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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 11:09

... au Théâtre Luc Donat au Tampon.

 

Les  4 virtuoses de la musique venus d’Australie, du Canada, de Tchéquie et de métropole, ainsi que leurs compagnons de tournée ont terminé en apothéose au Théâtre Luc Donat du Tampon en interprétant une chanson bien d’ici : « Racines »

 

L’ensemble des protagonistes de la soirée :

Nuit-Virtuoses-2013.JPG

 

Pendant près de 4 heures, les musiciens on donné le meilleur d’eux-mêmes. En première partie , MAX ZT nous a fascinés avec son « hammered dulcimer », instrument issu du santûr perse, une table à cordes frappées sur lesquelles ses doigts faisaient courir deux marteaux avec une agilité remarquable. Un répertoire très varié, mélange de musique orientale, de blues figurait au programme de ce jeune talent riche de sa triple nationalité et des formations qu’il a suivies avec les plus grands maîtres. (voir son site  www.maxzt.com). En solo, mais aussi accompagné de Samy Pajeaux-Waro aux percussions traditionnelles, cet instrumentiste a su partager son amour de la musique avec bonheur.

 

Puis, c’était au tour de  Benoît Sauvé, un jeune flûtiste français, accompagné de Yannick Robert, Kiki Mariapain et Emmanuel Félicité de faire parler ses instruments, trois flûtes de factures différentes. Une belle prestation qui a permis de valoriser cet instrument. Benoît est une référence mondiale de la flûte à bec, et excelle dans le jazz, les musiques ethniques… Des applaudissements nourris pour la belle prestation de ce virtuose qui a découvert la flûte à l’âge de 8 ans et qui est devenu un roi de l’improvisation.

 

nuit des virtuoses 2013b

 

En deuxième partie, nous avons découvert les potentialités d’un instrument aborigène : le didgeridoo. Incroyable qu’on puisse tenir près de 45 minutes sur scène avec ce long tube en bois, tube confectionné par le musicien lui-même, un Mark Atkins aux ressources multiples, une espèce d’homme-orchestre sachant souffler en même temps dans un didgeridoo, un harmonica, s’accompagner d’une guitare et frapper la mesure.  

Inimaginable ce qu’une bouche peut faire dans ce tube creux pour donner l’impression que la brousse résonne de mille cris d’animaux ( sons aigus, sons rauques, beuglements…) Accompagné au piano, à la guitare, mais aussi par les cordes de l’orchestre régional, le joueur de didgeridoo  conférait à son instrument une dimension peu commune. Cet Australien est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands musiciens de la musique aborigène.

 

Pour terminer ce concert le Canadien, Alain Caron, bassiste a interprété plusieurs morceaux de sa composition, accompagné par John Roney, Emmanuel Félicité et Daniel Riesser. Un répertoire de jazz où les morceaux tristes comme « solitude » alternaient avec des pièces plus rapides et plus « survoltées » où les bassistes s’en donnaient à cœur joie pour faire répondre leurs instruments, partie que j’ai le moins aimée en raison du bruit : trop de décibels ! D’ailleurs une trentaine de spectateurs a quitté discrètement les lieux vers la fin, vraisemblablement pour la même raison que je viens de citer. 

 

A retenir de ce concert, les témoignages des virtuoses qui tous disent avoir aimé l’accueil de la Réunion, et avoir tissé des liens durables avec les musiciens de l’île qui les ont accompagnés au cours de cette tournée.

 

Les Virtuoses ont fait salle comble à Saint Denis, Saint Gilles et au Tampon, mais ils sont aussi allés à la rencontre de groupes scolaires, ont participé à des concerts décentralisés sur Saint Joseph. Cette tournée initiée par le Théâtre Luc Donat est une fois de plus une réussite.

 

nuit des virtuoses 2012a

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Published by Jacqueline Dallem - dans Musique
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