniers piaillent dès que les adultes arrivent avec la nourriture : Guillaume nous a fait  remarquer que l’un a servi ses petits « sur assiette » : une feuille d’herbe sur laquelle était posée une fourmi. Inlassablement, les parents vont et viennent, marquant parfois un arrêt sur l’hibiscus, ou sur le pêcher, le temps que le photographe s’éloigne. 

P1050307

un oisillon au creux du nid

Photo0058

leur nid semble déjà trop petit...

Photo0064

En équilibre instable, ils guettent le retour de leurs parents nourriciers.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 15:59

Le crabier à l’œuvre

héron strié (2)zipJeudi matin, un oiseau était en sentinelle sur les rochers face à l’océan à Grands Bois. Il guettait tranquillement depuis son perchoir. Puis bientôt, il s’est approché de nous et nous l’avons regardé avancer discrètement sur ses pattes jaunes qui contrastaient avec  le noir de la roche volcanique.

On avait l’impression qu’il baissait la tête, qu’il la rentrait dans les épaules pour ne pas se faire remarquer. Presque "aplati", il descendait vers l’eau, son long bec pointu toujours à l’horizontale. C’est le dessin de son plumage qui m’a le plus fascinée. 

héron strié (4)zipPendant de longues minutes, j’ai observé son manège, et bientôt il a disparu derrière un rocher, plus moyen de le voir… Je l’ai laissé vaquer à ses occupations. Cet oiseau se nourrit d’insectes, de batraciens, de poissons…


En revoyant les photos, et en les agrandissant, j’ai pu l’identifier facilement avec le secours du « Grand Livre de la Réunion » de la collection « Orphie ».

héron strié (5)zipLà, j’ai redécouvert certains aspects de sa morphologie, notamment la tête noire métallique pourvue de longues plumes occipitales descendant sur le cou, sa moustache noire, son œil jaune. Il s’agit du « héron strié » encore appelé « crabier » ou « poule sultane ». Son nom scientifique est  « butorides striatus », raison pour laquelle on l’appelle très souvent « butor ». Ce terme est devenu le nom d’un  quartier à l’entrée de Saint Joseph,  zone où devait autrefois nicher ce bel oiseau. Il paraît que l’espèce est rarement observée à la  Réunion.

Heureusement que le bord de mer de Grands Bois est encore sauvage à maints endroits, c’est peut-être grâce à cela qu’il doit nicher dans le secteur : son nid de branches est posé à 2 ou 3 mètres du sol ou de l’eau dans un buisson épais, proche de la rive, il pond deux, trois œufs  bleu vert. Comme il aime les filaos, les faux poivriers, les bambous, il doit être comblé à Grands Bois. Pourvu qu’on n’ait pas l’idée de détruire ce biotope avec tous les projets de construction… En 2005 il existait une quarantaine d’individus à la Réunion. Peut-être moins aujourd’hui …

héron strié à la plage ti sable 2

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:49

P1030596Dans un jardin des Makes, j'ai passé un bon moment à observer le va-et-vient d'un petit oiseau vert dans les arbustes.

 

Il est petit, vert, a des lunettes blanches, est bruyant. On le rencontre dans les massifs forestiers de moyenne altitude, à partir de 500m .

Il a un front noir et un anneau de plumes blanches autour de l’œil. Impressionnants sont ses battements d’ailes quand il s’approche d’une fleur pour la butiner. Battements moins rapides cependant que celui du colibri !

Comme l’oiseau-lunettes blanc , il est capable d’acrobaties incroyables. Nectarivore, il aime les fleurs d’hypericum (fleurs jaunes) les fleurs de fuchsias, il ne dédaigne pas non plus les insectes et les fruits pulpeux.

P1030593

Son nid situé à 1,50 m du sol est composé de mousses, crins, tiges végétales, duvets et contient deux à trois œufs blanc bleuâtre.

Son nom latin est " zosterops olivaceus".

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:30

 

merle maurice 3zipPersuadée que personne n'a lu le commentaire d'un fidèle lecteur du blog, laissé à propos de l'article intitulé "limiter les impacts du merle maurice" que j'avais publié le 11 octobre, je me permets d'en faire  le sujet d'un autre article ! Merci à  mon ami, Gérard Canabady, secrétaire de la FNSEA,  pour toutes ces précisions :

 

  "En effet, cet oiseau est un grand destructeur de cultures (fruits & légumes) ainsi que des autres oiseaux endémiques.

En outre, il affecte également la culture de canne. Il transporte une peste végétale redoutable: "la liane margose" (rien à voir avec la margose traditionnelle). Ilboulboul pilleur 4 mange les graines et les disperse via ses excréments. Ses perchoirs improvisés sont les asperseurs au sein des champs de cannes. Or cette plante a un pouvoir de germination de 9 mois (c'est pire que toutes les autres pestes végétales).

Cependant, la lutte contre cet oiseau est réglementée. La FDGDON est particulièrement bien équipée en moyens humains et matériel. La section saint-pierroise propose des cages sur la même durée pour 15 euros, car la mairie de saint-Pierre subventionne cette lutte en plus du Conseil Général. Malheureusement, il faut avoir une adresse à St-Pierre... La commune de St-Pierre est une grande productrice de fruits, ce qui explique l'implication communale." 

 

 

 N.B.Sous chaque article qui aurait été commenté par un lecteur,  un peut cliquer sur "voir un commentaire". Il est vrai que c'est écrit en petites lettres, ça passe souvent inaperçu !

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:50

 Le merle Maurice, ou bulbul condé, qu’on a  introduit sur l’île de la Réunion en 1972 est une véritable boulboul pilleur 4plaie : il s’attaque aux plantes, aux arbres fruitiers, aux insectes et oiseaux endémiques. Comme il prolifère, il a été classé dans les "espèces nuisibles" et il n’est donc pas interdit de lui faire la chasse.

 La FDGDON (Fédération  Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles de la Réunion)a mis en place une lutte qui consiste à installer dans les vergers et zones de culture des cages- pièges.

Ce sont des cages grillagées en forme de roue. Au centre est installé un « appelant » : un bulbuloiseau qu’on nourrit et qui sert d’appât. Autour de cet appât, six petites pièces en forme de trapèzes et grillagées, à l’entrée desquelles a été posé non une porte mais un piège à souris. Alors que l’appelant prisonnier sautille, le bulbul condé  encore libre est attiré par les cris de son congénère et la nourriture. La souricière claque, le voilà bientôt  pris au piège, victime de sa curiosité et de sa gourmandise ! 

 

 

Nous avons vu ce type de piège aux Florilèges du Tampon. Ces  cages sont louées pour unebulbul 2 durée de 6 mois ou 1 an et le prix de la location est dégressif en fonction du nombre de pièges.  Il en coûte 45 euros et 5 euros de cotisation pour une durée de 6 mois, 75 euros et 5 euros de cotisation pour 1 an. Un technicien vient installer le piège et donner des conseils. Il est vrai que le bulbul est élégant avec sa huppe et son smoking rouge-noir, même son chant n’est pas déplaisant. Mais… comme il représente une menace pour le patrimoine naturel et le patrimoine économique, on a moins de scrupule à louer une cage…

boulboul pilleur 3bPour l’instant, comme nos bananes sont sur le point de mûrir, nous avons mis le régime à l’abri dans le garage ; au moins là cet hôte indésirable ne pourra plus faire de dégâts, mais on peut encore craindre qu’il ne s’empare des œufs du cardinal ou des moineaux qui nichent dans nos arbres.

 

Davantage d’infos sur

www.fdgdon974.fr

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 18:53

  Le cardinal et sa belle préparent actuellement leur nid !

 Ce matin, un cardinal et sa femelle faisaient un ballet incessant au-dessus de notre oranger. La femelle dont le dessus est brun- vert strié de noir s’est envolée vers l’arbre avec dans le bec un brin d’herbe, matériel de construction. Elle était en train de bâtir un nid à la trame très lâche, et  ressemblant à une boule. Ce nid avait une ouverture sur le côté. Peu de temps après le mâle, un oiseau rouge vermillon,  était aussi près de leur construction. 

cardinal rouge nid

 cardinal femelle cardinal antenne

                      la femelle du cardinal                                                 le guetteur

En période prénuptiale les deux oiseaux sont brun vert cuivrés, leur ventre est blanc-gris, mais de septembre à mai le mâle se métamorphose : sa livrée nuptiale devient d’un rouge éclatant. Il se perche toujours très haut, comme un guetteur, au sommet d’une hampe florale, d’un bananier, d’une antenne – télé… Son trille est aigu.

 cardinal nid lâche cardinal

      le nid encore très lâche dans notre oranger         le nid fini et occupé dans le manguier de Pierre

Comme le nid m’intriguait et me rappelait un peu celui de l’oiseau tisserin, j’ai voulu en savoir plus : voilà ce que j’ai appris en consultant le Grand Livre des Oiseaux de la Réunion : « le mâle construit plusieurs ébauches et la femelle choisit le nid définitif. Ces oiseaux nichent de 1 à 3 mètres du sol, dans un arbuste, un buisson, une touffe de vétiver,  parfois plus haut dans les filaos. » Pour ce que j’en ai vu, la femelle participe aussi à la construction, à moins qu’elle n’y ait apporté sa touche finale, pour marquer son dévolu sur ce nid-là !

Cet oiseau appelé aussi « foudi de Madagascar » aurait déjà été aperçu à la Réunion en 1672. Il serait donc endémique ?

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:07

 

On l’appelle « oiseau blanc » en créole alors qu’il n’a de blanc que le croupion et les sous-caudales.  Iloiseau lunette 1 s’agit en fait de l’oiseau- lunette gris, un petit oiseau très vif, qui s’affaire actuellement dans notre manguier pour le nettoyer. Sa mobilité surprend, on le voit dans toutes les positions…

On le voit dans les milieux buissonnants ou boisés. C’est une petite boule de plumes qui pousse des cris doux aigus incessants sur deux notes. Il est peu farouche, se déplace en bandes de 5 à 20 individus et explore continuellement les rameaux en quête d’insectes, de fruits ou de petites baies. D’août à janvier, il nidifie.

Son nom latin est « zosterops borbonicus borbonicus » on le nomme aussi «  Lilit » ou «  Bec fin. » Son surnom « lilit » est  l’onomatopée de son cri, et pour ce qui est de son bec, il est effectivement très très fin.

 

oiseau lunettes poinsettia1

 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:59

gb19bDans le lit du Bras de Ste Suzanne, un oiseau, peu farouche, s'est approché de notre groupe qui faisait une halte avant de continuer la rando vers Grand Bassin. 

"Le terpsiphone de Bourbon" appelé égalemennt "gobe-mouche - de paradis" a une longue queue rouge. Ses ailes sont rouges elles aussi ! Sa gorge et sa poitrine sont gris clair. Il a un bec plat, large, muni de longues vibrisses. Ses pattes et ses yeux sont noirs.

Il ne serait pas menacé à la Réunion, peut-être parce qu'on l'appelle aussi "oiseau malheur" ( il paraîtrait que si on piège un de ces oiseaux, on ne peut plus capturer aucun oiseau le même jour, ce qui a peut-être dissuadé les piégeurs) Mais le défrichage actuel pourrait causer sa disparition.

On le trouve rarement dans les Hauts. Son territoire de prédilection est la forêt hygrophile. On peut le rencontrer près de la Rivière Langevin, près de la Rivière des Remparts...Il doit aimer la proximité des cours d'eau. Nous avons vu le terpsiphone sautiller sur les rochers au milieu du torrent.

On le nomme parfois le "chakouat", qui est une onomatopée de son cri.

 

 

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