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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 21:24

Visite tous les mercredis à 14 heures précises. Entrée 4,65 euros

Après nous avoir donné la définition de l’insecte, Blandine, très professionnelle, nous a familiarisé avec les phasmes, expliqué les mœurs de tous les insectes présents dans les vivariums : blatte arlequin, blatte américaine, cochenilles, gendarmes, cétoine ( mouche l’argent), zozis , araignée trembleuse, babouc, bibe, grillons...

phasme 

phasme

blatte

blattes

 

Elle nous a parlé du cycle biologique des moustiques, présenté les insectes aquatiques, les criquets…

D’une étagère, notre guide a retiré des  bocaux contenant des céréales et des insectes qui s’y étaient établis. Ensuite, elle nous a présenté un livret de recettes à base d’insectes : beignets, grillades, soupes…

recettes insectes

Tous les visiteurs sont ensuite sortis dans le jardin où il était question des plantes-hôtes de papillons, de vertus médicales de certaines plantes. L’animatrice s’est dirigée vers une cage habitée par une bibe : elle a introduit un phasme qui aussitôt s’est immobilisé,

jardin-insectarium.JPG

Pour terminer, nous avons eu accès à la serre aux papillons où nous avons observé une chenille, des chrysalides, trouvé des œufs, admiré le vol de plusieurs papillons.

chenille papillon

Comme l’heure tournait, il était déjà 16h15, nous ne sommes pas retournés dans la salle pour voir la vidéo, mais avons pris congé du groupe. Une sortie pédagogique qui mérite le déplacement, même si on se sent à l'étroit dans cet univers insuffisamment mis en valeur.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:51

On pourrait en écrire des articles sur ce lieu que je rêvais de découvrir depuis belle lurette. Quelle n’a pas été ma déception en me rendant à ce pôle dit " touristique". 

Rien à redire sur le balisage pour trouver l’insectarium à partir de la bretelle de la RN : il est bien fait à partir du 2e rond-point, à condition d’aller jusqu’au rond-point des grands banians. Là, prendre la 1ère à droite, puis encore une fois la 1ère à droite, passer devant les hôpitaux,  continuer jusqu'au bout de la rue.

 Il nous faut nous garer sur un parking qui est une friche à l’extérieur des locaux, sans une once d’ombre : un seul arbre !

Moi qui pensais entrer dans une pépinière ( un grand parc planté d’arbres) voilà que je découvre derrière les murs  un parking ombragé entouré d’un complexe de petites cases devant lesquelles  poussent quelques plantes. Des pergolas aménagées devant ces bâtiments sont désespérément vides à l’exception d’une. Tous ces bâtiments appartiennent à la ville. Des machines rouillées traînent un peu partout.

insectarium insectarium 1

 insectarium 3

  C’est dans une de ces cases de dimension très modeste, au fond, à droite,  qu’est installé “l’insectarium” avec un petit “i”. A se demander, au vu de l’espace qu’on lui concède,  si l’insectarium est seulement “toléré” par la ville. L’association qui gère ce fonds important d’insectes serait subventionnée par la municipalité. 

insectarium 5

L’ITR, organisme qui doit promouvoir le  tourisme à la Réunion n’est – il pas sensible à l’intérêt indéniable de cette structure ?

La visite animée par  Blandine, une spécialiste férue et passionnée est très très intéressante, mais l’environnement n’est pas à la hauteur des attentes de touristes : la salle d’attente est … à visiter pour sa médiocrité, puis  la salle d’exposition mériterait un coup de neuf, pas assez d’espace ; le jardin extérieur est également de dimension modeste.

insectarium 6 insectarium 7

La halle aux papillons est touffue, difficile d’y circuler, heureusement que nous n’étions qu’une dizaine de visiteurs…) Le panneau explicatif des papillons devant la serre est décoloré, les insectes aquatiques derrière leur vitre ont aussi perdu leur éclat.

insectarium 8

     J’ai du mal à comprendre comment un endroit aussi important n’est pas mis en valeur. Malgré le potentiel existant  en ressources et en animateurs compétents, l’endroit n’est pas attirant.

Comment se fait-il qu’on délaisse un tel atout de la Réunion ? 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 20:49

Jean Paul, enfant de Grand Bois, conserve depuis de longues années tout ce qui parle du passé : sa petite case est devenue un vrai musée.

C'est donc bien renseigné par Josie, membre active de Pêcheurs Golet, que l’Office Municipal des Sports de St Pierre organise un déplacement chez notre collectionneur avec deux groupes (des petits et des adolescents) pendant ces vacances.

P1060586

Pendant deux heures, Jean Paul accueille une quarantaine d’enfants et leur explique l’usage et l’histoire des spécimens qu’il a rangés sur les étagères ou accrochés aux murs. C’est tout un bric à brac d’objets hétéroclites qu’il passe en revue : du clairon au caro (fer à repasser) en passant par des bouvets, guillaumes, varlopes (outils du menuisier), des appareils photo, tourne-disque, radio, des bouteilles, des marmites trois pieds, des bidons de lait… Les jeunes sont fascinés par l’éclairage lontan, le phonographe, la toupie, demandent des explications quant à leur fonctionnement. Ils restent dubitatifs devant le projecteur de diapos (encore une époque que toute cette génération ne connaît pas !)

Nicole, l’épouse de Jean Paul qui partage  la même passion l’accompagne dans les brocantes pour compléter leur collection.

Elle montre aux groupes une ceinture réalisée avec des bouchons de bouteilles, ainsi que  des cahiers de classe d’autrefois, comme ce cahier de 6e où sont collées des broderies, dont le texte manuscrit explique les points.

P1060590

Les enfants sont aussi fascinés par le lancer de toupie, et le jeu du cerceau qu'on pousse avec un manchon terminé par une boîte de sardine incurvée...

 

A l’issue de la visite sur la varangue, tout le groupe assiste à la torréfaction à l’ancienne de pistaches (cacahuètes). S’improvisant pâtissier, le maître de maison prépare un caramel qu’il mélange aux pistaches pour confectionner de la « colle pistache». Le mélange refroidi est découpé et offert aux visiteurs.

P1060622

Puis on propose également à tout ce petit monde de goûter le « sirop la cuite »,  des pommes latanier au sirop, ou encore du sirop tamarin.

P1060629

Après avoir fait un tour par le petit bassin où flottent deux barques lontan, et remercié leurs hôtes, les groupes et leurs animateurs quittent l’endroit, satisfaits de ce passage dans la caverne aux objets lontan.

P1060642

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 06:24

 

Ecomusee-rucher-ancien--1-.JPG

Un tronc de bois de bombarde, arbre endémique de la Réunion,  figure parmi les objets exposés sous une aile extérieure de l’Ecomusée. On y lit qu’on l’appelle aussi « bois de tambour, "bois de papa" Son nom latin est « tambourissa elliptica» Il appartient à la famille des monimiacées.

 

 

Mme Piras nous explique qu’autrefois les abeilles y élisaient domicile, parce qu’en vieillissant le tronc  enflait et devenait creux. Pour récolter le miel, les gens coupaient l’arbre au-dessus des alvéoles et couvraient le tronc : on obtenait ainsi un rucher, que l’on appelait « bombarde »   Ecomusée rucher ancien (2)

Les fruits de l’arbre ressembleraient à de petites figues. Sans l'ouvrage de Lucas sur les plantes endémiques de la Réunion, j'ai trouvé l'explication pour l'appellation "Bois de tambour" qui vient simplement du fait que le bois se creusait facilement et se prêtait bien à la fabrication de cet instrument.

Ce bois se nomme aussi "bois à allumer" parce qu'on pouvait obtenir du feu en frottant les rameaux ensemble.

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:44

Cette balance, visible à l'Ecomusée de St Philippe pourrait en raconter des histoires si elle était douée de parole.

Cet instrument de mesure utilisé par le bazardier (ou marchand) servait à peser des sacs, mais aussi le cochon que l'habitant venait lui vendre.

 

Eco musée balance bazardier 2

    Dans le  crochet supérieur était enfilée une barre que supportaient deux hommes et l'objet à peser était fixé au croc inférieur.

Pendant que le propriétaire du porc surveillait de près le déplacement du curseur sur la barre, un des acolytes (complices) du bazardier levait discrètement la jambe sous l'animal pour faire contrepoids : il allégeait ainsi la bête de 10 à 15 kg.

Evidemment le vendeur n'était pas toujours dupe. Ainsi, parfois avant d'amener la bête, il lui faisait ingurgiter 10 litres d'eau sucrée pour l'alourdir.

Ce jeu ne durait qu'un moment, le bazardier s'apercevant assez vite de la supercherie. Donc, avant la pesée, notre homme donnait un coup de pied dans le ventre de l'animal qui se délestait de quelques litres d'urine.

A malin, malin et demi...

Cette anecdote nous a été racontée par Raphaël Piras, le propriétaire du musée de St Philippe, passionné d'objets et d'histoire locale.   Eco musée balance bazardier                               Une partie de la "Collection d'instruments de pesée"

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:59

J’attendais avec impatience d’entrer dans ce lieu vanté par les amateurs "d’objets lontan". Souvent, on passe à côté, trop pressé de voir la coulée du Tremblet. Et pourtant, là aussi,  un arrêt s’impose : tout le patrimoine de St Philippe y est concentré sur quelques dizaines de mètres carrés.

Eco Musée St Philippe (1)


En 1998, Raphaël Paris et son épouse Jacqueline née Payet, transforment en musée cette petite case très ancienne qu’ils viennent de racheter  (il n’en existe plus que trois de cet âge à St Philippe, elle avait été construite en 1850) Les bardeaux et la toiture ont été refaits, mais la petite demeure a gardé son cachet d’antan. Un cyclone l’aurait quelque peu déplacée.

C’est dans sa cour ( le jardin) que Jacqueline, la patronne des lieux  nous accueille. C’est elle qui fait la première partie de la visite.

 D’abord assis à l’ombre sur un banc en pierre, nous écoutons notre hôte nous parler de l’histoire de la ville et de la case. Puis elle nous fait visiter la cour, nous fait observer, sentir et toucher les plantes locales qui ont faitEco Musée St Philippe (2) partie du quotidien des Saint-Philippois. Nous dirigeons ensuite nos pas vers un abri où sont exposés des pilons, des roues, des moulins, des scies… et la dame nous explique l’usage de chacun des objets.

Puis elle nous invite à la suivre vers l’alambic où elle fait une rapide présentation des plantes et de la distillation. A proximité, elle nous montre une roche à laver et les accessoires nécessaires à la lessive ainsi qu’ une bombarde (arbre creux servant de ruche)

Puis, c’est Raphaël Paris qui prend le relai et nous fait découvrir l’intérieur de la case, constituée de cinq  pièces, qui contiennent un trésor ! Des centaines d’objets qui racontent l’histoire de Saint Philippe.

Eco Musée St Philippe (4)

Des outils de charpentiers, de plombiers, de tonneliers, de pêcheurs et des instruments de mesure et de pesée occupent la première petite salle. Et notre collectionneur nous raconte souvent des anecdotes liées à ces objets, anecdotes qui feront l’objet d’autres articles dans ce blog.Eco Musée St Philippe (3)

La deuxième salle est le domaine des objets de culte, des livrets scolaires, de la numismatique, des cartes et archives manuscrites de la région.

La troisième contient une vitrine d’armes. On expose aussi dans ce lieu de mémoire des entraves datant de l’époque de l’esclavage. Les vestiges du navire échoué  à quelques encablures de là, le « Hastings » y occupent aussi une place de choix.

Nous montons une marche et sommes dans la 4epièce meublée : on y voit des armoires et commodes en tamarin, le plancher en bois d’écorce blanc est d’origine.

Dans la pièce attenante, la chambre à coucher. Un lit couvert d’un tapis-mendiant, une commode avec  les bassines et brocs de toilette, le bandège, les savates-goni…

Venus à 9h15, nous sommes sortis de ce musée vers 11h45 alors que la visite devait durer 1h30 ! Nous avons quitté M. et Mme Paris, après leur avoir fait dédicacer l’ouvrage « Saint Philippe d’Hier et d’aujourd’hui » et après avoir signé leur petit livre d’or.

Un endroit fort sympathique à recommander à tous ceux qui se passionnent pour le passé de l’île et qui ne sont pas pressés.

Eco musée St Philippe (5)

 

 Le prix d’entrée est modique : 5 € par adulte et 2 pour les enfants ( de - de 12 ans).

Comment s'y rendre ?

Quand on vient de St Pierre ou St Joseph, la case est située à droite après une station essence. Pour stationner,  il suffit de descendre la rue de la Marine à droite, juste avant le musée, sur une cinquantaine de mètres, et de se garer  à gauche sur  une place qui doit être celle du stade.

 

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:32

Cette semaine, avec l’UPTS, nous avons visité une exposition inédite au MADOI ( Musée des Arts Décoratifs de l’Océan Indien) à Saint Louis. La signalétique pour y accéder laisse toujours à désirer : pas de panneau pour le Madoi sur la quatre voies, ni à l’entrée de Saint Louis, avis aux développeurs qui s'occupent du tourisme à la Réunion  et aux autorités locales !  Cette fois-ci encore des visiteurs ont été ennuyés par cette absence d’indication.

Deux groupes d’une vingtaine de personnes ont néanmoins pu se familiariser ce jour-là avec « des meubles créoles anciens. »

Pas de « lit court pas », ni de tapis mendiant, dans cette exposition qui présente avant tout des madoi (3)pièces de collection : on y voit des meubles rares importés de Pondichéry, des toiles indiennes…- je dirais le mobilier des classes aisées-,  tout un arsenal  que M. Tchakaloff concepteur du musée est allé chercher, acheter ou emprunter… Le seul mobilier réalisé sur l’île et exposé ici consiste en deux armoires en bois local de facture sobre. Il nous a été donné à comprendre qu’autrefois à la Réunion on avait peu de meubles et le savoir-faire faisait défaut, pas de compagnons du devoir, pas d’ébénistes chevronnés sur l’île ! Absence peut-être aussi d’outils. Pour la réalisation de tissus, on savait bien tisser le coton qu’on y cultivait, mais la toile était grossière, les tissus les plus fins venaient d’Inde. Pour les techniques de teinturerie, là aussi on manquait de ressources sur l’île. Et les plus belles étoffes teintes venaient d’Inde elles aussi .
madoi (2)M. Tchakaloff, en personne, nous a guidés dans cet espace très sécurisé en répondant à toutes nos interrogations. J’ai ainsi appris que le cannage de certaines pièces étaient en rotang, une fibre de palmier ( d’ailleurs des fiches explicatives très détaillées sont à la disposition des visiteurs pour comprendre la facture des brins)  et ce rotang, on le vernissait. De nombreuses pièces étaient en bois et en cannage. Plusieurs fauteuils attirent l’attention, certains ont un dossier triangulaire, d’autres un dossier arrondi. Certains de ces sièges ont des assises rondes surprenantes, on les appelle les  fauteuils « Bürgermeister ». Dans une vitrine immense en acajou étaient exposées de magnifiques porcelaines de Chine aux motifs bleu et blanc. Plusieurs meubles de travail (écritoire, secrétaire…)  font partie de cette collection.

  Parfois la facture des pieds étonne : certains pieds de meubles se terminent par des mains ( symbole indien ?). Nous avons été séduits par une table en marqueterie composée de bois divers (ébène, citronnier…) une table dite « de voyage » (parce qu’on peut la démonter). Une chaise longue en bambou et en cannage transformable grâce à un plateau sur roulettes qui coulisse sous le siège nous a impressionnés. Je regrette surtout de ne pouvoir illustrer mes propos avec des photos parlantes. Mais la maison interdit la photo ! Allez savoir pourquoi … comme si on allait faire des copies des meubles. Je me suis donc contentée de photographier le groupe et son guide.

Nous sommes restés deux heures dans ce musée, à écouter un personnage intarissable, passionné par l’histoire et les caractéristiques des objets qu’il a glanés dans le monde.

 madoi (4) madoi (5)

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:29

 est l’exposition temporaire qui se tient au Museum d’Histoire Naturelle du Jardin d’Etat à Saint Denis depuis le 12 novembre 2010.
Cette exposition réalisée en partenariat avec le Musée de l’histoire maritime de Nouvelle Calédonieexpo La Pérouse (3) et en collaboration avec l’association Salomon mérite le déplacement au chef-lieu de la Réunion. Au rez-de chaussée du musée, elle occupe plusieurs salles, et l’agencement en est remarquable. On est séduit par le parcours proposé. Mme Sonia Ribes- Beaudemoulin, conservatrice du musée, qui nous a accueillis, nous invite à la suivre au Palais de Versailles, point de départ de  l’expédition de M. La Pérouse, au XVIIIe siècle. 
Une vitrine est dédiée aux explorateurs du XVIIIe siècle : James Cook, Kerguelen, Bougainville, Marion-Dufresne ; on y voir aussi des instruments de navigation et un ouvrage « le voyage de La Pérouse autour du monde », daté de 1798.

expo La Pérouse

expo La Pérouse (2)

Plus loin deux maquettes de bateaux de La Pérouse, puis un tableau de Huet reproduit sur des stores de  l’embarquement à Brest. On passe entre des tonneaux (de vivres et de tafia…) et des coffres en planches, avant d’entrer dans une salle plongée dans la pénombre : salle qui a l’air d’un pont de navire : deux marins en costume d’époque discutent et boivent, pendant que les visiteurs de l’expo font le tour des vitrines, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

 expo La Pérouse (4)

On y voit par exemple les herbiers réalisés par les botanistes, des planches représentant les serres utilisées sur le navire. Egalement un paille-en-queue empaillé, des microscopes, des dessins de papillon, des fioles, une collection d’insectes, et un panneau qui explique : « Les naturalistes observent, collectent, décrivent et dessinent tout ce que la nature propose afin d’augmenter les connaissances et vérifier les théories. »

expo La Pérouse (5) expo La Pérouse (6)

 

D’août 1785 à juillet 1788 Le Comte de La Pérouse a parcouru les mers. C’est dans l'île Vanikoro, île de l'archipel Salomonexpo La Pérouse (7) (au large de l’Australie) qu’on a découvert l’épave de son navire et recueilli les précieux objets qui avaient été utilisés au cours de l’expédition.

Un tableau rappelle en détail les étapes de ce voyage,tout comme les cartes réalisées au fil des découvertes. Quelques films sur le travail des polngeurs terminent le parcours.

Une exposition à voir absolument, si on s'intéresse à l'Histoire, à la Navigation, à la Botanique...

 Encore une bonne idée de la Présidente de l'UPTS qui met (peut-être sans le savoir)depuis toujours,  en pratique la maxime de l'Université de la Réunion qui est "S'ouvrir au monde !" maxime que nous venons d'apprendre par la bouche de notre hôtesse.

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:20

 Toujours avec l’UPTS, nous avons eu la chance de mieux connaître les arbres remarquables du Jardin d’Etat de St Denis.

arbres JE (2)Avant de scinder le groupe en deux, notre hôtesse, Mme Ribes, nous a fait un historique de la création du Jardin de l’Etat, qu’il serait trop long de faire ici

(un lien pour ceux que cela intéresse : http://www.cg974.fr/index.php/Le-Jardin-de-l-Etat.html)

A l’origine, le jardin qui se trouve dans le prolongement de la Rue de Paris (anciennement « Rue Royale » était une pépinière qui avait pour vocation de distribuer des espèces fruitières à toute la population. Dès 1817, Nicolas Bréon, jardinier en titre, rapportera de ses voyages des graines et des plants et poursuivra cette œuvre pendant 14 ans : badamier, arbre à pain, le letchi, cacaoyer…

Le Jardin de l’Etat et le Museum d’Histoire Naturelle ont vu très rapidement leurs destins liés. En 1863, on fait venir un conservateur, un préparateur, taxidermiste : Auguste Lanz. Ce personnage marquant est  l’ancêtre de Sonia Ribes, la conservatrice actuelle du musée.

 Après avoir subi la valse des tutelles, le Jardin et son musée font désormais partie de l’Education Nationale. Mais  par  convention entre Etat, Région et département, le bâtiment et ses collections dépendent désormais de la Région (sûrement suite à la loi sur la décentralisation). Mme Ribes  qui est conservateur d’Etat gère des collections dites « nationales » en 1991 et « départementales » dès 1992, mais pour prêter et acheter des collections, il faut qu’elle en réfère toujours à l’Etat.

arbres JE

Un guide nous a emmenés au pied d’un grand figuier, on le connaît sous le nom de banian arbre JE banian fruit(mot qui signifie « commerçant » en indien) les lianes qui s’enracinent, deviennent des troncs, on l’appelle aussi « multipliant » et « arbre à palabres ». On raconte même que l’armée d’Alexandre aurait bivouaqué à l’ombre d’un seul banian. C’est un arbre sacré : les racines viennent du ciel… Le fruit du banian a des similitude avec la figue.

  Les ficus se développent d’une façon extraordinaire comme ce ficus Nitida, aussi appelé arbre JE de l'intendant b« Arbre de l’Intendant », arbre au port très étalé, que l’on peut aussi voir devant la cathédrale de St Denis.  

L’appellation «intendant » lui a été  donnée en hommage à Pierre Poivre, grand botaniste originaire de Lyon, intendant le l’île de France, de Ile Maurice. Ce ficus a de très petites feuilles.

 

 

 

  Nous nous sommes attardés devant l'arbre « boulet de canon » (couroupita guianensi). C’est un arbre, originaire d Guyane,  qui peut atteindre 30 mètres. C’est son fruit qui a l’aspect du boulet de canon : une boule ronde, brune, lisse. Ses fleurs parfumées poussent le long du tronc. Nous avons ramassé deux ou trois de ces superbes fleurs tombées à terre et  nous les avons photographiées sous tous les angles.

  arbre JE boulet arbre JE boulet de canon

 arbre JE boulet de canon fleur 2 arbre JE canon fleur 1

arbre JE sandragon Le Sandragon, (pterocaptus indica) est l’arbre national des Philippines ; il a une sève collante de couleur rouge, d’où son nom « Sang de dragon ». On l’appelle aussi «  bois de corail dur «  et « narra ». Son fruit vole (ptero = ailes). Menacé, son exportation a été interdite aux Philippines en 1987.

 

  Arbre à saucisses (kigelia africana) ordre des bignoniacées. (voir article du 19 août 2009)

arbre JE à saucisses  arbre JE à saucisses mâle

A droite de cet arbre curieux, le bonnet de prêtre et son fruit si caractéristique qui ressemble effectivement à la coiffe du prêtre. Les fleurs quant à elles pourraient être confondues avec des pinceaux à poudre.

arbre JE bonnet de prêtre fruit arbre JE bonnet de prêtre fleur

 arbre JE canellier  arbre JE baobab

           Canellier                             baobab

arbre papillonArbre papillon (peltophorum pterocaptum), dont les fleurs jaunes font penser à des papillons. Il ressemble étrangement au flamboyant, mais ce n’en est pas !

Nous nous sommes encore arrêtés près des camphriers, des teks, de l'Acajou,un arbre très prisé pour son bois, mais aussi pour l’arsenic qu’il contient.

Nous n’avions qu’une demi-heure pour partir à la découverte de ces arbres remarquables, mais nous n’avons pas eu le temps de les voir tous. Un bon prétexte pour revenir au Jardin  d’Etat de St Denis.

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 16:36

Commençons par le commencement : un lazaret, c’est un « établissement de quarantaine». Pour chaloupe4éviter la contamination de la population  par des passagers débarquant sur l’île, on acheminait les nouveaux arrivants  dans ces bâtiments situés à quelque 5 km  au Nord de la Possession, c'est-à-dire très loin des endroits habités. Quand ils débarquaient à Saint Denis, on les amenait ici en chaloupe (ou « canot »), et pour ceux qui arrivaient dans la baie de Saint Paul, c’est par voie ferroviaire qu’ils rejoignaient ces lieux. Ils devaient y rester en quarantaine. Cette quarantaine variait de deux à quarante jours, aucun nouveau venu n’y échappait. Selon le corps social dont on était issu, le confort n’était pas le même. D’ailleurs même sur les bateaux, on triait les passagers en 4 classes.

chaloupe2Les lazarets 1 et 2 situés à la Grande Chaloupe et un débarcadère aujourd’hui disparu, avaient été construits de 1860 à 1865  à l’occasion de l’arrivée massive d’ « engagés ». Comme l’esclavage avait été aboli en 1848, il a bien fallu compenser le manque de main d’œuvre et il a été fait appel à des « engagés », pas toujours volontaires, qui venaient d’Inde, d’Afrique, des Commores, de Chine et même d’Australie. Ces engagés qui signaient un contrat pour cinq ans, cherchaient une vie meilleure, fuyaient parfois un système politique.

En 1859, le choléra ravage l’île, introduit par un navire ramenant des engagés du Mozambique. Une veille sanitaire s’effectue à Saint Denis à bord des bateaux, puis les immigrants sont acheminés à la Ravine à Jacques, puis à la Grande Chaloupe. Ils sont logés par catégories, les plus fortunés étant dirigés vers le lazaret de St Denis.

Chaloupe1

Si les engagés indiens savaient  se défendre contre les pratiques de leur propriétaire, non conformes au contrat, parce que soutenus par le protectorat anglais, il n’en a pas été de même pour ceux venus de Madagascar ou des Commores par exemple.

Lors de la visite guidée qui a eu lieu pendant le Journée du Patrimoine, nous avons eu droit à un topo intéressant sur l’engagisme. Mais nous aurions aimé connaître les conditions de vie de ces engagés dans le lazaret, cet aspect a été négligé malheureusement. Des récits de témoignages auraient également été les bienvenus.

chaloupe5

Sur le site, on voit encore deux longères  – bâtisses rectangulaires très longues-  Dans le troisième bâtiment, l’infirmerie, (qu’on peut visiter), on remarque sur le sol, les noms des salles qui se succèdent en enfilade. Toutes sont vides, et les murs sont tapissés de panneaux explicatifs. Pas de lits, pas d’objets… rien qui rappelle l’existence de ces hommes et femmes isolés du monde. A droite, la chambre du médecin, puis la pharmacie, un dortoir, une pièce partagée par une salle d’attente et une infirmerie, encore un dortoir.

chaloupe planIl existait d’autres lazarets bien avant celui de la Grande Chaloupe, ils ont recueilli des esclaves jusque vers 1820 :

Fin du XVIIIe le lazaret de la  Plaine de la Redoute à Saint Denis . Fin XVIIIe Lazaret de Saint Paul ou « Grande Maison » à Savanna ainsi que le Lazaret de la Rivière des Galets.

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