Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:49

 balade St Pierre (10)Nous avons fait découvrir à nos invités le berceau de la ville de St Pierre, car nous aimons y flâner depuis qu’Enis Rockel nous y a guidés à l’occasion de ses conférences. Après avoir laissé nos véhicules près de l’hôtel de ville, nous sommes descendus vers l’entrepôt Kerveguen,  situé au bord de la Rivière D’Abord. Des entrepôts avaient été construits là et servaient de magasins de vivres et de café et également de bâtiments d’administration à la Compagnie des Indes.  De ces entrepôts, datant du milieu du XVIIIe siècle,  il ne subsiste que cette bâtisse massive, aujourd’hui siège des Taaf(Terres Australes et Antarctiques Françaises) Pour en savoir plus voir le lien : http://www.mi-aime-a-ou.com/saint_pierre_entrepot_kerveguen.php.

Nous avons logé la grotte où de nombreux habitants viennent prier la Vierge ou Sbalade St Pierre (11)t Expédit, et sommes descendus par les escaliers qui mènent en contrebas de l’entrepôt. L'arrêt des Cars Jaunes porte d'ailleurs le nom de "Lourdes".

Nous avons fait le tour du fond de la rivière pour remonter  sur la rive Est. Comme nous ne sommespas dans la saison des Pluies, nous pouvons risquer la promenade à cet endroit, pendant la période cyclonique ce sont des chutes de Niagara qui descendent ici  - l’eau de la Ravine se déverse là de façon torrentielle  -

balade St Pierre (12)

Sur un mur une plaque dédiée à une esclave affranchie. Pas de pêcheurs aujourd’hui  de ce côté de la rivière et pour cause… des compétitions de canoë-kayak ont lieu.

  balade St Pierre (13)

Nous passons devant des songes géants, des bougainvillées éclatants, des corossols…

balade St Pierre (5) balade St Pierre

Balade agréable à l’ombre des énormes banians. Nous passons près du kiosque et prenons balade St Pierre (4)la petite ruelle sur notre gauche, tournons à droite, longeons l’Office du Tourisme – fermé le dimanche !- et continuons en direction de Terre Sainte. Les deux poissonneries, quant à elles sont ouvertes ! Encore des noms de poissons originaux que nous ne connaissions pas : les coins-coins et les pintades. On y vend même un poisson papillon….

On navigue aussi à Terre Sainte, de nombreux canoë-kayaks sont passés sous le pont de la Rivière D'Abord et se sont rejoints sur la plage, et au loin une armada de voiliers profite d’un vent favorable. Près de la jetée a lieu la fête créole : "Village zot Arts" 

balade St Pierre (9)

balade St Pierre (6)Sur le podium se produit un groupe local, et tout autour des artisans proposent des produits du terroir .

Plusieurs groupes se sont succédé sur le plateau ce jour - là : Lindigo, Eric Faconnier et Kaliko, Oussanoussava... nous n'en verrons qu'un !

 

 

 balade St Pierre (2) 

« Tress’ ek nous » et « Peins ek nous », de l’association « les Pêcheurs Golet » de Grands Bois  vendent des tableaux de sable, des tissus peints, des objets en vacoa. 

balade St Pierre (7) balade St Pierre (8)

  

 

 

 Nous rencontrons Antoine Mellado et ses tableaux et galets très colorés… D’autres ateliers encore sont à découvrir.

 

balade St Pierre (3)Nous n’avons pas encore l’intention de manger, mais nous nous attardons près du stand « Risofé » où deux dames, qui ont beaucoup d'humour,  expliquent à nos amis les différents risofés qu’elles ont préparés (rougail morue, rougail saucisse….)

L'air est chaud et humide, on va vers l'été.

 

 

Partager cet article

Repost0
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 19:17

 

P1030034Hier soir, nous sommes partis à Saint André avec Carmen, Sylvie, Albert et Patrice, nos amis lorrains, pour assister au défilé du Dipavali « fête de la Lumière ».Nous avons déposé nos voitures au parking de la maison Valiamé. Les organisateurs avaient retenu trois lieux pour que les visiteurs puissent y emprunter des navettes. Un bon plan, car nous n’avions pas à redouter la circulation et le bus n°38 a attendu d’être plein et  nous a déposés devant le parc du Colosse où se déroulait la fête. Nous l’avons repris à l’issue de la fête.

Nous  avons été séduits pas l’organisation de cette manifestation. La chaussée était jalonnée parP1020965  de petites lampes à huile en argile qui ont été allumées à la tombée de la nuit au fur et à mesure que le cortège progressait. En attendant le défilé, l’ambiance derrière les barrières était bon enfant. Des hôtesses passaient le long de la route passaient avec des plateaux  et, avec le sourire, proposaient aux visiteurs  des beignets bananes, des bonbons semoule… (gratuits !) Albert et Patrice étaient ravis de pouvoir nous approvisionner avec ces gâteries, mais aussi d’approcher ces charmantes dames.

 

Les gens n’avaient pas l’air stressés, certains s’étaient hissés sur des talus de pierre, protégés, aménagés  pour l’occasion. D’autres comme nous attendaient derrière les barrières. Le vent s’était levé et on aurait pu craindre que les lumières s’éteignent.

 Un service huilé : des organisateurs ont ramassé tous les débris qui traînaient sur la chaussée (petits cailloux…) pour éviter que les danseuses et danseurs ne blessent leurs pieds nus. Le service de sécurité est passé pour demander aux enfants de retourner derrière les barrières. Finalement le vent s’est couché et vers 8h, on pouvait entendre les premiers battements de tambour. Il faisait nuit noire, des guirlandes lumineuses  et une demi-lune éclairaient la voûte céleste.

P1020977 P1020980

Bien que l’attente nous ait semblé longue, nous n’avons pas regretté d’être venus. Rien à voir avec le pitoyable défilé de St Pierre ! C’était grandiose à Saint André. Les 3500 participants étaient à la hauteur ! Les tambours sacrés de la Réunion ouvraient le cortège avec une prestation de qualité, puis venaient des danseuses, des chars plus superbes les uns que les autres, tout dans une alternance parfaite, sans se gêner…  Difficile d’applaudir et de filmer en même temps… Fabuleux, magique, émouvant, impressionnant. Deux heures de fête inoubliables.

P1020983 P1020989

P1020993 P1020996

 

P1030040 P1030028

P1030049 

Partager cet article

Repost0
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 08:56

 En revenant du parcours de santé de l’Etang Salé, nous sommes descendus en voiture vers le bord de mer, à un endroit où débouche la Ravine Ruisseau, où quelques pêcheurs s’adonnent à la pêche traditionnelle. Plage Pointe des Avirons (9)

 Un petit parking, de jeunes palmiers, des agaves, et plus loin devant, Plage Pointe des Avirons (6)une plage de sable noir parsemée de quelques rochers.

 Parfois du corail se découpe sur le fond noir. La liane de la patate durand et une jolie liane ressemblant à l’herbe le rail (des petites pensées violettes) couvrent la plage par endroits.

 

 

Plage Pointe des Avirons Plage Pointe des Avirons (2)

 A gauche, au loin,  on distingue la baie de l’Etang Salé les Bains, rendez-vous prisé par les jeunes surfeurs de l'île.

 

Plage Pointe des Avirons (4) 

 Plage Pointe des Avirons (3)L’endroit doit être très fréquenté par les fêtards du samedi soir. On y trouve par exemple des « piles plates », pas des piles de transistor, non !

Les « piles plates » sont ces bouteilles plates contenant le rhum local. Des flacons de poche bien pratiques qu'il est plus commode de jeter sur la plage, une fois vidées que de les emporter... Certains ont du mal à comprendre que leur île pourrait rester belle ! Combien de bouteilles en plastique aussi laissées à l'abandon sur les sentiers de randonnées...

 Nous croisons là un pêcheur sympathique qui a, dans son masque, unPlage Pointe des Avirons (10) petit zourite (pieuvre) qu’il avait emporté pour appâter. Mais il rentrait déçu, il n’avait rien attrapé. La mer était peut-être trop agitée.

 

Ici, comme sur une grande partie du littoral Ouest la pêche est règlementée, et c’est une bonne chose.

 

Il nous confie que l’endroit (surtout le parking) est visité régulièrement par des voleurs. Un bon conseil, ne jamais laisser des objets (appareils photos, sacs…) en évidence dans un véhicule garé là ! Beaucoup de touristes viennent là, pour bronzer, chose aisée avec le soleil qui tape sur le sable noir !

Plage Pointe des Avirons (5)D’ailleurs la baignade est interdite en raison des forts courants. Tout le monde sur l’île sait que les eaux de l’Etang Salé sont souvent dangereuses en raison des courants, les noyades y sont monnaie courante.

Plage Pointe des Avirons (8)Plage Pointe des Avirons (7)

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:30

 

merle maurice 3zipPersuadée que personne n'a lu le commentaire d'un fidèle lecteur du blog, laissé à propos de l'article intitulé "limiter les impacts du merle maurice" que j'avais publié le 11 octobre, je me permets d'en faire  le sujet d'un autre article ! Merci à  mon ami, Gérard Canabady, secrétaire de la FNSEA,  pour toutes ces précisions :

 

  "En effet, cet oiseau est un grand destructeur de cultures (fruits & légumes) ainsi que des autres oiseaux endémiques.

En outre, il affecte également la culture de canne. Il transporte une peste végétale redoutable: "la liane margose" (rien à voir avec la margose traditionnelle). Ilboulboul pilleur 4 mange les graines et les disperse via ses excréments. Ses perchoirs improvisés sont les asperseurs au sein des champs de cannes. Or cette plante a un pouvoir de germination de 9 mois (c'est pire que toutes les autres pestes végétales).

Cependant, la lutte contre cet oiseau est réglementée. La FDGDON est particulièrement bien équipée en moyens humains et matériel. La section saint-pierroise propose des cages sur la même durée pour 15 euros, car la mairie de saint-Pierre subventionne cette lutte en plus du Conseil Général. Malheureusement, il faut avoir une adresse à St-Pierre... La commune de St-Pierre est une grande productrice de fruits, ce qui explique l'implication communale." 

 

 

 N.B.Sous chaque article qui aurait été commenté par un lecteur,  un peut cliquer sur "voir un commentaire". Il est vrai que c'est écrit en petites lettres, ça passe souvent inaperçu !

 

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 09:32

 

 Etang Salé PS (19)

Ce sont 2,2 km à travers un paysage arboré égayé par les chants des cardinaux, condés, tourterelles, et oiseaux - lunette. Ce circuit est réservé aux adultes et aux adolescents, et seulement aux enfants sous la surveillance de leurs parents. Il est situé en face du Croc Parc. On le repère bien parce qu’il est bordé de galets ronds et noirs.  On peut se promener, courir ou marcher sans travailler les ateliers... pour commencer.  C’est ce que nous avons fait hier matin. Etang Salé PS

 Ce parcours de santé est composé de 16 ateliers ; il vaut mieux s'y rendre tôt le matin ou avant la tombée du jour : les grandes chaleurs rendent les exercices pénibles, et comme le chemin est en sable noir, le soleil, malgré les frondaisons d’arbres, réchauffe bien l’espace.

Etang Salé PS (15) Etang Salé PS (12)

Des panneaux explicatifs incrustés dans les rochers balisant le parcours donnent les indications : on commence par des étirements statiques, puis des étirements dynamiques, des sauts de puce. On passe sur des rondins, puis c’est au tour des barres parallèles, plus loin on slalome entre des pieux de bois, on s’essaye à saute-mouton, on fait des rotations du tronc et ça repart pour une course fractionnée.

Etang Salé PS (11) Etang Salé PS (9)

               barres parallèles                                     slalom

Etang Salé PS (3)   Etang Salé PS (8)

saute -mouton                                    course fractionnée

  Etang Salé PS (7)

Bientôt on a droit de se suspendre à des échelles, on fait des pas de géant jusqu’à la poutre pour y tester son équilibre.

Etang Salé PS (6) Etang Salé PS (5)

  Arrivent ensuite les barres fixes, puis les haies, puis il s’agit de grimper et de sauter, et de terminer par des exercices de musculation.

Etang Salé PS (4) Etang Salé PS (2)

Non, nana point de macaque à la Réunion !

Rien que d’écrire tous ces mouvements, ça m’a fatigué !

Les agrès en bois sont en bon état, et s’inscrivent bien dans le décor. Et plusieurs points d’eau très pratiques ont été aménagés sur le parcours.  On peut s’y désaltérer ou se mouiller le front, la nuque pour se rafraîchir. Ces fontaines sont aussi très prisées par les oiseaux.

Etang Salé PS (17) Etang Salé PS (18)

A plusieurs reprises des « raquettes » bordaient le chemin. Pas étonnant ! On reste dans le champ lexical du sport.  Nous avons marché au milieu d’arbres aux troncs très différents, la forêt semble jeune ici.

Etang Salé PS (14) Etang Salé PS (10)

  On y rencontre des eucalyptus, des filaos, des acacias et même des porchers (thepesia populnea) à moins que ce soit des "mahots bord de mer" avec lesquels on peut les confondre...

Etang Salé PS (21) Etang Salé PS (20)

  Tiens, deux petites cailles se promènent là, dans les feuilles mortes… avec lesquelles elles se confondent. Pardon pour la répétition...

 Bravo au(x) concepteur(s) de ce parcours, qui est très bien entretenu et surtout respecté par ses usagers. Un endroit bucolique et sympathique où amener nos amis vacanciers ... La Réunion, un endroit de rêve pour les sportifs !

 

 

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 19:47

ou...Etre au courant ou ne pas être...

Ce n’est pas la Côte d’Azur, en plein été, même si ça en a l’air à voir le trafic et les bouchons récurrents.

En semaine, on sait qu’il faut éviter de sortir sa voiture le matin de 7h à 7h45 , car c’est la rentrée des collèges, qu’il faut éviter d’être dans la rue principale de 8h à 8h45, parce que les parents emmènent les petits des classes primaires (en voiture) à l’école. Et là, depuis l’intersection de la rue Charles Baudelaire et de la rue Epidaure Hoareau jusqu’au rond-point Charrière, c’est la galère ! On avance au pas, on se déplace quatre fois plus vite à pied !

manif (2) manif (3)

Parfois ce sont des tambours malbars qui annoncent une procession et un cortège fleuri arrive. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Alors c’est quoi ce ralentissement ?  Et c’est quoi ces battements métalliques ? Voilà que ça bouchonne terriblement de 10 heures à 10h45, alors que les collégiens ne sont pas en cours et que les petits sont déjà en classe depuis longtemps… La cause ?

manif

Voilà  la réponse…

Un petit groupe de femmes et enfants ont investi la chaussée et défilent derrière un drap blanc, une banderole de fortune, sur laquelle elles ont écrit : «  Locataires en colère. Pas d’EDF depuis 15 jours. Que fait le maire ? » Cette petite troupe à pied, de mamans poussant des landaus, d’adolescentes tapant sur des objets en métal, a bien réussi à attirer l’attention, en ne bloquant qu'une voie de circulation, -c'est déjà pas mal! -mais sont-elles parvenues à leur fin ? C’est ce qu’on appelle "essayer de se faire entendre sur la voie publique !" Ce serait dommage de faire tout ce bruit pour rien et de paralyser la circulation pour ne pas susciter de réaction. Chers automobilistes, vous qui avez été si patients, maintenant au moins vous, vous êtes …au courant !

Partager cet article

Repost0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:43

Notre Hôtel Grand Thekkady,  ne sert pas de repas. Nous décidons de manger au Restaurant de l’Ambadi Hotel. Il faut remonter la rue bordée de commerces : magasins d’épices, de vêtements, de bijoux. Sur notre chemin, à main gauche,  le centre de massage recommandé par le Guide du Routard. Nous gravissons es marches et arrivons dans un petit bureau. Là, on nous propose plusieurs formules : il en existe huit de durées et contenus variables.  Ce soir, à 17 heures pour 600 roupies (10 euros) nous ferons donc connaissance avec le massage ayurvedic, qu’on vante partout dans le monde pour ses bienfaits thérapeutiques.  Nous réserverons pour une séance d’une heure.  La personne qui nous reçoit parle français, ce qui est très rare, et nous explique qu’ils ne peuvent accueillir que 5 personnes (ils n’ont que 5 masseurs dont 3 femmes) Les hommes massent les hommes et les femmes s’occupent des femmes. On ne mélange pas les genres.

 

Repas à l’Ambadi Restaurant. L’endroit est très fréquenté. Le cadre est pittoresque, et le personnel accueillant. Nous commandons une bière en attendant que le repas se prépare.

 

kumily (3)

Nous attendrons longtemps, preuve que le déjeuner mijote et que ce n’est pas du fast-food. La carte est très riche, les plats sont variés. Nous commandons des bryanis, des khormas…. de l’eau plate.

 

kumily (11) kumily (2)

 

Au retour, Geneviève est surprise de trouver un singe dans sa chambre : il est entré par la terrasse dont la porte était restée ouverte. Sans gêne ! Ils vivent dans une zone boisée en face de l’hôtel, mais  Ils sautent dans les bambous pour traverser la route et atterrir sur les murs et balcons.

kumily

 

kumily (5) kumily (4)

Le chauffeur nous propose un lever à 5 heures pour aller voir les animaux dans le Parc et nous réserve deux jeeps pour 8000 roupies. Bizarrement, dans l’après-midi, il  communique à certains de notre groupe, une nouvelle heure de lever :  6 heures... Le programme aurait-il changé ?

Nous nous promenons dans Kumily.

 

kumily (8) kumily (7)

 kumily (6)

 

C’est fou le nombre de magasins d’épices qu’on peu trouver ici ! Et ces odeurs, ces parfums… ! Irrésistibles ! Nous allons faire des emplettes, acheter de la cardamome, du massala, des épices pour tandoori…

 

kumily (9) kumily (10)

Voilà que l’heure du massage approche. Nous nous rendons chez Arya. Là, on nous demande de suivre notre masseur, notre masseuse. Dans une salle neutre, une table recouverte de skaï, une chaise et c’est tout. D’abord, on nous invite à enlever tous nos effets. Les hommes quant à eux, auront un cache – sexe. Le client est assis sur une chaise. Le masseur commence par le massage de la tête. Une fiole d’huile chaude est déversée sur le cuir chevelu qui est massé longuement dans les règles de l’art. Puis on est allongé sur la table, d’abord sur le dos, puis sur le ventre et pendant 30 minutes, tout le corps est huilé et trituré. Un sacré travail physique ! les poignets n’arrêtent pas de travailler. Enfin, pendant dix minutes, c’est au tour du visage d’être oint et massé : rien n’est oublié, ni les oreilles, ni le pourtour des yeux. Après cette séance, on nous invite à nous asseoir sur une chaise posée dans une étuve, seule la tête dépasse de ce drôle de bain chaud. Après dix minutes de vapeur chaude, on se sèche. C’est fini. On se rhabille. Il faudra rester une heure ainsi, pour laisser agir les essences, puis prendre une douche à l’hôtel. Je ne regrette absolument pas d’avoir vécu cette expérience : on se sent bien, comme un nouveau-né. Plusieurs d’entre nous se réinscriront pour un massage le lendemain.

 

 

Partager cet article

Repost0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:08

Nous quittons l’hôtel à 9h et rejoignons  Kumily situé à une centaine de kilomètres de là. Nous en aurons pour 4 heures environ (arrêts compris)

La route serpente sur les collines au milieu des champs de thé ; derrière chaque virage le spectacle change, le  pays est très vallonné.

P1010038 P1010037

 

 Il pleut. Des gens - hommes, femmes, enfants -travaillent au bord de la route.,en sandalettes ou pieds nus. Pour se protéger de la pluie, ils ont revêtu des sacs de plastique qu’ils ont resserrés autour du crâne au moyen d’un lien. Tous s’activent là dans la boue. Parfois on aperçoit les maisons ouvrières bleues dans une vallée, sur une colline. Là, une usine à thé fume.

P1010095 

 

P1010072

La route étroite est mauvaise, mais le paysage n’est pas lassant. Un homme attend avec ses bidons de lait, le camion qui doit venir le récupérer. 

 En chemin, nous croisons un autre homme qui va faire paître sa vache.

 

 Nous nous arrêtons à Gap, un view-point de Chinakkanal Grama Panchayat. L’endroit est rebutant : une poubelle déborde. Là, une dame prépare le feu, pour faire cuire des épis de maïs, un homme va chercher de l’eau.

 

 P1010076 munnar-kumily 0962

 

 Nous reprenons la route, passons à côté de deux cascades, et nous revoilà dans les champs de thé. Bientôt un lac est en vue, le Lac Peryiar.

 

P1010105P1010097

Les cueilleuses de Muthukad, trempées, également affublées de protections en plastique, attendent avec des sacs vides. Viennent-elles de les vider ou s’apprêtent-elles à partir les remplir ?

 

 

La route plonge vers la vallée. Nous passons devant la Periakal Tea Factory.

P1010098

 Nous croisons d’autres cueilleuses souriantes qui viennent de terminer leur cueillette, leurs sacs débordent.

 P1010112 P1010132

 Nous descendons vers un village où nous apercevons un homme en train de traiter le thé avec uneP1010147 lance. Un panneau demande qu’on ne dérange pas les ouvriers…

Nous croisons des biquettes.  Nous sommes à 75 km de Kumily, notre destination. Cela fait 2h30 que nous roulons depuis Munnar.

Il nous reste encore deux heures de trajet ! Après Santhanpara nous rencontrons un troupeau de mulets.

 

 

 

 La végétation nous surprend agréablement : tout semble très organisé, des arbres élancés sont alignés dans ces champs de thé, des lianes vertes s’agrippent à ces  grévillées (silverrock). Ces lianes sont en fait  des poivriers.

 

P1010164Il pleut toujours, nous nous arrêtons à Dunacodom pour boire un massala chai. On nous sert une boisson délicieuse couverte de mousse cette fois-ci !

Après 4 heures de route, nous sommes enfin  à  Kumily . Nous nous installons  au  Grand Tekkady Hôtel. Deux hôtesses en sari nous proposent un cocktail de bienvenue : du jus de raisin. Ce raisin pousse dans les vignes de l’Etat voisin, le Tamil Nadu. Comme l'hôtel ne sert pas de déjeuner,nous irons manger à l'Ambadi Restaurant, à une centaine de mètres de là.

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 15:26

Eravikulam - Maddupatty Dam- Echo Point et Top station

  Après le petit déjeuner, nous partons en bus vers le Parc National d’Eravikulam. Ce parc abrite des éléphants, des macaques  à queue de lion et des « nilgiri thar », rares chèvres de montagne. Avant l’ouverture des guichets une queue interminable s’est formée.

 

Environs de Munnar

Nous sommes surpris par le panneau : les tarifs sont disproportionnés selon l’origine des visiteurs. 200 roupies pour l’étranger, 15 roupies pour l’indien.  On nous explique que les étrangers peuvent passer avant les locaux, mais les gens dans la file d’attente sont pas d’accord et d’ailleurs les gardes qui font la navette et encaissent expliquent qu’ils sont encore en train de boire leur thé,et qu’ ils seront disponibles dix minutes plus tard(alors que l’heure annoncée est déjà dépassée) Ne sommes pas décidés à attendre une heure… Tant pis pour les chèvres et les macaques, ou tant mieux…

 

  

Environs de Munnar (2) Environs de Munnar (3)

 

Remontons vers le minibus non sans avoir goûté au thé massalé servi dans une échoppe tenue  par un marchand ambulant. Un délice !

 

Notre chauffeur nous emmène vers un barrage : le Maddupatty Dam ( à 13 km de Munnar).

Environs de Munnar (4)

François et moi nous aventurons dans les bois derrière le barrage, car nous avons repéré depuis la route d'énormes essaims d'abeilles accrochés dans les arbres.

 

Environs de Munnar (8) Environs de Munnar (10)

 

Nous remontons vers le lac. On peut y faire de l'équitation et du canotage. De nombreux touristes de toute l’Inde y convergent. Des groupes d’étudiants, des amoureux, des familles viennent se faire photographier devant l’étendue bleue cernée de montagnes.

Environs de Munnar (5)

On peut aussi se faire immortaliser sur le dos d’un éléphant. (Photo V.J)Environs de Munnar (9)

Des stands ont été installés le long deEnvirons de Munnar (6) la route : on y vend du chocolat, des noix de cajou, des jouets, des bijoux… Une dame actionne un soufflet mécanique pour attiser le feu et faire griller ses épis de maïs. D'autres font griller des cacahuètes...

 

 

 

Des armes traînent sur le parapet du pont : elles font partie d’un stand de tir original, le jeu consiste à toucher des boîtes de fer blanc… Pendant que tout ce beau monde se promène, ou joue, un autre monde moins enviable est à l'ouvrage : ici, un homme est en train de travailler à mains nues dans la chaleur pour étaler du sable sur le revêtement de la chaussée, là, un vieillard récupère les bouteilles en plastique vides qui traînent partout.

 

Environs de Munnar (11)  Environs de Munnar (7)

 

Vers Echo-Point

 

 Environs de Munnar (13) Environs de Munnar (14) Environs de Munnar (12)

 Puis nous parcourons 5 km et nous rejoignons l’Echo-Point, qui doit son nom à l’écho qu’on peut entendre quand on descend près de la rive du lac. Là aussi, des commerçants guettent le chaland. Dans l’escalier, on vend de la noix de coco, le long de la route on propose toutes sortes de babioles. Sylviane pointe son objectif vers un vieillard qui est en train de déblayer des détritus avec sa pioche, il s'arrête le temps de la prise de vue et se remet au travail.

  

Environs de Munnar (15) Environs de Munnar (17)

 

Environs de Munnar (18)

 Et nous revoilà à tourner au milieu des champs de thé : des cueilleuses nous saluent, nous Environs de Munnar (16)adressent des sourires, parfois se focalisent sur leur travail. Quelques-unes nous montrent comment elles coupent les feuilles avec un engin mécanique assez bruyant, qui récupère le thé. 

 

 

Nous finissons notre excursion par une petite randonnée au Top Station ( à 35 km de Munnar) d’où on a une vue spectaculaire sur les chaînes du Tamil Nadou vers l’EST.

 

 

 

Environs de Munnar (19)  Environs de Munnar (20)

Environs de Munnar (21)

 Il faut s'acquitter de 15 roupies (25 cts) pour pouvoir emprunter le sentier qui accède au belvédère.

La descente vers le point de vue est raide et le soleil tape. Sur le parcours, des locaux proposent des boissons fraîches, des fruits ou du chai (thé). 

 

 

 

 

 

 L’endroit est magnifique, depuis le belvédère on domine les chaînes de montagne. C'est grandiose !  (2 dernières photos de Sylviane H)

 

Environs de Munnar (22)

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 11:11

  

La ville est petite, sans cachet particulier. C’est son site qui est remarquable. Munnar est entourée de collines de théiers. Depuis cet endroit, on peut voir le plus haut sommet de l’Inde du Sud, l’Anamudi qui culmine à 2695 m.

 

Munnar ville (2) [1600x1200] Munnar ville (4) [1600x1200]

                    

                                    Munnar, petite ville dans une vallée  (photos de Vérène)

 

Munnar ville Munnar ville (5) [1600x1200]

 

On l’appelle aussi « la vallée des thés », cette petite ville est située à 1600 m d’altitude, Petite par la taille, importante quant à la population : 15000 habitants y vivent. L’employeur le plus important de la région est Tata, l’un des leaders mondiaux du thé, qui a racheté Tetley en 2000. On peut visiter le Tata Tea Museum.

Les rues sont très animées de l'aube au coucher du soleil, et même la nuit.

 

Munnar ville bis [1600x1200] Munnar ville bis (2) [1600x1200]

                                              Des rues animées (photos JD)

 

Munnar ville bis (3) [1600x1200] Munnar ville bis (4) [1600x1200]

On peut s'y rendre pour faire du shopping au marché ou dans les boutiques, on peut y acheter des épices, boire du chai, aller dans un cybercafé consulter ses mails ou visiter des églises. Munnar ville (3) [1600x1200]

L’Eglise du Mount Carmel fondée en 1898 et l’Eglise du Christ construite en 1910 par les Anglais .

Les carreaux à vitres teintées de cette dernière et les plaques de cuivre rappelant les planteurs disparus sont à voir.

On peut aussi prendre un rickshaw pour aller manger au SN restaurant, une adresse à retenir ! Merci le Guide du Routard !

 

 

Partager cet article

Repost0