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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 23:00

La semaine dernière, en empruntant le Chemin Bassin Plat qui mène à la Cafrine depuis St Pierre, j’ai fait une petite halte en face d’une pépinière.  Devant une maison blanche, j’avais aperçu deux Réunionnais, assis là, à côté d’un champ où traînaient des pailles de cannes.


Je leur ai demandé si je pouvais ramasser des fleurs de canne par terre…

Quand je leur ai expliqué que je souhaitais récupérer les tiges terminées par les inflorescences pour confectionner un kayamb, ils se sont levés, ont pris leur sabre à canne, ont traversé le champ en diagonale pour me couper les tiges les plus sèches. Pendant qu’ils coupaient, je dépaillais. 

André Bijoux, l’un de mes « généreux donateurs » m’a conseillé de revenir fin octobre : le moment serait plus propice à la collecte de fleurs de cannes. Nous avons encore bavardé un petit moment et j’ai pris congé de ces charmants « Koupèrs canne ». Quelle gentillesse !  

Je suis repartie avec une centaine de ces longues tiges  qui emplissaient toute la voiture. Inutile de préciser à quoi ressemblaient les banquettes à mon arrivée : les fleurs se sont disséminées dans l’habitacle, comme des duvets de pissenlit. 


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Puis, après avoir passé l’aspirateur, je me suis attelée à la préparation des  tiges : il fallait couper les fleurs, encore enlever la paille restante et, avec le sécateur couper des baguettes de  même longueur.


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Encore quelques jours pour les plus vertes qui doivent encore  sécher au soleil et quand elles seront prêtes, et  je pourrai commencer la fabrication de l’instrument de musique.

 

*A la recherche de fleurs de cannes.
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Published by Jacqueline Dallem - dans artisanat
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 08:16

Dans la plupart des communes de l’île, les maires n’ont pas souhaité accueillir les élèves dans les établissements primaires le 16 août, au motif qu’on n’a pas renouvelé la moitié des « contrats aidés ». La rentrée aura lieu pour tous le 20 août.  Kossa  il lé un contrat aidé ?

 

Le « contrat aidé » est un système pervers …

 

Les personnes qui ont un tel contrat sont effectivement  « aidées » 

- cet emploi les aide à survivre…

- cet emploi les aide à trouver une place dans la société.

- cet emploi les aide à retrouver un semblant de dignité.

- cet emploi est sensé les aider à acquérir une formation.

- Cet emploi les aide aussi à  pas être considéré comme chômeur. ( c’est bon pour les statistiques)

 

Or l’aide est temporaire : la plupart du temps, on ne pérennise pas le contractuel, et pour cause, ça revient bien moins cher à l’employeur. 

 

Mais sait-on qu’un tel contrat ne dure que 6 mois (renouvelable, au bon vouloir de l’employeur) et ne peut être renouvelé au-delà de trois ans ?

 

 

Ces emplois sont aussi une manne pour les élus qui distribuent ces fonctions souvent dans des buts électoralistes : votez pour moi et vous pourrez travailler à la cantine, vous pourrez travailler aux espaces verts,  etc… Là encore, quand les têtes changent, les contractuels en place sont menacés de disparition : on les remplace vite par des sympathisants.  Le népotisme et l’étiquette politique font fi des compétences et des réels besoins des structures et des administrations.

 

Bilan et conséquences de cette action ?

 

Finalement dans ce bras de fer avec les maires, l’Etat a eu le dernier mot :  c’est aux communes de prendre leurs responsabilités ; si ces dernières avaient  installé durablement les contractuels performants dans leur fonction, on n’en serait pas arrivé là : pendant 2 jours, des enseignants étaient à leur poste et les enfants n’étaient pas en classe. Cela aussi a un coût pour l’Etat (environ 12 h d’enseignement non faites et néanmoins payées par le contribuable, des bus affrétés roulant à vide) un coût aussi pour les familles ( des nourrices à trouver en urgence )

On respire… lundi les marmailles reprendront le chemin de l’école ! Mais ce n’est pas fini… Les « contrats aidés » non renouvelés et leurs sympathisants menacent de bloquer les routes dès mardi, et on sait ce que ça signifie à la Réunion : paralyser l’île, c’est embêter la population qui en a assez des embouteillages récurrents, c’est également nuire à l’économie. Le travail doit être une priorité, sinon, on va droit dans le mur !

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 18:03

2e étape (2h25)

 

La montée depuis le Bassin Vital vers le point de vue du Hangar (30 minutes)

 

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Nous quittons le bassin Vital pour prendre de la hauteur vers Bois de Nèfles.

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Dans cette ascension, je suis sidérée par le nombre incroyable de vavangues qui poussent ici. Mais les fruits sont secs : la sécheresse de cet hiver austral en est la cause. Bientôt le chemin s’élargit, on marche sur de la terre battue, une allée mène au bord d’un rempart d’où on a une vue plongeante sur le Bassin Vital.

 

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Du Hangar  à la jonction du sentier balisé (35 minutes)

 

Il nous aura fallu environ une heure depuis le parking pour atteindre cette plateforme du Hangar, lieu-dit de  Bois de Nèfles.


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Nous continuons à monter et le chemin est couvert de plaques de béton.

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Nous prendrons un chemin à droite qui passe entre des maisons qui portent les n°47 et 77. Une tache dans ce décor : des détritus posés à l’angle des deux rues.


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Voilà qu’on quitte la zone habitée, et dix minutes plus tard après une  petite descente dans une ravine,

 

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puis une alternance de petites montées et de petits dénivelés, on est récompensé de ses efforts par une jolie vue sur la côte  Ouest ( la baie de St Paul, la Plaine, le Port et  ses grues…)

 

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De nombreux chocas jalonnent le parcours. Bientôt le chemin se scinde en deux, nos guides hésitent une fraction de seconde puis l’option est prise : il faut suivre le chemin qui monte à gauche ( pas de balisage), puis escalader de gros blocs de roches, puis suivre la route qui n’en finit pas de grimper entre les habitations, et cela depuis 20 minutes ( à partir de la jolie vue).

 

C’est la portion du parcours la moins agréable, parce que l’ombre fait défaut, qu’il va être midi et que les jambes des moins aguerris fatiguent. Bientôt nous voilà  près du muret en moellons qui annonce la descente vers St Paul. Le marmaille de 6 ans qui nous accompagne ramasse une petite pomme verte, c’est la pomme jacot. Là, tous s’attendent et cassent une petite graine ( macatia, amandes, pomme, …) et se désaltèrent. 

 

De la jonction du chemin Macé  vers le parking  (1 heure )

 

Dès cet instant,  on ne cessera de descendre ce dénivelé de plus de 300 mètres, en longeant sur une centaine de pas des cases luxueuses.

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Au bord de ce sentier poussent des fleurs blanches au parfum capiteux, je suis incapable de les identifier.

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   Les articulations souffrent davantage dans les descentes, et les muscles sont contractés, c’est l’occasion pour une novice de tester l’utilisation du bâton de marche. Les randonneurs les plus expérimentés préfèrent avancer rapidement, sans freiner. L’entorse guette si on ne prend garde… Le gamin doit être porté parce que les chaussures ont blessé les petits pieds, à force de frapper contre les orteils (d’où l’intérêt de chausser des souliers moins étroits et de prévoir de grosses chaussettes). Les paysages sont superbes, le vert des champs et des bois tranche sur le bleu profond de l’océan, et le « bleu ciel » du ciel… 

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Nous mettrons une heure pour rejoindre le parking en ménageant une petite pause aux 2/ 3 de la portion restante, une longue pause très agréable, à proximité d’une végétation étrange : des lianes grasses grises habillent les arbres.

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Encore un petit raidillon à descendre et nous voilà dans la ravine Bassin, un endroit que nous connaissons déjà. La boucle est bouclée. C’était une jolie promenade.

 

Au final, nous aurons mis 3 heures pour effectuer toute la boucle. Et nous avons pris 30 minutes au total pour nous reposer et profiter des paysages. 

Enfin, après nous être déchaussés, nous sommes remontés dans les voitures pour nous arrêter 200 m plus loin, près du moulin à eau et d’une source limpide  sous la frondaison de vieux arbres, pour partager nos entrées, salades, gâteaux et boissons. Sylvain a une glacière bien remplie, il a tout prévu, même le café. Pour ceux qui veulent une dodo bien fraîche, qu’à cela ne tienne, tout près d’ici se trouve une gargote bien achalandée : le Snack –Bar du Moulin à Eau. On nous donnera  également des glaçons à poser sur la cheville endolorie d’une de nos randonneuses. Le pique-nique s’est éternisé pour la bonheur de tous les participants. Une jolie escapade !

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:07

1ère étape

Du parking au Bassin Vital : 35 minutes

 

Sous la houlette de Sylvie et de Marie-Ange, une vingtaine de marcheurs de l'UPTS ont effectué un parcours physique aux vues superbes sur les hauteurs de St Paul. 


Préférant la solution du co-voiturage, économique et plaisante, les participants se sont tous retrouvés sur le parking au départ de la randonnée menant au Bassin Vital.


Pour y accéder depuis St Pierre,  quitter la route des Tamarins à la 1ère sortie de St Paul, passer sous la 4 voies à gauche direction « Grande Fontaine » et reprendre à gauche « Tour des Roches » La petite route goudronnée longe sur la gauche une zone humide riche en plantes aquatiques : étendues de papyrus, de songes… elle passe devant un moulin à eau avant d’atteindre un petit parking ombragé par des bambous. De là, on aperçoit l’inscription « Bassin Vital » peinte en blanc sur un tronc d'arbre (ou un rocher ?) et devant nous se déploie le rempart qu’il va falloir gravir. 

 

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Le bassin Vital se situe au milieu de ce parcours. Bien équipée ( chacun a prévu des chaussures de marche, un couvre-chef, un bâton de marche, 1,5 litre d’eau, de la crème solaire) la troupe se met en route. Dans la ravine Bassin, nous suivons le fléchage jaune et blanc.

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D’abord le chemin est confortable, continue en pente douce puis grimpe en lacets au milieu de la végétation, parfois une trouée permet de voir le littoral ou le rempart.


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Au bout d’un quart d’heure d’effort, on peut se retourner pour voir la Baie de St Paul, le Cap La Houssaye, on distingue même un temple indien au milieu de la végétation.

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La montée devient plus âpre au milieu d’une végétation clairsemée, arbres aux troncs frêles, quelques espèces plus âgées. 

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Par terre des attes (ou pommes cannelle) non parvenues à maturité qui ont l’air de pommes de pin violettes,


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une randonneuse récolte des graines pour en faire des bijoux.


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On voit nettement le Cap La Houssaye et la tranchée couverte de la route des Tamarins.

 

Nous sommes à la bifurcation qui descend vers le Bassin Vital.  Certains de nous y descendent, en enjambant de gros rochers, d’autres attendent pour poursuivre l’ascension vers le Hangar. Cette étendue d’eau est d’un beau vert : sa surface est couverte de lentisques d’eau.

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Comme il n’a pas plus ces derniers temps, nous n’avons pas la chance de voir des cascades, mais le calme de l’endroit invite à la rêverie.

 

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Des pigeons nichent dans les anfractuosités des roches, on entend un cri que certains attribuent à une poule d’eau, d’autres à une grenouille… Nous n’aurons pas le temps de vérifier, les sportifs nous attendent pour la suite de l’expédition. Nous aurons le loisir de revoir cette cuvette d’eau  un quart d’heure plus tard, depuis le point de vue. Mais pour le promeneur peu habitué aux forts dénivelés, il peut redescendre vers le parking en empruntant le chemin à droite, toujours balisé. (à suivre)

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 09:09

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Le schefflera peut atteindre plus de 10 mètres de hauteur dans son milieu naturel. Celui qui est en pot sur notre varangue grandit très vite. Et voilà qu’il est en fleurs… C'est la première fois que je vois ça, jamais en métropole je n'aurais imaginé voir fleurir cette plante. A la Réunion, les fleurs ne demandent qu'à pousser...

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 19:22

… préparation des prochains J.O

 

moulin St Paul 0

 

Au Moulin à eau du Tour des Roches, j’ai bavardé avec une maman qui était là pour passer une journée avec ses marmailles. L’endroit est peu fréquenté, c'est ce qu'elle préfère. Aujourd''hui,  les gens du quartier sont allés acheter  les « effets » de rentrée. 

Elle me confie que jamais on ne la verrait ici le dimanche parce que les jours fériés, il y a foule au moulin. C’est la fraîcheur de l’endroit qui attire la population. Une source se jette là dans un bassin  et l’eau est claire (comme de l’eau de roche). Le trop plein traverse la route comme les oueds au Maroc.

Dans le petit bassin, on en profite pour faire des longueurs « comme aux J.O » Et c'est encore mieux quand on est filmé et qu'on peut se revoir sur l'écran d'un appareil numérique.

Moulin St aul 3

 

La végétation est particulière  de l’autre côté de la route : des songes, des papyrus, une flore aquatique qui prolifère.

moulin St Paul 6

 

Cette zone fait partie de l’Etang de St Paul. A 200 m d’ici part le sentier qui fait le Tour des Roches :  la ville de St Paul en fait un atout touristique.

Les Zoreilles et les locaux viennent y prendre des photos de vacances : un moulin à aubes est une chose rare sur l’île !

 

moulin St Paul 5

 

Et il est vrai que le site est paradisiaque, on peut manger à l’ombre d’arbres centenaires, marcher dans les "canaux" d’eau limpide, attraper des petits poissons avec son épuisette puis les relâcher… mais on n’a pas intérêt à grimper sur la roue.

 

moulin St Paul
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Published by Jacqueline Dallem - dans sites et paysages
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:23

Ce lundi, une journaliste et un caméraman de France Ô se sont déplacés à la Cafrine  à Grands Bois pour faire un reportage sur le « vacoa »

 

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Les dames de l’atelier TRESS EK NOU ( Renée, Ginette, Marie-Rose, Céline, Marie-Claire, Christine, Jacqueline) étaient là  pour faire partager leur savoir-faire, et d’autres animateurs et adhérents de Pêcheurs Golet  (Nicole, Martine, Josie, Mélissa, Karine, Suzette) les ont rejointes et se sont prêtées au jeu pour bénéficier d’une petite initiation.

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L ‘envoyée de la chaîne de télévision a appris à confectionner une tresse à dents et une tresse à sept brins, pendant que le cameraman faisait des zooms sur les doigts experts. Les visiteurs ont pris des notes sur les préparatifs : le découpage de la feuille, le séchage, le lissage…  et posé toutes les questions sur  cet artisanat, sur l'association qui chapeaute l'activité, et sur les tresseuses.


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Ces dernières , heureuses de se retrouver  après un mois d’inactivité, ont bien  plaisanté et travaillé pendant la séance qui a duré près de deux heures. Jacqueline Caneschi, responsable du groupe, peut être fière d’avoir mis cet atelier en route.


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Pour illustrer son reportage, Maeva, la journaliste, a emporté des tresses de factures différentes, des brins de vacoa bruts et des réalisations dont un bandeau, un collier, une casquette … ainsi que le souvenir d'une joyeuse bande !

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:40

Nous avons des amis qui habitent le chemin Adam de Villiers, chemin qui débouche sur la ligne des 400.  De la Rue Hubert Deslisle à Trois Mares, près de la case de Scanner-Sud part un chemin du même nom. Il s’agit en réalité de la même voie. Mais Ti Yab nous a dissuadé de l'emprunter en voiture parce qu’il s’agit d’un chemin desservant des champs de cannes.


chemin A de Villiers 1

J’ai voulu en avoir le cœur net et voir si ce sentier était praticable. Me voilà partie pour une bonne heure de promenade. Si la route est goudronnée au départ, très vite, elle  ne l’est plus. Et là, stupeur ! Un panneau interdit le passage sous prétexte que le terrain est la propriété d’un groupe immobilier. Effectivement, on voit une construction à main gauche, mais de quel droit un chemin qui relie deux routes importantes ne  pourrait-il pas être emprunté par des piétons ? A-t-on le droit de privatiser ces chemins de traverse à la Réunion ? Je brave l’interdiction, curieuse de savoir où mène cette voie.


chemin A.de Villiers 2

 

La balade est agréable sous le soleil, on descend vers la mer au milieu de champs d’oiseaux : les terrains ne sont plus cultivés, on y voit encore quelques cannes, de la flouve odorante, des bringeliers, des galaberts, parfois un bois de chandelle… A droite une ravine, à gauche du chemin l’université, et des bâtiments en construction.

 

Chemin A de Villiers 3

 

Chemin A de Villiers 4

 

Le chemin de terre débouche sur une route goudronnée.

Chemin A.de Villiers 5

Je ne descends pas sur la ligne des 400, mais remonte par la rue qui conduit à l’Université. Elle est bordée de jolies cases  que je préfère aux grandes villas, et toutes sont précédées de jardins fleuris où pousse aussi le manguier, le pamplemoussier…

Chemin A.de Villiers 6 rue de la fac

Les maisons qui font face au complexe universitaire ont des bordures magnifiques de chapeaux chinois, passiflores...

 

rue de la fac 3

 

rue de la fac 4

 

de bougainvillées,  de jasmin, de lianes trompette (solandra nitida)r et j’en passe…

 

rue de la fac 2

 

rue de la fac 2b

 

En revenant vers la rue Baudelaire, je passe devant la station Total, d’où part justement Jacky, l’ami randonneur, ravi d’être en week-end. 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 19:13

Sur le site de l’ancienne sucrerie de la Ravine Glissante (au nord de Ste Rose) Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 

Les six tailleurs « en formation » qu’il encadre préparent la journée du Patrimoine. Ils présenteront en septembre une de leurs réalisations : un encadrement de porte constitué de 10 pierres taillées empilées, liées par de la chaux ( 1 volume de chaux hydraulique pour trois volume de sable, mélange mouillé). Une plate-bande (linteau constitué de plusieurs  pierres) surmontera la construction. 


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M. Pierrard, très pédagogue, me familiarise ensuite avec les outils des tailleurs de pierre. Si les hommes utilisent la meuleuse pour couper les gros blocs, ils font les finitions avec des objets de spécialistes : le ciseau, la laye... Avec la boucharde dont on peut changer les plaquettes, on donne à la pierre lisse un aspect vieilli, bosselé. Lalaye est peu utilisée sur le basalte, on l'emploie sur des pierres tendres.

 

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Comme les ouvriers sont autonomes et ont eu des consignes précises ( le plan de l’exécution est affiché sur la porte du bâtiment), le responsable m’accompagne sur le site de l’usine pour me donner des explications très intéressantes.


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Nous nous approchons des quatre chaudières situées au pied de la cheminée. Un morceau d’alambic est adossé contre un des murs qui n’est pas encore pris d’assaut par les racines d’arbres. Incroyable comme la nature reprend vite ses droits : certains pans au fond sont complètement habillés de branches et de racines.


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 La canne était déchargée des charrettes- bœufs en amont de la cheminée, puis était broyée dans un bâtiment où traînent encore des pièces volumineuses rouillées dont mon guide ne connaît pas encore la destination.


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Il faut espérer que la municipalité saura leur trouver une place. Toutes les boiseries ont disparu des lieux. Deux morceaux d’origine, en bois de fer, ont été récupérés pour réaliser les linteaux du bâtiment restauré en contrebas. Les bois neufs sont entamarin.


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C’est là qu’on stockait les sacs de sucre (de 84 kilos). Des restes de fosses à mélasse se découpent dans l’herbe. On remarque aussi sur ce site des canaux creusés pour acheminer l’eau (l’eau du Canal Mourouvin  provenait de la Rivière de l’Est). D’ailleurs l’usine a fonctionné grâce au bois, à l’énergie hydraulique, puis à l’électricité. Des centrifugeuses ont été réhabilitées par le Cham.


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Toutes les pierres entassées à la périphérie des constructions (environ 100 tonnes) ont été trouvées dans  cet espace qui sera restauré prochainement.


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M. Pierrard a aussi attiré mon attention, dans un espace qui devait être la cour, (zone de déchargement des cannes) sur la « calade » c’est-à-dire les surfaces pavées de gros galets de basalte, blocs qui ont été posés sur des arêtes pour assurer davantage de stabilité au terrain. Ce procédé pose problème sur des sites destinés à accueillir un public dont des gens à mobilité réduite, raison pour laquelle on ne réitère pas ce type de pavage. ( on en met toujours en oeuvre mais en adaptant aux contraintes des normes d'accessibilité handicapés)Je lui souffle qu’on pourrait prévoir des passages en bois…


Il me raconte aussi qu’un « gramoun » de Ste Rose, M. Bataille,  revient régulièrement sur les lieux où il a travaillé autrefois pour lui parler de son vécu. Des témoignages qu’il conviendrait d’enregistrer et d’écrire avant que cette « bibliothèque vivante » ne disparaisse. Mais Emilien avoue qu’il ne peut pas se disperser, il a déjà fort à faire dans le suivi  de ce chantier qu’il anime d’ailleurs avec professionnalisme : ses hommes respectent les règles de sécurité, mettent les masques quand ils tronçonnent, ont tous le casque et les chaussures de sécurité, travaillent dans le calme et ont envie d’apprendre.

 

      (à suivre)

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:22

Quand on randonne de Ste Rose à l’Anse des Cascades, il arrive un moment où il faut quitter le sentier  du littoral pour marcher sur la RN2. Juste après la Ravine Glissante, à main droite on voit s’élever une ancienne cheminée d’usine et un bâtiment qui ressemble à une tour carrée. Je m’étais jurée de m’y arrêter un jour, c’est ce que j’ai fait le lundi 6 août.


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En venant de St Denis en voiture, peu après la Ravine Glissante, j’ai suivi la direction « Badamiers » et suis arrivée au pied de cette cheminée classée monument historique depuis le 2 mai 2002.


Ravine Glissante 3

le chantier à l'heure actuelle, un bâtiment restauré à gauche


Non seulement une cheminée, mais aussi des murs, des  dallages, des machines-outils, des chaudières,  un bâtiment déjà restauré occupent l’endroit. Des bougs très sympathiques, équipés de serpes, sont occupés à désherber le site. Ce sont des hommes de la région, heureux d’avoir obtenu un contrat de la municipalité. 

 

A cet endroit, une usine et une distillerie ont fonctionné jusqu’en 1956. 

      Dès 1833, les familles Desbassayns et Faucon-Laborie font l’acquisition des terres sur lesquelles ils font construire la sucrerie. En 1848 la famille Lory des Landes acquiert le domaine et ajoute une distillerie.

Ravine-Glissante-reste-de-colonne-d-alambic.jpg

reste de colonne d'alambic


La famille Adam de Villiers, propriétaire depuis 1896, a vendu l’usine en 1920, à  M. Mourouvin, propriétaire terrien à Bras Panon et fournisseur de bois de toutes les sucreries de l’Est de l’île.  (sources www.zinfos974 article de Sabine Thirel)

 

Ce patrimoine culturel et architectural, appartenant à la commune de Ste Rose est restauré actuellement par le CHAM ( Chantiers Histoire Architectures Médiévales) En 2011, cette opération a été financée par la Commune de Ste Rose, la DAC et  l’Europe

 

Un chantier-école-insertion  se déroule depuis avril 2011 sur le site de la Sucrerie avec le programme suivant : 

- nettoyage et débroussaillage du site

- sécurisation des zones dangereuses

- maçonnerie de conservation

- taille de pierres de basalte

- réalisation de sanitaires

- piquetage, rejointoiement

- enduit et piquetage


Ravine Glissante

      piquetage de pierre par les tailleurs du Cham

 

Peu encline à enfreindre l’interdiction de pénétrer sur le site, je m’apprête à repartir, non sans avoir fait un crochet par la tour carrée (distillerie) en contrebas.


Ravine Glissante 2

 

Et là, c’est ma chance… voilà que vient à ma rencontre le responsable du chantier, Emilien Pierrard, un jeune homme passionné par son job et qui m’invite à découvrir les réalisations du CHAM. 


Ravin Glissante vers le chantier

(à suivre)

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