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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 21:35

 Nous venons de passer une chouette  journée à la Fête des Goyaviers. Ce matin, le bus affrété par l'Association  « Pëcheurs Golet » a déposé ses 35 passagers devant les vergers de M. Delatre.

Pour trouver l’endroit, il faut quitter la Plaine des Palmistes pour la Petite Plaine et chercher  le chemin de Bras Noir, direction Dechetterie. Au bord de la Route, le propriétaire attend devant une table en érable où il a empilé des seaux de différents gabarits. 

cueillette 2

 Il a même des seaux pour les enfants de la maternelle.  Les prix oscillent entre 8 euros pour le grand seau (5kg) et 5 euros pour le seau de 3 kilos. Pour être sûr de récupérer les contenants, le producteur  demande une consigne aux cueilleurs. .  Il est prudent d’apporter son propre seau pour transvaser les fruits à la fin de la cueillette ;  dans un sachet, ils risquent d’être écrasés. Mais il est permis  de conserver ses  propres seaux mais notre homme évalue leur capacité et fixe un prix en fonction de la contenance.

cueillette 3
Ainsi équipés de  nos seaux nous montons vers l’exploitation. A la fourche, on choisit soit d’aller à gauche vers un terrain plat (plus commode pour les personnes moins agiles) ou à droite et là ça grimpe, il fait traverser la Ravine Grenadine sur un petit pont de bois. Mais là dans la montée, les goyaviers ont une meilleure exposition  et sont plus fournis.

cueillette 5a cueillette 6

Comme le terrain est très accidenté et boueux par endroits, la cueillette est  moins aisée pour les personnes âgées. Si on retraverse la petite ravine, on peut déraper sur les roches glissantes, et renverser son seau. Témoins en sont les fruits qu’on peut voir parfois au milieu des pierres. Dans le feu de l’action en se hissant pour attirer une branche on peut poser le pied dans un trou, cela a failli m’arriver. Malgré tout, c’est une partie de plaisir, les  enfants sont là avec leurs parents, ça babille, ça se cherche, s’interpelle… Un endroit propice pour jouer à cache-cache. D'ailleurs, qui sont les trois cueilleurs cachés dans la végétation ?

cueillette 5b cueillette 7

Le paysage ici avec au premier plan les goyaviers, au second plan la Plaine et au fond la montagne est fabuleux. Et là-dessus un soleil  généreux.

cueillette 5

 Nous restons là,  à cueillir pendant une heure, puis Nicole et Jacqueline battent le rappel pour que tous rejoignent le bus.

 

cueillette 8Nous bavardons encore quelques instants avec M. Delatre père qui nous raconte que la cueillette dans sa plantation existe depuis une dizaine d’années. Il possède 8 hectares. Son fils a repris le flambeau. Pour planter le terrain plat, il a fallu ôter toutes les longoses qui y avaient proliféré. Pour aménager la colline, et réaliser des sentiers entre les goyaviers existants, il avait fallu déraciner les arbustes gênants et ce n’était pas une mince affaire : un travail titanesque à la pioche et au sabre à canne. Aujourd’hui l’affaire marche bien. De mai à juillet, c’est la saison de la cueillette  et le reste de l’année, il faut entretenir, tailler (« recéper », me corrige mon interlocuteur), et sur dix rejets on n’en garde que deux. Il  précise que mettre des pesticides ne rime à rien à la Plaine des Palmistes, si on traite le matin et qu’il pleut l’après -midi, tout est vain. Tant mieux ! au moins là, on est assuré de manger des fruits bio ! D'ailleurs, en cueillant on s'en est fait "une ventrassée".

 Il est midi quand nous quittons le verger. ( à suivre)

Pour davantage d'infos sur le verger :

 http://www.reunion.fr/modules/rechercher/fiche-etablissement/etablissement/1192-verger-delatre-cueillette-de-goyavier.html

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Published by Jacqueline Dallem - dans manifestation
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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:23

Au Tampon, à la Châtoire,  j’ai assisté ce soir avec mon amie Françoise à un concert superbe donné par un orchestre symphonique de la Réunion. La prestation de « L’ensemble Instrumental de Bourbon » était de qualité. Le programme était varié et les deux heures sont très vite passées, signe que le concert était passionnant !

Cet orchestre d’amateurs créé en 1983, dirigé par Michel Amadieu nous a fait passer un très bon moment.

P1090907

La 5e symphonie de Beethoven ( 1er mouvement allegro con brio ) a ouvert le concert, et le final (Allegro, Preston ) l’a fermé. Le chef d’orchestre de nous expliquer que la pièce entière figurera au programme fin octobre , et sera donné en partenariat avec un ensemble de Dunkerque en première partie (en deuxième partie, ils joueront des musiques de films). Les violons de 4 solistes (professeurs de conservatoire qui se sont joints aux musiciens) ont interprété avec la formation le Concerto pour 4 violons de Vivaldi. Un régal !

P1090904

Ensuite, nous avons eu droit à la "Symphonie concertante pour violon et alto - allegro maestoso." Les deux instrumentistes Eva Tsmadjajian et Kahina Zaïmen étaient impériales, une complicité remarquable !

Nous avons écouté une pièce peu commune, celle de Jules Massenet intitulée « Méditation de Thaïs » où Marion Delorme excellait au violon. L’archet de cette virtuose a ému le public recueilli.

Le dirigeant avait aussi fait le choix de valoriser les instruments à vent, en leur faisant interpréter la pièce de Gounod « Petite symphonie pour vents », un morceau sautillant, entraînant qui serait du meillleur effet dans un dessin animé.

P1090906

C’est avec ravissement que nous avons découvert un « Kol Nidréi pour violoncelle et orchestre », une musique hébraïque, qui vous transperce. Le soliste Niel Hoyrup a littéralement ensorcelé l’auditoire.

P1090909

P1090910bL’avant dernière partition était une suite de danses roumaines, à l’origine écrites pour violon et piano, et que Michel Amadieu a transformée en pièce pour violon et orchestre : une réussite ! Le soliste Marc André Conry, là aussi a été magistral !

Bravo à tous les musiciens et à leur dirigeant pour ce moment de bonheur ! Le public conquis a ovationné les musiciens et leur chef avec raison.

Je ne peux que vous engager à assister à leurs prochains concerts.

Date à retenir : samedi 4 juin à 20h à l’église de Ste Marie ! ça vaut le coup !

lien avec leur site : www.ensembleinstrumentaldebourbon.com

 

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:44

Une fois de plus, l’Association dynamique des "Pêcheurs Golet" s’est mobilisée autour d’un projet visant à perpétuer la tradition. La valorisation du patrimoine, sous toutes ses formes  et la rencontre des générations et des quartiers est une priorité de cette équipe.

  C’est dans cet esprit qu’a été organisée une matinée pédagogique avec des enfants aux Calbanons de la Cafrine. Deux classes de CP de l’Ecole Raymond Mondon, accompagnées de leurs enseignantes, Mmes Daisy Barret et Corinne Lallemand, et de parents d’élèves, sont passées sous la  quatre-voies pour monter à pied à la Cafrine.

accueil

Là, les 33 écoliers  ont été accueillis dans la salle verte, puis répartis en 3 groupes tournants  pour vivre une matinée inédite.

Dans le premier atelier, Jacqueline C.  Martine et Fabienne présentaient une quinzaine de légumes et une trentaine de fruits qu’elles avaient glanés dans les vergers privés et acheté au marché : un régal pour les yeux et les papilles !

ecole Mondon aux Calbanons (9) ecole Mondon aux Calbanons (10)

Tout en nommant les produits, les animatrices coupaient le kambar en deux pour montrer sa couleur mauve, ou la sapote pour faure réagir sur sa texture surprenante.

Les petits ont ainsi appris à manger les prunes malgaches (après les avoir bien triturées, chose  nécessaire, explique Martine). Ils ont aussi pu consommer de la barbadine mûre à la cuillère, des morceaux  de goyaves, des jujubes. Après avoir touché la peau veloutée des mambolos, ils ont pu en déguster la chair trop parfumée au goût de certains…

ecole Mondon aux Calbanons (12) ecole Mondon aux Calbanons (7)

Dans le dernier atelier, Nicole et moi-même, avons joué avec les enfants à associer le nom et l’image des produits, un exercice d’observation, de mémorisation et de lecture ! Tous se sont appliqués et ont mutualisé leurs connaissances.

ecole Mondon aux Calbanons (2) ecole Mondon aux Calbanons (8)

ecole Mondon aux Calbanons (4)

Apprendre en s’amusant, quel bonheur ! Parfois on hésitait : souvent on confondait le fruit à pain et le jaque en raison de leur forme et de leur couleur. Dans un groupe, un enfant a demandé : « Où est le mot aubergine ? ». Forcément ! « aubergine » ne se trouvait pas sur les étiquettes, il fallait choisir le mot créole « bringelles ».

 

ecole Mondon aux Calbanons (5) ecole Mondon aux Calbanons (3)

ecole Mondon aux Calbanons (11)

 

Nicole Abriel  avait imaginé, avec l’équipe, une série de devinettes  et de charades sur les fruits etlégumes. Assis devant les calbanons,  les marmailles très attentifs ont bien participé et ont toujours réussi à trouver les réponses attendues.

De leur côté, Renée, Ginette, Sarah et  Laurence, qui avaient préparé du manioc sucré, des chips de patate douce ont invité les enfants à les goûter. Elles leur ont également servi du  jus de carambole frais. 

  P1090836 ecole Mondon aux Calbanons (6)

 

  Pendant ce temps, Laurent, passionné d’histoire locale,  natif de Grands Bois,  leur a fait visiter les salles d’exposition en contant l’histoire de son quartier, en commentant les maquettes, les photos d’archives et en répondant aux questions des enfants.

ecole Mondon aux Calbanons (13)

Une journée riche en informations pour des enfants très réceptifs. Que de choses à raconter à la maison !

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:12

Jamais je n’aurais eu l’idée de jouer au jeu de dada, sans le traditionnel dé, ce cube à 6 faces. Diredés qu’avec mes élèves, j’avais galéré pour fabriquer des dés dans les règles de l’art, alors qu’on peut aisément  se passer de ce truc sophistiqué.

Et voilà, il a suffi que je tombe sur trois jeunes devant les Calbanons de la Cafrine, un mercredi après-midi, pour que mon éducation sur le sujet soit faite. Les trois dalons* jouaient à un jeu de société, qu’ils appelaient le « dayon » ou le « darion », une variante du jeu de chevaux.

Mais au lieu de dé, ils avaient 6 graines de tamarin coupées.  Les joueurs, des gaillards fort sympathiques,  m’ont expliqué qu’il suffisait de lancer les 6 grains et de compter les points. Le côté marron équivalait à 0 et la face claire (laissés par la coupure) valaient chacun 1 point ! Quoi de plus simple. Encore fallait-il y penser… Merci  les jeunes !
Technique comprise 6 sur 6 !

N.B « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait… » un adage populaire à revoir  : les jeunes ont beaucoup à nous apprendre, quoi qu’on en dise…

Dalon* : copain, ami

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 14:15

Aujourd’hui je vous propose de découvrir un "légume lontan" aux usages multiples.

Devinette : c’est un légume qu'on consomme et qui est utile à la case.

D’abord vous pensez à la noix de coco, qui servait aussi à lustrer les parquets (la brosse-coco). Non, trop facile ! Ou encore au chocas dont les fibres étaient utilisées pour faire du fil. Ce n’est pas ça dont je veux vous entretenir  ! Peut-être s’agit-il du maïs qu’on utilisait comme brosse pour frotter le linge ( le coton-maï)… ?

Décidément, vous n’y êtes toujours pas ! Voilà une autre manière de vous guider : trouvez la réponse avec cette charade !


Mon premier vaut 3,14  

Mon deuxième est la deuxième syllabe d’un oiseau rapace menacé d’extinction à la Réunion  

Mon troisième a des gousses qu’on utilise dans les fricassées de brèdes.

Mon tout est un légume long et vert, on peut le préparer en carri et en faire une éponge.

Réponse :

C’est le « pipangaille », ça ressemble à un concombre avec des  stries en relief. Mais il paraît que cette cucurbitacée peut aussi être lisse. Elle a une forme incurvée. Le légumier m’a conseillé de la préparer comme accompagnement d’un carri.

Je me suis documentée pour savoir si on pouvait aussi la consommer crue ( comme la courgette), mais n’ai trouvé aucune indication à ce sujet. En revanche, j’ai appris que "desséché, ce légume devient un gant de crin, ou une éponge !" Alors voilà, si vous oubliez de cuisiner votre pipangaille, ce n’est pas perdu ! Et l’éponge est recyclable !

Pour la charade voilà la réponse : (pi = 3,14 / pang= deuxième syllabe de "papangue"/ail)

pipangaille

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 13:47

 Initiée par mes amies réunionnaises de Grands Bois aux traditions culinaires de l’île, j’ai accepté de poursuivre ma quête, en acceptant leur invitation. Demain, elles vont dans une école primaire pour faire connaître aux enfants "les fruits et légumes lontan" et elles m’ont demandé de les accompagner. Nicole, Martine, Jacqueline et moi  avons donc dressé voilà quelques jours une liste des légumes et fruits qu’on trouvait autrefois sur toutes les tables. Pendant que je m’occupe de la partie « photographie », elles préparent des charades, et d’autres jeux et vont au marché de St Pierre pour récupérer des spécimens de chaque produit.

vers le marchéDe mon côté, j’ai fait un tour au marché du Tampon pour photographier tous les légumes de cette liste. A l'instar de ces Tamponnaises, j'avais pris le chemin de la place Benjamin Hoareau où se tenait le marché hebdomadaire.

Certains légumes étaient introuvables comme « le pois sabre », « le pois carré ». Pour les autres, j’ai été comblée et les vendeurs toujours très affables et souriants ont pris le temps de m’éclairer sur les recettes possibles, mais aussi de me désigner un confrère qui  avait le légume en question… Parfois les acheteurs s’arrêtaient pour se joindre à notre conversation : un acheteur tamponnais d’un certain âge m’a dit qu’il adorait les brèdes mourongue à la sardine, une acheteuse plus jeune m’a plutôt conseillé de préparer une fricassée avec de l’huile, de l’oignon et de l’ail, et d’ajouter de la tomate.L’un d’eux m’a même offert des vouèmes pour les écoliers.  

J’ai pu réaliser 3 fichiers de 8 légumes, destinés à devenir de cartes plastifiées. Voilà l’un de ces fichiers. On proposera aux marmailles d'identifier les légumes avec des cartes.

 

fiche légume 001J’ai constaté en faisant ce travail qu’il était peu aisé de classer certains  légumes : certains sont à la fois utilisés comme fruits et comme légumes, comme le corossol, le zévi, le zavocat…

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Published by Jacqueline Dallem - dans végétation
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:47

tourte brède morelle (6)

 José, ami randonneur du Club des Jolis Pas, avait rapporté un soir lors d’une réunion de comité, une tourte  « brèdes chouchou ». Comme j’ai acheté vendredi matin, au marché du Tampon, une botte de « brèdes morelle », je me suis dit pourquoi pas essayer de préparer une tourte avec ces brèdes –là ? J’ai suivi les conseils de José.


J’ai arraché les feuilles, les ai lavées plusieurs fois (je redoute les pesticides…), puis je les ai fait revenir dans de l’huile avec un demi-oignon émincé. J’ai rajouté de l’ail.

tourte brède morelle tourte brède morelle (2)

Comme toujours, j’ai fait ma pâte (farine, sel œufs, huile, eau) que j’ai posée dans un moule. Le fond a été tapissé de brèdes, de morceaux de jambon.  J’ai ajouté un mélange crème- œufs, salé, poivré. Après avoir parsemé la tourte de gruyère, j’ai enfourné et fait dorer. Je pense qu’on peut faire une tourte aux épinards en métropole suivant le même principe (pas à la Réunion  où  les « épinards » sont des plantes à piquants.)

tourte brède morelle (3) tourte brède morelle (4)

tourte brède morelle (5) Mon appréciation après dégustation : c’est un plat complet qui peut aussi être servi en entrée. Finalement une demi-botte de brèdes aurait suffi pour la tourte. Et je trouve aussi que les "brèdes chouchou" ont meilleur goût que les "brèdes morelle", ces dernières ont une petite amertume qui ne plaît pas forcément à tout le monde.

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Published by Jacqueline Dallem - dans Cuisine
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 10:53

 (brèdes d’autrefois, brèdes d’aujourd’hui)

 

brèdes variées

                             un caro* de légumes au marché hebdomadaire du Tampon

 

"Brèdes", un mot d’ici qui représente des feuilles qu’on peut manger en légumes, le plus souvent cuits. On trouve régulièrement sur les étals des légumiers, ou sur les marchés  les brèdes chouchou, les brèdes mafane, les brèdes chou de Chine, les brèdes « Tom Pouce »(petits choux de Chine), les brèdes paille à terre, les brèdes citrouille, les brèdes cresson...

 

Les brèdes de consommation courante

 

brèdes chouchou brèdes mafane

            brèdes chouchou                                                         brèdes mafane

brèdes Tom Pouce  brèdes paille à terre

            brèdes Tom Pouce                                                         brèdes paille à terre

 

Il n’en est pas de même pour d’autres brèdes, que cuisinaient les Réunionnais autrefois. Parmi celles-ci, les brèdes mourongue, les brèdes manioc, les brèdes morelle, les brèdes lastron.

  

Les brèdes moins consommé(e)s*

 

brèdes mourongue botte brèdes manioc

          brèdes mourongue                                    brèdes manioc

brèdes morelle botte brèdes lastron

         brèdes morelle                                              brèdes lastron

 

 Comment expliquer la rareté de ces brèdes ? Vraisemblablement que la demande n’est plus là : on n’a plus le temps d’effeuiller ces plantes (comme c’est le cas pour les brèdes mourongue) on n’aime peut-être plus le goût de ces feuilles, ou tout simplement les mamans n’ont pas transmis leur savoir-faire culinaire à leurs filles, trop occupées par leur profession à l’extérieur. Toute une génération n’a pas eu la chance d’être initiée et ces traditions se perdent. Cuisiner demande du temps et souvent cet argument prévaut pour justifier la disparition de ces habitudes gastronomiques. Dommage !

 

caro* : mot créole signifiant "étal" ( mais il peut aussi désigner le fer à repasser, un terrain...)

consommé(e)s * Doute sur le genre du nom "brèdes" dit-on un brède ou une brède ? Merci d'éclairer ma lanterne...

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 15:36

Oté marmailles, pas besoin faire des dépenses folles pour out moman ! Regardez autour de vous, les ravines, les friches sont pleines de superbes marguerites jaunes qui se sont épanouies au soleil. Un joli bouquet de fleurs naturelles, voilà qui réjouira celle que vous aimez !

fleur fête des mères

Chaque année en Lorraine, mes enfants couraient dans les prés me chercher des marguerites, des coquelicots, des graminées pour me confectionner un joli bouquet pour ce jour. Cadeau suprême !  Offertes avec le sourire et les mirettes pétillantes, ces fleurs naturelles représentent à mes yeux le souvenir du bonheur partagé avec mes enfants.

fleur fête des mères (2)

Cueillez donc un gros bouquet  de  cette marguerite qu’on appelle « tithonia diversifolia » et que l’on connaît mieux ici sous le nom de « Fleur la Fête des Mères ». C’est une grosse marguerite jaune qui prolifère fin mai dans les terrains non cultivés, le long des routes… tous les cent mètres, on en trouve au Tampon, suffit d’ouvrir les yeux.

 

 

Une merveille ! Elle s’élance même vers le faîte des arbres. Quittez  donc internet et la télé pour une escapade au grand air dans les terrains vagues !

fleur fête des mères (3)

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:08

Billet d’humeur.

 

J’ai du mal à comprendre… Voilà au Tampon, sur la rue principale, la rue Hubert Delisle, à l’angle de la rue qui descend vers le marché forain, une jolie case en bardeaux actuellement occupée par un cabinet de psychologues. Elle est située sur un terrain que personne n’entretient vraiment, ce qui m’a déjà grandement étonnée.

 

P1080969

 

Mais qu’est-ce qui pousse donc les propriétaires à vendre ce patrimoine, et surtout à le démolir ? Sûr que la rentabilité prime sur la sauvegarde des bâtiments anciens ! Vrai aussi que le Tampon n’est pas classé « village créole » mais est-ce une raison pour détruire ces vestiges ? La politique de subventionnement pour retaper les cases anciennes ici n’a pas dû intéresser les concernés. C’est regrettable ! Du moins, si elle disparaît, cette case pittoresque survivra dans mon blog !

 

P1090623

 N’empêche que ça me révolte ! Que ce soit au Tampon ou à Saint Pierre, que font donc les défenseurs du patrimoine pour empêcher la destruction de ces témoins du passé ?

 

A St Pierre, actuellement le front de mer est aussi le règne du bulldozer : on remplace les petites cases et les parkings par de grands immeubles.

Les promoteurs à Saint Pierre ont même eu l'audace - et l'autorisation- de cacher une cheminée historique, en face de la Place des Victoires...

Avec ça, on a classé l'île au Patrimoine Mondial de l'Unesco : on sauve effectivement l'environnement, mais les bâtiments n'en font-ils pas partie ?

 

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