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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 21:02

Flâner un dimanche matin dans les rues de St Pierre est un pur moment de bonheur.  La ville est déserte, de rares voitures circulent dans des rues où peu de monde stationne. On a l’impression d’être projeté des décennies en arrière, à une époque où la chaussée semblait large et où on entendait chanter les oiseaux des vergers créoles. On imagine là une vie au ralenti dans un quartier agréable.

J’ai donc laissé la voiture dans la rue Barquisseau et suis partie, armée de mon appareil numérique,  à la recherche de cases anciennes classées « monuments historiques ».

Maison Adam de Villiers 5

 A l’angle de la Rue Ary Leblond et de la rue Barquisseau, je me suis attardée devant la  Maison Adam de Villiers, une superbe bâtisse blanche, massive,  en pierres, qui en semaine a l’air assaillie de tous côtés par un flot continuel de véhicules.

Mais aujourd’hui, elle est majestueuse au carrefour de chaussées silencieuses. Elle a même l’air de respirer : la porte d’entrée est ouverte et le vestibule est aéré. Et le jardinet fleuri situé en façade semble désormais entretenu.

Mason A. De Villiers 6

Maison A de Villiers 4

Cette maison construite entre 1770 et 1780  par  H.A Nairac, garde-magasin du roi appartient à la famille De Villiers depuis 1938. Elle a un corps de logis sur deux niveaux : il paraîtrait que les pièces du rez-de-chaussée soient des salles de réceptions et que les chambres mansardées à l’étage soit occupées par des chambres. Des appentis en bois ajoutés à l’arrière et sur le côté Est abritent une varangue fermée.

Maison A de Villiers 2

Le portail et la grille datent des années 1960, la toiture a été restaurée en 1985. C’est le 6 juin 1988 que cette maison est classée « monument Historique »

Cette maison, encore appelée Maison Sanglier,  a été habitée par une douzaine de propriétaires répondant aux noms de Nairac, Lebidan, Olivier, Eudel, Hoareau-Desruisseaux, Caillot, Sanglier et enfin Adam de Villiers. J’aurais bien aimé y vivre dans les années 1800…

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:51

Des milliers de voitures passent chaque jour dans la rue Luc Lorion qui descend vers l’océan. Chacun repère la Gare Routière et arrêté devant les feux de signalisation peut regarder à loisir le dessin de Jace à main gauche : un gouzou électrocuté dans un nuage ( de mousse ? ) … dessin non fortuit car derrière ce mur, à l’abri des regards, il est un monument historique incontournable. Pas un vestige du passé, mais un vestige qui continue à vivre ! 

 lavoir casabona 1

125 bacs s’alignent là et l’eau coule toujours. En 1932, ce lavoir de 250 m  de long avait été construit sous le mandat d’Augustin Archambaud,  dans un champ de cannes sur une parcelle très étroite et l’eau était acheminée depuis le canal St Etienne.  

Avant 1945,  le lavoir était à ciel ouvert et les lavandières mettaient leur capeline pour se protéger du soleil.

lavoir casabona

C’est encore aujourd’hui un endroit convivial  abrité par une charpente métallique où se retrouvent les dames de ce quartier : elles y apportent leur linge et le frottent sur la pierre de basalte avec une brosse et le savonnent au savon de Marseille) avant de le tremper dans le grand bac, et de le rincer dans le petit bac d’eau claire attenant. Yolande a connu l’époque où on utilisait encore le coton-maïs pour brosser les vêtements et où on prenait la boule de bleu pour blanchir l’étoffe, époque où on étalait le linge sur l’herbe.  La dame apporte toujours le gros morceau de savon mais la boule de bleu, elle l’a remplacée par l’eau de Javel.

lavoir casabona 2

Désormais des fils ont été tendus sur des supports métalliques. Tout en continuant de frotter son linge, cette St Pierroise, qui habite à deux pas d’ici me raconte qu’elle y vient régulièrement, que beaucoup de gens s’arrêtent pour photographier les lieux et l’activité qui y règne. Les gramounes de 90 ans n’y viennent plus avec leur ballot de linge, parce qu’elles «  i gagnent plus faire », seules quelques jeunes filles, essentiellement des Mahoraises, rejoignent les anciennes du quartier.

P1110963

A ma question concernant le destin de l’eau savonneuse, Yolande m’explique que dans chaque bac, il y a une bonde qui permet de la faire couler.

En me déplaçant le long de ces bassins, je remarque aussi la présence de robinets, une bonne idée pour économiser l’eau.

Quand le prix de l’électricité se sera envolé,  peut-être que ces bacs seront providentiels, surtout pour les retraités (qui ont davantage de temps et moins de lessive)

L’endroit est toujours animé. La preuve : même le dimanche, j’ai pu y rencontrer une lavandière.

Située Ruelle du Lavoir, plus précisément à l’angle de la Rue Lorion et de la rue du Presbytère, cette structure est classée « Monument Historique » depuis le 12 janvier 2006.  

 

 

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 08:14

On désigne par ce terme une longue canne à pêche d’une bonne longueur (environ 5 mètres). C’est une tige de bambou (de « calumet ») à laquelle est fixé un fil de nylon prolongé par un hameçon.

gaulette 1

Son avantage est que la matière première se trouve dans la nature, (bien que certains Grandboisiens prétendent qu’on a de plus en plus de mal à trouver du bambou dans ce secteur.)

 Autres avantages : elle est facile à fabriquer ; son coût est ridiculement bas ; elle est légère et biodégradable.

Encore faut-il habiter à proximité de l’océan, pour ne pas avoir à la transporter dans une voiture (ce doit être problématique.) Elle est souple, mais non rétractable.

Le pêcheur golet ( ou pêcheur équipé d’une gaulette) est une espèce en voie d’extinction.  Quel dommage ! Quelques rares exceptions taquinent encore le lappiat  dans les criques sauvages de Grands Bois. Le 16 juillet, j'en ai aperçu deux, en contrebas du Sentier des Pêcheurs. L'un pêchait assis sur la roche, l'autre avait les pieds dans l'eau. 

gaulette 4 

gaulette 2 gaulette 3

Ce mot désignait également  à la Réunion une unité de mesure agraire qu’on utilisait encore jusque vers la fin du XXe.

« Le sort des colons, notamment ceux qui mettent en valeur moins de 1000 gaulettes n’est pas supérieur à celui des salariés.  Ils doivent aux planteurs le tiers de leur récolte »

 « Le colon reçoit du propriétaire (…) la jouissance d’un jardin de cinq gaulettes carrées pour ses cultures vivrières… »

La Réunion : problèmes démographiques, économiques et sociaux -1953 (Hildebert Isnard) 

Les premiers écrits où on trouve le mot "gaulette" datent de 1713 . Cette gaulette peut désigner une longueur mais aussi une surface. Un terrain de 5 gaulettes correspond à environ 600 m2

Quelle est la dimension de la gaulette ? selon  les lieux la gaulette mesurait soit 12 pieds (3,898 m), soit 15 pieds (4872 m)Le conseil provincial de février 1734 imposa à tous les habitants de mesurer les terrains avec une gaulette de 4,872 m. Mais à Ste Marie on continuait de mesurer avec des gaulettes de 3, 898 m

 


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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:13

L’UPTS , invitée  avant-hier sur le site de la ferme éolienne « la Perrière » a pu se familiariser avec ces éoliennes qu’on voit, depuis la RN, tourner dans Hauts de Ste Suzanne.

UPTS-groupe-de-visiteurs.JPG

 

Parc Ste Suzanne 3

 

Tous mes lecteurs connaissent mon aversion pour ces mâts  (en Lorraine, nous avons réussi à faire capoter un projet éolien qui allait dénaturer notre site naturel privilégié dans le Saulnois) et s’étonneront  donc que je leur consacre un article.

 

Les quarante membres de l'UPTS ont eu  la chance de rencontrer  dans ce parc éolien, Serge Brochiellini, responsable d’Aérowatt- Réunion, un homme tout à fait affable, ouvert aux critiques, qui admet qu’on puisse trouver ça joli ou laid, et qui se veut rassurant quant au risque de prolifération de ces mâts : il annonce –mais ça n’engage que lui, qu’à la Réunion on ne verrait que trois ou quatre de ces installations. 

 

P1110916.JPG

 

Parc Ste Suzanne 2

 

Dans l’étude d’impact de la ferme « Perrière » qui a été faite ici dans les règles, ont été respectés les 500 m règlementaires qui séparent les éoliennes des habitations. Beaucoup de gens aiment voir les éoliennes de loin, mais n’aimeraient pas, pour sûr, entendre le vrombissement permanent des moteurs près de leur maison.

 

En ce qui concerne l’étude ornithologique, suivie entre autre par la SEOR,  il s’est avéré que leur présence n’a pas fait disparaître la papangue (seul rapace de la Réunion), mais que la population de cette dernière aurait même augmenté (en raison du défrichement qui leur permet de mieux voir leur proie ?)


Grâce à notre animateur, nous avons eu des informations détaillées sur ce parc. Les 37 éoliennes produisent 10 Mégawatt, soit 275 kWh par éolienne ;  les panneaux solaires quant à eux fournissent 3 Mégawatt .

En voilà les caractéristiques  :

 

P1110925

 

 La particularité de ces mâts  de 55 mètres de hauteur  et de 32 m d’envergure, est qu’on peut les coucher en cas d’alerte cyclonique.

 

P1110926

 

Au pied de chacun d’eux un bras articulé et un treuil permettent sur simple pression sur un bouton de faire basculer l’éolienne. L’intervention nécessite 5 équipes et l’immobilisation prend ¾ d’heure. La dernière fois qu’il a fallu procéder à cette opération, c’était lors du passage du cyclone Gamède. 

 

P1110908.jpg

 

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A la question d’une adhérente de l’UPTS sur les critères de répartition  des mâts sur le terrain agricole, il lui a été répondu qu’on les a installés sur un terrain loué pour 20 ans à M. Barraut , qu’il fallait les dresser perpendiculairement au vent dominant, que l’espace nécessaire entre deux éoliennes est égal à 2,5 fois le diamètre de l’hélice, distance qui correspond ici à 100 m.

 

P1110924


L’entreprise ne stocke pas l’électricité produite, celle-ci  est directement injectée dans le réseau EDF. Les 10 mégawatt de ces éoliennes correspondent à la consommation de Ste Suzanne.


P1110928.JPG


Le coût total du projet est de 18,80 M€ et le financement correspond à 5,30 M€ de défiscalisation, 2,34 M€, conseil régional 1,56 M, de la Feder 2,34, le prêt bancaire s’élève à 7,80 M et l’apport d’Aerowatt est de 1,80 M €

 

Et demain ? 

 

Le prochain parc doit être installé à Bérive ! Sur ce versant du Sud  de l’île, en 2013, s’élèveront huit éoliennes de grande puissance (1MW) soit quatre fois plus puissantes que celles installées précédemment à la Réunion. Elles seront associées à un système de prévision de la production et de stockage. Sur 3,1 hectares, imaginez déjà des mâts  de 70 m de haut,  surmontés par des pales d'une envergure de 101 mètres. 


Terrains achetés ? loués ? à qui ? à quel prix ? Quelques questions n’ont pas été posées… bilan du retour sur investissement ?... Quel coût supplémentaire pour le contribuable ?

 

Je persiste et  signe :  je préfère l’énergie solaire qui est plus discrète. Comme Don Quichotte, je me bats contre les moulins à vent. Si ces parcs éoliens ne s’étendent pas de façon anarchique et qu’on arrive à les limiter à 4 à la Réunion, ce serait bien.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 16:31

Cet après-midi, depuis ma varangue, j'entends une musique familière. Je pense qu'il s'agit là du répertoire de mes amis de l'orchestre "Bann Jouar." 

Je prends donc le chemin du Score pour aller acheter une plaquette de beurre - non ce n'est pas l'histoire du Petit Chaperon Rouge" - et là, qu'est-ce que je vois sur le seuil de la mairie de Trois Mares ?  Un attroupement de chemises orange à fleurs et de pantalons blancs .... une quinzaine de dalons qui soufflent dans des cuivres et frappent sur une caisse. C'est bien eux !

Bann-Jouar-Mariage.JPG

Voilà que Bann Jouar anime les mariages ! Une bonne idée ! La mariée en prenant la pose pour la photo se trémoussait : le rythme entraînant de cette sympathique"clique" donnait vraiment envie de danser.

Si j'étais responsable du Tourisme à la Réunion, je proposerais également à Bann Jouar , mais aussi à d'autres groupes de l'île, de jouer des ségas dans les aéroports pour accueillir les touristes du onde entier : ça fait couleur locale et valorise le patrimoine culturel. A Mayotte, on nous accueille bien avec des tenues appartenant au folklore local, alors pourquoi ne pas faire connaître, nous aussi, nos traditions ?

orchestre-mariage.JPGanimation-mariage.JPG

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:30

Une quarantaine d’adhérents de l’Université Pour Tous du Sud  ont fait le déplacement dans l’Est de l’île, hier,  jeudi 19 juillet, pour  découvrir le parc éolien d’Aérowatt.

Parc Ste Suzanne 4

 C’est Jean Pascal, le fils de la présidente de L’UPTS, qui a guidé le convoi (co-voiturage d’une dizaine de véhicules) vers les hauteurs de Ste Suzanne par Bellevue à  travers les champs de canne.

Un parc éolien s’étage entre 350 et 700 m d’altitude sur des terrains loués à la famille Barrot. A ses pieds s’étend un parc de panneaux photovoltaïques.

Jean Pascal, spécialiste de la question, et jeune créateur d’entreprise avait préparé un diaporama sur le thème des Energies Renouvelables : un rapport affolant sur l’épuisement des ressources énergétiques dans le monde.

Parc Ste Suzanne 01

 

Situation mondiale de l’énergie et enjeux

Chiffres à l’appui, il nous a prouvé qu’il ne restait que quelques 50 années de ressources énergétiques. Le pétrole s’épuise à la vitesse grand V.

Par exemple, on consomme annuellement 80 Milliards de Barils dans le monde  et les ressources de l’Arctique sont de 100 milliards…

D’autre part, il apparaît que les chiffres de réserves avancés par certains pays dont le Koweït, l’Iran et l’Arabie Saoudite … sont « truqués » massivement depuis les années 80 : on annonce au fil des ans des chiffres qui vont croissant (les réserves au lieu de disparaître croîtraient ?)

Il faut tirer la sonnette d’alarme : ça va aller mal. L’énergie et la politique sont étroitement liés (voir la politique pro- gouvernementale nigérienne de la France en liaison avec l’uranium) Le problème est que les décideurs politiques sont là pour 5 ans et sous-estiment l’urgence de la mise en oeuvre des énergies renouvelables. On assiste à l’accroissement symétrique de la population et de la consommation d’énergie.

Le Grenelle de l’Environnement ne tient, hélas, pas tous ses engagements : les bâtiments neufs doivent tous êtes conçus selon les nouvelles normes : ainsi 400.000 logements devaient être rénovés, nous sommes encore loin du compte, nous en sommes à 100.000. Tous les bâtiments de l’Etat devaient être rénovés avant 2012, mais ne le seront pas avant 2017 !

Une solution intéressante est celle de l’énergie solaire : concernant les panneaux photovoltaïques présents sur ce site, le prix est amorti en 3 ans. Ils ont une durée de vie de 30 ans, le petit bémol est que les problèmes de jaunissement réduisent leurs performances au fil des années. Dans ce système, il n’y a pas de déperdition d’énergie, ni de gâchis. A l’horizon 20-30 ans il y aura encore des perfectionnements.

parc-Ste-Suzanne-8.JPG

Il existe deux types de panneaux : ceux installés par Aérowatt, poly-cristallins, sont à base de silicium, de l’aluminium, ne sont pas polluants. En revanche les panneaux d’EDF contiennent du Cadmium, métal lourd, toxique… Il faut encourager les panneaux au  silicium.

 Parc Ste Suzanne 5

 Jean Pascal et Serge, les animateurs experts de la journée.

La situation de l’énergie à la Réunion

      Serge Borchiellini, responsable du  parc Aerowatt,  a exposé les caractéristiques de l’énergie à la Réunion.

"Jusqu‘en 1980 la seule énergie fournie provenait de barrages. Aujourd’hui  seulement 200 Mégawatt sont d’origine hydroélectrique, 200 Mégawatt sont issus du charbon, 260 du gasoil-fuel, 16 de l’éolien, 130 du solaire.

L’énergie de l’océan démarre aussi, mais le carcan est draconien  (protection du lagon, difficultés liées à la houle oblige)
Imaginer que la voiture électrique ait ses chances à la Réunion est un leurre : les ressources de l’île ne permettraient pas de faire fonctionner un parc important de véhicules électriques."

Jean Pascal et Serge estiment qu'acheter sa propre centrale électrique pour couvrir  ses besoins en énergie est la solution la meilleure. Ne jamais adhérer à un système de mutualisation comme le préconise par exemple l’AFR. Il existe des solutions alternatives sans climatisation, à énergie positive. Par exemple l’IUT. Un autre bâtiment intéressant à découvrir est « l’Ilet du Centre" à Saint Pierre . Voir lien :

 http://www.envirobat-reunion.com/IMG/pdf_FICHE_ENVIROBAT_Reunion_ILET_DU_CENTRE.pdf   

NB : a été occultée par nos spécialistes la production d'électricité à partir de bagasse (résidus  de la canne à sucre) qui représente 10% de l'énergie électrique de l'île soit 240 GWH, c'est à dire la consommation de 92000 habitants

à suivre…

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 08:57

Alain Hoareau, est champion des DOM -TOM 2012 du Concours en Ring. Ce n’est pas la première fois que notre homme remporte ce concours, dont on ne parle jamais dans la presse locale. Depuis 10 ans, il est sélectionné pour se rendre en métropole pour ces championnats.

ring-objet.jpg

 Membre de la FCT (Flair Croc Tamponnais)  depuis 1996, il s ‘entraîne régulièrement avec ses chiens. C’est avec Zita, un berger allemand femelle qu’il a commencé, puis il a concouru pour la première fois avec Feeling (un berger malinois femelle) Avec Hugo (un berger malinois mâle), il a remporté 10 coupes. Le compagnon suivant, Ti Con de Guétali, était champion lui aussi, mais a disparu prématurément. Actuellement, il s’entraîne pour préparer le concours du Ring, avec Bourbon et Dodoléla…

 Le Ring est le plus ancien des sports canins en France et la discipline « reine ». C’est une discipline technique perfectionniste qui permet de valoriser le courage, l’obéissance et l’équilibre mental du chien.  Après avoir été sélectionné au niveau départemental, avec deux de ses chiens,  Alain a fait le choix d’emmener en compétition « Dodoléla de Guétali » à Albertville pour le championnat des Dom-Tom qui s’est déroulé le 17 juin

 Le nombre maximum de points qu’on peut engranger est de 400 . Alain a réussi cette année a en cumuler 377,85 ! Un beau score, le meilleur !

 

En voilà le détail :

Escalade de la palissade 20/20 Saut de la haie 18/20 Saut en longueur 20/20, soit 58 points sur 60
Suite sans laisse 8/8, suite en laisse 4/4 absence 10/10 positions 20/20 envoi en avant 12/12, soit 54 points sur 54 ( un parcours sans faille !)

Dans la série des exercices avec objets (refus d’appâts au sol, refus d’appâts lancés, rapport d’objet lancé, rapport d’objet au vu, rapport d’objet à l’insu) il a obtenu 39 points sur 40

Dans les exercices d’attaque, Dodoléla de Guétali  a gagné 105 points sur 110. Et pour la dernière série (défense su conducteur, recherche, conduite et garde d’objets) il a fait un total de 87,5 sur 110

Joli palmarès ! Félicitations !

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 09:07

Cela se passe à Grands Bois, près de St Pierre !

Ne ratez pas l’atelier animé par Mô Girard, une jeune graphiste de talent (c’est elle qui a illustré les ouvrages sur les scènes lontan et le jeux lontan de l’association Pêcheurs Golet) et qui travaille avec tout public.

P1110361.JPG P1110359.JPG

Certains ont déjà pu la rencontrer au Saknoufé où elle initiait qui le voulait à la calligraphie, au dessin ou à la peinture …

AFFICHETTE ATELIERS 2012

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:37

Ou …Ensemb avec Dodoléla et Bourbon au RING… 

Alain Hoarau, mon voisin, est membre du F.C.T (Flair Croc Tamponnais) et il s’entraîne régulièrement au Quatorzième  (Tampon) avec ses trois fidèles compagnons dont deux bergers malinois mâles, « Dodo et  Bourbon » et  une femelle appelée « Ensamb.»

Avant-hier soir, Alain m’a permis de l’accompagner sur le terrain d’entraînement.  Dans son véhicule, il avait installé les trois chiens, une caisse de matériel (siflet, balle...) et un panier.

 club-v-canin.JPG

materiel.JPG

Avant de les mettre au travail, il a laissé les chiens à tour de rôle s’ébattre dans un espace clos. Puis, chaque « élève », toujours à tour de rôle,  a pu l’accompagner sur la pelouse.

Sur cet espace sont installés des accessoires dont la palissade (haute de 2,30 m), la haie (1,20) une plateforme de saut en longueur de 4,50m, et plusieurs cônes espacés selon de normes réglementaires.

palissade.JPG haie.JPG

saut-en-longueur.JPG

Tout autour de la place, on trouve six murs angulaires dans lesquels sont pratiquées des fentes (à hauteur d’œil),  permettent de surveiller l’attitude des chiens sans être vu.

 Il existe plusieurs techniques d’éducation canine, comme l’Agility, l’Obéissance, Attaque et  Défense… et un domaine qui combine tous ces aspects : il s’agit de l’art du « Ring ».Le travail du chien se décompose en trois étapes : les sauts, l’obéissance, l’attaque et la défense. Les obstacles de saut sont ceux énumérés plus haut.

Pour effectuer les exercices d’attaque, Alain a revêtu la combinaison de l’assistant qui protège des morsures.

combinaison.jpg ring attaque

J'étais impressionnée par l'obéissance des quadrupèdes : ils suivaient leur maître, s'arrêtaient sur un simple mot, prenaient la position exigée (assis, debout, couché) et la maintenaient jusqu'au signal suivant.

Parmi ces jeux, il en est un qui m’a sidéré. Les chiens devaient garder un panier convoité par l’assistant. L’animal attaque mais ne s’éloigne jamais de l’objet, en l’occurrence un panier (soit il le couvre de ses pattes comme Dodo, soit il y met ses pattes comme Ensemb).

garde.JPG 
Le chien doit être flatté pour ses succès : selon le conducteur (le maître) le chien a droit soit à une gourmandise, soit à une caresse, soit à une balle (pour jouer). C’est cette dernière récompense qu’Alain utilise le plus couramment. Ses fidèles compagnons sont très joueurs.

 Ring récompense

J’ai aussi appris que je n’avais rien à craindre dans cet enclos : d’ailleurs, je m’y promenais sans gêne pour faire des photos et de petits films de cet entraînement.

Au cours de ces deux heures, j’ai eu un bel aperçu de ce qu’on exigeait lors de concours de RING. (à suivre)

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:15

...ou plutôt « sur le port » qu’il faudrait dire. 

 

En quittant le voilier de Roby, la semaine dernière, alors que le muezzin de la mosquée Attayab ul Massadjjid appelait à la prière la nuit commençait à tomber sur la ville, j’ai assisté à une scène peu commune.

 

Sur le sol, se tortillait  un gros serpent, ç’avait l’air d’une grosse anguille sombre. Un pêcheur de m’expliquer : « C’est une murène… »

 murène pêchée

J’étais sur le point de la photographier, quand  un homme a saisi un bâton pour mettre fin à ses jours, il a dû s’y reprendre à plusieurs fois… Le combat inégal a duré une minute qui m’a paru une éternité.

 murène condamnée murène et pêcheur combat inégal

 J’ignorais qu’on pêchait ces poissons-là pour les consommer. Je préfère voir la murène dans l’océan au milieu des coraux. 

On peut aussi comprendre qu’on la pêche vu sa taille et son poids : il paraît qu’on peut la découper en tronçons, le faire mariner douze heures dans le citron , l’huile et la faire griller. Il faut bien que les pêcheurs gagnent leur vie…

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