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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 11:40

                                          combava et pamplemousse   

Incroyable comme la végétation ici peut  surprendre : sur la table de cuisine de Marie –Ange, un énorme pamplemousse remplit une petite corbeille : il doit avoir plus de 15 cm de diamètre. Il tient à peine dans ma main.


La peau du fruit est épaisse, et on a coutume d’en faire de bonnes confitures. L’écorce peut être confite.

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:20

Souvent, quand le vent souffle, il arrive que des bananiers ploient ou tombent. Qu'à cela ne tienne, le régime n'est pas perdu. Il suffit de le suspendre au soleil ( en veillant à ce qu'il ne soit pas attaqué par le merle maurice.) On peut aussi les mettre à l'abri.  Les fruits verts continuent à jaunir.

P1130261 P1130351 2

Le seul problème est que lorsque le jaunissement commence, en moins d'une semaine toutes les bananes sont mûres. Et là, soit vous les distribuez à vos voisins, à vos amis, soit vous les séchez, ou encore vous en faites des compotes et des confitures.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:42

 

Alain, notre charmant voisin, m’a offert dernièrement un sachet rempli de « grenadelles ». J’ai eu l’impression de tenir en main des boules de Noël. Sur le sapin, elles auraient été du plus bel effet. 


P1130852

Il fallait quand même se résoudre à les couper e deux pour les manger, et tant pis pour le sapin… Ce fruit fait partie de la famille des paasiflores, comme la grenadille, le fruit de la passion, la barbadine… Elle pousse en liane à une altitude minimum de 300 mètres.


P1130854

 J’ai donc coupé  une grenadelle  et prélevé la chair juteuse et sucrée avec une petite cuillère. Le fruit n’a pas l’acidité, ni l’arôme de la grenadille, et l’arille est translucide. Je préfère. Paraît qu’on en  fait aussi des boissons et des sorbets.  Et ça ne me déplairait pas d’avoir une liane de passiflora ligularis. La grenadelle se multiplie par boutures et semis et se palisse. 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 16:30

Il paraît que sa chair est succulente, mais à 3 euros pièce, je n’achète pas ! C’est au marché forain de Bras-Panon que j’ai vu ce fruit pour la première fois sur des étals.

C’est dans l’Est de l’île, dans la région de St Benoît et St André que pousse le mangoustanier, un arbre fruitier, qui peut atteindre 15 m de hauteur, un arbre très rare mais renommé. Il est exigeant en chaleur et en humidité, raison pour laquelle il s’acclimate le mieux dans l’Est (de Ste Suzanne à St Philippe) Ses fruits sont mûrs de mars à mai.

mangoustan

Il paraît que peu d’insulaires ont pu déguster la chair fondante de ce fruit qu’on appelle aussi « Roi des Fruits Tropicaux ». On peut le manger cru, mais aussi conservé dans un sirop de sucre, ou  encore transformé en gelée ou en confiture.

L’intérieur du fruit – que je n’ai pas vu - est composé de 6 à 8 quartiers blancs, se détachant comme ceux des clémentines.

L’écorce du mangoustanier serait efficace dans les cas de dysenterie, et  ferait baisser le taux de corps gras dans le sang. On apprécie son bois noir, très solide et lourd en ébénisterie.

L’ouvrage qui m’a aidé à rédiger cet article est « Le Grand Livre des Fruits Tropicaux » de Fabrice Le Bellec et Valérie Renard aux éditions Orphie

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 20:14

La semaine passée, Martine qui habite Grands Bois, m’avait fait une visite guidée de son verger. Non loin de sa maison, sur prune mombinun arbre majestueux, le Spondias mombin,  pendaient des grappes de petits fruits oblongs jaunes. Ces derniers mesuraient environ 3 cm. La propriétaire des lieux  les appelait « les prunes mombin ».

Elle m’en a fait goûter une en me conseillant de ne pas manger la peau et de me contenter de la pulpe. Celle – ci est parfumée et un peu acidulée ; elle fait un peu penser à celle du longani.

Ces prunes sont consommées crues, mais aussi en gelée ou en confiture aux Antilles. Je n’ai pas encore vu de confiture de prune mombin à la Réunion…

Il paraîtrait aussi que le jus du fruit, une fois fermenté et distillé donne un alcool très apprécié. ( Ouvrage : Le Grand Livre des Fruits Tropicaux , auteurs : Le Bellec et Renard)

L'arbre a été inroduit à la Réunion en 1880 par M. Crémazy, il est très répandu au Mexique, en Amérique Centrale et aux Antilles. Il peut atteindre vingt mètres de hauteur.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 19:30

Rien à voir avec des gambettes élancées… D’ailleurs, on prononce « jamblon » et non « jambes longues »

Ce dimanche, avec Ti Yab et Tit Cafrine, nous sommes partis à l’Entre-Deux à pied par le sentier du jamblon 1Bras de la Plaine. Nous venons de faire une centaine de mètres dans la descente que déjà Ti Yab s’arrête. Il a repéré des fruits mûrs dans un arbre : ça a l’air de petites olives noires. Ce sont en fait des fruits du « jamblong ». Les hommes se hissent sur la pointe des pieds pour atteindre les branches et cueillir quelques fruits. C’était un peu âcre, parce que peu mûr. Cette astringence disparaît avec la maturité.

Cet arbre peut atteindre 20 mètres de haut. Il a des feuilles brillantes, vert olive au dessus, pâle en dessous. Il paraît que la pulpe contient de l’anthocyanine qui bleuit la bouche. Le fruit se mange mûr, ou après trempage dans l’eau salée. Il paraît qu’en Inde on l’utilise dans la préparation du vin et du vinaigre.

jamblon 2 jamblon 3

Son nom latin est « syzygium cumini » et il appartient à la famille des Myrtaceae. A La Réunion, on l’appelle aussi  «  tété négresse » ; son nom anglais est « jambolan ».

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 14:27

Le pitahaya, décoratif et comestible.

         Sur les vieux murs de pierre de l’ancienne sucrerie en ruines, de la « Maison Vallée » nous avons été surpris de voir s'agripper une foule de cactées . Cette plante grasse grimpante à tiges vertes, atteignant 15 mètres, a entièrement colonisé les lieux, et  de grandes  fleurs jaunes pendent partout.

pitahaya

Ce sont des fleurs qui naissent du fruit. Ce dernier est couvert de grandes écailles rouges. On en mange la pulpe.

pitahaya 2Cette plante est très commune à la Réunion, on la trouve le plus souvent en bord de mer, mais on peut la cultiver à 400 mètres, elle supporte les températures très élevées mais n’aime pas  les pluies abondantes. Cette plante est aussi un bon porte-greffe pour d’autres cactus ornementaux. On l’appelle aussi  « raquette tortue »


pitahaya 3La pulpe du pitahaya ressemble à celle du kiwi, on en fait des glaces, du jus, des salades de fruit.
Quand on mange un pitahaya rouge, il paraît qu’on « urine rouge… », c’est du moins ce qu’une habitante de l’île m’a raconté.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:23

Devant la Maison Vallée, à l’angle droit, un arbre attire les regards. C’est le « mambolo ». Majestueux, il porte en cette saison des fruits marron – orange dont la peau ressemble à du velours.
mambolo 3

Le sol est jonché de ces grosses « pêches ». Quand on les ramasse, on comprend qu’elles ne soient pas convoitées par les gourmands : elles dégagent une odeur écoeurante. C’est aussi la raison pour laquelle on appelle ces fruits « caca de chat » mais elles ne diffusent cette odeur que lorsqu’elles sont très mûres. L’arbre fructifie de mars à octobre… encore une fois, la nature est en avance…

 L’espèce a été introduite sur l’île en 1770 lors d’une mission organisée mambolo 2par Pierre Poivre. L’arbre n’acquiert son port majestueux qu’au bout de 40 ans et pousse de préférence dans les bas de l’île entre 0 et 300 m d’altitude. Or,  la Maison Vallée doit se situer à 100 mètres, ce qui explique sa présence ici. Mais l’arbre est en voie de disparition parce qu’on ne consomme plus ses fruits. Jusqu’à ce jour, je  n’en ai jamais vu sur les marchés. Alors qu'est-ce qu'on attend pour en replanter ? ça se multiplie par semis... et c'est joli !


mambolo zip
Il paraît pourtant que le fruit a un goût agréable, il est sucré, parfumé, rappelant  le goût de l’anonne – connais pas-  mais moins juteux.
Le bois du mambolo est utilisé en ébénisterie.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 15:24

La carambole

 

Les caramboles sont arrivées aux Mascareignes en 1764. Très commun autrefois dans les jardins créoles, notamment à Saint Denis, le carambolier se fait plus rare. Il donne des fruits de mars à août. Cette année, compte –tenu du réchauffement, nous avons déjà pu en déguster début février.

caramboles zipOn le trouve dans les régions chaudes et humides, du littoral  à 400 m d’altitude. L’arbre que nos amis ont secoué pour en faire tomber les fruits dans le chemin creux vers Ste Suzanne était très haut. Très ramifié cet arbre peut en effet atteindre 10 mètres de hauteur.

Son fruit qui possède 5 à 6 ailerons saillants peut être très décoratif, on peut le couper en tranches ressemblant à des étoiles, raison pour laquelle on l’appelle en anglais « star fruit ». Peu calorique, il est en revanche riche en vitamine C. On peut l’utiliser pour polir les métaux, ou comme détachant pour le linge. L’oxalate que contient le fruit est décapant : un fruit peut contenir jusqu’à 1 % d’acide oxalique. Sa consommation en gelées et confitures est préférable.

Il vaut mieux le manger bien mûr car son goût avant sa pleine  maturité est très acidulé. Le jus, un peu d’eau, du sucre et un peu de citron permettent d’en faire un bon sorbet. Au Vietnam il entre dans la confection du curry aigre-doux, on peut aussi le manger comme des achards (légumes)

Il existe deux variétés de ce fruit, l’une étant plus sucrée, donc plus douce que l’autre.


Quel est le lien entre la « carambole »  et « le carambolage » ?


Alors « carambolage » viendrait de « carambole » ?caramboles zipe D’abord je me suis dit qu’effectivement ce fruit peut provoquer des carambolages, comme c’était le cas de notre bande de randonneurs : quand tout le monde s’est jeté sur les fruits pour en ramasser, on a bien failli se heurter. Pas sérieux comme hypothèse

Eh bien non ! En compulsant notre Larousse Illustré, voilà ce que j’ai pu trouver comme origine… « Carambole » a deux sens et le mot vient de l’espagnol « carambola »,le fruit.

Tous les joueurs de billard,- n’est-ce pas petit frère ?-, savent tous que la boule ou bille rouge de ce jeu a pour nom « carambole », et que par conséquent « caramboler », c’est toucher la bille rouge et la bille de l’adversaire. Le lien est vite fait : « le carambolage » est donc tout simplement issu de ce jeu. Et comme le nom de la bille vient du fruit, on a résolu l’énigme.

Dire qu’un fruit exotique quasi - inoffensif ( vrai qu'il est utilisé comme décapant) est à l’origine de heurts de voitures par des chocs désordonnés, faut bien trouver un coupable !

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 20:00

                   

La première fois que j'ai vu ce fruit accroché au pilier de bois d'une "salle verte" chez un rasta à Trois Bassins,  je pensais que c'était un objet décoratif en cire ou en plastique, tant l'aspect était rose brillant.
Et on m'a invitée à le décrocher pour le manger. Ce fruit très ferme avait le goût de la poire. J'ai bien aimé.  
 
                                   

En allant nous promener nos amis à l'Entre-Deux nous avons vu l'arbre. Celui - ci a un port imposant et reste toujours vert, il a des feuilles larges . Et sur le même arbre, on peut distinguer les trois stades de fructification : les fleurs, les jamalacs encore blancs et les jamalacs mûrs. Il fructifie en général de novembre à mars...Cette année, il est en avance.
                               
Le jamalac originaire de Malaisie aurait été introduit à l'île Maurice vers 1750 par un certain Cossigny et peu de temps après à la Réunion. Il a un intérêt ornemental indéniable. On l'appelle aussi la"poire d'eau"

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