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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 11:29

Aux Calbanons de la Cafrine, on peut se familiariser avec la confection de bonbons-piments avec les gens de Grands Bois, grâce au Partenariat avec le Pôle Valorisation du Patrimoine de St Pierre. Voir le site :


 

http://sud.reunion.fr/navigation-principale/destination-sud-reunion/saint-pierre/visites-guidees-avec-le-pole-valorisation-du-patrimoine.html

 

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Mais on peut aussi, comme Fanfan, apprendre en consultant des livres de recettes ou des sites internet. Ce z’oreille bien créolisé en fait régulièrement et organise des séances « bonbons-piments » auxquelles il convie ses amis et connaissances. Parfois, il lui arrive même de déplacer tout son arsenal.

 Il prépare avec soin les ingrédients : le curcuma ou "safran péi", des pois du Cap qu’il a laissé tremper depuis la veille  dans de l’eau froide et qu'il va falloir débarrasser de leur peau, des bottes de cotomili (coriandre), d’oignons verts, deux piments qu’il écrasera dans le pilon avec du gros sel et du gingembre. Les graines de cumin, il les fera revenir dans une poêle.

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Il préfère aussi hacher grossièrement les oignons et le cotomili avant de les mixer dans le hachoir.

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Il prépare les accessoires : la friteuse et l’huile, la hachoir électrique, la planche à découper… Il suffit de bien mixer les pois du Cap, d’ajouter les autres ingrédients. Notre chef fait de petites galettes plates qu’il préfère congeler avant de les faire frire, parce que la pâte ne se déliterait pas dans l’huile.A chacun sa technique. 


Vérène, Sylvie, ses élèves mettent la main à la pâte.

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Le résultat est très convaincant. A l’apéro, on a apprécié !

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Published by Jacqueline Dallem - dans Cuisine
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 18:54

... avant le Grand Raid

 

 

C’est reparti. Viendra, viendra pas ? C’est un peu en avance sur la saison que le premier système dépressionnaire s’annonce. Comme c’est le premier à bientôt se transformer en cyclone intense, il a comme initiale A : on l’a baptisée Anaïs. 

Les cyclones suivants se nommeront : Boldwin, Claudia, Dumile, Emang, Felleng, Gino, Haruna, Imelda, Jamala, Kachay, Luciano, Mariam, Njazi, Onias.

L’an passé, l’île de la Réunion a été épargnée alors que sa voisine Madagascar a essuyé plusieurs cyclones. 

Anaïs, qui est encore à l’état de tempête tropicale, se situera ce soir à 1200 km des côtes réunionnaises, elle devrait passer entre La Réunion et Madagascar.

 

trajectoire Anaïs

Pour suivre sa trajectoire, rien de plus simple, allez sur le lien suivant : www.mtotec.com

Peut-être que la pluie tant attendue par les agriculteurs se décidera enfin à tomber. Finie la sécheresse, plus besoin d’aller quémander des subventions…

            Jubilation pour les maraîchers mais pas pour les sportifs. C'est la poisse pour les organisateurs du Grand Raid. Le cyclone viendrait donc perturber la Diagonale des Fous ? Trop beau pour être vrai, la pluie a été au rendez-vous en 2010, puis en 2011, cette fois encore, faudra composer avec la boue et les averses, à moins que ...

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Published by Jacqueline Dallem - dans Ciel
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:48

Le lundi 9 octobre, les personnels du Conseil Général, travaillant dans le domaine de la Culture, se sont déplacés cette semaine à Grands Bois où ils ont été accueillis par le CUCS et l’Association Pêcheurs Golet. Marie Noelle Perrine s’est substituée au GPS pour guider les Dionysiens, car le fléchage vers les Calbanons laisse toujours à désirer.

 

Après une visite du musée des Calbanons sous la houlette de Laurent, ils ont découvert le calbanon-témoin récemment équipé par les bénévoles de l’association.

 

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Noël et Marie –Rose Perrine, enfants d’engagés rodriguais venus sur l’île en 1933, étaient là aussi pour donner un éclairage très intéressant du vécu des familles dans ces calbanons. Mme Abriel, la doyenne était aussi du nombre.

A l’issue de ce parcours pédagogique, les invités ont pu s’initier à la préparation de caris (cari poulet et rougail morue), puis participer aux ateliers culinaires (pliage de samoussas, confection de bonbons-piments, de bonbons millet…)

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et enfin partager l’apéritif et le repas avec les animateurs de la journée. Une organisation sans faille dont Nicole Abriel est coutumière.

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Ginette, Céline, les dames de l’atelier tressage « Tress eknou » ont également dispensé leur savoir-faire aux intéressées. 

L’équipe qui s’occupe de la Culture est très féminisée (un seul homme en fait partie, mais il n’avait pas fait le déplacement ce jour-là)

A l’issue de cette rencontre, Jacqueline, Marie Rose et moi avons accompagné le groupe au sentier des Pêcheurs pour leur faire découvrir  les aménagements faits le long de cette côte sauvage très prisée par les locaux.

 

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Vers 15 heures, les visiteurs sont repartis vers Saint Denis, visiblement satisfaits de cette rencontre et de ces échanges fructueux. 

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Published by Jacqueline Dallem - dans Patrimoine de l'île
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:05

Quand on fait parler les Anciens de Grands-Bois sur le sujet, ils en savent un rayon, et pour cause : certains ont vécu dans ces bâtiments construits pour les populations venues travailler dans les sucreries, au lendemain de l’abolition de l’esclavage.

« Vivre dans des cases en dur était un privilège pour nous, les engagés, explique Marie Rose Perrine, les autres congénères d’ascendance modeste, étaient dans des cases en paille (en vétiver, en feuilles latanier…). Dans les calbanons, on était à l’abri des cyclones, des intempéries… »

Dans ces pièces exiguës, on trouvait un lit-piquets (cf. article du 13.10.2012) réservé aux parents, et des chaises de Gol, chaises en bois fabriquées à Saint Louis, avec des assises en joncs de l’Etang du Gol. Les familles aimaient à peindre ces chaises avec des couleurs vives, en bleu, en rouge…


chaise de gol

Les marmailles dormaient sur des paillasses en goni disposées par terre…

Des caisses en bois, caisses vides qui avaient transporté des morues, faisaient office de tables. Là, on posait la grègue (cafetière), les petites tasses à café en porcelaine, les verres, le fer-blanc avec lequel on charroyait l’eau… Parfois, on pouvait  trouver là un guéridon, ou une petite armoire en plastique.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:44

C’est déjà l’été : les jacarandas près de « Scanner Sud », en face de la Station Shell,  à Trois Mares sont déjà en fleurs. 


jacarandas

Ceux de la quatre voie  à  l’entrée du Tampon aussi. Ils fleurissent entre 300 et 600 m d’altitude. Ce qui peut surprendre, c’est que les inflorescences mauves en forme de tubes couvrent l’arbre avant qu’il ne fasse ses feuilles. Lors de mon survol du lagon de St Leu, en décembre dernier, j’en avais même vu dans les ravines. Ces arbres,  des bignoniacées d’origine brésilienne,  peuvent atteindre 12 mètres. En fin de floraison, l’odeur capiteuse que dégage le jacaranda peut devenir insupportable.


C'est la quatrième année que j'assiste à ce spectacle, à cette explosion de fleurs d'un mauve éclatant et chaque fois, c'est pour moi le même ravissement !

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Published by Jacqueline Dallem - dans végétation
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:40

 

En dépit de ses modestes dimensions, le calbanon pouvait accueillir une famille ( parents et enfants).  Elle était équipée de façon rudimentaire. 

C’est surtout la nuit qu’on s’y réfugiait, le jour on travaillait à l’extérieur, dans les champs de canne, à la sucrerie…

Dans cette chambre, était installé un « lit  - piquets », aussi appelé « lit-court-pas » dans d'autres contrées de l'île, appellations dues au fait que les pieds du lit étaient enfoncés dans le sol en terre battue, et on ne pouvait plus le déplacer. 

Marie Rose Perrine raconte que ce lit était fabriqué à partir de caisses en bois ayant contenu de la morue. L’odeur n’y était plus… 

 

De quoi était composée la literie ? Pas de matelas comme il en existait dans les maisons bourgeoises… On découpait plusieurs gonis (sacs en toile de jute) et on les recousait pour en faire une couette.

 

Lit Grands Bois Fête du Patrimoine 013

photo JD 19 septembre 2010 : un lit à l'ancienne


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fabrication d'un matelas pour la Journée du Patrimoine 2012

 

On bourrait cette couette de  paille de canne. Dans d’autres régions de la Réunion on utilisait la paille –maï (paille de maïs) ou même les feuilles sèches de bananier ; on laissait une fente au milieu de ce matelas pour aérer la paille qui se tassait. Il fallait régulièrement changer cette paille. Pour les oreillers on utilisait aussi la toile de jute, mais dans les taies on mettait des flèrs canne (fleurs de canne) ou de la wette (ouate, provenant des fruits du kapokier) mais ces dernières avaient la fâcheuse habitude de retenir l’humidité, alors on leur préférait les fleurs de canne ou encore le duvet de canard. Lors de la Journée du Patrimoine,  des visiteuses du calbanons  venant de la Plaine des Grègues et de Cilaos m’ont expliqué qu’on utilisait chez elles les « fleurs roses ». 

On couvrait le lit et les oreillers  sur d ‘un drap blanc chez Marie Rose, notre Rodriguaise. Un tamoul quant à lui affirme que les Indiens ne choisissent pas le blanc parce qu’il est synonyme de deuil. 

 

tapisserie 2

 

Sous le lit-piquet on trouvait un «pot de chambre » qu’on vidait grand matin.

Si les parents dormaient dans ce lit-piquets, les enfants  quant à eux dormaient soit sur des paillasses reposant sur des caisses ou tout simplement à même le sol sur des gonis étalés là. Cela dépendait des familles. Le matin, on repliait le tout pour mieux circuler dans la pièce.

 

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Published by Jacqueline Dallem - dans autrefois
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:31

Un « calbanon », comprenez « case où vivaient les engagés* ». 

 

En fait, il s’agit d’une pièce de dimension très modeste, ( 3m X 4m environ ) faisant partie d’une longère (grand bâtiment rectangulaire, très long). Dans cette pièce vivait toute une famille. 

Pour la Journée du Patrimoine, cette année, l’Association Pêcheurs Golet a eu la bonne idée de recréer cet espace à la Cafrine. Pour ce faire, les murs ont été tapissés de prospectus publicitaires et journaux comme autrefois. Ce n’était pas une mince affaire parce que le papier glacé ne collait pas bien sur la pierre. 

tapisserie 2


Pendant que j’animais la visite de ce calbanon,  j’ai eu l’occasion de rencontrer des Réunionnais très émus : certains avaient une larme à l’œil en se rappelant la maison de leurs parents et grands-parents, des mamans amenaient là leurs enfants pour leur montrer cet aspect de leur vécu, pas si lointain que ça. Un monsieur du quartier, d’origine indienne,  est venu revoir la pièce, celle même où son grand-père avait habité.

tapisserie 1

Une dame de Cilaos m’a raconté que sa grand-mère préparait une bassine de colle (farine et eau) et les enfants avaient le droit de plonger le papier dans ce mélange pendant que les adultes tapissaient la case. Mais à Cilaos, sur les cases en tôle ce mélange froid faisait bien adhérer le papier. 

A Grands-Bois pour enduire les murs, il fallait préparer le même mélange, mais le chauffer avant de l’utiliser.

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Les gens qui visitaient le calbanon expliquaient que les anciens découpaient des feuilles dans les catalogues « Manufrance » «  La Redoute » ou prenaient des pages du Journal « Témoignages »…

Marie-Rose Perrine qui a grandi dans un de ces calbanons raconte que parfois le papier se boursouflait. Non pas à cause de l’humidité, mais à cause des souris qui se faufilaient derrière cette tapisserie pour grignoter la bonne colle, eh oui ces rongeurs sont friands de  farine… Et les marmailles s ‘amusaient à plaquer la main sur cette boursouflure, extrayaient la souris de là et la jetaient hors de la case.


tapisserie 0 P1130507

Nicole Abriel, initiatrice du projet,  à l'ouvrage


Bravo à Nicole, Jean –Paul, Karine, Josie, Ludovic, Patrick…  et tous les encolleurs qui ont redonné des couleurs et de la vie à ce calbanon.

Engagés : après l'abolition de l'esclavage (1848),pour pallier le manque de mai-d'oeuvre, on faisait venir des Indiens, Rodriguais, Malgaches... qui étaient engagés ; ils avaient un contrat de travail de 5 ans.
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Published by Jacqueline Dallem - dans logement
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:28

Question n°1

 

 Ce zoizo qui bat' carré ti pas ti pas près des estivants à Grand Anse, à quelle espèce appartient-il  ?

 

 courlis-corlieu.JPG

Réponse :

 

Ce long bec recourbé, ces plumes grises et ses pattes fines sont celles d’un courlis. Mais comme il existe 8 espèces de courlis,  une visite sur le site de la SEOR s’impose pour en avoir le cœur net…

http://www.seor.fr/fiche_oiseau.php

Et la réponse est toute trouvée : c’est le courlis corlieu. Il a bien un sourcil blanc, une calotte marquée par deux bandes ombres et une raie médiane pâle.

 

Question n°2 

 

Quel est ce drôle d’oiseau dans le vacoa ?

 

bâcheur

 

Réponse : un pique-niqueur qui accroche sa bâche à une branche pour que ses invités soient à l’abri du soleil ou d’une bruine.

 

En conclusion : deux espèces qu'il convient de protéger... parce que très utiles....

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Published by Jacqueline Dallem - dans oiseaux
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 18:43

Sur les plages, il arrive qu’un marchand à la sauvette propose des produits locaux aux pique-niqueurs et aux touristes : parfois c’est de la vannerie, parfois du café, d'autres fois des chichis…

 

 Cette fois-ci, c’est un "vendeur de pistaches" qui a arpenté la plage de Grand' Anse. Sur sa tête,  il portait une énorme corbeille tressée.  Elle contenait  des cornets de pistaches (cacahuètes grillées emballées dans du papier journal), un peu comme des cornets-surprises.

 

      vendeur de pistaches 2

Cette coutume a tendance à disparaître alors qu’à l’époque du chemin de fer, dans chaque gare, des marchands proposaient cette friandise aux voyageurs.

Pour 1 euro, Robin a eu son cornet. L’homme auquel j’ai demandé s’il était de Grands Bois ou des environs m’a répondu qu’il venait de saint Pierre. C’est lui-même, comme notre ami Jean-Paul, qui fait griller ses pistaches (cacahuètes), et qu’il a  bien du mal à les vendre : les affaires ne marchent pas fort.  S’il doit encore payer l’essence, il n’a pas gagné grand chose, le brave homme. Malgré tout, Servan - c'est son nom- garde le sourire.


 vendeur de pistaches

En 2012, les  marmailles préfèrent les choses sucrées. Or les cacahuètes sont naturelles, sans ajout de sucre ;  de plus  il faut enlever l'enveloppe des arachides... 

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Published by Jacqueline Dallem - dans culture locale
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 09:42

Samedi, nous nous sommes retrouvés à Grand Anse pour fêter le départ de Pierre et d’Anne-Laure. Comme le retour en métropole est imminent, ils avaient prévu de rassembler une dernière fois leurs amis à l’occasion d’un pique-nique. 

Pendant que nous étions en train de manger, j’ai vu passer un chargement insolite.


caddie flouté

Dans  l’allée qui mène à la plage voilà ce que j’ai vu : un caddie rempli de victuailles et de boissons. 

Si d’habitude on se sert de cet engin pour faire ses courses au Score, au Jumbo… cette fois-ci, on l’utilisait pour acheminer les bâches, dodos, le charbon de bois, une glacière et les marmites… Pourquoi pas ? C’est bien pratique, surtout quand on est obligé de garer sa voiture très loin d l’endroit où on s’installe.  Pratique mais pas aisé : il faut pousser le caddie dans le sable… 

 caddie flou

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Published by Jacqueline Dallem - dans pique nique
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