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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:35
Je les entends ricaner, la belle faute de français ! Il n'est pas question d'un plat d'artichauts.... Il s'agit bien "du Plate" ! Rien à voir non plus avec le "platt".
C'est un village des Hauts de Saint Leu, ici on dirait "un quartier " de Saint Leu,  où on fête chaque année l'artichaut. Nous avons rejoint ce quartier en sortant d'une bretelle de la Route des Tamarins et sommes passés par Piton Saint Leu  et à la sortie nous avons pris sur la gauche la D3 étroite bordée de fossés, une départementale heureusement peu fréquentée, qui grimpait en lacets sur 5 kilomètres à travers les plantations de cannes et de haricots. 
Nous avons devancé toute la foule ce vendredi , et sommes arrivés avant le fête,  pour acheter quatre têtes d'artichauts. Ils  les vendent 1 euro pièce et font leur chiffre d'affaire le jour de cette manifestation. La terre très fertile et la pluie sont des atouts pour cette plantation ; cette année on récoltera 800 000 artichauts.

                                                  

Plate est aussi un "village solaire". Les lieux qui ont cette appellation bénéficient actuellement de 500 euros de réduction pour l'achat d'un chauffe-eau solaire grâce à la commune, il paraît que le Conseil Général participe aussi au financement de l'installation et on peut bénéficier d'un crédit d'impôt. Alors, que veut le peuple ?

Nous avons fait un petit circuit, sommes remontés le long de l'église vers le Chemin du Calvaire qui grimpe entre de gigantesques "fleurs d'ail" - dont j'ignore encore le nom exact-  vers un énorme émetteur, une horreur, qu'ils auraient bien pu placer ailleurs.
La vue en plongée sur les habitations depuis le chemin du Calvaire est jolie même sous la bruine. Vrai qu'ici, à 700 mètres d'altitude,  les nuages accrochés çà et là menacent toujours de crever.

 

Nous sommes repassés devant le bar "l'Artichaut" puis en voiture, nous sommes repartis vers le Nord en direction de Saint Leu.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:39

 

Eh oui, même à la Réunion, on fête encore Halloween. Sur la place de la Mairie du Tampon, on avait monté hier soir un podium et une tête gigantesque de Grand’ mère Kall y trônait ! Grand-mère Kall est cette sorcière qui vit dans le volcan et terrorise les enfants désobéissants...

Le soir du  31 octobre, nous avons eu la visite de plusieurs groupes d’enfants en quête de friandises.
Mais on sent que la fièvre des années passées baisse, on achète moins de fanfreluches et de gadgets coûteux dans les magasins. Crise économique oblige…

 

Ici, pour la Fête des Morts, on préfère acheter "des fleurs coupées". Hier, nous avons vu des gens chargés de bouquets d’anthuriums, de lys, d’arums, qui partaient fleurir les tombes. Le culte de l’ancêtre est très vivace à la Réunion.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:38

 Il fera nuit, ils  auront mis leur lampe frontale…Ce soir à minuit, c’est reparti pour le Grand Raid : 150 km de course pour un dénivelé positif de 9000 mètres.  A Cap Méchant, on attend 2694 participants. La Réunion est bien représentée par 1757 sportifs, les métros sont au nombre de 807, les Allemands 8... "La Diagonale" est le tracé Sud-Est - Nord- Ouest, et les "Fous" sont ceux qui relèvent le défi de traverser l'île en un temps record !

On aurait pu supposer que le temps cette année serait de la partie, compte tenu des semaines ensoleillées que nous venons de vivre, mais nous avons lu notre carte météo ce matin avant d’aller à notre permis bateau à St Pierre et des vagues sont au programme ainsi qu’une pluie battante. Rien de très réjouissant pour les raideurs – faut dire que l’an passé le temps était aussi pourri ! –
Et si le volcan décidait de leur préparer un feu d'artifice cette nuit ? Compte - tenu des dernières infos des scientifiques, le risque n'est pas exclu...
Lien : http://www.fournaise.info.fr



Incroyable : les raideurs vont devoir  emprunter un GR (dénivelé de 2400 m depuis la mer vers le sommet du volcan), suivre la route du volcan, continuer vers l’Oratoire Ste Thérèse, descendre dans la Plaine des Cafres, remonter le Coteau Maigre vers le gîte du Piton des Neiges, redescendre sur Cilaos, remonter de Cilaos pour plonger dans le Cirque de Mafate, descendre vers la Rivière des Galets, remonter vers Dos D’Ane, puis rejoindre St Denis… Il faut un mental exceptionnel pour aborder sereinement cette course et aller jusqu’au bout. On ne parle que de ça dans les journaux depyis quelques jours...
lien intéressant :http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=225078&page=article

Deux nouveautés sur ce raid : les semi-raideurs, partant de Cilaos auront un départ décalé, ils ne partiront que samedi pour 77 km. Et il paraît que les pollueurs, ceux qui jettent leurs déchets, seraient exclus de la course. Sage initiative quand on sait le nombre de participants, la menace qui pèse sur ce magnifique environnement et certaines attitudes peu scrupuleuses rencontrées au quotidien.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:58

 Dimanche soir, nous sommes descendus au Port de St Pierre pour assister à la clôture du Dipavali, fête de la Lumière. Pour voir le défilé, il fallait être soit un géant pour dominer toutes les têtes (3 rangs et plus s’étaient amassés de part et d’autre  d’une chaussée unique) soit être un enfant pouvant se hisser sur les épaules de ses parents, soit être assez rusé pour se glisser entre les jambes et s’asseoir par terre devant la foule. C’est pour la dernière solution que j’ai opté.



Pendant ce temps François cherchait à garer la voiture, et quand il est arrivé le corso était quasiment passé ! Beaucoup de visiteurs ont déchanté, une organisation qui laisse à désirer… On fait beaucoup de pub mais on n’assure pas…
Mais pour les privilégiés qui ont pu effectivement voir les chars, les danseuses, les musiciens, c’était un régal ! De la lumière, des paillettes, de la soie, des flammes (celles des bâtons de twirling, et du bois qui brûlait dans les brouettes accompagnant les participants, (-feu destiné à assurer retendre les peaux des tambours-) et là-dessus le traditionnel battement de percussions.

Au  final  un désenchantement pour les uns, et un enchantement pour les autres… Une organisation à revoir !

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:00

Nous sommes allés faire un tour aux Florilèges du Tampon, non pas pour la braderie d'ailleurs peu intéressante, mais pour les orchidées et autres plantes proposées par les horticulteurs au Parc Jean de Cambiaire situé sous la médiathèque. (Entrée 1 €)
            
Pour arriver à nous garer, c'était le parcours du combattant, des bouchons dans tout le centre ville, on aurait cru que toute l'île s'était donné rendez-vous ce dimanche après - midi. Les gens revenaient en famille  de cette fête les bras chargés d'orchidées de toutes sortes. Après avoir joué des coudes dans le parc où avaient été aménagés un parcours au milieu des plantes endémiques, un jardin de bonzaïs, un bassin de nénuphars, des murs de plantes, et après avoir admiré l'exposition photo "J'irai d'où je viens" et les oeuvres de Dijoux, un peintre original, nous avons quitté la foule. Et sur la route, rebelote pour les bouchons ! On comprend pourquoi certains Tamponnais désertent leur ville pendant cette semaine stressante.

                           
                          

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:28


 Cette semaine, plus précisément le 27 septembre,  auront  lieu au Stade de Trois Mares, à quelques pas de chez nous, les 1/4 de Finale de ce sport.

Le moringue associe gymnastique, danse, musique et combat. Il exige de la force, de la souplesse et donc une préparation intense.

                 
                     Echauffement du club "Moring Alon Marron Tampon" décembre 2008

La musique est essentielle, on rythme le pas sur les percussions ;  la musique  donne le côté rituel et symbolique à ce combat très codifié, dans lequel un participant en  invite un autre pour l’affronter dans le rond appelé « rondon » 

Une compétition compte deux rounds de combat et de danse et un round de gymnastique. Si on ne peut départager les combattants ceux-ci doivent exceller en musique : ils doivent jouer du djembé, du doum-doum er du piker !

 

Le moringue ( ou batay kreol) est souvent présent dans les manifestations locales, comme  la Fête de la Liberté du 20 décembre.

                 
                      Acrobaties du Club de Moring derrière une charrette-boeuf à la Fête de la Liberté

Il s’agit là d’un sport de combat cousin de la capoeira brésilienne. En réalité le moringue et la capoeira ont tous deux une origine africaine. A la Réunion, à l’origine, seuls  les esclaves noirs et cafres le pratiquaient, c’est au XXe qu’il s’est développé.


*Traduction du titre : Qu’est-ce que le moringue ?

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 13:26


 
                              Charrette - boeufs                                                  dégustation "café pointu"

                                              

Hier, dimanche 20 septembre, nous sommes descendus à Pierrefonds, à l’ancienne usine sucrière où nous avons dégusté du Café Pointu (café encore cultivé à la Réunion, peu riche en caféine, mais très bon… et très cher !), visité l’exposition sur la canne à sucre dans le fief des Portes du Sud, écouté un groupe de gramouns  jouer du maloya sous une frondaison d’arbres, découvert  la charrette bœuf conduite par un fils d’exploitant agricole de Basse-Terre sur la charrette duquel Guillaume et ses amis avaient  déjà fait un tour dans les champs de canne.
 Dodo et gâteaux péi étaient en vente sur le site, et même une conteuse s’est déplacée pour raconter des histoires en créole.


                                                  gramouns animant la fête

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:16

 Les Malgaches de l’île de la Réunion ont organisé des festivités pour leur fête nationale. Nous avons participé à l’une d’elle, grâce à Chantal Talbot, une choriste de Villancico, la chorale où chante François.

Ce samedi, nous étions 300 convives au Palm Beach de Saint Pierre. Le président de l’association, AEAM (Association des Enfants et Anciens de Madagascar) M. Raza, en présence du consul, a ouvert le dîner dansant par un discours  de bienvenue et l’hymne national a été entonné par tous les invités auxquels avait été distribué le texte en malgache et en français.

lien pour l'air  de cet hymne : http://hymnes.free.fr/hymne.php?id=Madagascar  

 

 

Ry Tanindrazanay malala o!
Ry Madagasikara soa
Ny Fitiavanay anao tsy miala,
Fa ho anao doria tokoa

Ry Tanindrazanay malala o!
Irinay mba hanompoana anao
Ny tena sy fo fanahy anananay,
'Zay sarobidy sy mendrika tokoa

Ry Tanindrazanay malala o!
Irinay mba hitahiana anao,
Ka ilay Nahary izao tontolo izao
No fototra ijoroan'ny satanao.

Fiverenena

Tahionao ry Zanahary
Ity Nosin-dRazanay ity
Hiadana sy ho finaritra
He!
Sambatra tokoa izahay.


O, notre chère Patrie
O bien aimée Terre de nos ancêtres
O beau pays de Madagascar ;

Notre amour pour Toi ne faillira pas
Et restera à ta cause éternellement fidèle.

O bien aimée Terre de nos ancêtres
Nous voulons mettre à ton service
Notre Etre, notre Cœur et notre Ame,

Ce que nous avons de plus précieux et digne.
O bien aimée Terre de nos ancêtres,
Bénie sois-tu

Et que le Créateur de l'Univers
Soit le Maître de ton destin.


Refrain

Bénis, ô Créateur,
Cette Ile de nos aïeux :
Qu'elle connaisse joie et bonheur
Et nous serons comblés.

Paroles de Rahajason   - Musique de Norbert Raharisoa 

 

On avait mis les petits plats dans les grands plats : 24 entrées (vindaye de poisson, achards de chouchou, crêpes aux œufs de lymphes, salade tahitienne, beignets d’aubergines…) comme plat de résistance 4 plats chauds (porc au gingembre, poulet au coco, poisson 5 merveilles, bœuf bourguignon.)

Et la communauté malgache a entraîné tous les invités sur la piste pour une danse de Madagascar. Les Malgaches aiment chanter, danser et leur enthousiasme est communicatif. Dommage que la puissance de la sono ait couvert  les voix pendant toute cette soirée.

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 11:33

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Cette veille de Pentecôte, les familles d’accueil réunionnaises de l’échange franco-allemand de la Ravine, ont organisé un pique-nique en l’honneur de leurs hôtes. Un papa d’élève était parti avant le lever du soleil à Grande Anse pour réserver la place… Puis d’autres parents ont monté des abris. On avait réservé deux feux pour réchauffer les énormes gamelles remplies de cari, installé des tréteaux, apporté chaises et tables, une organisation sans faille ! Ils avaient pensé à tout même au punch ! Les familles avaient également préparé le dessert (gâteaux au chouchou, à l’ananas, à la banane, au coco…)et le café. Et cerise sur le gâteau… ils avaient invité un orchestre local, le Kalkita,  qui animait la journée en jouant et chantant du maloya. Une animation réussie !

Les enfants n’ont pu nager parce que la houle était importante et que la menace de requins était présente ce jour-là. Ils se sont donc contentés de mouiller leurs pieds, de jouer dans le sable, de se défouler autrement. Encore une journée inoubliable !

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 16:54

Sans l’avoir programmé, nous avons pu assister aux festivités du  8 mai,  Fête de la Victoire, dans le village de l’Entre-Deux à notre retour de randonnée. La Marine en uniformes blancs était présente, ainsi que les officiels de la municipalité. Majorettes, « pom pom girls » et fanfares ont défilé devant l’hôtel de ville. Puis, tous en cortège ont rejoint la place de la commémoration pour le dépôt de gerbe.

 

A rappeler que les Réunionnais ont également participé à la Seconde Guerre Mondiale, comme l’atteste la stèle commémorative devant la place de la mairie. La Première Guerre Mondiale avait déjà fauché dans les plaines du Nord (en métropole) de nombreux jeunes dont 23, originaires de ce village.

Et la population a souffert de la faim entre 1939 et 1945 : « on mangeait du manioc, du maïs, du jaque, il existait des tickets de rationnement pour acheter du tissu, du riz… »comme en témoignaient Mme Séry et M. Dijoux dans « l’Histoire d’un Village des Hauts de la Réunion »

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