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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:13

 

Je m’étais toujours jurée de m’arrêter au Cimetière de St  Leu. C’est désormais chose faite. J’ai garé la voiture dimanche matin sous un des énormes ficus qui poussent à l’entrée de la petite nécropole.

 

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Des femmes et hommes s’activaient là avec des arrosoirs. J’ai engagé la conversation avec une Saint Leusienne d’une trentaine d’années (qui avait vécu à Albi et n’y est jamais retournée depuis) et avec sa maman. Toutes deux entretiennent les tombes, régulièrement : elles les fleurissent et les arrosent. La plus jeune me confie qu’elle s’occupe d’une dizaine de tombes, dont les familles ne peuvent se charger en raison  de la distance.

 

L’endroit est « reposant », le cadre est pastoral : c’est un grand jardin où se côtoient de petites tombes blanchies à la chaux, et couvertes de fleurs naturelles. C’est le règne du bégonia rose.

 

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De nombreux frangipaniers qui commencent à fleurir ombragent l’endroit. Deux bassins où coule une eau limpide agrémentent ce cimetière, l’eau doit venir d’une source proche.

 

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Des oiseaux, essentiellement des béliers, se posent sur les petites croix en marbre noir ou en fonte et  des tourterelles péi (géopélies) se promènent dans les allées étroites. De partout,  on aperçoit l’océan.

 

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Pas d’étalage de richesse. Rien  à voir avec la nécropole de St Paul, où on affiche son origine sociale. Pas de caveaux familiaux ostentatoires non plus comme dans l’allée principale du cimetière de St Pierre. 

Au milieu de ces tombes discrètes, s’élève un colombarium.  

 

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Tout à fait par hasard, en me promenant dans ce jardin,  j’ai repéré une tombe qui se distinguait des autres : d’abord parce qu’elle était couverte d’une dalle en marbre et surtout parce qu’une belle clef de sol dorée était gravée sur une plaque : très vite j’ai compris qu’il devait s’agir de la tombe d’un musicien. Effectivement, il s’agissait de la tombe de Pierre Paul Maximin Lacaille, né le 9 septembre 1924 et décédé en 2010 à l’âge de 85 ans. On voit là aussi la photo de l’homme et de son accordéon. J’ai beaucoup aimé l’hommage qu’on lui rendait  par ces quelques vers :

 

« Dans ta maison des rossignols

Avec ta musique et ton humour

Tu étais notre joie de vivre

Dans nos cœurs et nos pensées

Tu resteras pour toujours. »

 

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Je me suis dit que Pierre Paul Maximin Lacaille avait de la chance de reposer dans un tel cimetière , dans son île, au milieu des chants d’oiseaux, près de l’océan.

 

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Published by Jacqueline Dallem - dans superstitions et religions
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