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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 20:44

Yoland m'a expliqué que l'arrow-root (ou "rouroute") se récoltait et se travaillait à la mi-septembre. Il m'a invitée ce matin à participer à la transformation des tubercules de conflore.

Cette tâche nous a bien occupés trois heures. Dans son jardin, il fouille la terre pour en extraire les tubercules. Il garde les petits tubercules et ceux qui commencent à germer pour les replanter plus tard. 

Nous enlevons la terre et plongeons les racines dans l'eau puis nous les frottons pour ôter la peau.Puis commence un travail assez long qui consiste à râper les tubercules.

Le tout est d'avoir une bonne râpe et de l'huile de coude. On met la chair râpée dans une bassine d'eau. Ensuite, il faut presser la chair, filtrer...laisser se décanter.

La farine blanche se dépose au fond du récipient. Yoland  continue à la mouiller pour laisser reposer de nouveau... l'´eau en surface est jetée et la poudre blanche est étalée, séchée pendant plusieurs jours, et conditionnée dans un bocal fermé hermétiquement

Yoland aime confectionner des bonbons rouroute avec cette poudre qui a des vertus incontestables pour soigner les maux d'intestins des bébés. 

Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
Préparation de la farine de "rouroute"
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:31

Il est une tradition à La Réunion qui consiste à faire le "tour de neuf crèches". Ne me demandez pas pourquoi "neuf" et non "sept" ou "huit".
Certaines associations affrètent des bus et partent pour la journée, parfois dans un secteur réduit, parfois un secteur plus large. Dans les églises retenues, devant chaque crèche, on se recueille et on prie...
On en profite souvent pour organiser en plein air  un pique-nique partage.

A La Réunion, les crèches sont démontées le 2 février. Pourquoi le 2 février  ? Parce que, me dit-on, c'est le jour de la "Fête des Enfants". (Encore un sujet à creuser...)

Le "tour des crèches"
Le "tour des crèches"
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 12:27

Situé à Saint Pierre, à la Ravine Blanche, le Centre Culturel Lucet Langenier fait partie des infrastructures culturelles de la ville. Sa salle d’une capacité de 200 personnes accueille des conférences, des troupes de théâtre, des musiciens… Un peu excentré, le lieu attire malgré tout pour sa programmation.

Les graphismes qui couvrent et embellissent désormais les murs extérieurs de ce bâtiment très géométrique et  impersonnel sont superbes ! Il me reste à les décrypter et à trouver le nom de leur(s) auteur(s).

Le Centre Culturel Lucet Langenier
Le Centre Culturel Lucet Langenier
Le Centre Culturel Lucet Langenier
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 16:26
La capitainerie

La capitainerie

En me rendant à la Capitainerie de Saint Pierre pour participer à l'atelier tressage, j'ai remarqué au rez de chaussée une exposition au titre évocateur de "Kréolité/ Diversité"  Une quarantaine d'artistes locaux y exposent des toiles, sculptures, et céramiques en liaison avec la créolité. De nombreuses créations m'ont émue.

Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
La Boutik Rita" Priska Hoareau raconte bien le caractère éphemere de ces jolies cases que le bulldozer rase sans pitié à ces heures...où le patrimoine architectural a du mal à se défendre...
Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre

Les portraits -fusain et acrylique- de Pascale Lafargue rendent hommage à ce peuple métissé, si attachant. J'ai là une pensée toute particulière pour mes rencontres à Grands Bois !

Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre

La série Réunion 2014-2015 de Corinne Mablouké, est un diaporama de paysages (volcan, cascades, bassins), fleurs (arums qui poussent à l'état sauvage),   fruits  (les goyaviers qu'on cueille pour confectionner des gelées), habitat créole (case) et scène de vie en voie de disparition (charrette bœufs). Images de carte postale.

Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
Le "pénitent" Pierre Paul Bellemène est un zoom sur ces pratiques d'automutilation avec des aiguilles, pratiques du Cavadee, du culte tamoul,  qui peuvent choquer les sensibilités occidentales mais séduisent les touristes.
Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre

La "Famille Tanrek" de René Clain, rappelle qu'ici le tangue peut vivre même si sa chasse est autorisée, et ravit les amateurs de "civet tangue". J'adore regarder vivre ces petites bêtes dans les sous-Bois, le long des sentiers...

Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre

L'orchestre lontan" que certains gramouns essayent de pérenniser est immortalisé par Henri Castelneau. Le nombre de ces orchestres de cuivres qui animaient toutes les fêtes s'est réduit comme peau de chagrin au fil du temps. Les cuivres n'attirent plus les jeunes générations... Dommage !

Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre

"Zarité la musicienne" d'Antoine Mellado rappelle l'imprégnation musicale que vit La Réunion dès ses origines. l'apport des musiques africaines, l'importance des percussions, du rythme est indéniable dans la culture de l'île qui fait la part belle aux percussions dans de nombreuses manifestations profanes et cultuelles...

Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
Une toile d'Emmanuelle Peters parle de la danse locale classée au Patrimoine mondial de l'Unesco : le maloya 
Son "chant Kan" est un jeu de mots faisant allusion au champ de cannes et à la musique née de la canne.
Ces scènes où se côtoient un coupeur de canne et un joueur de kayamb rappellent que l'instrument est réalisé avec les fleurs de cannes.
Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
Enfin "Grand Anse, ma chérie" de Nathalie Gonneau est un incontournable de l'île. On y va pour pique niquer en famille le week end, se baigner dans son petit bassin, ou randonner sur le sentier de Piton Grand Anse.
"Le Piton de Montvert" me rappelle les promenades à Montvert les Bas avec MC au coucher du soleil.
 
 Des émotions garanties pour tous les visiteurs de l'exposition qui connaissent cette île paradisiaque.
 
L'expo se termine le 30 octobre... Depeche a ou
Exposition " kréolité-diversité" à la Capitainerie de Saint Pierre
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:15

35 résidents des Charmilles ont découvert le jeudi 25 avril le site des Calbanons de la Cafrine à l’occasion d’une rencontre avec l’Association Pêcheurs Golet, organisée en partenariat avec l'Office de Tourisme de St Pierre.

 

Venus de Saint Denis en bus avec leurs animateurs, ils ont participé  de bon cœur à toutes les activités organisées à leur intention : 

- ateliers de cuisine créole, confection de samoussas, de bonbons millet, de gâteauX manioc et de bonbons piment.

- Visite du musée des engagés de la Cafrine et du calbanon-témoin  avec les explications de Jimmy et Willy

- Devinettes avec Nicole Abriel

- Récit de la vie lontan aux calbanons par une de ses anciennes résidentes, Marie Rose Perrine

- Chanson « Somin Grand Bois sa lé long »

- Tressage avec les dames de l’atelier Tress Ek Nou

Après l’apéritif et le repas (bons carris préparés par des membres bénévoles de l’association), repas  partagé avec l’équipe d’animation de Pêcheurs Golet, nos gramouns ont eu droit à un spectacle de danse lontan : quadrille, valse et polka.

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atelier bonbon-piment

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atelier samoussas

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atelier bonbon-millet

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atelier gâteau manioc

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atelier tressage

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visite du calbanon-témoin

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Marie Rose Perrine raconte "les calbanons lontan"

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apéritif

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repas dans la salle verte

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quadrille 

 

C’était un  moment  très convivial et propice aux échanges : certains racontaient comment leur maman faisait les bonbons piment, d’autres se rappelaient les bals lontan et effectuaient des pas de danse dont elles avaient le souvenir…

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:40

Avertissement !  C’est l’histoire d’un canard qui n’est pas en chocolat, ni en nougat, ni en sucre… C’est celle d’un vrai « conord » en chair, en plumes et en os, destiné à régaler les convives à la table pascale. 

 

    En faisant un petit crochet par la Petite Plaine, ce jeudi, nous sommes allés saluer un ami . Et nous sommes arrivés, juste au moment où lui et son beau-frère  mettaient fin à l’histoire d’un « canard la kour ».                                                             

A la Réunion, quand on prépare une volaille, on la saigne avant de la faire cuire, et le sang entre dans la composition de la sauce.

                                         P1210097

Dans une casserole, Alain avait versé des grains de riz, du sel, du poivre, de l’oignon émincé, du thym haché très finement, et le sang qui s’écoulait du cou du canard était recueilli dans ce mélange.

 

 Pour plumer le volatile, on le trempe dans l’eau bouillante. Alain nous explique que dans cette eau on fait fondre une bougie, parce que la paraffine permet de mieux détacher les plumes. 

 

Et la pauvre bête garde quand même la tête sur les épaules, car elle mijotera avec le corps… 

A chaque région ses traditions…

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 18:43

Sur les plages, il arrive qu’un marchand à la sauvette propose des produits locaux aux pique-niqueurs et aux touristes : parfois c’est de la vannerie, parfois du café, d'autres fois des chichis…

 

 Cette fois-ci, c’est un "vendeur de pistaches" qui a arpenté la plage de Grand' Anse. Sur sa tête,  il portait une énorme corbeille tressée.  Elle contenait  des cornets de pistaches (cacahuètes grillées emballées dans du papier journal), un peu comme des cornets-surprises.

 

      vendeur de pistaches 2

Cette coutume a tendance à disparaître alors qu’à l’époque du chemin de fer, dans chaque gare, des marchands proposaient cette friandise aux voyageurs.

Pour 1 euro, Robin a eu son cornet. L’homme auquel j’ai demandé s’il était de Grands Bois ou des environs m’a répondu qu’il venait de saint Pierre. C’est lui-même, comme notre ami Jean-Paul, qui fait griller ses pistaches (cacahuètes), et qu’il a  bien du mal à les vendre : les affaires ne marchent pas fort.  S’il doit encore payer l’essence, il n’a pas gagné grand chose, le brave homme. Malgré tout, Servan - c'est son nom- garde le sourire.


 vendeur de pistaches

En 2012, les  marmailles préfèrent les choses sucrées. Or les cacahuètes sont naturelles, sans ajout de sucre ;  de plus  il faut enlever l'enveloppe des arachides... 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 12:03

Hier, mercredi 8 mars, les dames de Grand Bois de l’Association “Pêcheurs Golet” étaient une fois de plus mobilisées pour faire revivre le passé.

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Rappel de la tradition, d’abord avec le volet culinaire. Explication en cuisine de la préparartion du carri porc-bringelles et du carri poisson,

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Ateliers de confection de samousssas, bonbons-piments et bonbons millet.

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A l’apéritif des boissons inédites comme le punch sapotille, le jus de citron, le jus de mangue.

 Rappel de l’histoire de Grands Bois avec une visite guide des calbanons  ( habitations  des familles d’engagés ) faite avec Laurent. Mme Abriel, la doyenne, intervient à plusieurs reprises pour évoquer des souvenirs dans ce parcours.

Avant le repas partagé par tous (acteurs  de la journée et visiteurs), Marie Rose Perrine, femme très active dans l’association, membre de l’atelier de tressage, a raconté la vie aux Calbanons en déclamant une poésie en créole. Ce texte, qu’elle enrichit à chaque animation, narre les différents moments de la journée d’un engagé et le travail des femmes et des hommes au fil de l’année.

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Puis c’est la chanson “Somin Grand Bois sa lé long” qui termine l’intervention de notre Rodriguaise.

 Pendant le repas, les touristes échangent avec les animatrices : on y parle du mariage lontan et des mariages actuels à la Réunion, de langue, d'artisanat, de voyages dans les îles voisines...

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Marie Claire profite aussi de ce moment convivial pour expliquer à ceux qui le souhaitent comment on tresse le vacoa. On profite de cette occasion pour montrer les réalisations de l’atelier –tressage.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 11:34

 

Passer le cap de la nouvelle année de manière conviviale, à la Réunion,  on sait y faire. Toute l’île se donne rendez-vous sur les plages avec l’arsenal de cuisine, les tables, chaises ou nattes.

A Saint Pierre par exemple, le front de mer est complètement occupé par les familles, les amis, les personnes de son quartier ou de son association.  On installe son bivouac où on peut, sur les pelouses, dans le sable sous les vacoas ou près de l’eau ou encore sur les promenades près du port.

 

Photos Jacqueline 3 015 Nombreux sont ceux qui ont planté la tente sous les ficus ou sur la plage pour prolonger la nuit.

Photos Jacqueline 3 049

Donc hier soir, nous sommes descendus vers 20 heures sur le front de mer après avoir garé la voiture près de la mairie (bien nous en a pris, parce que vers 1 heure du matin, toute la rue Delisle était bloquée par un groupe de musiciens)

Il faisait encore chaud, et dans l’air flottait une ambiance festive : plusieurs groupes dont le Ouaki Band animaient l’endroit. On écoutait, on dansait, chantait…

Photos Jacqueline 3 016 Les enfants portaient des accessoires lumineux comme des oreilles de lapin lumineuses, des bâtons de couleur. Certains avaient le droit de tenir des bougies magiques qui faisaient de superbes étincelles.

De nombreux baigneurs profitaient encore de l’eau chaude de cette dernière nuit de 2011. Nous avons rejoint le groupe des membres de la Gym Aquatique de l’UPTS qui s’étaient installés dans l’après-midi sur la plage à côté de l’hôtel « les Alizés » Là nous avons bu une coupe de champagne avec Vérène et Eddy pour fêter l’année écoulée. Comme nous avions déjà dîné, nous avons décliné leur invitation et sommes partis vers le poste de secours pour trouver un endroit sympa afin d’être aux premières loges pour le Feu d’Artifice. Et nous nous sommes assis par terre, dans le sable.

Bientôt toute la plage était investie, un monde fou ! et pourtant personne ne gênait son voisin ; des pétards et feux fusaient déjà depuis des heures. D’énormes  lanternes allumées sur la plage  s’envolaient dans le ciel . Un spectacle de toute beauté.

Photos Jacqueline 3 043

A minuit, début de la féérie : près d’un quart d’heure des gerbes de lumière sur l’océan qui ont suscité des cris très divers : un enthousiasme communicatif !

Instantané 2 (01-01-2012 11-26)

En repartant, nous avons  croisé sur notre chemin Jannick et Betty qui nous ont proposé de trinquer avec eux, leur famille et l’orchestre (le Ouakiband) à la nouvelle année. Et avant de remonter au Tampon, avons présenté nos vœux à Eddy.

BONNE ANNEE A ZOT TOUT !

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:44

C’est Jean Paul Abriel qui nous en a dévoilé le principe lors d'une matinée récréative aux Calbanons. Ce natif de Grands Bois en connaît un rayon sur des pratiques anciennes.

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C'était la mardi 6 décembre, jour où l’association « Pêcheurs Golet » accueillait des petites sections de maternelle de l’école Lapierre de Mont-Vert. Les marmailles découvraient des fruits dont ils ignoraient les noms, la forme et le goût. S'il est facile de couper des morceaux de jamalac, ou de vavangue pour les faire goûter, pour la pomme latanier, c'est une autre histoire.

Là, on met en pause, et on écoute le sage qui pique la curiosité des enfants : " Comment ouvrir ce fruit ? ... Non, pas avec les dents, peut-être  avec un marteau ou un galet si on en a un sous la main... Mais il existe une méthode bien plus efficace..." L'homme se dirige alors vers une porte, coince le fruit dans le jour laissé entre le mur et la porte et claque cette dernière !Attention ! Il faut éviter de laisser le doigt sur le fruit pendant cette opération. La meilleure solution est de demander à un adulte de s'acquitter de cette tâche.

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Voilà le fruit est fendu et on peut en consommer l'intérieur.

 

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La pomme latanier, fruit du latanier (palmier), fruit de saison, au marché de St Pierre.

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