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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 11:57

 Le mot se prononce ainsi et s’écrit de plusieurs façons. On l’appelle aussi « bravatte » ou « bois de pigeon ». Son nom scientifique est « cajanus cajan ». Ses graines combattraient l’hypoglycémie, ses racines et feuilles sont efficaces contre le paludisme. Traditionnellement, on l’utilise à la Réunion pour combattre les problème rénaux ( congestion, néphrite, néphrose, calculs…), les maux de dents, de gorge, les infections cutanées, les problèmes ophtalmiques, les vers intestinaux… La plante aurait des vertus diurétiques et anti-diarrhéiques… La liste est longue. 

      Pour connaître toutes ses vertus, et savoir comment utiliser la plante,  consultez  plutôt le remarquable ouvrage « Des Plantes et des Hommes » de Porcel et Quniam, page 275.

                  zambrevates.jpg

Derrière notre case, un arbrisseau pousse, il est actuellement haut d’1,60 m, et redonne des cosses pour la deuxième année consécutive. Ces gousses oblongues sont comprimées et contiennent 4 à 5 pois. Avant complète maturité, ils se consomment comme des petits pois. On les cuisine avec de la viande et du riz pour préparer le « zembrocale » poêlé au curcuma et aux oignons.

zambrevates-2.JPG 

A Madagascar, on nourrit les chenilles du landibe (borocera madagascariensis) avec les feuilles d’ambrevattes, pour qu’elles fabriquent la soie du Betsiléo.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:01

 Au marché forain du Tampon du vendredi matin, à l’entrée, « l’homme – sarcives » sert toujours beaucoup de clients.

sarcives-1.jpg

Les sarcives sont des morceaux d’échine de porc qu’on a fait macérer une nuit dans un mélange de Marie Brisard, de miel ( ou de sucre) et de sauce siav (ou sauce soja).

sarcives-3.jpg sarcives 2

 

On les suspend dans un four chinois à sarcives (voir lien ci-dessous): une flamme chauffe par le bas et l’eau s’évapore en mouillant l’échine marinée.

http://lefournildepierre.over-blog.com/pages/le-four-chinois-a-sarcives-4301554.html

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 18:05

SI en métropole, c’est le Temps des Cerises, à la Réunion c’est le Temps des Oranges. Dans notre jardin, nous avons trois variétés d’orangers qui produisent d’avril à juin.

oranger-2.jpg oranger

Souvent, les oranges tombent à terre et se gâtent. Zaza m’a soufflé la bonne idée d’en faire de la confiture.

 Je m’y suis donc attelée : j’ai donc pelé les fruits, les ai coupés en morceaux. Dans une casserole j’ai mis cette chair juteuse et ajouté quelques lanières de peau. Comme elles ne sont pas traitées, je n’ai pas hésité à utiliser cette peau.

Pour 1kg de fruit, j’ai ajouté 1kg de sucre. Quelques pépins que j’ai enfermés dans une gaze, ont également trouvé place dans la casserole. Après une dizaine d’heures de repos, j’ai ajouté le jus d’un demi citron, puis ai laissé cuire sur feu doux en remuant de temps à autre et quand au bout d’une heure ou plus,  la consistance était bonne (épaisse) j’ai arrêté la cuisson et sorti le sachet de pépins.

La confiture chaude est versée dans les bocaux qu’on ferme d’un couvercle, et on retourne le pot pour laisser refroidir. 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:54

                            gâteau de conflore 2

 

Hier, chez Alain, j’ai eu le droit de faire un gâteau à base de farine de conflore. Cette plante pousse dans notre jardin, mais pour l'instant, elle est décorative et Robin et moi en collectionnons les graines pour les mettre dans un kayamb.

                             conflore

A la question où  je pourrais me fournir en farine de ce type dans les magasins, il m’a gentiment ri au nez ! Eh non ! On ne trouve ça que chez ceux qui passent encore du temps dans leur cuisine avec la râpe manuelle. En fait, il faut éplucher le tubercule de cette plante, puis la râper dans l’eau. Je n’ai pas eu de démonstration, mais cela ne saurait tarder…

La farine était déjà toute prête, conservée dans un récipient hermétique.

  les ingrédients :

 350 g de farine de conflore

250 g de sucre

3 œufs

50 g de beurre

Une pincée de sel.

De la levure chimique.

 

Préparation :

Préparer une fontaine de farine, y ajouter la pincée de sel et la levure chimique.

Battre les œufs, ajouter le sucre, battre le tout pour obtenir un mélange mousseux. Verser ce mélange sur la farine et bien mélanger jusqu’à la disparition des grumeaux, ajouter le beurre ramolli.

Beurrer un moule, y verser la pâte et enfourner.

 

Le gâteau est léger, croustillant. Alain trouve que sa saveur rappelle celle des bonbons rouroute (arrow-route). Effectivement !

 Un bon tuyau : pour les gens allergiques au gluten, et qui n’ont pas la chance de goûter à tous les gâteaux, celui-ci est garanti sans gluten…

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:31

Il y a quinze jours, j’ai rencontré Mme Roussel, qui chez la légumière de Trois Mares achetait des zattes. Je me suis empressée de lui demander comment choisir le fruit mûr et comment le manger.

                         zatte 1

Elle m’a expliqué qu’il fallait que les « écailles » s’écartent bien. La pulpe serait alors savoureuse et sucrée. J’ai suivi son conseil et j’ai opté pour deux zattes que nous avons pu déguster deux jours plus tard.

zatte 2 zatte 3

Nous en avons racheté quand Angèle et Myriame étaient en visite chez nous. Elles ont apprécié. L’atte ou zatte est parfumé et très riche en glucide et en calcium.

                       zattes découpe

 Ce fruit, encore appelé "pomme cannelle", pousse sur l’attier (annona squamosa). A la Réunion, on le trouve du Port à Saint Pierre, du littoral à 400 mètres d’altitude. C’est le fruit de Saint Leu, la région des « zattes en tas », sans jeu de mot ! Là, on vend les zattes par 3,4 ou 5 (en tas de 3, 4 ou 5). Hier, encore en revenant de l'Ermitage, nous avons vu un stand de "zattes en tas" à l'entrée de la ville.

L’espèce se multiplie par graine, mais il faut laisser une distance de 4 à 6 mètres entre deux attiers. Le kilo se vend aux environs de 4 euros…

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 15:29

Quand on est mamie et qu’on veut pour Pâques avec son ti-fils, peindre des oeufs,  il faut au préalable les percer pour les vider. Ils seront déposés dans un nid ou orneront un arbuste, ou un bouquet de branches : l’arbre de Pâques ( mais à la Réunion, cette dernière coutume n’existe pas)

 oeufs de Pâques percés

Que faire ensuite de cette  masse informe de jaunes et de blancs  qui reste ? Pourquoi pas un clafoutis (ou un far) aux mangues ?

Il suffit de battre les oeufs avec 100g de sucre, d’ajouter 200  g de farine, du lait, une pincée de sel et 50 g d’huile ou de beurre.

clafoutis de mangues 2

On beurre un moule,,on y verse la pâte  liquide, enfin, on ajoute les fruits et on enfourne.  Faire cuire une demi-heure à four chaud. Bon appétit !

clafoutis aux mangues 3

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 15:26

 Cette année est une année à mangues ! Pour qu’elles ne se gâtent pas, il faut soit les manger crues, et c’est un délice, soit  les couper en petits dés et les rajouter à du fromage blanc pour en faire un succulent dessert, confectionner des tartes, des gâteaux, des sorbets….

On peut aussi les conserver pour en profiter quelques mois plus tard. Forte de mon expérience pour conditionner cerises, poires et mirabelles, j’ai appliqué le procédé à la mangue  José.

 mangues en bocaux

J’ai coupé le fruit en lamelles, que j'ai entassées dans des bocaux bien stérilisés. Puis après avoir préparé un sirop ( eau bouillante et sucre) je l’ai versé sur les fruits pour les couvrir, ai immédiatement fermé avec un couvercle. On peut aussi ajouter du citron. Puis j’ai empli une casserole d’eau, y ai plongé les bocaux (sans les immerger complètement). Puis pendant 3/4 d’heure, j’ai laissé bouillir l’eau  après avoir couvert la casserole). Les bocaux les plus adaptés sont évidemment ceux qui ont les rondelles en caoutchouc, mais comme j’avais  épuisé mon stock, j’ai utilisé des bocaux à confiture, ça marche aussi…

Voilà le tour est joué , les bocaux refroidis sont entreposés dans la réserve . Pourquoi avoir coupé le fruit en lamelles ? Tout simplement parce que je pourrai ainsi les disposer sur une pâte sablée. Mais j’aurais tout aussi bien pu les découper en dés.

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:24

Nos amis de St Pierre nous ont invités samedi dernier à partager un cabri massalé.

 Après l’apéro, Jean Paul nous fait découvrir une pièce qu’il appelle “Mémoires”, une pièce. Là, il expose des textes sur son aïeul, les ancêtres, des témoignages, des poèmes, des photos anciennes de monuments de Grands Bois… des objets lontan  : machines à coudre, un pathéphone (gramophone) qui fonctionne encore, des instruments de musique. … Bientôt toute sa case sera reconvertie en muse s’il continue à ce rythme. Déjà deux pièces sont entièrement consacrées à ses collections. Le couple fait régulièrement toutes les brocantes à la recherche de l’objet lontan qui complètera l’inventaire.

Nos hôtes avaient préparé le cabri avec les épices règlementaires ( la viande est bien pimentée). Comme accompagnement du riz blanc, mouillé par des pois du cap et de la purée de citrouille.

P1150819

 Pas d’assiette ! Ce soir, on mange local, comme au bon vieux temps, comme au temps lontan ( Mais cette pratique a encore cours à diverses occasions, comme au pique-nique du dimanche, aux fêtes familiales, dans les manifestations culturelles )

On pose les aliments sur une “feuille –figue”, entendez “ feuille de bananier” Très écologique ! Et quelle économie d’eau ,il est vrai que samedi à St Pierre on souffrait encore de la sécheresse, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

C’est Martine qui nous explique, à nous Béotiens, comment y faire : on prend dans le creux de sa main le riz, qu’on trempe dans la viande et le grain, on fait une boule et on porte la main à sa bouche. Pas plus compliqué que ça.

 P1150820 P1150821

Nicole a préparé un dessert qui “adoucit” le gosier. Un dessert … pour éteindre le feu, précise-t-elle. Il s’agit du “paillasson” un mélange de tapioca,lait,  de coco râpé, de raisins secs, sucre, gingembre, cardamome.


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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:11

Au lieu de laisser se gâter toutes les mangues tombées à terre après les dernières averses, je me suis décidée à les conditionner pour ne pas les perdre.

Comme j'avais du sucre, du citron et de la vanille à la maison, j'ai pensé que je pourrais m'essayer à la confiture locale.

Après avoir pelé les mangues, les avoir découpées en menus morceaux, je les ai réduites en purée épaissse avec un mixer. Pour le kilo de mangues, j'ai pris 700 g de sucre que j'ai ajouté à cette masse. Puis pendant une bonne demi-heure, j'ai laissé cuire dans une casserole  à feu doux le mélange mangues-sucre auquel j'avais ajouté un demi -citron pressé et une demi gousse de vanille. Il faut remuer constamment pour éviter que ça n'attache, et l'ennui avec cette confiture est qu'elle fait des bouillons et des petits jets qui éclaboussent toute la gazinière. Il faut donc couvrir en surveillant la cuisson.

             P1070407

La confiture chaude est ensuite versée dans des verres stérilisés qu'on ferme immédiatement avec un couvercle. Et voilà le résultat : ce matin au petit déjeuner, sur notre varangue, éclairée par les rayons du soleil, nous avons mangé des tartines à la confiture de mangues.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 12:15

"Le bonbon coco" est  une recette péi (entendez une "recette du pays") . Chaque famille a une méthode bien particulière pour préparer cette friandise à base de noix de coco. Voilà celle que nous a livrée Julia, une charmante gramoune de 90 ans, habitant à la Plaine des Palmistes.

 Ingrédients :800 g de noix de coco1 litre de lait, 2 kg de sucre

 Préparation :

Dans un premier temps, on épluche la noix

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Puis il faut râper la noix de coco à la main, si on veut le faire à l’ancienne. (On peut aussi les mixer mais il  faut veiller à ne pas faire de bouillie)

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Ensuite, on verse les copeaux obtenus dans une marmite, on ajoute 1 litre de lait

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et deux kilos de sucre.

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Il faut faire cuire ce mélange deux heures sur un gaz à feu doux, en surveillant constamment. La masse peut se soulever et déborder… Remuer  régulièrement en détachant le sucre du bord.

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Au bout de deux heures, prélever un peu de cette masse avec une cuillère pour voir si elle commence à adhérer. Si oui, on peut à l’aide d’une cuillère faire de petits tas sur une tôle ( de préférence sur du papier sulfurisé pour que le bonbon n’attache pas)

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Voilà, c’est prêt ! Laisser refroidir et croquer le "bonbon coco" 

 

Mes observations :

La quantité de sucre me semble plutôt élevée pour la quantité de noix de coco utilisée. Dans la plupart des recettes publiées sur le net, on emploie autant de sucre que de noix de coco, et la quantité de lait y est également moindre, ce qui réduit le temps de cuisson.

  N’empêche que les bonbons de Julia étaient excellents. Merci à elle et à Brigitte, sa fille, qui nous a fait rencontrer cette dame qui gagne à être connue.

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