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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:33

 La fleur est magnifique, presque irréelle. On dirait une fleur artificielle. Elle est très haute sur tige. La première que j’avais vue, c’était au Jardin des Senteurs de Saint Philippe. Mais depuis, au fil de nos randonnées, j’ai constaté avec bonheur qu’elle pouvait encore pousser à l’état sauvage le long de certains sentiers, mais il faut avoir l’oeil, parce qu’elle se plaît dans les endroits ombragés.

 

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Je trouve dommage de la “casser” pour la mettre dans un bouquet, elle est tellement plus belle dans la nature. Et d’ailleurs dans les vases, elle meurt trop vite.

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La rose de porcelaine, magnifique…et fragile,  de la famille des Zingibéracées est originaire de Malaisie et d’Indonésie. On la multpilie par semis. Cassante et craquante, on souhaiterait qu’elle le soit moins et continue à pousser discrètement à l’ombre dans cette nature qui chaque jour perd de plus en plus du terrain au profit des constructions.

Je dédie cet article et cette fleur à trois êtres très proches dont c’est l’ anniversaire les 13, 14 et 15 mars :  à François, mon homme, Martine, ma soeur aînée, et à mon papa. Bon Anniversaire !

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:45

Mwin la cassé nout mangues

Quand  Jocelyne, une de mes voisines me souffle qu’il faut “casser” les mangues vertes de mon "pied" (arbre), c’est qu’elle me suggère de cueillir les fruits. Figurez- vous qu’à la Réunion, on ne cueille pas, on casse !!!

L’explication en est toute simple : la plupart des fruits sont accrochés aux branches, comme les letchis, les longanis, les mangues. Alors on craque les rameaux pour récolter les fruits. D’ailleurs même les goyaviers, les pêches, les oranges, on les “casse”. Là, pas de craquement.

Pour les fleurs, il en va aussi ainsi : on casse la rose de porcelaine, l' iris marron, l'hibiscus, l' héliconias, le bougainvillée… 

Casser… On casse aussi les fruits et les fleurs en Lorraine, notamment dans le Bassin ( qui fut) Houiller. Dans notre dialecte francique, on dit bien “ Kirsche un Blume brechen…” (brechen = casser, en allemand) On brise les fleurs. Amusant. C’est vrai qu’une fois cassée, on ne peut plus la replanter, la tulipe.

Pour en revenir aux mangues, à la Réunion, on les cueille, pardon, on les “casse” vertes pour en faire du rougail.  Il est aussi usuel de prélever les bananes vertes et de les laisser mûrir. Comme la mouche du fruit abîme souvent les oranges, et mangues du verger, je vais essayer de suivre  ce conseil avisé et laisser se colorer les fruits après “la casse”

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 09:38

Rien à voir avec le “far” breton. Il est vrai que des créoles d’origine bretonne, il y en a pas mal sur l’île. Forcément, fallait être navigateur autrefois pour découvrir les terres lointaines perdues dans l’océan et s’y établir.

 Rien à voir non plus avec une orthographe fantaisiste du mot “phare”, parce que le far-far n’a pas vocation d’éclairer les côtes.

 Le far far est une étagère qui servait à entreposer les semences, le maïs, les vivres ; c’est une place aménagée au-dessus du feu. C’est aussi là que l’on enfumait les viandes, saucisses (on les boucanait)

 Le mot serait d’origine malgache. Il viendrait de ”farafara”  qui signifie “lit”  A Madagascar, cette claie en hauteur où on stockait  les céréales, le manioc...( à l’abri des rongeurs) était aussi utilisée comme lieu de couchage. Dans les demeures lontan à la Réunion, également cet endroit pouvait être utilisé à cette fin.

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Photo prise dans le Domaine du Café Grillé à Pierrefonds :  une case en feuilles latanier, au premier plan une meule, au fond la cuisine lontan surmontée du far-far.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 14:59

La première fois que j’ai entendu cette expression, c’était à l’occasion d’un jeu de société, une partie de loto quine jouée  au Club des Lataniers à Grand Bois : chaque nombre annoncé par le “dentiste” était désigné par une expression imagée : deux jambes ti Charles(pour 11) , ti couteau ( pour 32)…

Oté ! Ou coné pas kossa il lé le "ti  32" ?

 En fait ce couteau connu de tous les anciens accompagnait les coupeurs de canne à sucre. On le vend encore aujourd’hui dans les quincailleries de l’île.

 J’en ai fait l’acquisition pour couper mes feuilles de vacoa et récemment, je l’ai utlilisé pour râper et fendre les tiges d’agapanthes. La lame coupe comme tous les diables, j’en garde déjà quelques traces…

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Dans la boîte contenant ce couteau, on voit son histoire et la photo de son créateur.

ti 32

Voilà ce texte :32 Trente deux

                          Dumas Ainé

   En 1908, mon grand-père Paul Rousselon, lors d’un voyage professionnel à la Réunion, fit découvrir le couteau de poche qui ne le quittait jamais aux coupeurs de canne à sucre qu’ll croisait. Cet objet rencontra un tel engouement de la part des Réunionnais qu’ils l’adoptèrent et le surnommèrent le “P’tit 32”  texte signé par la petite fille de Paul Rousselon, Pascale Sol-Bruchon

 Quelles sont donc les caractéristiques de ce couteau de poche ? 

Il a une lame de 8 cm en inox, le manche est en bois bubinga, avec une mitre en inox (prix 22 euros sur internet) Il existe aussi un modèle avec lame et tire-bouchon.

Sur le site www.rousselon.fr on présente cette coutellerie française encore en activité ( eh oui, ça existe encore des entreprises qui produisent en France, cocorico !) , mais on n’y trouve plus le couteau de poche. L’entreprise s’est diversifiée et destine ses produits à des professionnels de la boulangerie, de la boucherie….

 J’aurais aimé connaître l’origine du nombre 32. Il doit s’agir du tampon ou poinçon qui était autrefois apposé sur la lame du couteau pour pouvoir l’identifier. On peut émettre des hypothèses  : 3,2 cm = longueur d’un pouce. Ce serait une possibilité…

Faites plusieurs quincailleries pour trouver le meilleur prix, car les différences peuvent être très importantes.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:51

                                                                                                 

Des agents de l’A.R.S, Agence Régionale de Santé (anciennement DRASS), étaient de passage ce matin dans le quartier de Trois Mares.

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 L’un d’entre eux nous a demandé à pouvoir faire le tour du jardin pour repérer les points d’eau. Il a vérifié s’il y avait de l’eau dans les pots de fleurs. Mais nous savions déjà qu’il ne fallait pas mettre de coupelles sous les bacs et qu’il fallait renverser les pots des cactus après la pluie.

 Il nous a aussi demandé l’état des gouttières : “Il faut que l’eau puisse bien s’écouler des gouttières si on ne veut pas que l’eau stagne et devienne un vivier à larves de moustiques.” Nous l’avons rassuré : l’eau s’écoule bien de notre gouttière.

Après avoir reporté notre nom et ses observations sur un bordereau, il est parti sonner chez les voisins.

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                                  Frédo et Rémy, agents de l’ARS

 Chaque année, à pareille époque, quand il pleut et qu’il fait chaud,  les services de Santé mènent cette action pour prévenir la population contre les risques de dengue et de chikungunya. Chose nécessaire. La Réunion garde un mauvais souvenir du  “Chik” de 2005-2006

C’est surtout à proximité des ravines que le moustique élit domicile, et nous avons de la chance d’en être bien éloignés : rien qu’au Tampon, on note une dizaine de ravines.

 Un site à consulter absolument pour connaître les trois types de moustiques, comprendre cette campagne de prévention, connaître les zones d’intervention, les dates, les précautions d’usage…

http://moustiquesinfos.sante.gouv.fr

 Du 5 au 16 mars, on démoustique dans toute l’île. Sur les cartes du site, on peut voir les zones où sont installés des ruchers. Peut-être faut-il veiller à déclarer vos ruches, pour que vos abeilles soient protégées…

 

 

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Published by Jacqueline Dallem - dans Santé
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 12:03

Hier, mercredi 8 mars, les dames de Grand Bois de l’Association “Pêcheurs Golet” étaient une fois de plus mobilisées pour faire revivre le passé.

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Rappel de la tradition, d’abord avec le volet culinaire. Explication en cuisine de la préparartion du carri porc-bringelles et du carri poisson,

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Ateliers de confection de samousssas, bonbons-piments et bonbons millet.

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A l’apéritif des boissons inédites comme le punch sapotille, le jus de citron, le jus de mangue.

 Rappel de l’histoire de Grands Bois avec une visite guide des calbanons  ( habitations  des familles d’engagés ) faite avec Laurent. Mme Abriel, la doyenne, intervient à plusieurs reprises pour évoquer des souvenirs dans ce parcours.

Avant le repas partagé par tous (acteurs  de la journée et visiteurs), Marie Rose Perrine, femme très active dans l’association, membre de l’atelier de tressage, a raconté la vie aux Calbanons en déclamant une poésie en créole. Ce texte, qu’elle enrichit à chaque animation, narre les différents moments de la journée d’un engagé et le travail des femmes et des hommes au fil de l’année.

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Puis c’est la chanson “Somin Grand Bois sa lé long” qui termine l’intervention de notre Rodriguaise.

 Pendant le repas, les touristes échangent avec les animatrices : on y parle du mariage lontan et des mariages actuels à la Réunion, de langue, d'artisanat, de voyages dans les îles voisines...

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Marie Claire profite aussi de ce moment convivial pour expliquer à ceux qui le souhaitent comment on tresse le vacoa. On profite de cette occasion pour montrer les réalisations de l’atelier –tressage.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:39

Dimanche, nous sommes remontés à la Plaine des Cafres pour cueillir des tiges d’agapanthes et nous nous sommes dit que nous pourrions pousser jusqu’à Grand Etang.

Nous traversons Bourg Murat, puis la Plaine des Palmistes et après le pont Payet à gauche direction Grand Etang. La route qui y mène est très étroite, il vaut mieux rouler au pas, surtout le week-end parce que c’est aussi une destination  de pique-nique.

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De rares cases  ont été construites en bord de route.  Même là, ils ont trouvé moyen de mettre des ralentisseurs. De hauts arbres au tronc rouge nous interpellent : en fait, ce sont des mousses qui se sont fixées sur l’écorce.

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Le long de la chaussée poussent aussi , à l’état sauvage, des pervenches de Madagascar qu’on appelle aussi ici “roses amères”. Nous remarquons aussi des cannes à sucre rouges, de celles qu’on ne voit plus guère. La route se termine à un parking. Des familles occupent tous les kiosques. Nous sommes au coeur de la forêt primaire.

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Nous  installons le pare-soleil sur le pare-brise, et partons en direction de l’étang en suivant le fléchage. En ferons-nous le tour ? Nous croisons des promeneurs qui nous préviennent :” On passe souvent dans la boue, et l’étang a débordé sur le chemin, là il faudra déchausser.”

Pour commencer, pendant dix minutes, nous montons sur les galets inégaux jusqu’à la croisée des chemins.

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A droite, au niveau d’un kiosque, un panneau indiquant le point de vue. Nous décidons d’y grimper, encore dix minutes  pour monter sur un chemin de scories rouges, creusé d’ornières : la pluie a bien raviné …

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Des goyaviers et des arbres de la forêt primaire, des fougères… et même des papillons qui se laissent photographier.

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Le point de vue n’est pas très ample, on voit malgré tout un bout de l’étang et au fond quelques cascades. Trois énormes fils électriques pendouillent au-dessus de l’étang,- quel gâchis, on aurait pu les faire passer  ailleurs-.

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Au lieu d'emprunter le petit chemin qui descend dans la végétation vers l’étang, nous préférons retourner jusqu’à la croisée et descendre là.  Bientôt nous voyons un petit ilot au milieu de l’eau.

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L’étang est cerné de montagnes boisées. Le paysage est magique.

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                      Situé à 525 m, il est l'unique lac d'origine volcanique de la Réunion

 

Nous voilà sur le sentier qui contourne l’étendue, et choisissons de continuer à droite, pour être à l’ombre. Au fur et à mesure, les cascades deviennent plus distinctes et plus nombreuses, de trois, leur nombre passe à six.

Les chants d’oiseaux nous accompagnent : de temps à autre nous apercevons un tec –tec, un cardinal et entendons le merle péi. Parfois un crapaud saute dans les herbes.

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Quelques passages sont délicats, on manque de s’enfoncer dans la boue,

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mais nous continuons… jusqu’à ce passage dissuasif : 30 mètres à parcourir, avec de l’eau jusqu’aux genoux.

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Comme nous avions oublié nos chaussures “subaquatiques” et n’avions pas envie de nous déchausser, nous avons préféré rebrousser chemin. Mais deux randonneurs et trois jeunes ont relevé le défi.

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Finalement, nous croiserons trois joggeurs qui nous certifient que c’était bien le seul passage difficile, on aurait pu faire le tour de cette retenue sans problème. Il se met à "fariner", il faut mettre les appareils photo à l’abri. Finie la balade ! Ce n’est que partie remise. Nous reviendrons pour ce challenge, mais avec un équipement de circonstance. Nous aurons quand même marché 1h30 dans un cadre merveilleux !

 

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Published by Jacqueline Dallem - dans randonnée
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 12:15

"Le bonbon coco" est  une recette péi (entendez une "recette du pays") . Chaque famille a une méthode bien particulière pour préparer cette friandise à base de noix de coco. Voilà celle que nous a livrée Julia, une charmante gramoune de 90 ans, habitant à la Plaine des Palmistes.

 Ingrédients :800 g de noix de coco1 litre de lait, 2 kg de sucre

 Préparation :

Dans un premier temps, on épluche la noix

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Puis il faut râper la noix de coco à la main, si on veut le faire à l’ancienne. (On peut aussi les mixer mais il  faut veiller à ne pas faire de bouillie)

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Ensuite, on verse les copeaux obtenus dans une marmite, on ajoute 1 litre de lait

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et deux kilos de sucre.

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Il faut faire cuire ce mélange deux heures sur un gaz à feu doux, en surveillant constamment. La masse peut se soulever et déborder… Remuer  régulièrement en détachant le sucre du bord.

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Au bout de deux heures, prélever un peu de cette masse avec une cuillère pour voir si elle commence à adhérer. Si oui, on peut à l’aide d’une cuillère faire de petits tas sur une tôle ( de préférence sur du papier sulfurisé pour que le bonbon n’attache pas)

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Voilà, c’est prêt ! Laisser refroidir et croquer le "bonbon coco" 

 

Mes observations :

La quantité de sucre me semble plutôt élevée pour la quantité de noix de coco utilisée. Dans la plupart des recettes publiées sur le net, on emploie autant de sucre que de noix de coco, et la quantité de lait y est également moindre, ce qui réduit le temps de cuisson.

  N’empêche que les bonbons de Julia étaient excellents. Merci à elle et à Brigitte, sa fille, qui nous a fait rencontrer cette dame qui gagne à être connue.

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Published by Jacqueline Dallem - dans Cuisine
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:04

Chez Julia Robert à la Plaine des Palmistes (1)

Brigitte, la fille de Julia, nous a fait rencontrer sa maman.  J’ai eu la chance d'être invitée chez cette dernière, samedi, dans sa petite case de la rue Richard Adolphe. Julia Robert est une dame 90 ans encore très alerte et très heureuse de partager son savoir-faire.

J’ai ainsi pu apprendre une technique en voie de disparition : le travail de la tige d'agapanthe. Comment travailler cette plante pour en confectionner une capeline ?

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D'abord, se procurer le matériel...

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 En passant par la Plaine des Cafres, où  pousse l'agapanthe, cette fleur à la hampe florale bleue ou blanche ( un peu comme la fleur de l'ail), j’ai  coupé une trentaine de tiges. Quand floraison se termine, il est bon de couper ces tiges à la base pour une meilleure repousse.

J’ai conservé les tiges seules et me suis rendue à la Plaine des Palmistes. La cueillette a été déposée devant la case de Julia, qui s’est installée sur un petit tabouret à l’ombre. La gramoune a posé un chiffon humide sur l’un de ses genoux, a saisi une tige et nous a expliqué la technique pour prélever des lanières de cette plante.

Avec un couteau, il faut d’abord frotter ce “bâton jour de l'An” (comme on l’appelle ici). Une fois que toutes les fibres vertes ont été enlevées, on obtient un bâtonnet nu, blanc .  Il s’agit de le fendre  en deux sur toute la longueur.

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Et là, commence le travail le plus fastidieux : on pose la moitié de bâtonnet à plat sur le genou et en maintenant le couteau à la même place, on fait glisser l’intérieur de la tige de bas en haut : on râpe les fibres internes, mais pas trop, juste ce qu’il faut.

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Ensuite, on dédouble cette demi-tige en veillant à bien placer les pouces pour ne pas déchirer la lanière externe qui est très fine, c’est cette dernière qui servira à confectionner les tresses. Il faut qu’elle soit blanche et lisse.

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Inutile de laisser sécher, comme on le fait pour le vacoa. On peut l’utiliser tout de suite. Mais l’apprentissage de cette technique du “dédoublement” est vraiment complexe. Il faut s’armer de patience. Comme dit Julia “C’est en forgeant qu’on devient forgeron”. Pendant cette séance, elle  aussi trouvé le temps de nous a jouer des airs lontan à l'harmonica et de nous chanter des chansons.

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Nous étions 8 élèves à être initiés par Julia : Brigitte, sa fille, Yoland son gendre, Monique, et des amies de Brigitte : Marie Thérèse, Marie Hélène, Laurence, Monique et moi. Huit personnes prêtes désormais à perpétuer la tradition,...disons plutôt prêts à se perfectionner pour pouvoir la perpétuer. 

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Un grand merci à cette adorable gramoune qui a consacré toute une après midi à nous dispenser cette technique et qui a hâte de nous enseigner le tressage et l'assemblage du chapeau.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 08:23

Après nous être baignés dans la baie de St François, nous retournons au gîte. Nous passons par le petit chemin, qui traverse les jardins pour rejoindre la chambre d’hôte. On cultive là des bringelles, du maïs… De nombreux arbres fruitiers de grande taille poussent là.

Une jeune fille nous montre notre chambre, située à l’étage d’une maison blanche : belle pièce spacieuse, aérée, propre avec un grand lit, un canapé pliant, un WC séparé et un coin douche lavabo séparé dans l’entrée.

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Même un petit réfrigérateur, et un endroit où accrocher les habits, une commode à deux tiroirs, deux tables de chevet, un coffre-fort. Notre hôtesse Claudine monte nous saluer, nous présente notre appartement, nous conseille de mettre les objets de valeur dans le coffre.

Et nous découvrons notre terrasse, une grande terrasse, délimitée par du fer forgé peint en blanc, avec vue sur les jardins et vue partielle sur la mer,

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Notre hôtesse nous emmène ensuite dans la salle où généralement sont servis les repas, mais comme nous ne sommes pas nombreux, nous mangerons dans sa maison. Celle-ci se trouve à deux pas de notre logement, c’est une bâtisse blanche à colombages. L’endroit est très fleuri (hibiscus…) Les murs sont tapissés de peintures réalisées par Jean Bernard Moneret.

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Une chambre d'hôte à prix très raisonnable pour des prestations de qualité : 30 euros par personne et par jour en demi-pension. On n'est pas volé ! 

Nous parlons de nos projets d'excursions et Claudine nous conseille.

 Vers 16 heures, nous repartons nous baigner dans le lagon avec masque et tuba. Il suffit de traverser la route, une route où on ne circule guère ( elle se termine au fond de la baie) et de s'installer à l'ombre des filaos. Mer chaude, sable toujours chaud. De nombreuses petites algues tapissent le fond sablonneux, on peut y voir des oursins, une murène, une langouste… 

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Nous rencontrons nos voisins de tablée de la veille qui séjournent à Songe, endroit propice à la pêche. L’un des  pêcheurs vient de perdre la ligne de son ami après que le fil s’est pris dans l’hélice du bateau, une canne de 1800 euros… Demain, ils iront à la pêche à la canne à pêche.

Plusieurs barques sont amarrées dans l’anse. Nous assistons à deux retours de barques de pêcheurs. Il paraît qu'on vous emmène volontiers au large ou dans le lagon si vous en exprimez le désir.

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Retour à la chambre. Douche et écriture des cartes postales sur la terrasse. Sudoku pour François, bilan de la journée sur le mac pour moi.

 On entend les cigales, le grondement sourd de la mer, les cris des martins. Quel bonheur. Un petit paradis. Dans 45 min, c’est l’heure du repas.

19h30 sommes à la table de Claudine, Jean Bernard. Le beau-frère de Claudine est là aussi.On nous sert un ti punch maison, costaud, préparé avec le limon d’ici, coupé en petits morceaux.

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En entrée  salade d’ourites copieuse, puis poisson riz et légumes. En dessert une tarte à l’ananas.

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La conversation avec Jean Bernard, le mari de Claudine( âgé de 75 ans) est très intéressante. C’est lui qui a construit les trois maisons à Saint François. Son épouse est Mauricienne et ne voulait pas loger dans cette baie au départ. Aujourd’hui tout le monde connaît Claudine à Rodrigues. Ils emploient trois personnes. Leur fils âgé de 17 ans est en lycée.Toute la soirée, les amis lui téléphonent pour le féliciter pour la réussite à son examen de passage.

Nous apprenons que les bus partent d’ici à 7 heures, 8h, 9h15 tous les jours. Finalement, nous ne sommes pas coupés du reste de l'île ici... On peut tranquillement prévoir de  séjourner là une semaine et rayonner.

 

 

 

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