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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:16

 Nous étions aujourd’hui une tablée de 15, au Tampon, à partager un Bäckenofe, plat alsacien, avec nos amis de Grands Bois. A l’issue du repas, nous sommes entrés dans la serre de notre voisine qui nous a fait une visite guidée de son domaine. Nous avons ainsi eu une foule de renseignements sur la culture des Orchidées.

 

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La floraison des orchidées a lieu de septembre à janvier, malgré tout nous avons pu en voir quelques –unes en fleurs.

 

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Nous avons appris que les épouvantails et les filets étaient là pour dissuader les merles maurice ( encore eux !) de venir picorer les fleurs.

 

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L’humidité attire aussi des escargots qu’il s’agit de faire disparaître. Contre la cochenille, elle utilise du savon liquide. Pour lutter contre les champignons, il faut employer des fongicides : la bouillie bordelaise est un moyen biologique efficace. En ce qui concerne les engrais, Mme Gironcel nous conseille de ne pas utiliser toujours le même engrais, il faut varier. Et comme terreau, ce sont surtout les scories qui tapissent les pots, scories auxquelles on ajoute du compost. Pour arroser ces fleurs, jamais on ne mouille les feuilles, seulement la terre.

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Spécialiste des espèces, notre hôtesse a aussi énoncé les noms des orchidées qui ne supportent pas le soleil de Grands Bois, et celles qui ne redoutent pas ses rayons.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:55

Huguette Ricquebourg, une randonneuse des Jolis Pas qui vit à Ste Suzanne m’avait offert voilà quelque temps un rougayer ou pied de bolplant au nom original : elle l’appelait « pied de bol ». Elle m’a expliqué qu’il s’agissait là d’une appellation liée à l’aspect des feuilles. Ces dernières sont effectivement incurvées, comme des bols. J'ai donc mis mon pied de bol en terre, mais le soleil a rapidement eu raison de ce jeune pied. Peut-être aurait-il fallu l’ombrager… à moins que la terre ne lui ait pas convenu.

Quand j’ai demandé aux gens du Sud s’ils connaissaient le nom vernaculaire de « l’arbre à bol », ils avaient l’air étonnés : personne ne connaissait cette appellation et quand j’ai décrit la plante, ils m’ont affirmé qu’on connaissait cette plante à Grands Bois sous le nom de « rougayer » (rougailler). Et pour satisfaire ma curiosité, ils ont précisé : « Un rougayer  est un récipient pour le rougail ! »                                                                       

                                                                                     Le pied de bol (avant qu'il ne rende l'âme)

    J’avais cessé de rechercher le nom de la plante quand aux Calbanons de la Cafrine, la semaine dernière, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir sur une table le fameux « rougayer » !

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« Pied de bol » dans le Nord de l’île, « Rougayer » dans le Sud. Qui parmi les lecteurs de ce blog connaîtrait son nom usuel ?

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 11:39

Partis de bonne heure de Grands Bois (6 heures du matin) pour arriver dans des délais raisonnables à l’aéroport Roland Garros pour un vol Air France partant à 8h50, nous n’avons pas échappé aux traditionnels  bouchons, ô combien emm… de la Réunion !

En essayant tant bien que mal d’emprunter les files les plus fluides, nous aurons tout de même mis 2h10 par la Route des Tamarins. Bouchons à St Paul, bouchons à la Possession, bouchons à l’entrée de Saint Denis. Ras le bouchon ! Et dire qu’on ose espérer que ces embouteillages et ces goulots disparaîtront avec le projet de la 6 voies… ça ressemble à une « brève de comptoir ! » Embouteillages, bouchons, comptoir, poétique ma métaphore filée , non ?  N'empêche que ça n'avait rien de grisant ! A quand les vols Air France depuis Pierrefonds ? Il y aurait bien moins de gens sur les routes…

Manou angoissait, Pierre appelait l’aéroport pour savoir si l’enregistrement était fini, heureusement que ça bouchonnait aussi aux comptoirs d’Air France.

 aeroport 2 aeroport 3

Arrêt au dépose – minute, Anne Laure court chercher deux chariots, on décharge en hâte les deux voitures. Puis  les trois enfants et les trois parents font rapidement leurs adieux.

 automne Plaine des Palmistes

Cette fois-ci,  pour le retour au Tampon, ce sera la Route des Plaines  ( plus exactement la traversée de l’île par la montagne)! Le temps est superbe. Les crêtes sont dégagées. En 1h20 je serai à la case ! 25 min jusqu’à St Benoît puis 55 minutes par la montagne. On respire ! la circulation est quasi inexistante dans le sens de la montée, les longoses blancs fleurissent, les platanes  de la Plaine des Palmistes et de Bourg Murat ont pris des teintes automnales. Sous le soleil, c’est une merveille !

automne Plaine des Palmistes (3) automne Plaine des Palmistes 2

  Alors qu’à la Réunion, c’est bien l’automne (avec des températures toujours très agréables : 28° auaeroport petit matin à St Denis, une eau chaude  dans le lagon de St Pierre dès 8 heures), en métropole, c’est le printemps avec sa fraîcheur matinale !

Difficile à not’ Ti Robin créolisé et tropicalisé d’imaginer ce qui l’attend là-bas, déjà que grand matin sa maman l’a obligé à mettre des chaussettes et des chaussures, lui qui a l’habitude de courir en  sandalettes ou pieds nus ! Il ne pensait pas qu'il fallait mettre des chaussures pour prendre le gros z'avion.

"Zordi zazaquelle saute la mer !" ( aujourd'hui l'enfant quitte la Réunion)

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 15:33

 Lors de notre excursion dans le Sud Sauvage, à Grand Coude, l’association Pêcheurs Golet nous a emmenés un endroit charmant que son propriétaire Johnny Guichard nous a fait découvrir.

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A l’entrée, un petit parking sur l’herbe, où le bus a pu se garer. On entre dans ce lieu par une allée bordée de bambous, au pied desquels pousse "le muguet péi". 

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Puis le maître des lieux nous explique le jeu de mots « en champ thé » en nous faisant remarquer que l’écriture de la pancarte est faite en graines de thé. De grands arbres ombragent l’endroit : ce sont des théiers. Si on ne les taille pas ces arbres peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres !

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P1080864M. Guichard, nous invite à le suivre. Nous sommes devant une parcelle cultivée : du géranium, des choux, des stévias, des piments… poussent ici et on s’interdit  d‘utiliser des désherbants, d’où l’emploi de la feuille de plastique à la racine des plants. L’homme nous explique qu’il plante 4 types de géraniums : le géranium rosat (utilisé pour la distillation, et vendu comme fixateur de parfums, ou comme essence), le géranium poivré, le géranium citronnelle, le géranium au parfum de menthe : il distribue  des feuilles qu’il nous demande de froisser pour en sentir le parfum.

Dans les années 70 on donnait aux agriculteurs 3000 francs pour arracher les géraniums et 5000 francs pour replanter autre chose. Et maintenant on fait marche arrière, et on subventionne de nouveau la plantation de géranium…

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Quelques bizarreries nous intriguent, comme le stévia dont les feuilles sont sucrées -  la plante est utilisée comme édulcorant - et  comme ces piments en forme de cloches, d’ailleurs appelés « piments-cloches »

 

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Nous poursuivons notre balade jusqu’à l’alambic. Là, notre guide explique comment on distille le géranium. Et très pédagogue, il fait la comparaison entre le caféier et le théier qu’il a fait pousser là en nous demandant d’observer les feuilles.

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Non loin de là, des habitués des lieux sont en train de couper des brèdes chouchous. Il laisse aussi dans sa petite exploitation quelques bringelliers marrons (portant considérés comme peste végétale) car ces arbustes servent de tonnelle aux chouchous.

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Devant les remparts, dans cette végétation verte, domestiquée et sauvage à la fois,  se découpe un bel arbuste aux fruits rouges : ce sont des « tomates cerises ».

Un peu plus loin, M. Guichard vient de replanter des pieds de songe qu’il a associé à des choux.

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On y voit aussi des feuilles de citronnelle ainsi qu’un un parterre d’agapanthes dont les tiges servaient autrefois à fabriquer des chapeaux, me confie Mme Abriel.

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Nous terminons la visite guidée dans un sous-bois, très ombragé par de hauts théiers qui se sont greffés les uns aux autres par simple contact. Les troncs de certains théiers ont une écorce toute douce. Là, notre guide ramasse sur le sol des graines qui ont déjà germé pour nous les montrer. Le théier ne se bouture pas, il se régénère grâce aux semis.

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Après cette demi-heure très instructive, il nous invite à nous promener dans le labyrinthe des P1080912théiers. Chacun y fait un petit circuit, il n’est pas facile de s’y perdre, toutes les petites allées convergent et quand une quarantaine de personnes y bavardent, on ne se sent nullement abandonné ! Il y fait bon déambuler, car le terrain n’est pas trop accidenté. Et par les fortes chaleurs de décembre, il doit y faire plus frais que sur la côte !

A l’issue de la visite, nous avons eu droit à une dégustation de thé blanc. Et ceux qui le souhaitaient ont pu acheter des essences, du thé, du miel, et même des chouchous ou des brèdes.  

 

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On est agréablement surpris par la variété des informations qu'on glane en venant ici ! Si "le thé" est le sujet essentiel de la  visite, on comprend très vite pourquoi notre hôte veille aussi  à faire connaître les autres plantes locales qui ont fait l'histoire de Grand Coude. D'ailleurs, ce jardin s'appelait jusqu'en 2005 "labyrinthe des sens" !

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 18:57

Ce samedi 30 avril, nous partons avec l’Association "Pêcheurs Golet" pique-niquer à Grand Coude. Suzy Laurent, la présidente, a affrété un bus qui en une heure nous emmène gaillardement vers les Hauts de St Joseph. C’est une expédition : chaque virage doit être négocié, notre chauffeur klaxonne, surveille les fossés, salue au passage des automobilistes complaisants … Nous continuons à monter à 1100 m d'altitude, et perdons bientôt de vue la capitale du Sud Sauvage.

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Après avoir visité  à Grand Coude « le labyrinthe en champ thé » ( qui sera le sujet du prochain article), nous redescendons et nous nous arrêtons au Petit Serré à proximité du belvédère qui donne sur la Rivière des Remparts, sur une aire de pique-nique aménagée dans un sous bois, où dominent les goyaviers à fruits jaunes. Pendant que les uns vident la soute du car, les autres vont chercher un emplacement.

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On sort les nattes, les bâches qu’on pose sur le sol ou on déplie sa chaise de camping. La table en dur que Jacqueline couvre d’un tissu, est aussitôt envahie par les réchauds à gaz, les gamelles, les  bouteilles, les bacs à glaçons.

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Chacun a rapporté sa timbale, son assiette et ses couverts. MIchel fait des envieux avec son nécessaire à pique-nique.

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On commence par l’apéro ! au choix, le punch au litchis, le rhum complété par du sucre de canne et du citron péi, Gewürtztraminer d’Afrique du Sud, les jus de fruits… Tous portent un toast à l’association, même les marmailles…

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Plusieurs carris sont réchauffés : carri pattes cochon, carry boucané… On peut aussi manger de la viande froide et des achards, du pâté… Tout a été mis en commun et chacun se sert ! On plaisante, on fait connaissance, on joue aux cartes… une journée intergénérationnelle qu’il fait plaisir à vivre !

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   P1080945 - Copie       P1080946 - Copie

Les desserts sont variés : gâteau chemin de fer de Judith, pâté créole de Ginette, gâteaux aux pommes … Noéline a prévu du raisin et du melon. Comme elle fête ses trente ans toute l’équipe entonne « Joyeux Anniversaire !... »

Nous allons faire un tour au belvédère où Michel s’amuse à s’accrocher à une branche de goyaviers pour que Sarah et les enfants puissent cueillir quelques fruits.

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Le temps passe vite, à 16 heures, il nous faut repartir ! La vue sur le littoral et St Joseph est superbe.

P1080966On descend au milieu de champs de cannes, parfois on voit des zones cultivées d’oignons verts, ananas, choux.  Jean Paul, notre musicien qui joue avec Binje Maya à Saint Jo, est débarqué près du stade. Pour José qui descend à l’arrêt Parc Cabris, on frappe dans les mains, ce qui étonne et ravit le chauffeur qui n’est plus habitué à cette méthode pour signaler qu’on demande l’arrêt.  A 17h, nous sommes de retour devant la mairie de Grands Bois. C’était une belle journée !

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 19:16

Connaissez-vous cette association située à proximité de Saint Pierre et qui a pris pour nom celui "des pêcheurs à la gaulette", activité très prisée par les Grandboisiens  ? Non, alors voilà leur programme... qui est loin de se limiter à la pêche

 

TOUTE L’ANNEE

Atelier de tressage

-          Le mercredi après – midi de 14h30 à 16h30 aux Calbanons

Atelier de peinture

-          Le mercredi de 14h à 16 heures pour les enfants

-          Le vendredi de 14h à 16 heures pour les adultes

-          Jusqu’au mois d’octobre (lundi, mardi, jeudi et vendredi) Ateliers à l’école Raymond Mondon de 12 h à 14 h

Atelier de danse « Séga »

-          Le samedi de 14h à 16h

Atelier de danse « Quadrille »

-          Le mercredi de 17h à 19 h

Atelier « Danse en Ligne »

-          Le vendredi de 17h30 à 19 h

Accompagnement scolaire (CLAS)

-          Le lundi, mardi, jeudi, vendredi de 16h30 à 18h

-          Le mercredi de 9h30 à 11h30

Nouveautés

Animation locale

-          Valorisation du Patrimoine : réalisation d’un recueil sur la mémoire de Grands Bois

Case à lire

-          Projet contre l’illettrisme avec la Région


Et voilà le planning des manifestations organisées pour 2011

 

Avril

·         Journée de la Pêche

·         Sortie à Grand Coude

Mai

·         14 mai : déjeuner dansant au Benjoin (Rivière Langevin)

Juin

·         4 juin : sortie goyaviers à la Plaine des Palmistes

·         25,26 juin : SAKNOUFE

Juillet

·         Fête du Terroir

·         13 juillet : Défilé de la Fête Nationale

Août

·         13 août : sortie au Colosse (St André)

Septembre

·         18 Septembre : Journée du Patrimoine

Octobre

·         15 octobre : sortie à la Plaine des Cafres

Novembre

·         Participation à «  Village Zot’Art »

·         Participation à « Mieux vivre ensemble »

Décembre

·         10 décembre : Noël des adhérents

·         Parc de Noël

 

 

 

 

 

Pour tout renseignement 

email  pecheursgolet@orange.fr

tel 0262970645

Siège : 233, avenue du Général de Gaulle - Grands Bois- 97410 SAINT PIERRE

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:48

 … L’Association "Pêcheurs Golet" de Grands Bois  s’y emploie avec passion. Si les bénévoles aiment faire partager leur savoir-faire en matière de cuisine créole, ils savent aussi s’intéresser à leur passé, c’était le cas hier, mercredi 27 avril, aux Calbanons. P1080753

 

Quand Enis Rockel, le conférencier, mandaté par le « Pôle Valorisation du Patrimoine »  a posé sur la table les gros livres de comptes du Comte Choppy, registres de 1912  et de 1909 qui lui ont été aimablement prêtés par Mme Lucette Adam de Villiers (parente des anciens propriétaires de l’usine de Grands Bois), certains ont pris plaisir à feuilleter ces témoins d’un temps révolu, ces chiffres et textes écrits à la plume. Tout ce qui concernait les achats, les dépenses des usines de La Cafrine-Mont-Vert, Manapany, Anse, Grand Bois, Terre Rouge, y étaient scrupuleusement consignés.

  registre

  Enis avait aussi apporté des photographies des personnes ayant été aux commandes de l’usine jusqu’à sa fermeture en 1991… et des  reproductions de tableaux peints par l’une des propriétaires.

  Pendant que les visiteurs parcouraient les pièces des calbanons, toute l’équipe,en tenue traditionnelle,  s’occupait de la décoration, de l’installation d’une sono diffusant des airs de bal lontan, et de la mise en place des ateliers- cuisine.

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                une équipe organisée                préparation du "rougail tomates cerises"

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                                     Sous la "salle verte"

A leur retour, on a invité les hôtes à assister à la préparation d'un carri canard et d’un carri espadon. Puis tous ont mis la main à la pâte dans les ateliers : bonbons-piments, samoussas-thon, et achards n’ont plus de secret pour eux !

 

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 Avant de passer à table, Marie Rose Perrine, qui a vécu autrefois aux Calbanons, a lu avec émotion un texte qu’elle avait écrit et dans lequel elle évoquait la vie d’antan de part et d’autre du Canal St Etienne, ce petit canal qui animait la vie des Calbanons de la Cafrine.  

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Puis tous ont partagé le repas et continué à échanger : un moment convivial très apprécié. 

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                                                       riz -maïs, carri canard, achards

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:00

Durée : 5h (1h30 de Roche Plate au sentier - 2h30 montée vers le plateau - 1 heure jusqu’au gîte.)

Après le petit déjeuner, nous préparons nos sacs, laçons nos chaussures et c’est vers 9 heures que nous nous mettons en route pour une journée sportive ! La journée s’annonce bien : pas un nuage à l’horizon.

Nous laissons le gîte derrière nous et descendons en direction de St Joseph. Nous traversons une forêt de filaos.

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 Le sentier s’élargit, mais c’est de la piste. Une piste qu’empruntent seulement des 4X4 ! Ce n’est qu’après une bonne demi-heure de marche que nous atteignons les éboulis qui rappellent l’effrondrement de Mahavel.

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                                    Dans l'éboulis du Mahavel qui a détruit le village en 1965

Nous descendons dans la dépression en marchant sur des galets, sous un soleil de plomb. Plus d’ombre ! la vallée est large mais seul un tracé est emprunté par les promeneurs et les engins motorisés. Parfois les 4X4 progressent moins vite que nous, la piste est inégale, certains endroits sont très escarpés et il faut qu’ils réduisent aussi leur vitesse pour ne pas projeter des pierres sur les randonneurs.

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un 4X4 qui nous croise pour rejoindre Roche Plate

Encore une demi-heure de marche et nous voilà au pied du sentier qu’il va falloir emprunter pour « escalader » la falaise. Le sentier est d’ailleurs impossible à localiser pour quiconque n’a pas fait de reconnaissance. Ti Yab et Jean-Paul le connaissent. Avant d’entreprendre cette montée, nous nous reposons et mangeons un brin. Voilà que nos guides se mettent à entasser des cailloux ! Ca y est, ça se précise : ils sont en train de construire un signal, un cairn pour mieux pouvoir repérer cette jonction de sentiers. Et le jeu en amuse plus d’un, voilà que chacun y va de sa pierre !

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                                                      construction d'un cairn

Nous sommes à l’altitude 464 avant d’entamer l’ascension sur le « Rein du Dimitile » et sur le plateau nous atteindrons les 1142 mètres. Mais il nous faudra encore franchir un dénivelé supplémentaire de 300 mètres pour arriver au gîte de Jean Jules à Grand Coude. Nous étions à cent lieues d’imaginer ce qui nous attendait…

D’abord, les premiers deux cents mètres ça grimpe sec, dans une sente étroite envahie par la P1080661végétation. Ti Yab doit ouvrir la voie avec son sabre à canne. Bientôt le chemin devient moins sauvage. Yvan nous conseille de goûter les fruits de la vigne marronne, de grosses framboises orange ! Confiants, nous suivons ses conseils et ne sommes pas déçus : ça a effectivement  le goût de la framboise ! Il paraît qu’on peut aussi manger les baies des galaberts quand elles sont très mûres…

Cette montée est épuisante : parfois il faut se hisser à la force des poignets, parfois il faut chercher des prises, ça ressemble plus à de l’escalade qu’à de la randonnée ! Heureusement qu’il ne pleut pas…

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la baie de la vigne marronne                                     à la file indienne dans la montée

Et deux oiseaux la vierge sont là pour nous motiver, peu farouches ils sont parfois à cinquante centimètres de nous et prennent la pose. On a aussi le loisir d’observer l' orchidée angraecum qui s'agrippe comme nous aux troncs ( et dégage un parfum suave) , on est accomapgné par les papillons…

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                          L'oiseau la vierge, un charmant compagnon de rando !

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   des baies bleues ( non encore identifiées)            l'orchidée agraecum

A quelques reprises, on peut voir à travers les frondaisons la Rivière des Remparts et les îlets qui la bordent. Vertigineux !

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                             Vue plongeante sur la Rivière des Remparts depuis le Rein du Dimitile.

Et voilà qu’il faut encore s’agripper à des échelles (pas très rassurantes, il faut l’avouer) . C'est pas le moment de prendre des photos  ! Comme si on n’était pas assez gâtés, voilà qu’il se met à pleuvoir à verse, il s’agit d’enfiler nos ponchos. Encore 20 minutes de grimpette sous la pluie, nous progressons prudemment sur les dernières marches moussues et hautes et nous voilà arrivés. La tête du groupe a une bonne demi-heure d’avance sur les derniers… mais sous cette averse pas moyen de casser la croûte, peut-être peut-on s’abriter à l’église. Le sentier longe des champs où le foin a fini de sécher pour aujourd’hui. Nous sommes sur la route goudronnée, passons devant l’église parce qu’elle est occupée par des paroissiens, en ce dimanche de Pâques.

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                               L'automne à la Réunion.... qui l'eût cru ?

Encore une bonne heure de marche dans un paysage rural pas très différent de ceux qu’on peut rencontrer en métropole. Des érables dont les feuilles rougissent déjà et la pluie font du décor un paysage automnal de rentrée des classes. Des vaches, des Prim’Holstein,  nous regardent passer… Les hirondelles sont alignées sur les fils comme des notes de musique surleur portée ! Etrange, c'est vraiment l'automne !

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Et ça n’en finit pas de grimper, la lassitude s’installe.  Parfois on s'arrête pour souffler et regarder le village de Grand Coude qui est à nos pieds.

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Il est  15h30 quand nous arrivons au gîte «  le Malmany » situé à 1446 m d’altitude.

 

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Mon avis : une randonnée comme il en existe beaucoup à la Réunion, mais celle-ci est particulièrement technique, je ne la conseillerais pas à des enfants, ni à des gens souffrant des articulations... Une  bonne forme s'impose ! D'ailleurs ce n'est pas un tracé balisé... il faut savoir lire les cartes !

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 20:39

 Dans l’îlet de Roche Plate, dans la Rivière des Remparts, existent deux gîtes, celui de Mme Jacqueline Morel «  Le Gîte du Rempart » qu’un couple d’amis a déjà pratiqué et qu’ils ont bien apprécié. Mais je ne peux vous parler que de celui que j’ai découvert le samedi 23 avril : le Mahavel.

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 Situé le long du sentier, à droite, encore après la Maison du Tourisme, ce gîte est précédé d’une allée bordée de fanjans (fougères arborescentes), d’arbres fruitiers comme le mandarinier, le néflier, et d’arbustes ornementaux ; dans le jardin fleurissaient des orchidées et un indigo marron. Les toits des bâtisses sont en bardeaux et les murs en bois.

 

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 Les propriétaires Jean Noël Duchemane et son épouse Antoinette savent recevoir. Après nous avoir P1080578distribué les chambres, ils nous ont proposé de prendre un café ou une bière (une dodo évidemment !)dans la salle commune.

 

C’est une grande pièce où est installée une longue table recouverte d’une toile cirée originale. Au mur un  poster représentant une vue aérienne de Grand Coude et de la Rivière des Remparts, un poster où l’oiseau la vierge déploie ses ailes.

 

Cette salle jouxte la cuisine, un lieu de vie,  où on prépare le repas du soir au feu de bois, où on réchauffe le « riz chauffé » pour le petit déjeuner. Notre hôtesse nous a  permis d’utiliser une place de son réfrigérateur pour quelques denrées périssables.

  

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Dans une case en bois au toit de bardeaux se trouvent les dortoirs. Nous en avons occupé deux : un dortoir de 4 lits doubles (pour les couples) et un dortoir de 6 lits superposés pour les célibataires. La literie était bonne, les couettes et les draps étaient propres et agréables.

 

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La chambre des couples située à l’étage donnait sur une allée de jardin, vers l’aval de la rivière.

 

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Il doit y avoir d’autres dortoirs dans cette case. Nous avons également vu de l’autre côté du sentier un bâtiment appartenant au « Mahavel » et qui pouvait accueillir lui aussi au moins une vingtaine de personnes, à côté de cette case  des sanitaires en construction.

 

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Les sanitaires sont à deux pas des dortoirs et même si le chemin n’est pas long, il vaut tout de même prévoir la torche dans le « fait noir ».

 

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 A 19h, nous nous sommes tous retrouvés dans la salle commune pour l’apéro. Jean Noël Duchemane nous a fait goûter ses rhums arrangés : un rhum arrangé bibasses, et un rhum arrangé ananas, pour ceux qui ne souhaitaient pas boire d’alcool, il y avait sur la table une carafe de jus d’ananas pressé. Comme amuse-gueules, des beignets de songe !

 

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Au menu, ce soir-là gratin de chouchous et citrouilles, un délice ! Puis un carri volaille bien accommodé, cuit au feu de bois. Qui dit carri dit aussi riz, grain et rougail.

 Et pour finir du gâteau de chouchous et de fruit à pain.

 

Grand matin, nous avons pris le petit déjeuner à 7h30 : pain qui était arrivé en 4X4 de St Joseph la veille et qui a été réchauffé au fur et à mesure que les dormeurs arrivaient dans la salle, confiture de mangues et de tomates, chocolat, thé, café. Pour ceux qui le souhaitaient, ils pouvaient aller en cuisine chercher du riz chauffé (riz de la veille avec la sauce de volaille). M. Duchemane nous a tenu compagnie et nous avons évoqué la vie des gens d’ici avec lui.

 Avant que nous ne reprenions la route, sa dame nous a montré où se situait le belvédère de Notre Dame de la Paix d’où on a une vue sur Roche Plate.

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 Puis une amie du couple, qui les aide aussi en cuisine, a bien voulu faire la photo du groupe ave l'hôtesse. Mme Duchemane est au 1er rang, 2e place à partir de la gauche.

 

P1080629 Les propriétaires du "Mahavel"  viennent pour le week-end et vivent en semaine à St Joseph. Leur gîte ferme quatre mois par an pendant la saison des pluies (de janvier à avril) Pour les contacter deux numéros : 06 92 20 76 52  et 06 92 76 97 23

 

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:05

 On a plus l’habitude de découvrir ce petit hameau en plongée, depuis le point de vue du Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

Seuls les randonneurs téméraires qui descendent du Nez de Bœuf ( Il faut bien compter 4 heures de marche sans les pauses pour un dénivelé de 1336 m) ou ceux qui remontent de St Joseph, peuvent la voir sous un autre angle ! Certains ont aussi l’occasion d’y pénétrer grâce aux 4X4 qui remontent la vallée. Roche Plate est situé à 734 m d'altitude. Ne pas confondre ce hameau avec celui qui se situe dans le Cirque de Mafate à 1110 m d'altitude !

                                      L'entrée dans Roche Plate en arrivant du Nez de Boeuf

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Quelques maisons éparpillées dans une vallée large d'une centaine de mètres, voilà à quoi ressemble aujourd’hui ce village , qui jusqu’en 1965 comptait 600 âmes.

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la maison forestière de l'ONF                                                  La Maison du Tourisme Grand Sud

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                                      un carrefour d'itinéraires pour randonneurs entraînés

Les villageois pratiquaient l’agriculture et l’élevage, ils produisaient de l’essence de géranium et de vétyver. L’argent qu’ils en tiraient leur servait à payer le « bazardier » marchand ambulant qui montait sa marchandise à dos de bœuf depuis St Joseph. Jean Noël Ducheman, une rencontre très sympathique, (Jean Noël est propriétaire du gîte le Mahavel) nous a raconté au petit déjeuner que lui-même allait vendre du cresson à St Joseph, il emportait sa récolte sur le littoral ; le cresson était chargé sur un boeuf. On mettait quatre heures pour descendre.

Dans les témoignages recueillis par la Maison du Tourisme, on lit  qu’il n’y avait pas de médecin à Roche Plate et qu’ un tisaneur préparait des remèdes à base de roses amères. La population avait érigé une chapelle que le cyclone avait détruit.  On y lit aussi que  le curé de Joseph y montait une fois par an et c’était un grand honneur pour celui qui l’hébergeait. »

L’ONF a reconstruit dix maisons, à charge à leurs occupants de les entretenir. Une seule personne vit en permanence dans ce hameau, un monsieur d’un certain âge. Trois familles  (les frères Lebon et leurs enfants) reviennent régulièrement dans leur maison de Roche Plate.  

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                une cuisine à l'extérieur                                         quelques ruches

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                                     des cases typiques reconstruites à l'ancienne

Suite à l’éboulement du Mahavel, la population a été relogée à Saint Joseph dans un même quartier spécialement aménagé pour elle. Les agriculteurs de Roche Plate sont encore occasionnellement employés par l’ONF pour entretenir les sentiers et réaliser des plantations. Le tourisme s’est développé avec la création de deux tables d’hôtes, d’un gîte de la maison de la Montagne, d’un gîte d’étape et d’un terrain de camping.

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                                  une végétation exubérante bien entretenue

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    Une fumée,  signe que "le boucan" est habité                                un "ti bondieu" à la sortie

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                                    une case dissimulée mais qui revit de temps à autre...

En descendant encore, on atteint une forêt de filaos dans laquelle les Réunionnais ont coutume de camper en famille ou entre amis les fins de semaines : là encore on apporte la couette, la bâche au cas où il se mettrait à pleuvoir et le carri, parfois aussi la musique...

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