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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 21:11

Aujourd'hui, pour accompagner le cari "poule la cour" , cuisiné par Yoland, Brigitte a préparé un rougail avec un fruit que je n'avais jamais goûté jusqu'alors. Ça ressemble à une goyave, et son goût est à la fois celui du citron et de la goyave. Très acidulé ! C'est le fruit du "goyavier de Costa Rica". Il aurait été introduit par le Cirad à La Réunion en 1993. On le redécouvre aujourd'hui et on apprécie aussi son utilisation dans les sorbets, les confitures, les nectars. Un parfum exotique qui plaît !

Un fruit de plus à découvrir à La Réunion : la coronille !
Un fruit de plus à découvrir à La Réunion : la coronille !
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Published by Jacqueline Dallem - dans fruits de la Réunion
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:59

Le choeur recrute des voix d'hommes pour "le Requiem de Campra" (œuvre vocale baroque à 5 voix)

Le Concert est prévu en octobre 2017

Pas d’audition. Juste l’envie de chanter  !

Tous les niveaux sont bienvenus

Répétitions les mercredis à 18h30 Ecole Antoine Lucas au Tampon

                           Plus d’infos au 06 93 92 25 14 et sur Facebook

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Published by Jacqueline Dallem - dans Musique
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:07

Oui, autrefois…Où est donc passée la faune sauvage de la Réunion ?

Salazes ! monts géants, rochers infranchissables,
Quel mortel oserait, sur vos flancs redoutables,
Sans effroi, sans vertige, aventurer ses pas ?
Il en est cependant qui, bravant le trépas,
S'élancent hardiment sur le bord des abîmes,
Et d'un pied intrépide escaladant vos cimes,
Poursuivent sans repos le cabri fugitif,
Rare et dernier débris de l'âge primitif.

Le passage du poème « Bourbon » de Gabriel Couturier dans lequel il évoque les 3 Salazes, m’intéresse à plusieurs égards. 

D’abord, il transmet une émotion devant ce site merveilleux de l’île, émotion qui ne s’atténue jamais au fil des siècles.

Puis, ce texte est un témoignage. Ecrit vers 1870, ce texte évoque une richesse aujourd’hui disparue : la présence de gibier, notamment de « cabris sauvages ». La faune de la Réunion s’est réduite comme peau de chagrin. Même les oiseaux étaient piégés ou tirés pour finir sur le foyer de la cuisine. 

 

« C'est là, sur ces sommets battus par les tempêtes, 

Sur ces pics escarpés, dans ces âpres retraites

Que le marron* venait, défiant les hivers, 

Secouer ses bras nus, libre du poids des fers.

L'oiseau tombait, percé de sa flèche rapide »

 

Aujourd’hui, en 2017,  la SEOR et d’autres associations veillent au grain pour protéger les rares oiseaux survivants. Heureusement !

                                                                                                          * marron : esclave en fuite.

Illustration de Roussin : le chasseur de cabris  marrons

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:33

Les Trois Salazes attirent les randonneurs, mais aussi les alpinistes en quête d'émotions fortes, car l'ascension n'est pas aisée, ce que relate le poème intitulé "Bourbon" de Gabriel Couturier, paru vers 1870 dans l'Album de L'île de La Réunion.

"Soudain ton œil  s'étonne, se fixe et s'arrête :
Trois pitons inégaux dressent leur triple crête; 
Le nuage et la foudre, autour d'eaux amassés, 
D'un diadème obscur ceignent leurs fronts glacés(...)

Salazes ! monts géants, rochers infranchissables,
Quel mortel oserait, sur vos flancs redoutables,
Sans effroi, sans vertige, aventurer ses pas ?
Il en est cependant qui, bravant le trépas, 
S'élancent hardiment sur le bord des abîmes,
Et d'un pied intrépide escaladant vos cimes,
Poursuivent sans repos le cabri fugitif, 
Rare et dernier débris de l'âge primitif

C'est là, sur ces sommets battus par les tempêtes, 
Sur ces pics escarpés, dans ces âpres retraites
Que le marron venait, défiant les hivers, 
Secouer ses bras nus, libre du poids des fers.
L'oiseau tombait, percé de sa flèche rapide ;
La cascade à ses pieds roulait une eau limpide ;
Du bois rapidement frotté contre le bois.
L'étincelle soudains jaillissait sous ses doigts ; 
Des antres ténébreux, sous leurs voûtes muettes,
Abritaient le sommeil de ses nuits inquiètes..."

- Bourbon -     Gabriel Couturier*

* Gouverneur de la Guadeloupe de 1870 à 1880 lors de la parution de l'Album

Les Trois Salazes.
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Published by Jacqueline Dallem - dans randonnée sites et paysages
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 22:16

On ne peut pas énoncer ici toutes les vertus des graphismes de Jace : non seulement, ils donnent des couleurs aux murs gris, nous font rêver ou réagir, cachent la rouille des structures en fer, mettent une touche animée dans le paysage urbain… mais aussi ils profitent des défauts de structure et colmatent parfois des fissures… comme sur ce mur non loin du rond-point des Chandelles au Tampon, rue Hubert Delisle…

Jace : des dessins qui colmatent...
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Published by Jacqueline Dallem - dans art
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 00:48

…on décapite les Saint Expédit...

En faisant découvrir le cimetière du Père Lafosse à Saint Louis, à mon amie Durga, je n’ai pas trouvé de grands changements : les panneaux invitant à ne pas faire ses besoins dans l’endroit, la fresque sur l’esclavage, les croix en fer forgé, la chapelle, l’homme qui arrose les plantes, tout est là, comme l’an passé.

Des cérémonies occultes doivent toujours se passer dans l'enceinte de ce cimetière, témoins les reliquats de cire, les bandeaux rouges…

Ce qui n’a pas échappé à mon sens de l’observation est un truc inédit : voilà qu’on assemble des statuettes de Saint Expédit et qu’on les décapite… Ce saint populaire qu’on peut invoquer pour attirer des bienfaits ou des malédictions ne doit pas faire l’unanimité sur l’île. On se croirait dans une aire de jeux où les enfants jaloux cassent les jouets de leurs camarades. Dire que des adultes s’amusent à ces choses là ! Désopilant !

Et ce sont toujours de fanatiques qui se plaisent à ces jeux de décapitations, comme ces révolutionnaires qui ont coupé toutes les têtes de statues de la cathédrale Notre Dame, ou au Cambodge, ces envahisseurs d'une autre culture qui ont étêté des statues sur le site d’Angkor…et là, ça prête moins à sourire car le patrimoine culturel est mis à mal.

Au cimetière du Père Lafosse...
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Published by Jacqueline Dallem - dans superstitions et religions
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:41

Il existe de nombreux types de « balais lontan », comprenez « balais qu’on utilisait il y a longtemps ». Parmi ceux-ci, le « balai soca » ou « balai chocas ».


Cet ustensile, confectionné à Terre Sainte par l’association AFEMAR avec les conseils judicieux de M. Gigan, est composé de chocas pour le manche, de lanières de latanier pour la brosse. Et pour « amarrer » (attacher) la brosse au manche, on prend du vacoa. Une technique qu'il convient de maîtriser...

Pour tester la résistance de l’objet, il faut tirer sur les deux extrémités. S’il résiste, on peut le vendre…

Un balai lontan
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Published by Jacqueline Dallem - dans autrefois
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:44

Le requin n’est pas « un phénomène nouveau » à La Réunion. Si ! Pour les médias qui ne se renseignent pas ou qui ont la mémoire courte. Les journaux, les radios, les télévisions aiment les scoops et font apparaître le requin comme un personnage agressif et sanguinaire, tout ça pour faire du chiffre ! C’est pitoyable et regrettable pour l’image de l’île.

Si ces braves reporters pouvaient seulement admettre que le requin est bien présent depuis des siècles et qu’on en parle déjà dans les chansons de Fourcade et Madoré il y a de ça plus de 60 ans !

Dans le 4e couplet de la chanson « Roulez mon z’aviron » d’Henri Fourcade, le Cafre qui « travaille a bord bateau » affirme que « zot la pas peur requin ».

Les marins comme le Caf ‘ Francisco savent que les requins peuplent l’océan, mais ils ne le redoutent pas. Peut –être que les pêcheurs de cette époque ne prenaient pas la pitance des gros poissons, et qu’ils ne laissaient pas pendre leurs proies sanguinolentes hors du bateau ou encore qu’il ne se mettaient pas en travers d’une planche pour ressembler à des tortues…

Dans la chanson de Henri MADORE intitulée « Z’enfant bâtard » le refrain fait le distinguo :

« Si mi mort dessus  la terre

Enterre à moin dan' cimetière

Si mi mort dan’ sous-marin

moi serve z’appât requin »

On fait bien la différence entre celui qui habite sur terre et celui qui vit dans la mer. Rien de plus naturel que d ‘être enterré si on meurt sur terre, et laissé au monde marin quand on meurt en mer… ?

 

Enfin, dans la jolie chansonnette du « Petit paille en queue » d’Henri Fourcade, le bon sens est roi.On met en garde les enfants contre la non-observation des conseils de prudence.

« Mon joli ti paille en queue

La voulu faire malin »

La pas coute son maman

L’était mangé par le requin »

L’a pas écouté sa maman, comme tous ces baigneurs imprudents qui ne lisent pas les pancartes de mise en garde et tous ces surfeurs inconscients en quête d’émotions fortes.
La mer est aux poissons !

Je vais y aller moi aussi de mon refrain !

« Quelle aberration de voir se multiplier les clubs de surf à la Réunion… En quelques années, ils se sont multipliés par cinq ! Et quel entêtement aussi pour ces pêcheurs de gros, et ces clubs de surf, qui en appellent aux médias pour faire changer la réglementation de pêche (dans une zone protégée) 
C’est tenter le diable que de sortir des zones autorisées aux moment non autorisés. J’appelle ça du  hors-piste réunionnais ! »

 

Illustration : Jace

Dessin de Jace

Dessin de Jace

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Published by Jacqueline Dallem - dans océan
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:44

C'est souvent pitié de voir tous ces bardeaux, - ou "tavaillons" comme on les appelle ici- ces témoins d'une architecture bien locale, se dégrader. 

Il n'existe  que deux ou trois tavaillonneurs sur l'île capables de réaliser ces piécettes de bois et de les poser. 
Seules les collectivités où les gens aisés peuvent encore se permettre de payer un mur ou une couverture en "travaillons lontan."

Parfois on se résout à choisir des bardeaux faits de façon industrielle et le résultat n'est pas probant : le bois de qualité moindre n'est pas coupé à l'ancienne et il se fendille et se détache de son support. Finis les bardeaux qui résistent 30 ans et plus aux intempéries ! Il en va ainsi sur ces kiosques le long de la Plage Ti Sable de Grand Bois, ou sur le toit de l'hôtel de ville de St Pierre. Quel dommage !

Ce savoir-faire n'est malheureusement pas transmis à la descendance, ni enseigné dans les écoles... Pourquoi ne pas remettre au goût du jour tous ces métiers d'art ? 

SIi on utilisait des bardeaux dans la construction, c'était pour leur pouvoir isolant. Et il faut avouer qu'une paroi en tavaillons à un certain cachet. 

couverrtur en tavaillons  en piteux état.couverrtur en tavaillons  en piteux état.

couverrtur en tavaillons en piteux état.

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Published by Jacqueline Dallem - dans Patrimoine de l'île
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:56

Je décrivais récemment un gros lézard entraperçu au Dassy : « le gecko de Madagascar », cette plaie qui menace la faune de l’île.

Non loin de Manapany dans un jardin de Petite île, cette fois, le petit Lucas Coupama a attiré mon attention sur un lézard vert lui aussi, mais bien plus petit que le lézard de Madagascar , et l’enfant pensait qu’il s’agissait là de l’espèce protégée de lézard vert de Manapany.

Que nenni : après avoir observé mes prises de vue récentes faites sur le parcours pédagogique, en comparant les bestioles, il fallait se rendre à l’évidence : cette fois encore, on était en présence d’une espèce non endémique et nuisible : le lézard vert à trois taches.

Ici pas de trait blanc sur la tête du lézard, et les taches rouges ne couvraient pas tout le dos, d’où ce diagnostic peu heureux…

Pour apprendre à différencier ces trois geckos et pour pouvoir les signaler, il existe un site très bien fait qui présente une vidéo explicite. 

https://www.youtube.com/watch?v=IW0OyKtFB3w
 

Le lézard vert a trois taches (phelsuma laticauda) originaire de Madagascar a été introduit vers 1975. Son corps peut être constellé de petits points jaunes, ce qui lui vaut le nom de « lézard poussière d’or ». Il possède une large queue vert jaune.

Les Réunionnais peuvent participer à cette action de préservation des espèces indigènes en contactant l'association N.O.I. dès qu'ils observent dans leur jardin ou dans la nature cette espèce invasive par courriel : natureoceanindien@gmail.com ou par tel : 06 93 93 71 41

Voir site : http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/press2012-07-04_DEAL_Gecko_cle1f131a.pdf

 

 

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Published by Jacqueline Dallem - dans protection de l'environnement faune
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