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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:44

C'est souvent pitié de voir tous ces bardeaux, - ou "tavaillons" comme on les appelle ici- ces témoins d'une architecture bien locale, se dégrader. 

Il n'existe  que deux ou trois tavaillonneurs sur l'île capables de réaliser ces piécettes de bois et de les poser. 
Seules les collectivités où les gens aisés peuvent encore se permettre de payer un mur ou une couverture en "travaillons lontan."

Parfois on se résout à choisir des bardeaux faits de façon industrielle et le résultat n'est pas probant : le bois de qualité moindre n'est pas coupé à l'ancienne et il se fendille et se détache de son support. Finis les bardeaux qui résistent 30 ans et plus aux intempéries ! Il en va ainsi sur ces kiosques le long de la Plage Ti Sable de Grand Bois, ou sur le toit de l'hôtel de ville de St Pierre. Quel dommage !

Ce savoir-faire n'est malheureusement pas transmis à la descendance, ni enseigné dans les écoles... Pourquoi ne pas remettre au goût du jour tous ces métiers d'art ? 

SIi on utilisait des bardeaux dans la construction, c'était pour leur pouvoir isolant. Et il faut avouer qu'une paroi en tavaillons à un certain cachet. 

couverrtur en tavaillons  en piteux état.couverrtur en tavaillons  en piteux état.

couverrtur en tavaillons en piteux état.

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Published by Jacqueline Dallem - dans Patrimoine de l'île
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:56

Je décrivais récemment un gros lézard entraperçu au Dassy : « le gecko de Madagascar », cette plaie qui menace la faune de l’île.

Non loin de Manapany dans un jardin de Petite île, cette fois, le petit Lucas Coupama a attiré mon attention sur un lézard vert lui aussi, mais bien plus petit que le lézard de Madagascar , et l’enfant pensait qu’il s’agissait là de l’espèce protégée de lézard vert de Manapany.

Que nenni : après avoir observé mes prises de vue récentes faites sur le parcours pédagogique, en comparant les bestioles, il fallait se rendre à l’évidence : cette fois encore, on était en présence d’une espèce non endémique et nuisible : le lézard vert à trois taches.

Ici pas de trait blanc sur la tête du lézard, et les taches rouges ne couvraient pas tout le dos, d’où ce diagnostic peu heureux…

Pour apprendre à différencier ces trois geckos et pour pouvoir les signaler, il existe un site très bien fait qui présente une vidéo explicite. 

https://www.youtube.com/watch?v=IW0OyKtFB3w
 

Le lézard vert a trois taches (phelsuma laticauda) originaire de Madagascar a été introduit vers 1975. Son corps peut être constellé de petits points jaunes, ce qui lui vaut le nom de « lézard poussière d’or ». Il possède une large queue vert jaune.

Les Réunionnais peuvent participer à cette action de préservation des espèces indigènes en contactant l'association N.O.I. dès qu'ils observent dans leur jardin ou dans la nature cette espèce invasive par courriel : natureoceanindien@gmail.com ou par tel : 06 93 93 71 41

Voir site : http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/press2012-07-04_DEAL_Gecko_cle1f131a.pdf

 

 

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Published by Jacqueline Dallem - dans protection de l'environnement faune
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:36

Renée triant le riz dans un van

Le van (vann) est un plateau en bambou ou en vacoa tressé utilisé pour trier et vanner le riz.

On l’utilise aussi pour trier les "grains" (haricots, pois…), les brèdes…

 

« Fout’pas coup de pié dans out van de riz » est une expression qu’on traduirait « Ne donne pas de coup de pied dans ton van de riz » et elle signifie « Ne scie pas la branche sur laquelle tu es assis »

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Published by Jacqueline Dallem - dans autrefois Quotidien
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 14:27
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Published by Jacqueline Dallem
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 22:11

Avant qu’on ait des brosses sur l’île, l ‘heure était à l’écologie ! Pour frotter le linge, les Réunionnais utilisaient ce qu’ils appelaient un « Coton-Maï » (comprenez un « épi de maïs »). Le créole ne prononce pas la finale en « s » de la céréale.

On mangeait évidemment le grain et on réutilisait le fuseau blanc dégarni comme brosse ! Rien ne se perdait.

Le « coton maï »
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:34

Expressions nées de malentendus...

Il y a pléthore de déformations de mots à La Réunion, soit parce qu'on a mal compris, soit mal entendu... ces méprises sont sources d'erreurs mais elles font sourire...

Ainsi, le "bassin 18" est une déformation de " Bassin des huit' "  c'est à dire " bassin des huîtres."

La Ville de "Terre Sainte" n'a aucune connotation religieuse... C'était sur cette terre que poussait le bois de " Sinte" ou Bois avec lequel on faisait des cint' ou cintres.

Les brèdes "paille à terre" résultent d'une déformation du mot"pariétaire".

L'Etang du GOL était autrefois l'Etang  du GOLFE... décidément ! le créole aime abréger...

Et récemment  sur un ouvrage écrit par une municipalité, j'ai lu un article où on parlait de La Chapelle des "300" hommes alors que tout le monde ici connaît les trois dames célibataires qui ont fait ériger ce sanctuaire, les demoiselles Payet qu'on appelait les " 3 sans hommes" 

Quand Dauphin me parle des "sapans" qui envahissaient les ravines et qui freinaient l'avancée des gamins, je pensais qu'il disait "serpents" . Non, il parlait de la vigne marronne, et comme la vigne "ça pend" l'explication "sapan" vient peut être de là''

Et la liste n'est pas finie...
 

Etang du Gol (autrefois du "Golfe")  près de Saint Louis

Etang du Gol (autrefois du "Golfe") près de Saint Louis

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Published by Jacqueline Dallem - dans Langue
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:28

On peut le prendre à de nombreux arrêts. Le billet au prix unique de 5 euros peut être pris au guichet ou auprès du chauffeur. C'est le seul Car jaune qui dessert l'aéroport Roland Garros .  Les autres s'arrêtent à la gare routière de St Denus. Voilà qu'a été supprimé le bus qui faisait la navette jusqu'à Gillot... on se demande pourquoi...
Mais il ne faut pas être pressé si on monte dans le Bus T, "bus Tranquille"...- ça, c'est moi qui le dis...- . La distance de la gare routière cars jaunes de St Pierre  jusqu'à l' aéroport de St Denis se couvre en 2h30 voire 3h...
Le chauffeur cette fois ci s'est montré coopératif pour charger tous les bagages à l'arrière du véhicule.
Il suit les routes du littoral, s'arrête à l'aéroport de Pierrefonds, a St Louis, Étang Salé.saint leu, La saline, Saint Gilles, Boucan Canot, Saint Paul, La Possession et a St Denis il passe au Jardin de l'Etat ( où n éponge jamais personne) et à la gare routière.
On a même accès ala wifi et à la clim... cette fois enceinte ré je redoutais qu'on nous impose Radio Freedom sur tout le trajet, mais le chauffeur a coupé la Radio au 5e kilomètre.
Depuis le bus on voit bien l'avancée des travaux à la Grande Chaloupe  (on bétonne...) et maintenant a l'entrée de St Denis, livraison programmée  en 2020... jamais de la vie ! 

Car jaune : Le Car T
Car jaune : Le Car T
Car jaune : Le Car T
Car jaune : Le Car T
Car jaune : Le Car T
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Published by Jacqueline Dallem - dans circulation
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 17:50

Dauphin Fribourg m'a proposé de rencontrer une dame âgée qui devait avoir des photos anciennes de Petite Ile. Elle faisait autrefois des photos des cases, des gens, des paysages... 
Mme Cécile  Lenormand, née le 24 janvier 1918, dans une famille nombreuse de 10 enfants, travaillait à la mairie.

Aujourd'hui,  elle est âgée de 99 ans. La charmante gramoune qui jouait aussi du piano, et qui avait eu son permis de conduire en 1959, était désolée de ne pouvoir nous montrer les photos tant espérées. Elle les avait prêtées pour une exposition à la municipalité, mais comme les tirages avaient été superposés, ils se sont agglutinés et ne pouvaient plus servir à personne. Elle n'avait pas de négatifs non plus. Dommage ! 


Mais nous avons bavardé une petite heure et elle nous a montré ses albums de famille,  nous a parlé des pique- niques d'autrefois. Comme elle avait une voiture, elle avait plaisir à véhiculer tout le monde, on montait le plus souvent dans les hauts, à La Plaine des Cafres, au Volcan... 
On faisait appel à elle pour les photos d'identité. C'est elle aussi qui a fait les portraits qu'on peut voir dans l'hôtel  de ville.


Elle emportait toujours son appareil photo qu'elle avait mis à l'abri dans une pochette en vacoa qu'elle avait confectionnée elle-même. Un jour que la famille cueillait des goyaviers, une parente avait sorti l'objet du sac et l'avait posé à terre. Et voilà que l'appareil avait disparu. 


Elle tenait absolument à nous montrer le plumier en Bois que sa soeur avait du temps du lycée à Saint Denis : il contenait des crayons de couleur taillés, un vieux compas en bois ... 
La dame s'est confondue en remerciements de lui avoir rendu visite, et nous a accompagnés sur le pas de la porte.

Mme Cécile Lenormand.
Mme Cécile Lenormand.
Mme Cécile Lenormand.
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Published by Jacqueline Dallem - dans Témoignages de gramouns
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 17:15

 

Une petite case joliment restaurée et accueillante près de l'océan à Manapany héberge une boutique de produits locaux, de cúrcuma, de livres, de bijoux, de rhums... un large choix d'objets et de produits bien d'ici. 

Les deux personnes à l'accueil sont très avenantes. Elles donnent des explications sur les activités, notamment celle de tressage qui a lieu deux fois par semaine ; l'une d'elle est même partie me chercher le métier  à tisser le vacoa, un cadre en bois piqué de clous sur lequel on fait la trame du cannage.
 
Dans cette Maison de Tourisme du Sud Sauvage, il existe même une zone wifi...

Maison du Tourisme de Manapany
Maison du Tourisme de Manapany
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Published by Jacqueline Dallem - dans tradition
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 19:24

Derrière la Maison du Tourisme de Manapany, des escaliers descendent vers l'océan et vers  les vestiges de l'usine où on fabriquait autrefois de la chaux avec les coraux.

Dans cet espace, la ville de St Joseph avec le concours du Conseil municipal des Enfants  et l'association Nature Océan Indien, a réalisé un parcours jalonné de panneaux explicatifs destinés à nous familiariser avec le lézard de Manapany...

Les plus chanceux,  à condition d'être discrets et patients peuvent voir ce gecko dans la végétation. Ce matin, les tresseuses ont pu en observer un  près de leur aire de tressage. 

Sentier de découverte du gecko vert de Manapany
Sentier de découverte du gecko vert de Manapany
Sentier de découverte du gecko vert de Manapany
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Published by Jacqueline Dallem - dans faune protection de l'environnement
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