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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 15:28

 

 

La commune de Saint Philippe est née en 1830. Et 67 années plus tard, le 14 janvier 1897, à 2 heures 30 du matin, très précisément, un navire était en détresse sur ses côtes. Il s’agit du vapeur Warren Hastings dont 1260 passagers sur 1262 furent sauvés, comme le rappelle la plaque commémorative de la petite marine. (Ce naufrage vous sera narré dans un prochain article.)

 

 

marine St Philippe plaque

 Avant-hier, quand j’ai découvert cette marine, la mer était houleuse. Le vent faisait pencher les filoas et les vacoas, et je n’ai pas osé m’aventurer sur la petite jetée, dissuadée par le déchaînement des vagues contre les roches noires et un décret communal d’octobre 2002 figurant sur un panneau mettant en garde contre le caractère imprévisible de la houle et qui conseille de ne « pas s’approcher du bord de mer ».

  

marine St Philippe côte sauvage

 

marine de St Philippe débarcadère

Dans cette marine, une bâtisse – qui a l’air récente- carrée, proprette, est cernée sur deux murs de barques de pêcheurs. Sur le mur de façade, a été joliment peint en noir et blanc, le vapeur qui avait fait naufrage voilà plus d’un siècle. Un vieux Réunionnais élégant (chapeau, pantalon,chemise) se promenait là, deux jeunes à vélo arrivaient, certainement pour voir l’état de la mer avant de jeter l’hameçon.

 marine St Philippe maison des pêcheurs                                                         La Maison des Pêcheurs

 

La route conduisant à cette marine est en sens unique, à cause de l’étroitesse de la voie. Nous avons continué une centaine de mètres entre les vacoas, en longeant l’océan.

 

Là, je savais que le sol était jonché de feuilles sèches de vacoa, mais l’ONF était passé par là et avait nettoyé – les feuilles sèches avaient été jetées dans des excavations de roches. J’en ai ramassé quelques-unes, les moins atteintes (non moisies) pour pouvoir les tresser chez moi. Puis nous sommes remontés sous le soleil et le vent vers le village.

De là, nous avons rejoint les hauteurs du Tampon, où la pluie avait sévi toute l’après-midi !

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 09:34

 de Maurice et de Rodrigues, voilà la concrétisation d’un travail de longue haleine, entrepris par notre ami  Edmond Grangaud. Edité en novembre 2010, l’ouvrage apparaît encore timidement sur les rayons de l’île. Edité par Biotope, dans la collection Parthénope, ce « Guide des Fougères et plantes alliées des Mascaraignes » est une encyclopédie de la fougère.

 Edmond, passionné de botanique, professeur ès Sciences de la Vie de la Terre est un homme de terrain : appareil photo en bandoulière, calepin et crayon en main, il a sillonné les sentiers de la Réunion, de Rodrigues et de Maurice pour collecter des informations sur les fougères, pour les observer, les photographier, mais aussi pour en prélever et les envoyer au Museum d’Histoire Naturelle avec lequel il travaille en étroite collaboration.

Edmond Grangaud 2Ce livre scientifique, premier ouvrage grand public sur ce sujet est organisé en trois parties. Dans la première, il explique le pourquoi de cette quête, donne la définition de la fougère, met l’accent sur la nécessité de conserver sa biodiversité... La deuxième partie (qui compte une cinquantaine de pages) est consacrée aux méthodes et clés de détermination des genres.

 Et la dernière partie, riche de 300 pages décrit les espèces. Pour réaliser les fiches des fougères, Edmond Grandgaud a adopté un plan en 4 parties : 1) Premier coup d’œil, 2) Que faut-il percevoir ?  3) Confusions possibles, 4) Répartition écologique et géographique : plusieurs photos, de très bonne qualité, accompagnent chaque fiche.

La trentaine de pages en annexe est également très intéressante : on y trouve par exemple le cycle de reproduction des fougères, la liste des noms vernaculaires, la liste de genres et espèces…

Un superbe travail, et l’auteur n’en reste pas là. Il m’a confié cette semaine qu’il comptait bientôt refaire une balade à Cilaos, pour continuer son observation des fougères. Son amour de la Nature, il le partage avec son épouse Marie – Françoise, qui l’accompagne dans toutes ses pérégrinations -  et ses trois enfants. Et il prend toujours plaisir à transmettre ses connaissances, notamment lors de sorties botaniques avec l’UPTS, qu’il anime bénévolement ! Bravo Edmond, continue comme ça !

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 19:18

Si en ville, dans certains quartiers, on peut trouver de l’eau courante, il n’en est pas de même dans les villages de brousse. Pour nous Européens, c’est une vraie remise en question de nos pratiques.

l'eau (2)

                                       Enfants le long de la piste menant à Lokaro

Ainsi, à Lokaro, pendant trois semaines, nous nous sommes contentés d’une douche froide mais nous pouvions nous estimer heureux d’avoir une douche dans nos cases, ce n’était pas le cas des habitants du village. Ce n’est pas tout à fait vrai, car une association a construit une douche collective, carrelée, pour les familles  d’ici. Pourtant, partager une douche où d’autres étaient auparavant n’est pas une pratique ancrée dans leurs habitudes. Il fait croire qu’ils se contentent des bains de mer.

Dans le village ont aussi été installés des points d’eau (avec robinet) et c’est là que tous l'eau (4)s’approvisionnent et parfois lavent leurs enfants. Parfois, les plus petits prennent leur bain dans une bassine.  Il faut dire qu’à Lokaro, ils ont la chance d’être alimentés par une citerne construite par l’association AAHL. Les noms des financeurs figurent sur la maçonnerie : Patrick, Tamine, Adnot.P, Alain, Eric W, Albert W, Chorale Villancico, Air Mad Nicolas, Mampihao DRDR, Murielle. Les noms des maçons également : Joseph, Christian, Marten, Norise.

 Parfois, la pompe a des ratés et nécessite des réparations. Gervais et Martin, gardiens des citernes,  veillent au grain. Convoités, ou jalousés, ces progrès techniques encouragent parfois le vol. Une  éolienne de pompage se serait déjà volatilisée. Cette année, le village n’a pas encore eu à souffrir de la sécheresse : les réserves étaient suffisantes, grâce aux pluies tombées fin décembre. Les deux puits étaient bien remplis.

l'eau l'eau 6

       la deuxième citerne  et ses gardiens                                                   le puits

eau 7

                                                                 le lavoir

Pour laver le linge, nous ferons comme les Malgaches,: on lave et on frotte, soit sl'eau (7)ur une roche, soit au lavoir.

Ce dernier a également été financé par l’association. Les femmes s’y rendent volontiers. Le plus souvent, elles sèchent le linge à même le sol, toutes n’ont pas de fil où le suspendre, encore une habitude qui les satisfait, alors pourquoi faire comme nous ? Le savon est aussi une denrée rare, parce que chère, alors on l’économise. 

 

l'eau (5) l'eau (3)

Lolo dans sa bassine, au fond, le linge sèche par terre                        une vahaza suspend son linge

Pour laver les légumes et les fruits que nous avions rapportés de Fort- Dauphin, nous utilisions du permanganate. Jamais, même dans les restaurants de la ville, nous n’avons mangé les crudités, craignant les problèmes gastriques. Comme nous étions avertis, nous nous brossions aussi les dents avec l’eau en bouteille, bien capsulée « L’Eau Vive ». Nous avions emporté des pastilles de « Micropur » pour purifier l’eau du lavabo, et jamais je ne rinçais la brosse à dent avec l’eau qui venait des citernes. Nous avions bien apporté des pastilles d’ eau de javel pour ces citernes, mais la garantie d’utiliser une eau propre n’était pas totale.

 L’un des nôtres qui a utilisé l’une ou l’autre fois l’eau du robinet pour laver sa brosse à dent, en a fait la triste expérience. De retour à la Réunion, il a dû suivre un traitement contre les amibes, prendre un antibiotique costaud (du Flagyl) et reconstituer sa flore intestinale…

Il avait perdu 5 kilos ! Pour ceux qui veulent maigrir, vous savez ce qui vous reste à faire…  Trêve de plaisanterie, on ne souhaite pas ces coliques à son pire ennemi !

Si certains voyages forment la jeunesse, d’autres font aussi maigrir !

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 10:31

 

Un jour, Rumbak, un pêcheur de Lokaro, était revenu de la pêche et avait rapporté des coquillagesopercule Ste Lucie 0 pour le repas du soir. Connaissant notre intérêt pour ces mollusques,  il nous a laissé les coquilles et leurs opercules. Marie- Claire nous a expliqué que ces opercules étaient taillés par des bijoutiers qui en faisaient des incrustations de pendentifs, de bagues.

Comme de nombreux coquillages sont protégés à Madagascar, et comme j’ignorais si  l’exportation de ces opercules était autorisée, je me suis contentée de les photographier.

 

 

    Ci-contre les cinq coquillages et leurs opercules.

 

 

 

 

 Sur des sites internet, j’ai découvert qu’il s’agissait d’un coquillage appelé « turbo marmoratus » ou « turbo vert », qu’il vivait dans les rochers d’eaux très agitées de l’Océan Indien ou du Pacifique, qu’il pourrait atteindre la taille de 20 cm.

 

opercule Ste Lucie 1

 

opercule Ste Lucie 2

Pour vendre ce bijou, on lui prête des vertus, comme celle de protéger les yeux en faisant référence à Sainte Lucie, on en fait aussi un porte-bonheur… tous les arguments, disons « charlatanesques » qui convainquent le client  !!! Alors qu’il suffirait tout simplement de mettre en avant sa beauté naturelle (sa texture, ses couleurs, ses dessins) pour qu’on l’achète. En voilà un superbe, découvert au marché de St Pierre à la Réunion ! Une idée de cadeau pour la St Valentin…

 

opercule 5 opercule 6

                      Les deux faces du pendentif

 

Je me demande si en réalité cette appellation n’est pas tout simplement liée à la baie de St Luce, baie qui se situe non loin de Lokaro, sur la côte Sud-Est, endroit où on trouve le « turbo marmoratus ». (Ces extrapolations n’engagent que moi !)

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:12

Nous n’avons pas téléphoné pour réserver et dès notre descente du taxi, nous sommesNahampoana 01 (2)  accueillis par un jeune guide du parc. Nous le suivons  dans  ce qui ressemblait à une « allée cavalière » ombragée par de hauts bambous, puis bordée de magnifiques alamandas jaune vif . Nous, qui redoutons la chaleur, n’aurons à nous en plaindre de toute la visite qui  durera plus d’une heure.

 

Tout en prenant la direction du bâtiment central, nous pouvons  remarquer de part et d’autre du chemin des pépinières d’arbres, de fleurs ornementales… Ce parc de 50 ha était à l’origine « un jardin d’essai » de 100 ha administré par un certain M. Marchal. La maison date de 1912. L’Etat malgache avait récupéré ce jardin après  la proclamation de l'indépendance, pour y planter des arbres. Mais  le domaine devient privé en 1997. L’heureux propriétaire  gère ce domaine en partenariat avec l’Etat.

  Notre guide nous fait d’abord rencontrer les 4 types de lémuriens qui habitent les lieux (cf article du 11.2.2011), et des tortues radiatas (ces fameuses tortues à la carapace étoilée menacées d’extinction sur la Grande Ile).

  Puis il nous emmène  dans la zone sèche où poussent d’énormes cactus, des épineux…  C’est un tableau pittoresque avec les montagnes en arrière-plan.

réserve Nahampoana 02

 En chemin, nous croisons un bébé caméléon, repéré par l’œil exercé de notre guide.

réserve Nahampoana 01

 Ce dernier en nous montrant le jambrosade précise que l’arbre a des vertus antidiarrhéïques, renseignement précieux pour tous ceux qui redoutent la « tourista ». Rencontre avec une araignée singulière : l’araignée-crabe !

 

réserve Nahampoana 03

  Nous sommes très impressionnés par la taille des eucalyptus d’Australie, des arbres au tronc blanc lisse, centenaires…

réserve Nahampoana 04 réserve Nahampoana 06

Nous longeons  bientôt une petite zone clôturée : dans une mare aux eaux ocre, deux rochers oblongs affleurent…  Eh non, ce ne sont pas des cailloux, mais bien des têtes de crocodiles. Malgré le bruit fait par le guide qui essaye de les faire sortir de l’eau, rien n’y a fait … ils se complaisent dans leur bain !

réserve Nahampoana 07

Là, nous prenons la direction de la bambouseraie : c’est le règne du bambou de Chine, au tronc jaune rayé de dessins verts, des bambous canne à pêche, des gros bambous...

 réserve Nahampoana 05 réserve Nahampoana 08

                                                                                 la bambouseraie

 A plusieurs reprises nous avons vu là des « arbres à papier » : l’écorce du tronc réserve de Nahampoana arbre à papiers’effeuille comme du papier, et il paraît qu’on utilise cette matière pour colmater les entrées d’eau des pirogues.

 

 

 

Nous faisons un halte à un point d’eau. Sur cette retenue, qui est très prisée par les ornithologues, les entomologistes… a été aménagée une petite plateforme en bois couverte. On peut s’y asseoir, ou s’accouder pour observer une foule d’animaux  et d’insectes : des libellules, des papillons, un martin-pêcheur bleu, un lézard (le plus grand de Madagascar) nous certifie le guide.

réserve Nahampoana 09

                                                  lézard

réserve Nahampoana 10                                                                                    martin pêcheur 

  Nous quittons le point d'eau et passons devant un alambic qui servait à distiller des huiles essentielles, notamment avec le camphre.

Une trentaine d’employés entretiennent ce fabuleux espace de 50 ha. On y trouve des cerisiers du Brésil, des eucalyptus d’Australie, des euphorbes, du sisal, du camphre, du giroflier… et du bétel (cette herbe coupe-faim également consommée en Inde) . Nous passerons aussi sous un arbre gigantesque qu'on appelle ici "l'arbre de Gallieni" parce que le général avait coutume de venir s'y reposer quand il était de passage.

Un panneau indique la direction d’une cascade (conseillée dans le Guide du Routard) et d'une grotte. Nous croiserons des touristes qui ont fait la balade et en sont reveneus enchantés.

 Mais le temps nous est compté, et nous n’avons pasréserve Nahampoana 12 encore fait le tour de la réserve en barque : ce canal marque la limite de la réserve. Avec nos deux rameurs, nous voguons sur un canal étroit au milieu d’arbres gigantesques, et essayons d’éviter les oreilles d’éléphants, ces grosses feuilles qui ressemblent à des feuilles de sauge et qui pullulent ici ! La balade au fil de l’eau est sympathique.

 

  Il fut un temps, ils la faisaient en pirogue, mais on préfère la stabilité pour le touriste. Des  villageois viennent ici laver leur linge, se laver, se baigner, jouer… Les crocodiles s’y prélassaient aussi autrefois, et les habitants des environs les ont abattus pour qu’ils ne dévorent pas leurs enfants.

reserve Nahampoana 15

 Nous voilà de retour au bâtiment central ; là,  nous buvons une bonne bière locale, bien fraîche (une THB : three horses beer)  sur la véranda, dans des fauteuils confortables, puis on a nous appelle pour déjeuner.

  Nous ne payons qu’ après la visite guidée. On nous a préparé, comme nous l'avions demandé à notre arrivée  un bon repas qu’onréserve Nahampoana 13 servi deux heures plus tard,  en plein air sous les arbres, pour un prix non excessif. Le montant de cette sortie : 22000 ariarys de visite (environ 8 euros), 10000 le plat (poulet en sauce et accompagnement)1000 ariarys la bouteille d'eau,  1000 ariarys le café.

 

  Nous rejoignons notre chauffeur de taxi qui nous attend à l’entrée du parc.

 

Une visite à recommander !

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 08:47

Depuis Fort – Dauphin, nous avons pris un taxi qui nous a conduits sur le site vers 9h et qui nous a attendus là, jusqu’à 14h30. Nous avions négocié la course à 40.000 ariarys. Pour accéder à cette réserve, qui  se situe à une dizaine de kilomètres  de Fort Dauphin, il faut emprunter la même piste que celle qui mène à  Lokaro. Notre taxi n’étant pas un 4X4, notre trajet a duré plus longtemps mais notre chauffeur a conduit en douceur, en évitant les ornières, les nids de poule, les gens. D’ailleurs, nous n’étions pas pressés par le temps et nous avons eu le loisir d’observer les piétons et d’admirer les paysages.

vers Nahampoana 6

Les Malgaches quittent et rejoignent leur village à pied, ils sont rarement chaussés. On est sidéré par la quantité prodigieuse de charges qu’ils peuvent transporter sur leurs épaules ou sur leur tête. Tous ont des paniers en jonc ou en osier, parfois ils équilibrent les paniers chargés sur un bâton ou une pagaie. Nous avons croisé sur notre route des gens qui portaient des sacs de charbon de bois, des feuilles séchées de ravenales (destinées à couvrir les toits), des fruits… 

vers Nahampoana 2

vers Nahampoana 4

Au bord des routes des boutiques qui peuvent surprendre : à la sortie de Fort Dauphin, un magasin de briques.

 

vers Nahampoana 1

Dans  les villages des petites épiceries...

vers Nahampoana 3

Des stands en branchages prêts à accueillir des poissons ou des légumes sont installés un peu partout.

vers Nahampoana 7

Les paysages ne sont pas lassants : on longe un lac, puis la montagne, qui avec sa carrière offre du travail à la population (un travail très pénible), puis c’est le domaine des rizières où on s’active tous les jours.

vers Nahampoana 5a  vers Nahampoana rizières 2

vers Nahampoana rizières

 De temps à autre la piste traverse un village. vers Nahampoana 5

               Il nous aura bien fallu une demi-heure pour arriver à la réserve.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 06:32

 

Dans la Réserve de Nahampoana, située à une dizaine de kilomètres de Fort Dauphin (Madagascar), nous avons fait connaissance avec 4 espèces de lémuriens  qui  vivent dans ce parc de 50 ha.

Nahampoana 03

 

Nahampoana 01 (2) Nahampoana 02 

                 l'entrée du parc               entrée dans le parc avec notre guide

  Le lémurien que nous avons eu le plus de mal à observer était le maki hapalémur griseus, mangeur de bambou. On l’entendait grignoter les branches de bambous, mais il se dissimulait bien dans ces rideaux épais de tiges.

Nahampoana 04

                                        le maki hapalemur dissimulé dans les branchages

Le maki sifaka : quel beau maki ! on dirait une peluche blanche toute douce, avec un casque brun. Nous les avons vus, perchés sur un gros arbre, peu enclins à vouloir se bouger. Ils avaient l’air très pacifiques. Dans une vidéo d’amateur (cf lien ci-dessous), excellente d’ailleurs, on les découvre autrement, bien plus vifs… http://www.dailymotion.com/video/xdhslo_nahampoana_animals

Nahampoana 05

                                           le maki sikafa

Le lemur fulvus, quant à lui a le poil brun, une longue queue, une tête noire.

Nahampoana 06

 

Le maki catta (lemur catta) ou maki coco,. Il a une queue rayée de 14 anneaux noirs et blancs, il pèse 3 à 4 kg et mesure 40 cm. Il fait des bonds impressionnants, jusqu’à 10 mètres. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature l’a placé sur la liste rouge : il est menacé de disparition en raison de la destruction de son milieu naturel. Ces makis vivent en groupes et ce sont les femelles qui gouvernent !

Nahampoana 07 Nahampoana 7b

Et il se nourrit de fruits . Ici, on voit un catta manger un letchi !

Ces makis cattas sont ceux  qui m’ont semblé les moins farouches. Une fois la visite guidée terminée, je suis retournée les voir et  me suis approchée d’eux pour les filmer. Ils se sont prêtés au jeu et j’ai eu droit à des acrobaties très variées. Puis, ils sont tous descendus de leur perchoir et m’ont suivie dans le pré. J’étais entourée d’une vingtaine de makis …

Nahampoana 08

                                                             le maki cattaNahampoana 7c

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 19:14

pervenches à Fort Dauphin

                                           massifs de pervenche dans un quartier de Fort Dauphin

On la voit fréquemment dans les jardins de la Réunion, mais à Madagascar, dans la région où nous avons séjourné, elle poussait partout, très naturellement, pas de façon isolée, surtout en massifs,  près de la plage, dans les rochers… un peu comme de la « mauvaise herbe », mais quelle « jolie herbe  » ! Les pétales roses du « catharanthus roseus » sont un régal pour les yeux.

pervenche de Madagascar

La plante peut aussi avoir des fleurs blanches. pervenches blanches

 C’est une vivace annuelle au feuillage persistant (et toxique)J’avais déjà entendu des Réunionnais parler des multiples vertus médicinales de cette plante : je savais qu'on l'utilisait pour combattre le diabète…  Je me suis donc documentée ...et effectivement sur de nombreux sites, on qualifie la pervenche de plante « extraordinaire ». Elle était utilisée à Madagascar comme coupe-faim, pour calmer les piqûres de guêpe et soigner des plaies et pour bien d’autres raisons.

 

 

 Ses feuilles recelant de précieux alcaloïdes  sont utilisées en cancérologie, depuis  une vingtaine d’années, pour soigner les cancers notamment ceux du poumon et du sein…

L’histoire passionnante de cette fleur est racontée sur le site suivant.

http://www.notre-recherche-clinique.fr/accueil/recherche-clinique-en-france/les-grandes-decouvertes/la-pervenche-de-madagascar.html

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:56

...orthographié « toloho » en malgache

grand coucal

 

 

Chaque matin, nous étions réveillés par le chant particulier d’un oiseau perché à proximité de notre case. C’était un peu comme un roucoulement ressemblant à « toulouhou ». Ce chant lui a valu d’être surnommé le « toulouhou » à Lokaro. J’ai eu toutes les peines du monde à retrouver son nom  et je l’ai finalement découvert sur le site suivant

http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.coucal.html

Il s’agit du « grand  coucal » encore appelé  Coucal toulou ou coucal toloho (prononcez « toulouhou » )

Ce « centropus sinensis » appartient à  la famille des cuculidae, ( c‘est à dire de la famille des coucous) ordre des cuculiformes, « Heckenkuckuck »en allemand

Ce bel oiseau a un bec crochu, des yeux rouges, un plumage noir, une très longue queue, des ailes brun-orange, il mange généralement de gros insectes mais aussi des rongeurs et des reptiles. Il pond de 3 à 5 œufs dans un nid d’herbes placé sur le sol ou dans des buissons bas. Il ne pèse qu’une demi-livre (environ 250g)

autre site source :

http://www.britannica.com/EBchecked/topic/140011/coucal

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:00

En trois semaines, nous avons vu une variété incroyable de « lolos » à Lokaro. A Madagascar, on prononce « loul », le o se prononce « ou » mais en finale on ne l’entend pas. C’est comme « Lokaro », on prononce « Loukar ». Tout ça pour en revenir aux « louls » qui sont…. des papillons !

 papillon lecture

Impossible de les photographier tous, souvent les plus grands venaient me narguer, ils voletaient à proximité, mais ne se posaient pas. Je n’allais quand même pas les attraper au filet, comme le font les scientifiques de la région de Lokaro pour les répertorier : un jeune électricien m’a confié avoir vu des Chinois qui s’adonnaient à ce sport sur l’île de Ste Claire, en face de Lokaro, peut-être participaient-ils à cette identification des lépidoptères !?

Pour ce qui est du lolo, (ou papillon) qui abonde ici, l’hypolimnas missipus, qu’ils surnomment tout simplement le « papillon orange », c’était chose aisée, parce qu’il volait à hauteur d’homme et s’accrochait souvent aux graminées ou sur les galaberts.

papillons Lokaro (4)

J’ai aussi eu la chance d’immortaliser un papillon bleu, que les oiseaux ne s’étaient pas privé de grignoter déjà (les ailes étaient très déchiquetées).

papillon Lokaro(3)

Et pour terminer, j’ai poursuivi un papillon qui ressemblait quelque peu au tabac d’Espagne.

papillons Lokaro (2)

Pour pouvoir les identifier, soit je retournerai  au Museum d'Histoire Naturelle de St Denis, soit je ferai appel à Edmond Grangaud, passionné et connaisseur de papillons… et de chenilles.

 

chenille (3)

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