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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:05

 On a plus l’habitude de découvrir ce petit hameau en plongée, depuis le point de vue du Sentier Marmailles de Notre Dame de la Paix.

Seuls les randonneurs téméraires qui descendent du Nez de Bœuf ( Il faut bien compter 4 heures de marche sans les pauses pour un dénivelé de 1336 m) ou ceux qui remontent de St Joseph, peuvent la voir sous un autre angle ! Certains ont aussi l’occasion d’y pénétrer grâce aux 4X4 qui remontent la vallée. Roche Plate est situé à 734 m d'altitude. Ne pas confondre ce hameau avec celui qui se situe dans le Cirque de Mafate à 1110 m d'altitude !

                                      L'entrée dans Roche Plate en arrivant du Nez de Boeuf

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Quelques maisons éparpillées dans une vallée large d'une centaine de mètres, voilà à quoi ressemble aujourd’hui ce village , qui jusqu’en 1965 comptait 600 âmes.

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la maison forestière de l'ONF                                                  La Maison du Tourisme Grand Sud

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                                      un carrefour d'itinéraires pour randonneurs entraînés

Les villageois pratiquaient l’agriculture et l’élevage, ils produisaient de l’essence de géranium et de vétyver. L’argent qu’ils en tiraient leur servait à payer le « bazardier » marchand ambulant qui montait sa marchandise à dos de bœuf depuis St Joseph. Jean Noël Ducheman, une rencontre très sympathique, (Jean Noël est propriétaire du gîte le Mahavel) nous a raconté au petit déjeuner que lui-même allait vendre du cresson à St Joseph, il emportait sa récolte sur le littoral ; le cresson était chargé sur un boeuf. On mettait quatre heures pour descendre.

Dans les témoignages recueillis par la Maison du Tourisme, on lit  qu’il n’y avait pas de médecin à Roche Plate et qu’ un tisaneur préparait des remèdes à base de roses amères. La population avait érigé une chapelle que le cyclone avait détruit.  On y lit aussi que  le curé de Joseph y montait une fois par an et c’était un grand honneur pour celui qui l’hébergeait. »

L’ONF a reconstruit dix maisons, à charge à leurs occupants de les entretenir. Une seule personne vit en permanence dans ce hameau, un monsieur d’un certain âge. Trois familles  (les frères Lebon et leurs enfants) reviennent régulièrement dans leur maison de Roche Plate.  

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                une cuisine à l'extérieur                                         quelques ruches

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                                     des cases typiques reconstruites à l'ancienne

Suite à l’éboulement du Mahavel, la population a été relogée à Saint Joseph dans un même quartier spécialement aménagé pour elle. Les agriculteurs de Roche Plate sont encore occasionnellement employés par l’ONF pour entretenir les sentiers et réaliser des plantations. Le tourisme s’est développé avec la création de deux tables d’hôtes, d’un gîte de la maison de la Montagne, d’un gîte d’étape et d’un terrain de camping.

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                                  une végétation exubérante bien entretenue

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    Une fumée,  signe que "le boucan" est habité                                un "ti bondieu" à la sortie

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                                    une case dissimulée mais qui revit de temps à autre...

En descendant encore, on atteint une forêt de filaos dans laquelle les Réunionnais ont coutume de camper en famille ou entre amis les fins de semaines : là encore on apporte la couette, la bâche au cas où il se mettrait à pleuvoir et le carri, parfois aussi la musique...

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Published by Jacqueline Dallem - dans autrefois
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