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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:13

Va comprendre… Remettons dans le contexte ! Lors de l’atelier tressage proposé par notre association à la Saga du Rhum hier, j’avais réalisé des tresses à dents  (ou tresses dentelle) et entamé le montage d’un chapeau en feuilles de vacoa.

Une fois que le « dôme » du couvre-chef est fini, il faut penser à « casser », c’est à dire plier le brin pour donner un caractère aplati au rebord du chapeau.

Comme Jean Paul avait apporté des « caros » - mot créole pour « le fer à repasser » - pour son exposition « objets lontan », Renée m’a suggéré de mettre un poids sur  mon ouvrage… Aussitôt dit, aussitôt fait.

J’ai posé les deux caros exposés avec l’accord de leur propriétaire.

Pour terminer le travail de pressage à la case, j’ai pris les poids que mon amie Zaza  utilise pour la reliure.

Rode le caro pour casser...
Rode le caro pour casser...
Rode le caro pour casser...
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 08:57

Sur un mur au 22, de la rue Désiré Barquisseau à Saint Pierre, une fresque magnifique attire le regard. La couleur rouge orangé flashe, mais ce sont les sujets représentés qui sont les plus attractifs : tête de dragon, lotus, soleil, danseuse aérienne, basketteur en mouvement, puis plus loin case créole, volcan en éruption, flamboyant… L’ensemble est remarquable : du grand Art !

Derrière ce mur, qui est en réalité une vitrine, se trouve une association très dynamique de Saint Pierre : le Panthère Club. La communauté chinoise est très présente à la Réunion et cette association franco-chinoise participe activement à de nombreuses manifestations culturelles dans l’île. Pour en savoir davantage sur Panthère Club : http://www.panthere-club.fr

Belle empreinte chinoise sur un mur de Saint Pierre
Belle empreinte chinoise sur un mur de Saint Pierre
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 21:23

A Grand Bois, on aime chanter. Sous la direction de Jean Paul Abriel , aux percussions, avec le concours de trois musiciens (un accordéon, une guitare, un rouleur), des habitants de la localité et des environs viennent revisiter des chansons créoles (Kaskavel,  mon coco, la case en paille…) mais aussi des chansons françaises du répertoire classique ( Le tournesol, Etoile des Neiges...)

Tous les mercredis soir à 18  heures, ils sont une quinzaine à se retrouver dans la salle du "Case" et répètent des morceaux  qu’ils chantent pour leur plaisir mais aussi  pour les présenter lors de manifestations festives

Chanter pour le plaisir...
Chanter pour le plaisir...
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Published by Jacqueline Dallem - dans Musique
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:12

Petite devinette. Où peut se trouver un tel dessin de Jace ? Les petits gouzous n’ont pas encore grandi, certains chassent encore le mammouth, ou dessinent sur des roches, ils sont vêtus de peaux de bêtes, ont les cheveux retenus par des os. Assis en cercle, autour d’un feu ils viennent certainement d’apprendre comment en allumer un. Ils ne sont pas encore dans notre siècle que certains rêvent déjà d’explorer l’univers… Jace veut il prouver que les marmailles aiment les périodes lointaines et vivent de rêves ?

Ces graphismes, je viens de les apercevoir derrière un grillage fermant une cour d’école, en passant dans la rue du Moulin à Café à la Ravine des Cabris. Ils décorent la façade d’une école primaire. Une autre hypothèse : peut-être que notre dessinateur avait constaté que les enseignants de cet établissement avaient une prédilection pour la préhistoire et l’astronomie et les voyages interplanétaires…

Petits gouzous préhistoriques… pleins de rêves !
Petits gouzous préhistoriques… pleins de rêves !
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Published by Jacqueline Dallem
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 15:47

C’est en voyant chez mon amie Renée une machette fichée dans le tronc d’un pied de raisinier (ou « raisin marine » comme on dit ici), que m’est venue l’idée d’écrire un article sur un sujet singulier.

Il est une tradition à la Réunion qui surprend : pour que les fruitiers produisent, il faut, paraît-il, les « stresser ».

« Stresser » c’est donner des coups dans les troncs et les branches avec une machette. Cela leur donnerait un coup de fouet. Les pieds de mangue, de letchis …ont droit à cette pratique. Les élaguer, pas forcément avec une coupe franche biseautée, permettrait aussi d’obtenir une bonne fructification. J’ai entendu cela une bonne dizaine de fois. Et tous mes interlocuteurs ont prétendu que ça marchait très bien…

Stresser les arbres...
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Published by Jacqueline Dallem - dans arbres de la Réunion
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 16:20

Un mardi, après le tressage aux Calbanons, j’ai ramené Renée chez elle. Elle vit avec son mari Augustin dans une case, à la Cafrine, non loin du Bassin 18.

Comme elle tresse souvent des feuilles de « latanier », pour en faire de capelines, elle a tenu à me montrer où poussaient "ces pieds". ( Eh oui, le palmier n'est pas un arbre !) Elle voulait aussi par la même occasion me faire découvrir la belle vue qu’elle avait depuis son terrain sur la côte rocheuse.

Les lataniers (qu’on appelle ici « lantaniers »), ces arbres endémiques de l’île donnent des fruits dont les enfants raffolaient autrefois. Renée me cueille « une pomme lantanier » pour que je goûte. A l’intérieur une pulpe claire, transparente au goût difficile à définir. Certains diront que c’est fade, d’autres qu’il faut connaître et cueillir le fruit quand il est plus mûr, et là il serait sucré.

En repartant de chez elle, je remarque près de l’escalier, un balai pour le moins original : c’est « le balai lantanier », un balai dont le manche fait partie intégrante de l’objet. C’est la grosse nervure qui remplit cet office.

Mais le toit de sa case n’est pas en feuilles latanier… comme autrefois. Ce type de couverture a été remplacé par la tôle. Merci Renée pour cette belle visite !

Le latanier, « l’arbre à tout faire » chez mon amie Renée
Le latanier, « l’arbre à tout faire » chez mon amie Renée
Le latanier, « l’arbre à tout faire » chez mon amie Renée
Le latanier, « l’arbre à tout faire » chez mon amie Renée
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Published by Jacqueline Dallem - dans arbres de la Réunion
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:27

 L’Association Pêcheurs Golet de Grand Bois  a offert un stage de tressage de vacoa, dans le Sud de l'île, à  une quinzaine de ses animateurs bénévoles et salariés. 

J’ai pu en bénéficier et suis ravie d’avoir passé avec mes amis un moment convivial très instructif. L’ancienne case « Vacoa Sud » a été renommée « Maison de la Tresse et du Terroir » et transformée pour mieux accueillir le touriste et les stagiaires potentiels.

C’est la commune qui gère l’endroit. Au rez-de-chaussée, la boutique est un lieu d’exposition et de vente. On peut aussi commander des objets. Parfois la boutique est prise d’assaut et il faut attendre que les objets refassent surface. L’étage inférieur est réservé aux formations. C‘est là que sont entreposées les gerbes de vacoa déjà préparées. Tout le matériel est fourni.

Une petite pause à midi, le temps de partager un cari– préparé par le présidente Jo et son épouse Cécile– et voilà toute l’équipe de nouveau au travail.

Nous avons été accueillis par une équipe de tresseuses avenantes, très  professionnelles, aimant communiquer leur savoir-faire et partager leur passion. Ainsi  nous avons pu, au cours de cette journée très riche, nous perfectionner, apprendre différentes techniques  grâce aux conseils avisés des encadrantes. Et chacun a pu repartir avec des objets confectionnés : sets rectangulaires, ovales, corbeilles, cache-pots, bertels...

Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
Stage à  la "Maison de la tresse et du Terroir" à Saint Philippe.
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Published by Jacqueline Dallem - dans artisanat
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 22:21

La charrette-bœuf n’est plus qu’un lointain souvenir. Cette charrette qui rapportait les cannes à la sucrerie est avantageusement remplacée par de gros tracteurs verts remorquant de grosses quantités de cette précieuse récolte. Ce qui n’est pas sans occasionner de gros ralentissements de trafic. Mais faut bien faire travailler et vivre les hommes.

Ce matin encore je suis partie plus tôt pensant éviter les bouchons et c’est un de ces gros engins qui m’a contrainte à avancer à très petite allure… Normalement, le 8 décembre la coupe sera achevée et la circulation sera peut-être un peu plus aisée…Pas sûr !

Mais où vont donc ces tracteurs ? Ils prennent le chemin des « balances ». Ces "balances" sont des endroits où on pèse leur contenu. Ces derniers passent d'abord sur une bascule. Puis le chargement est soumis au carottage pour l’estimation de la teneur en sucre des cannes. Ces dernières déchargées sur une plateforme sont ensuite chargées sur des « cachalots », ces gros camions verts eux-aussi qui emportent la canne à l’usine.

Tracteurs de cannes
Tracteurs de cannes
Tracteurs de cannes
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Published by Jacqueline Dallem - dans Travail
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:51

Quand « la mer lé sèc », comprenez :  « quand la mer est basse »…

Ce matin vers 7 heures, j’ai dirigé mes pas vers la plage Ti Sable de Grand Bois. Je me suis promenée là avec plaisir. Il ne faisait pas encore trop chaud et l’air marin était vivifiant. Les roches étaient pour la plupart découvertes et on pouvait aisément passer d’une plaque à une autre.  

Au milieu de ces formations basaltiques de petits bassins où l’eau était retenue abritaient une faune inimaginable. Quelle chance que le littoral de Grands Bois n’ait pas encore été transformé en zone de baignade pour des motifs touristiques.

En se penchant, on aperçoit des coraux, des oursins, des coquillages, des  holothuries, des crabes… un monde coloré où les petits poissons s’en donnent à cœur joie.

Ce lagon est une véritable nurserie. De petits poissons-sergent, des mulets et de petits poissons bleu vif minuscules, des tilapias… On a peine à imaginer qu’on puisse un jour détruire ce biotope exceptionnel.

D’ailleurs, on pourrait imaginer qu’un jour, un Réunionnais spécialiste de la faune et de la flore ait l ‘idée de faire connaître ce monde marin à des touristes. Il y en aurait des observations à faire, des photos à prendre, et des mots à collectionner…

Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
Le lagon, un atout pour Grand Bois !
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Published by Jacqueline Dallem - dans océan
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:30

Des Canaux (490 m) au Piton Cabri (1504m) et descente vers le belvédère. Environ 4 heures pour bons marcheurs

Nous sommes 18 randonneurs de l'Association "Les Jolis Pas" à vouloir découvrir ce circuit et prêts à relever le défi que pose ce dénivelé. Le bus nous dépose sur un petit parking aux Canots, au-dessus de Saint Louis.Un raidillon grimpe vers des champs labourés. Devant l’horizon est barré par les remparts du cirque de Cilaos. Ciel bleu, la journée s ‘annonce sous les meilleurs auspices. Dix minutes plus tard nous quittons la route pour nous enfoncer dans un petit chemin de terre et peu de temps après sommes en vue d’un kiosque d’où on a une belle vue sur l’océan.

Le sentier très agréable, ombragé, est bordé de goyaviers, de fougères, de fleurs mauves Nous débouchons sur une jolie aire aménagée par les Espaces Verts des Hauts du Gol. Table et abri, barbecue. Haies d’agapanthes bleus et blancs. Après une petite pause, c’est reparti, l’ascension continue. Deux minutes plus tard la petite troupe tombe en arrêt devant un bosquet. Que regardent-ils ? Un merle péi ! Il fait bon marcher malgré les efforts qu’exige de dénivelé.

 Les petites baies du petit houx qui sont rouges vers Noël, jalonnent le chemin. Ti Yab nous assure qu’on peut les manger, il le faisait quand il était enfant. Nous osons : elles ont un peu le goût des baies d’aubépine. Nous voilà au pays des racines. Il faut avancer les yeux rivés au sol, et ne pas coincer son bâton dans ces pièges. La vue sur les contreforts du cirque avec la vigne marronne colonisatrice au premier plan est superbe.

Commence le règne des Fougères arborescentes. Vues sur une vallée. Quelques plants de thé sauvage poussent çà et là. Elise et Jean Jacques en cueillent les « cœurs » (extrémités)  tendres pour les faire en infusion ce soir. Le chemin devient plus étroit et passe au milieu de plantes qui « grafinent » les jambes nues. Le sentier passe entre les cannes et aboutit dans une zone joliment plantée de géraniums, mais aussi de toutes sortes de fleurs et de légumes. C’était un lieu autrefois planté de néfliers qu’on appelle ici « bibasses ».

Sylvie aimerait acheter de l’essence de géranium et tout le groupe consent à s’arrêter. La famille Poudroux nous fait visiter le domaine, voir l’alambic. Ils ont replanté le terrain familial. Une réussite ! Ils se plaignent néanmoins que de « chasseurs de tangue » décrochent les barbelés et se permettent d’entrer dans le jardin pour se servir. Quand je leur demande la nature des fruits bizarres qui poussent sur un de leurs arbres, ils m’expliquent que ce sont des « citrons péi ». Zaza me précisera qu’il s’agit là de « citrons galeux ».Les sympathiques habitants de ce verger iront nous gauler des fruits et rempliront nos sacs à dos de cette manne. Un poids supplémentaire à porter mais nous sommes tous très heureux de ce geste généreux ! Nous sommes restés une vingtaine de minutes dans ce petit paradis.

Nous continuons à monter entre les champs de géranium et sommes à une bifurcation où nous nous  attendons. Nous entrons dans une forêt. Nous sommes sur le chemin de Piton Cabri. De petits champignons bleus attirent notre attention. La forêt de cryptomérias est sèche, le sol marron et l’absence de végétation sur ce passage très emprunté nous changent de ce que nous avons vécu auparavant.  Pendant près de ¾ d’heure nous poursuivons la montée dans cette forêt et atteignons un kiosque, petit arrêt pour nous désaltérer. Nous sommes au sommet du Piton Cabri. Une descente difficile est annoncée. Difficile oui, mais quel spectacle !

A chaque virage la vue sur le Cirque de Cilaos réserve d’autres surprises. Nous arrivons à la bifurcation des chemins allant à Bras Patate et Piton Cabri. Joli belvédère. Nous nous asseyons là pour casser une graine tout en profitant de la vue. L’idée de marcher sur une route à partir de la Fenêtre n’emporte pas l’adhésion. Imel sera le seul à faire cette boucle supplémentaire. Nous décidons de prendre la direction de Bras Patate. Nous rejoignons la route en coupant par « le pré fleuri », une zone aménagée prise d’assaut par la foule le dimanche. Une association fête déjà Noël pour ses membres. Un petit sapin de Noël a été amené là …

Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
Une belle ascension vers Piton Cabri : 1000 m de dénivelé
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Published by Jacqueline Dallem - dans randonnée
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