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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 14:41

 1er arrêt : à la Rivière des Remparts

Olivier, notre guide -péi , mandaté par l’association « Université pour tous »,  nous explique avec une maquette le déplacement des plaques tectoniques. La Réunion fait partie d’un chapelet d’îles  appartenant à la plaque indienne. Elle est la dernière île volcanique née du déplacement de cette plaque…

 


2e arrêt : au Cratère Commerson

Les cailloux semés entre les bruyères sont en fait des résidus d’une explosion volcanique.



On apprend aussi que le bassin de lave de ce cratère, profond de 100 mètres, s’est vidé d’un coup et la coulée est sortie par le Trou Fanfaron poursuivant sa course vers les Trous Blancs puis vers l’océan. Ce sont les dernières plaques accrochées sur la falaise  (plaques résiduelles de la surface du lac) qui témoignent de la présence de ce lac de lave.

 

3e arrêt : au Piton Chisny dans la Plaine des Sables.

En gravissant le Piton Chisny (en arrière plan de la photo ) qui culmine à plus de 2440 m, tous ramassent des roches pour les identifier.  Depuis le sommet de  cette montagne, une vue imprenable sur la Plaine des Sables, la coulée de lave et le Piton de la Fournaise.

 

4e arrêt : pause dans une zone "potentielle" de forage géothermique

Sur cette jolie place ombragée où nous avons pique – niqué, notre guide nos a parlé du projet « geothermie » actuellement en standby, car il suscite de nombreuses interrogations, ses détracteurs craignant une dégradation du site.



5e arrêt : au Pas de Bellecombe.

Explication de la naissance de cette immense Caldera qu’est l’enclos Fouquet :  la chambre magmatique située sous la mer se serait vidée et aurait généré cet effondrement spectaculaire. Pour descendre dans l’enclos (fermé pour l’heure pour des raisons de sécurité) on a actuellement un dénivelé de 150 mètres.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 10:15

Sortie géologique (suite)

Disparition des espèces endémiques.

Nous sommes sur des pentes anciennes, recoupées par des coulées successives : la coulée du   Dugain  qui s’est dirigée voilà 20000 ans  vers la Ravine des Cabris et la Coulée des Trous Blancs qui a rejoint  St Pierre et la Pointe du Diable il y a  à peine 6000 ans. Sur ces pentes poussait autrefois la forêt hétérogène (des tamarinaies et des bois comme le mahot ou d’autres bois endémiques) une  forêt qui a disparu et fait place aux pâturages, cultures et habitations.

 

La transformation en pâture des terrains a entraîné une érosion importante des sols, qui ont été littéralement décapés – à certains endroits la roche affleure-  Conscients de l’importance du boisement, les forestiers ont  replanté des arbres  après la guerre de 39-45 et ce sont des cryptomérias -un bois du japon- qui ont remplacé les anciennes forêts. Mais on s’est vite aperçu de l’intérêt moindre de cette espèce - en ébénisterie notamment il n’a pas tenu ses promesses-.


 
La forêt de cryptomérias

D’autres espèces ont également colonisé les pentes comme le bringellier marron, le troene, les ajoncs (d’Europe),et  le mimosa qui a été introduit en liaison avec le géranium : on l’employait comme bois de chauffe). Et ces espèces sont considérées actuellement comme des « pestes végétales ». De temps à autre on voit encore au milieu des pâturages un tamarin des Hauts esseulé ! 

 

  
                             deux pestes végétales : les ajoncs -péi et le bringelier sauvage

les espèces endémiques qui nous restent...

Plus on prend de l’altitude, plus on a de chances de rencontrer des espèces endémiques. Ainsi au belvédère de la Rivière des Remparts, on rencontre de la végétation indigène comme « le bois de fleurs jaunes " ci-contre et  "le petit tamarin des hauts »
 ci-dessous
 

 
fleurs du petit tamarin des hauts


En regardant bien on peut aussi apercevoir les petites clochettes roses d'une fleur endémique appelée "bois de rempart" dont les feuilles, paraît-il seraient toxiques.





En montant  davantage, on  remarque que la végétation est plus basse : nous sommes en présence de « branles », les branles blancs, les branles verts (qui sont des bruyères.)
 

                    Les branles près du Cratère Commerson

 
Cette taille réduite s’explique par la température, au Pas de Bellecombe la température maximale est de 18° , la température moyenne seulement de 12 °. Il y gèle 5 jours par an et là la température avoisine les – 5°

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:22

Une association forte d’une centaine de membres siégeant à Saint Pierre et présidée par Chantal Schaeffer,  organise régulièrement des sorties culturelles. Nous avons eu une chance inouïe de participer ce samedi 28 novembre, avec 38 membres de cette association, à une sortie géologique au volcan, journée animée par Olivier Hoareau.

Olivier, professeur de Science et Vie de la Terre, nous a concocté un parcours très intéressant et chaque arrêt a été l’occasion d’observations  sur le terrain et de commentaires très détaillés.

De Saint Pierre à la Plaine des Cafres

Partis de Saint Pierre en  bus, nous sommes remontés par la quatre-voies en direction du Tampon et là déjà au niveau du Quartier Casabona, il nous a fait remarquer à droite les couches géologiques de basalte qui appartiennent à une coulée de lave. La moitié de la ville de Saint Pierre se situe  sur ce soubassement de roches volcaniques, issues des coulées descendues des Trous Blancs,  voilà à peine 6000 ans. Il s’agit d’un terrain jeune ayant une pente à 15%. Même si le risque est faible, une éruption dans cette zone est toujours possible !

Nous sommes montés vers la Plaine des Cafres et avons pris un raccourci passant par une ravine. Là, Olivier nous a expliqué que ces ravines– là étaient peu creusées, et que lors de pluies importantes l’eau s’infiltrait dans le basalte. Mais sous ces coulées poreuses il existait un manteau imperméable. Et les ravines débordent : le risque hydrologique donne du fil à retordre aux communes du Tampon et de Saint Pierre ! Les communes sont donc amenées à faire des plans de prévention pour résoudre ce problème  d’écoulement. On comprend mieux l’importance de grands fossés le long des routes…

En revanche les canyons du massif du Dimitile étant plus âgés, sont plus profonds et absorbent mieux ces pluies diluviennes.

                      

Sur notre parcours, nous avons aussi vu plusieurs pitons dont le Piton de Montvert, le Piton Hyacinthe, le Piton de la Ravine Blanche. Notre guide en a profité pour expliquer qu’un piton était issu du volcanisme effusif : la coulée est fluide, a une faible teneur en gaz et les projections peuvent atteindre 200 voire 300 mètres. A l’origine le piton est un cratère dont les coulées se sont solidifiées en formant un triangle : leur pente est de 45%. Pour rassurer les habitants du Piton de Montvert  présents, le jeune animateur a expliqué que la lave ne sortait pas deux fois au même piton.

                       
                                                        Piton Hyacinthe

Edmond Grangaud, professeur retraité de SVT lui aussi, passionné de  botanique, en a profité pour expliquer qu’autrefois, voilà 200 ans, toute cette région était couverte de forêts,(forêts de tamarins et forêts de bois variés)  comme il en existe encore aujourd’hui  à 1300 m au Piton Bébour, à 1700 m à Notre Dame de la Paix. Comme l’exploitation sur ces pitons était difficile en raison des pentes, certaines espèces endémiques ont pu être sauvées. La végétation est encore bien conservée au Piton Marabout.
          
                                                Pitons de la Plaine des Cafres

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:00

      Au fond du jardin, nous avons un composteur, et chaque jour nous l'alimentons en épluchures, marc de café, coquilles d'oeufs, fruits et légumes pourris, restes de salades... parfois nous y mettons les déchets de tonte. Et comme ces résidus se transforment très vite en terre végétale, inutile d'acheter des trucs chimiques pour nourrir notre modeste potager.
      Mais les gros volumes, comme les troncs de bananiers, leurs feuilles, le bois mort, les branches de la haie, tout ça est déposé sur le trottoir régulièrement et un camion passe pour les récupérer.
       Un seul homme est nécessaire pour faire ce travail de titan, - en période de pluie, les tas devant les maisons sont énormes -  Cet employé qui est aussi le chauffeur du camion, avec sa seule télécommande, et son sourire,  effectue toute cette tâche : le crochet saisit les végétaux et les met dans la benne. Puis l'homme consciencieux prend son rateau et ramasse les débris restants.

                           

  
              

Sur le site de la Ville du Tampon, j'ai trouvé des infos intéressantes à ce sujet : les voilà !

Déchets végétaux

Il s'agit de : tontes de pelouse (à disposer dans des boîtes en carton), tailles de haie et d'arbuste...

Pour vous en débarrasser :

  • attendre le passage de la CCSud (toutes les deux semaines environ devant votre logement),
  • déposez les sans attendre à la station de broyage à la Plaine des Cafres ou à la déchetterie de Terrain Fleury (ouverte du lundi au vendredi de 8h15 à 12h et de 13h à 16h30, le samedi de 8h15 à 15h30)
  • faites votre propre compost * 

 

                *  Bio composteur

 

La CCSud a décidé de doter ses administrés de bio composteurs en bois. Les foyers concernés sont ceux qui ne possèdent pas encore de bio composteurs et qui en font la demande.

Plus d'infos, cliquez ici >>

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:21

Le terme est très courant à la Réunion. Il fait référence à l’esclavage. Le « marron » était le cafre, l’esclave, donc l’homme à peau sombre qui a fui vers les montagnes, vers les forêts, pour devenir « hors la loi ». Maintenant ce mot a le sens de « sauvage, illégal. »

Faire un travail marron, c’est faire un travail sans le déclarer, un travail « au noir ». Les plantes « marronnes » sont celles qui poussent à l’état sauvage comme « la vigne marronne ». On dit aussi « le raisin marron »… 

               
Il existe des plantes appelées « cannes marronnes », elles sont endémiques à la Réunion, ces plantes ont des feuilles fines et longues en éventail.

                   

Il existe aussi l’ananas marron qu’on peut voir par exemple dans les sentiers botaniques comme le Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

 

Des animaux domestiques devenus sauvages peuvent aussi s’attifer de cet adjectif : ainsi «  les cochons marrons » signifie « cochons sauvages ».

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:19

  "Les mouches bleues."

On ne peut les rater quand on se promène entre Ste Anne et Le Piton Ste Rose. Nous en avons vu une quantité impressionnante dans la vigne marronne, parfois trois mouches sur une même feuille. Ces insectes concurrencent l’abeille et empêchent la butineuse de récolter le pollen de la fleur. Pour les apiculteurs, c’est une calamité car leur production de miel a chuté de façon vertigineuse. Ils ont porté l’affaire en justice et demandé des expertises.

Non mais, quelle mouche les a piqués, ces scientifiques  ?

 
Le Cirad de la Réunion avait introduit en 2006 cette mouche (cibdela janthina) pour éradiquer la vigne sauvage, une peste végétale qui a envahi toute l'île, mais ces chercheurs  n’a pas mesuré les conséquences sur les  abeilles... On minimise et on dit aux apiculteurs de ne pas prendre la mouche...(alors qu'ils la prendraient bien pour l'écraser s'ils le pouvaient)  Et les pauvres abeilles continuent à tomber comme des mouches...
Voilà ce que c'est, messieurs les introducteurs de "cibdela janthina", que de jouer à la Mouche du Coche - à savoir essayer de rendre service en ne faisant qu'envenimer la situation - Espérons qu'ils trouveront l'antidote !

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:23

                 

Lors de notre balade le long de la côte Est, j’ai vu pour la première fois des espèces d’immenses   graines  jonchant le sol et elles ressemblaient à des « bonnets d’évêques », coiffures de 10 cm2 à quatre pans.  C’est d’ailleurs le nom du fruit qu’on donne à cet arbre ici à la Réunion ! Ce fruit a aussi la texture de la noix de coco. La graine qu’il contient ressemblerait à un avocat et serait toxique.

                        


                            
 
Le bonnet d’évêque ou « Barringtonia asiatica » peut atteindre 20 mètres. On ne le voit qu’en bord de mer, il a le tronc gris et de grandes feuilles vertes bien brillantes.

Recherches complémentaires :  Sur cinq espèces de barringtonias étudiées au Vanuatu, 2 seules seraient comestibles.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:48

 2e étape de la Rando des  "Jolis Pas" 
De Ste Rose à la coulée de lave de 1977.

 

Nous descendons vers la marine de Ste Rose par des escaliers, longeons des habitations modestes et très fleuries,  et arrivons à un petit port abrité où sont amarrés quelques barques de pêcheurs, de rares bateaux de plaisance, deux zodiaques… Une haute digue protège le bassin. Il est dominé par une usine hydro-électrique. Des familles se sont installées là pour le pique-nique du dimanche,  on y voit un podium, des kiosques, un bar…Quelques gouttes de pluie . Le temps de sortir le Kway et c'est fini !

 

Nous nous dirigeons vers le Sentier des Pêcheurs qui longe le « Quai de Travers » , puis la côte rocheuse. La promenade est agréable sous les vacoas et les badamiers.

                     

             

 
Parfois on marche à quelques centimètres la falaise, parfois on rase un champ de cannes et on repasse dans un sous-bois. Il fait bien chaud et il fait bon marcher à l’ombre. De temps à autre on aperçoit un pêcheur.
       
 On s’arrête à chaque découverte. D’abord pour photographier une graine énorme qui ressemble à un bonnet de pape.

 Puis pour immortaliser un « endormi » que François a bien voulu réveiller en le prenant en main. Tous poussent des cris de surprise en voyant le reptile changer de couleur : de brun sombre il devient rouge, rose et ouvre grande sa gueule aux lèvres jaunes.

        
Nous avons déjà marché 30 minutes quand nous décidons de nous arrêter au Bassin de la Sirène, aire de pique-nique aménagée au bord d’un à-pic. Nous nous installons sous les vacoas, ou contre un rocher et mangeons notre repas froid.

          

Après une halte de 45 minutes, nous voilà repartis direction « La Ravine Glissante ».Nous descendons sur les galets de cette ravine abrupte et devons suivre un étroit sentier qui aboutit normalement à une échelle en bois. Mais l’échelle n’existe plus et il faut grimper le pan de roche d’une hauteur de 3 mètres en nous tenant aux racines d’un arbre et à ses branches. Puis il faut essayer de repérer le mince sentier qui longe le stade, personne ne l’entretient plus. Peut-être que le passage des randonneurs gêne les riverains… Nous longeons les clôtures des habitations et poursuivons notre progression. Nous approchons de l’ancienne coulée de lave qui a recouvert Piton Saint Leu  en 1977. Le terrain devient plus dur mais il est balisé par des marques blanches. Nous croisons  des promeneurs remontant vers le Nord. Il nous faut descendre une paroi instable pour atteindre l’océan. Les vagues font un bruit terrible en se fracassant contre les coulées de lave. La végétation a repris ses droits : des fougères et des graminées ont colonisé le sol, ça et là poussent des filaos .

 Là, un chemin bordé de petites roches  remonte vers Piton Ste Rose. Nos chaussures crissent sur les gravillons. Les randonneurs font une dernière pause. Tous sont là !

                                                                                                                        Photo André C.
Trois heures de marche depuis le repas ! Plus de 4 heures le matin ! Plus de 7 heures de randonnée au total …

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:33

ça tombe bien, ce 24 novembre,  jour où toutes les forces devraient être mobilisées pour défendre notre république et ses valeurs…   je vous propose ce thème « fleurs de  grève » !  Notre pays souffre  : heureusement que la nature est là pour embellir notre quotidien !

Alors voilà, ayons les pieds sur terre  et sachons apprécier les biens acquis si durement menacés. Si nos représentants politiques avaient tous grandi au contact de la Nature, et non dans les villes, ils sauraient rester simples et préserver leur patrimoine et celui de leurs concitoyens... (ces propos n'engagent que moi !)

Sur les kilomètres de "grève" que nous avons parcourus ce week-end, c'est à dire sur le littoral de la Côte Est,  poussaient toutes sortes de fleurs superbes. Parmi lesquelles…

  • La liane poc poc, de la famille des passiflores.


     
  • L’ipomée (ou liane batatran ou Patate à Durand) qui en séchant fait de jolies fleurs argentées à bouquets)




  • et la sensitive,dont les feuilles se rétractent quand on les touche.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:03

1ère étape : De Sainte Anne à Sainte Rose.

Avec Les Jolis Pas, nous sommes partis en bus à 6 heures pour  Ste Anne. Ciel bleu et vue panoramique dégagée sur la Plaine des Palmistes. Tous ont pris le petit déjeuner préparé par l’association, au lieu dit « Bassin bleu », qui correspond à la Source du Petit Saint Pierre. Là, Ti Yab, le président nous a expliqué l’itinéraire et la bande de 36 randonneurs s’est mise en marche.   

  

Nous avons longé le bassin où se baignait déjà quelqu’un, et un chemin agréable bordé au départ de palmiers royaux nous a conduits le long de jolies petites cases, puis le chemin s’est dégradé pour longer une parcelle plantée d’ananas et de maïs. Devant nous la mer, et là plus  de chemin, mais des galets. Nous grimpons un petit dénivelé et nous atteignons un chemin goudronné.


A notre droite les montagnes, des litchis aux fruits déjà rouges, le Nez Cassé.  Bientôt, nous  devons nous  regrouper pour traverser une propriété privée – un grand domaine arboré aux grandes allées où ont lieu des mariages... - 





Nous revoilà à quelques dizaines de mètres de l‘océan et il faut continuer sur des galets, traverser la Ravine des Orangers, -qui est à sec-  en essayant de nous repérer aux cairns (monticules de pierres) balisant le chemin. Nous progressons dans le sable noir qui vole et avançons sur des galets inégaux. Une randonneuse – qui faisait sa première marche avec les Jolis Pas - chute et il faut la soigner.



Puis nous nous enfonçons dans un étroit sentier, un tunnel de verdure où la mouche bleue s’en donne à cœur joie sur la vigne marronne, où des papillons orange volètent. Un des randonneurs s'est arrêté près d'une liane de vanille pour expliquer la pollinisation de la fleur.
 

Nous repartons, traversons à gué la Rivière de l’Est, large de 750 mètres, Nous voyons  maintenant au loin la Pointe de Bonne Espérance et progressons toujours sur des galets ! Dans ce désert de pierres, Jolaine me fait remarquer la présence d’une noix de coco qui germe, plus loin la végétation reprend ses droits et on voit des couvre-sols colorés.

Encore des galets puis la montée assez raide vers Ste Rose au milieu d’une propriété arborée pleine de litchis, lataniers, héliconias, bananiers… Après un bout de chemin sur la RN, nous descendons  vers la Marine de Ste Rose, où commençait le Sentier des Pêcheurs.





Quelque quatre heures d'une marche fastidieuse en raison des numéros d’équilibristes qu’il fallait faire pour retomber sur ses pieds. Le spectacle en valait  la chandelle : côte sauvage, vagues bleues écumantes se jetant contre la roche volcanique ou les galets, champs et montagne verdoyante au loin, quelques petits sentiers ombragés bien agréables et des dénivelés peu éprouvants, cadre paradisiaque dans la montée vers Ste Rose… Dans la  deuxième partie du parcours, on ferait l’économie des galets ( à suivre
)

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