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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:25

En sortant de la Maison du Tourisme de Manapany, cet après midi, j'allais descendre les marches et diriger mes pas vers les Fours à Chaux, et je vois assise à l'ombre de vacoa, non loin d'un parasol deux tresseuses affairées à préparer le vacoa : elles lissaient les lanières de pandanus déjà sèches pour des travaux futurs. 

Stéphanie et Murielle m'expliquent qu'elles sont dans l'association "Tresseurs Péi" et que deux fois par semaine, elles animent un atelier de tressage. Le mardi et le jeudi de 10h à 16 heures, elles accueillent les personnes intéressées. Prendre contact avec la Maison du Tourisme de Manapany pour réserver...

Sous le parasol dont le chapeau a été réalisé par un tresseur de leur groupe, sont accrochées des créations en vacoa qu'elles proposent à la vente : tentes (paniers),  corbeilles,  plateaux, sets...

N'hésitez pas à les aborder, elles sont très discrètes mais elle ont plaisir à parler de leur passion. J'ai passé un agréable moment en leur compagnie.

Tresseuses de Manapany
Tresseuses de Manapany
Tresseuses de Manapany
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:13

Va comprendre… Remettons dans le contexte ! Lors de l’atelier tressage proposé par notre association à la Saga du Rhum hier, j’avais réalisé des tresses à dents  (ou tresses dentelle) et entamé le montage d’un chapeau en feuilles de vacoa.

Une fois que le « dôme » du couvre-chef est fini, il faut penser à « casser », c’est à dire plier le brin pour donner un caractère aplati au rebord du chapeau.

Comme Jean Paul avait apporté des « caros » - mot créole pour « le fer à repasser » - pour son exposition « objets lontan », Renée m’a suggéré de mettre un poids sur  mon ouvrage… Aussitôt dit, aussitôt fait.

J’ai posé les deux caros exposés avec l’accord de leur propriétaire.

Pour terminer le travail de pressage à la case, j’ai pris les poids que mon amie Zaza  utilise pour la reliure.

Rode le caro pour casser...
Rode le caro pour casser...
Rode le caro pour casser...
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:27

 L’Association Pêcheurs Golet de Grand Bois  a offert un stage de tressage de vacoa, dans le Sud de l'île, à  une quinzaine de ses animateurs bénévoles et salariés. 

J’ai pu en bénéficier et suis ravie d’avoir passé avec mes amis un moment convivial très instructif. L’ancienne case « Vacoa Sud » a été renommée « Maison de la Tresse et du Terroir » et transformée pour mieux accueillir le touriste et les stagiaires potentiels.

C’est la commune qui gère l’endroit. Au rez-de-chaussée, la boutique est un lieu d’exposition et de vente. On peut aussi commander des objets. Parfois la boutique est prise d’assaut et il faut attendre que les objets refassent surface. L’étage inférieur est réservé aux formations. C‘est là que sont entreposées les gerbes de vacoa déjà préparées. Tout le matériel est fourni.

Une petite pause à midi, le temps de partager un cari– préparé par le présidente Jo et son épouse Cécile– et voilà toute l’équipe de nouveau au travail.

Nous avons été accueillis par une équipe de tresseuses avenantes, très  professionnelles, aimant communiquer leur savoir-faire et partager leur passion. Ainsi  nous avons pu, au cours de cette journée très riche, nous perfectionner, apprendre différentes techniques  grâce aux conseils avisés des encadrantes. Et chacun a pu repartir avec des objets confectionnés : sets rectangulaires, ovales, corbeilles, cache-pots, bertels...

Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:08
Tresser le vétiver… technique à revoir !

Chez mon amie de Mont Vert les Bas, j’ai coupé quelques brins de vétiver, cette plante utilisée généralement pour empêcher l’érosion des sols. Les tiges peuvent atteindre deux mètres.

On en fait aussi de l’essence aux vertus insoupçonnées, eh oui, on distille le vétiver !

Je me suis dit que je pouvais tresser le vacoa, le jonc et pourquoi pas tresser le vétiver ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Voilà, je suis assez satisfaite de ma tresse à dents...

tresse à dents encore verte…
tresse à dents encore verte…

tresse à dents encore verte…

Tresser le vétiver… technique à revoir !

Fière, j ‘en parle aux tresseuses de Grands Bois !

Je m’entends dire : « Oté, ou l’a pas chaudé avant ? » (Eh tu ne l’as bas ébouillanté d’abord ?) Que non. Bon d’accord, faudra que je remette ça.

Ce matin, après la baignade dans le lagon, je vais chez les poissonniers de Terre Sainte et vois des plantations de vétiver sur mon passage. J’en prélève un bon bouquet, et l’emporte dans le dessein de tresser à l’ancienne comme les gramounes des Calbanons. Je « chaude » les brins, les fais sécher sur mon étendoir et le travail pourra commencer dans deux ou trois jours.

Nicole m’a commandé de petits chapeaux tressés pour porte-clés…

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:07
Six médecins stagiaires s’imprègnent de la culture du péi.

Le mercredi de 14 à 17 heures, les personnes intéressées par le tressage de vacoa peuvent être initiées à cette activité à St Pierre, dans les locaux de l’Office de Tourisme.

Six dames de « l’Association Pêcheurs Golet », bénévoles, ont accueilli aujourd’hui une quinzaine de personnes, dont six étudiants en médecine de nationalité allemande, une assistance d’anglais venue de Grande Bretagne, mais aussi des touristes de passage. C’était la première fois que tous s’essayaient au tressage. Nous avons pu échanger et leur suggérer des pistes d’activités culturelles autres sur l’île.

Six médecins stagiaires s’imprègnent de la culture du péi.

Les étudiants allemands pour la dernière année de formation ont travaillé au CHU de Saint Denis, avant de rejoindre le CHU de Saint Pierre. Il leur faut faire quatre stages de 4 mois dans différents services de l’hôpital universitaire.

Chacun est reparti avec sa réalisation : bracelet fermé par une perle, décoration de Noël, ceinture, tresse porte-cartes…

Comme quoi on peut joindre l’utile à l’agréable. Les jeunes gens de Tübingen,Berlin et Munster ont ainsi pu tester leur connaissance de la langue française et la mettre en pratique. Cela leur a permis également de rencontrer des gens du « péi », et de découvrir quelques aspects de la culture réunionnaise.

Six médecins stagiaires s’imprègnent de la culture du péi.Six médecins stagiaires s’imprègnent de la culture du péi.
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 12:33

Dans l’Association « Pêcheurs Golet » de Grands Bois, il y a des talents ! Parmi ces talents, il faut citer Marie-Claire. Elle qui tressait comme ses compagnes Renée, Ginette, Marie-Rose et Céline, s’est mise à « tisser » avec frénésie depuis son retour de Rodrigues.  

Très observatrice et  adroite, «lé pas gros doigts du tout ! », elle réalise de superbes articles en vacoa dont les pochettes.

 

mains expertes pochette vacoa

 

Un travail de précision et de patience ! Il faut d’abord cueillir les feuilles de pandanus, les débarrasser de leurs épines et les couper en lanières, les faire sécher, puis les travailler. La technique du tissage s’apprend, puis suit la créativité. 

 

Cette pochette pourrait servir de reliure de livre ou d’enveloppe de menus ou de plaquette de chambre d’hôte. De la belle ouvrage !

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:28

Elle excelle dans l’art d’assembler les chutes de tissu. A l ‘Exposition Artisanale qui se tenait hier Place de la Libération au Tampon, j’ai eu l’occasion de faire sa connaissance. Egyptienne Legros est une dame bien sympathique qui réalise des créations en tissus colorés aux motifs très variés dont des piquettes traditionnelles, des couettes, des taies, des tapis… Le patchwork est sa passion. Mais elle confectionne également des ouvrages en tricot.

 

Egyptienne-Legros.JPG

 

Pour la contacter GSM 0692747888

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 18:14

Dans la Vitrine Artisanale  des Associations de Grand-Bois, aux calbanons de la Cafrine, vous pouvez acheter une piquette…

Ah, je les vois d’ici, ceux qui pensent que je médis du vin local. Que non ! Loin de moins cette idée ! D'ailleurs, vous n'y êtes pas du tout.

 

La piquette, comme  on l’appelle ici, c’est un petit tapis plat, en rosettes, que l’on confectionnait autrefois à la Réunion pour y poser le bébé qu’on langeait. 

 

                                    piquette 1

 

En fait, c’est un joli tapis à langer très coloré. Il n’est pas rembourré comme ceux qu’on trouve dans le commerce aujourd’hui, mais il est bien plus pratique, - on peut par exemple le rouler et le mettre dans sa tente (cabas) pour l’emporter au pique-nique du dimanche, au cas où il faudrait changer le nourrisson. 

 

                                  piquette 2

 

Il faut avouer aussi que la piquette est un petit objet d’art : on ne peut qu’admirer le travail de la couturière. Et souvent ce morceau de tissu a une valeur affective : c’est une parente ou un amie qui l’assemblait pour l’offrir.

 

Pourquoi l'appelle-t-on ainsi ? Comme je n'ai pu trouver de réponse à ma question auprès des anciens, je peux hasarder une explication : comme on utilise des aiguilles pour piquer le tissu, il faut peut-être chercher l'origine dans le verbe "piquer"...

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 15:09

On le rencontre à de nombreuses manifestations en rapport avec le patrimoine, là,  il expose les objets lontan qu’il fabrique toujours.

P1130735.JPG


Autrefois, les objets en fer blanc étaient des accessoires indispensables de la vie quotidienne. Et le ferblantier avait du travail, beaucoup de travail. Il confectionnait les grègues (cafetières), les bobèches pour les lampes, des citernes, des bandèzes  ou bandèges (ces bassines en fer blanc utilisées pour la toilette… )


P1130736.JPG


La profession disparaît, mais cet irréductible résiste aux assauts de la modernité et continue à travailler le fer blanc : il s’agit de Jany Mahalatchimy installé à Saint Leu.

Non seulement il fait revivre tous ces objets traditionnels, mais il crée des objets fonctionnels et décoratifs : appliques, bougeoirs, montres murales, diffuseurs anti-moustiques en forme de tortue, arrosoirs…et j’en passe.


P1130737.JPG

Ce passionné est très demandé pendant les Journées du Patrimoine. Nous l’avons rencontré cette année à Grands Bois aux Calbanons de la Cafrine où il exposait ses travaux et expliquait son travail. Chapeau. Cela fait plaisir de voir des Réunionnais qui aiment et savent transmettre leur art.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:11

Qu’est-ce qu’on ne peut pas faire avec les feuilles de vacoa ! 

La preuve : Marie Rose est spécialiste de la confection de « ti cafrines » vêtues de ce végétal. Un « linge »(vêtement) original comme on dirait "aterla."(ici)

poupée habillée de vacoa

Avec de l’imagination et des doigts experts - pas de « gros doigts »- voilà le résultat.

Si vous êtes intéressés, contactez les dames de Pêcheurs Golet. Vous les trouverez dans leur atelier de tresseuses aux calbanons de la Cafrine à Grand Bois, tous les mercredis de 14h30 à 16h30.

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