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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:23

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 On peut voir ce blason à l’entrée de la ville,  en bordure du chemin de promenade aménagé entre la magasin Jumbo Score et la Pointe du Diable, non loin de la chapelle. Ou encore  à  main gauche en sortant de la bretelle « front de mer » juste avant d’arriver sur le premier rond-point.

 

Quelle est donc sa signification ?

 

« Trois clefs d’or sur fond de gueule. La partie inférieure est ornée d’une caravelle blanche, symbole du tricentenaire du peuplement de l’île en 1665, et la création du port de St Pierre, premier port de l’île sur fond d’azur »

 

Petites explications pour comprendre l’Héraldique.

Sur fond de gueule signifie « sur fond rouge », ne cherchez pas les gueules.
Les Trois clefs détenues par Saint Pierre (sont celles de la Terre, du Ciel et de l’Enfer.)

                                   logo-St-Pierre.jpg

 

Petite déduction :

Si la caravelle, symbolisant l’année 1665,  a 300 ans, c’est que la blason de la vile de St Pierre a été créé en 1965...

Observation :

Saint Pierre a donné son nom à un gouverneur de la ville et par conséquent à la ville elle – même. Ce gouverneur possédait vraisemblablement des clés aussi, notamment celles de la ville…( bien qu’il n’y ait jamais eu de portes dans cette localité)

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:15

    La râpe manioc est pièce  de tôle de forme arrondie, qu’on a percée de trous à l’aide d’un marteau et d’un clou. Cette pièce métallique est prolongée par un manche en bois. 

                         rape-manioc.JPG

La préparation du manioc est tout un art. Pour l’éplucher, il faut découper le rhizome en morceaux assez gros, faire une fente dans chaque morceau, afin de soulever la peau et l’ôter avec le couteau.

On lave le manioc. Le râper est une tâche fastidieuse, il faut veiller à ne pas se râper les doigts...

On peut râper le manioc pour confectionner des gâteaux et des galettes, on peut également le couper en morceaux pour une cuisson sucrée ou salée.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:04

Chez Julia Robert à la Plaine des Palmistes (1)

Brigitte, la fille de Julia, nous a fait rencontrer sa maman.  J’ai eu la chance d'être invitée chez cette dernière, samedi, dans sa petite case de la rue Richard Adolphe. Julia Robert est une dame 90 ans encore très alerte et très heureuse de partager son savoir-faire.

J’ai ainsi pu apprendre une technique en voie de disparition : le travail de la tige d'agapanthe. Comment travailler cette plante pour en confectionner une capeline ?

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D'abord, se procurer le matériel...

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 En passant par la Plaine des Cafres, où  pousse l'agapanthe, cette fleur à la hampe florale bleue ou blanche ( un peu comme la fleur de l'ail), j’ai  coupé une trentaine de tiges. Quand floraison se termine, il est bon de couper ces tiges à la base pour une meilleure repousse.

J’ai conservé les tiges seules et me suis rendue à la Plaine des Palmistes. La cueillette a été déposée devant la case de Julia, qui s’est installée sur un petit tabouret à l’ombre. La gramoune a posé un chiffon humide sur l’un de ses genoux, a saisi une tige et nous a expliqué la technique pour prélever des lanières de cette plante.

Avec un couteau, il faut d’abord frotter ce “bâton jour de l'An” (comme on l’appelle ici). Une fois que toutes les fibres vertes ont été enlevées, on obtient un bâtonnet nu, blanc .  Il s’agit de le fendre  en deux sur toute la longueur.

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Et là, commence le travail le plus fastidieux : on pose la moitié de bâtonnet à plat sur le genou et en maintenant le couteau à la même place, on fait glisser l’intérieur de la tige de bas en haut : on râpe les fibres internes, mais pas trop, juste ce qu’il faut.

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Ensuite, on dédouble cette demi-tige en veillant à bien placer les pouces pour ne pas déchirer la lanière externe qui est très fine, c’est cette dernière qui servira à confectionner les tresses. Il faut qu’elle soit blanche et lisse.

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Inutile de laisser sécher, comme on le fait pour le vacoa. On peut l’utiliser tout de suite. Mais l’apprentissage de cette technique du “dédoublement” est vraiment complexe. Il faut s’armer de patience. Comme dit Julia “C’est en forgeant qu’on devient forgeron”. Pendant cette séance, elle  aussi trouvé le temps de nous a jouer des airs lontan à l'harmonica et de nous chanter des chansons.

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Nous étions 8 élèves à être initiés par Julia : Brigitte, sa fille, Yoland son gendre, Monique, et des amies de Brigitte : Marie Thérèse, Marie Hélène, Laurence, Monique et moi. Huit personnes prêtes désormais à perpétuer la tradition,...disons plutôt prêts à se perfectionner pour pouvoir la perpétuer. 

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Un grand merci à cette adorable gramoune qui a consacré toute une après midi à nous dispenser cette technique et qui a hâte de nous enseigner le tressage et l'assemblage du chapeau.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 22:05

Décidément, les voitures ont la cotte par les temps qui courent. « Cars » fait un tabac chez les jeunes, le JIR à la Une annonce : «  les pousseurs veulent une piste »… Et aujourd’hui la star de mon blog sera une voiture ancienne.

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Samedi, en passant devant la mairie de St  Pierre, nous avons remarqué une voiture de mariés stationnée dans l’allée. : une vieille 403 superbement relookée. Le chauffeur attendait  la sortie des époux à l’ombre d’un ficus géant. Nous avons cassé un blag avec le chauffeur, qui était également propriétaire de ce bijou. Là, nous avons appris que la voiture a eu l’honneur de tourner cette année pour un documentaire avec Paul Belmondo, le fils de Jean Paul.

Nul n’ignore que le film   de Truffaut « La sirène du Mississipi » avec JP Belmondo et Catherine Deneuve a été tourné à la Réunion (à St Denis, à Saint Pierre…).  Le fils du célèbre acteur a revisité l’île  sur les traces de son père pour participer à un court métrage retraçant la réalisation du film . Ce dernier intitulé «  la Mythe de la Sirène »  devra passer en décembre sur Réunion Première, un documentaire d’une soixantaine de minutes. Dans le film de 1969, les acteurs se déplaçaient à bord d’une décapotable de la même marque, et la perle rare a été trouvée, c’était la seule 403 encore en état dans l’île.

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Le propriétaire de la 403, Bernard Ablancourt, nous raconte que sa voiture est très sollicitée pour les festivités familiales ou par les collectivités, elle aurait même fait l’ouverture de la Route des Tamarins.

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:05

 On a plus l’habitude de découvrir ce petit hameau en plongée, depuis le point de vue du Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

Seuls les randonneurs téméraires qui descendent du Nez de Bœuf ( Il faut bien compter 4 heures de marche sans les pauses pour un dénivelé de 1336 m) ou ceux qui remontent de St Joseph, peuvent la voir sous un autre angle ! Certains ont aussi l’occasion d’y pénétrer grâce aux 4X4 qui remontent la vallée. Roche Plate est situé à 734 m d'altitude. Ne pas confondre ce hameau avec celui qui se situe dans le Cirque de Mafate à 1110 m d'altitude !

                                      L'entrée dans Roche Plate en arrivant du Nez de Boeuf

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Quelques maisons éparpillées dans une vallée large d'une centaine de mètres, voilà à quoi ressemble aujourd’hui ce village , qui jusqu’en 1965 comptait 600 âmes.

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la maison forestière de l'ONF                                                  La Maison du Tourisme Grand Sud

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                                      un carrefour d'itinéraires pour randonneurs entraînés

Les villageois pratiquaient l’agriculture et l’élevage, ils produisaient de l’essence de géranium et de vétyver. L’argent qu’ils en tiraient leur servait à payer le « bazardier » marchand ambulant qui montait sa marchandise à dos de bœuf depuis St Joseph. Jean Noël Ducheman, une rencontre très sympathique, (Jean Noël est propriétaire du gîte le Mahavel) nous a raconté au petit déjeuner que lui-même allait vendre du cresson à St Joseph, il emportait sa récolte sur le littoral ; le cresson était chargé sur un boeuf. On mettait quatre heures pour descendre.

Dans les témoignages recueillis par la Maison du Tourisme, on lit  qu’il n’y avait pas de médecin à Roche Plate et qu’ un tisaneur préparait des remèdes à base de roses amères. La population avait érigé une chapelle que le cyclone avait détruit.  On y lit aussi que  le curé de Joseph y montait une fois par an et c’était un grand honneur pour celui qui l’hébergeait. »

L’ONF a reconstruit dix maisons, à charge à leurs occupants de les entretenir. Une seule personne vit en permanence dans ce hameau, un monsieur d’un certain âge. Trois familles  (les frères Lebon et leurs enfants) reviennent régulièrement dans leur maison de Roche Plate.  

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                une cuisine à l'extérieur                                         quelques ruches

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                                     des cases typiques reconstruites à l'ancienne

Suite à l’éboulement du Mahavel, la population a été relogée à Saint Joseph dans un même quartier spécialement aménagé pour elle. Les agriculteurs de Roche Plate sont encore occasionnellement employés par l’ONF pour entretenir les sentiers et réaliser des plantations. Le tourisme s’est développé avec la création de deux tables d’hôtes, d’un gîte de la maison de la Montagne, d’un gîte d’étape et d’un terrain de camping.

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                                  une végétation exubérante bien entretenue

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    Une fumée,  signe que "le boucan" est habité                                un "ti bondieu" à la sortie

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                                    une case dissimulée mais qui revit de temps à autre...

En descendant encore, on atteint une forêt de filaos dans laquelle les Réunionnais ont coutume de camper en famille ou entre amis les fins de semaines : là encore on apporte la couette, la bâche au cas où il se mettrait à pleuvoir et le carri, parfois aussi la musique...

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:27

Au cours du repas au restaurant « les Sentiers » à Cilaos,  avec les anciennes de Grands Bois, nous avons parlé de leurs occupations d’autrefois.

Là, nous avons abordé le sujet de la couture, et Renée, Gisla et Lucette nous ont décrit le fil qu’elles choca 1utilisaient pour coudre. Elles coupaient en lanières les grandes feuilles d’aloès vert (plante  communément appelée « choca » à la Réunion ), les râpaient pour en extraire le jus et ne garder que les fibres. Le fil obtenu était blanc, mais on pouvait le teindre avec des teintures chimiques. Nos couturières avaient de petites machines à coudre manuelles. Gisla ajoute que certaines personnes tricotaient aussi ce fil pour faire des chemisiers ou autre chose.

En remontant vers l’établissement thermal, au bord de la route, à gauche, elles nous ont montré la plante, un aloès à feuilles larges et épaisses. Là, Renée m’a précisé que pour faciliter le passage du fil dans le chas de l’aiguille, on enduisait le fil de choca de cire d’abeille.

choca 2

Pour compléter ce sujet, il paraît que le fil de choca entrait autrefois dans la composition des cordages. Aujourd’hui on en fait d’autres utilisations (à suivre)

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 14:55

Dans le cadre du "récit autobiographique", j'ai envoyé mes élèves de 3e interroger leurs gramouns sur la vie lontan*. C'est un de ces témoignages, celui du grand-père de Thomas Fontaine, - avec l'aimable autorisation de l'auteur -  que je vous propose de découvrir ci-dessous.

Un jour de rentrée en 1945 au Tampon

          J’ai interrogé mon grand-père qui a 70 ans et vit au Tampon. Il s’appelle Jean – Baptiste.

 


«  A six ans, je suis allé à l’école pour la première fois. La veille, ma mère m’avait acheté une paire de savates* neuves, un short et une chemise, parce qu’à cette époque on n’avait pas de chaussures. On vivait très modestement, sans eau courante, ni électricité.

Le jour de la rentrée, ma mère m’a réveillé à six heures du matin pour que je fasse la corvée d’eau : il fallait aller chercher l’eau à 200 mètres de la maison, au robinet public. Ensuite j’ai pris mon petit déjeuner qui était constitué de lait et de patate douce bouillie. Puis je me suis préparé : on faisait la toilette, le nettoyage du nez, qui était noir à cause de la fumée que dégageait la lampe à pétrole.

Mon école se situait à 3 kilomètres de la maison. On devait y être pour 8 heures, on nous mettait en rang par deux, et après l’appel, on entrait en cours. A la récréation, on jouait aux billes et les filles à la marelle. A midi ,on mangeait à la cantine. Les cours reprenaient à 2 heures et finissaient à 4 heures. Rentrés à la maison, on faisait nos devoirs et il fallait chercher du bois pour alimenter le feu du dîner. »

                                                                                        FONTAINE Thomas 3e10
lontan * d'autrefois
savates *chaussures plates à deux lanières (tongues)

 



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