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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:38

Débat animé autour d’un " bassin  dont on ne veut plus !"

 

Dans le réfectoire de l’école Raymond Mondon,  le 11 octobre, s’est retrouvée une petite vingtaine de personnes intéressées par le projet de réaménagement du littoral de Grands Bois.

 

En réalité, la réunion n’a pas porté sur l’aménagement de toute la plage. Le débat n’a eu  lieu qu’autour d’un seul point : celui de la réhabilitation du petit bassin situé à l’extrême droite de la plage Ti Sable, derrière le terrain Paddock. Les envoyés de la mairie de St Pierre avaient l’intention de présenter  trois plans déjà échafaudés, que l’architecte a commentés.

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Mais aucune des solutions proposées n’a  trouvé grâce auprès du public présent, et ce pour différentes raisons.

 D’abord, les coûts estimatifs étaient prohibitifs : de 440.000 à 770.000 euros. Pour un bassin de même dimension ( 500 m2) refait quasiment à l’identique le prix estimatif était déjà de 440.000 euros ! De l’avis des présents qui ont déjà participé voilà dix ans à la construction de ce bassin, le nouveau projet n’apporte pas la preuve qu’il pourra être opérationnel. A l’architecte qui annonce que des saignées seraient creusées à 80 cm de profondeur depuis la barrière de corail, un ouvrier de la localité a rétorqué que ce creusement avait déjà été fait autrefois sans succès, et qu’il y avait participé. Et que sans pompage, ce projet ne serait pas viable. Une personne de l’assemblée estime également que c’est  au bureau d’étude à payer pour ses erreurs et de faire reconstruire sur ses deniers ce bassin, devenu dangereux,  pour réaliser enfin un bassin aux normes. Repayer pour un travail non achevé ne se justifie absolument pas. C’est un coût que les contribuables ne veulent pas assumer.

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                                 le bassin aujourd'hui

On a aussi reproché aux acteurs de ces plans de ne pas faire appel aux gens de terrain pour choisir l’implantation de ce bassin. Ce dernier serait  insalubre, il est le réceptacle de tous les déchets de l’ancienne usine, et la proximité des rochers, l’importance de la houle à cet endroit représente un danger pour les enfants. D’ailleurs si on veut  drainer une centaine de baigneurs, ce n’est pas là qu’ils se concentreront, la frange actuellement couverte de patate à durand .

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Peu dissuasif pour certains malgré les dangers ( insalubrité, échardes de bois, ferraille, ponton défoncé)

L’autre reproche fait aux personnes missionnées par la mairie  de St Pierre est qu’elles arrivent avec des plans tout prêts, sans avoir consulté la population au préalable. Les présents ont demandé à ce qu’on mette en place une équipe d’une dizaine de volontaires de Grands Bois qui puisse travailler avec l’équipe d’experts, souhait très fortement exprimé qui a finalement eu l’aval des émissaires. A été demandé aussi qu’on intègre dans cette commission des pêcheurs bien informés sur les courants, les fonds marins…

 

Une personne de l’assistance émet la proposition de déplacer ce bassin vers le milieu de la Plage Ti Sable, un autre de faire creuser une bande pour la baignade. Aucune de ces propositions ne rencontre pas d’adhésion de la part du bureau d’étude qui estime que la loi de littoral ne permettra pas ces options.

 

Une dame a également rappelé qu’il ne fallait pas leurrer les Grandsboisiens en leur promettant une insertion professionnelle, grâce à ces projets, et de préciser que pour la transformation de l’usine sucrière en Médiathèque par exemple seuls "deux" habitants de la localité auraient été employés sur le site.

 

En résumé, l'exaspération de l ‘auditoire vient surtout du fait que la population de Grands Bois n'est pas associée à des projets qui viennent de l’extérieur. Et, à ce jour, personne n’est au courant du sort que les élus veulent réserver à ce bord de mer. La concertation fait visiblement défaut. Un auditeur a demandé qu’on revoie aussi les problèmes d’assainissement, et d’évacuation des eaux qui se déversent dans le lagon.

 

Pour ma part, j’ai exprimé mon sentiment sur la nécessaire préservation des espèces présente dans ces lieux comme le « héron strié »qui niche dans les poivriers sauvages. Réaménager un littoral pour des baigneurs ne peut pas se faire en dépit du bon sens.

 

J’ai souri quand on a émis l’idée que dans l’aménagement du littoral, il ne fallait pas oublier les poubelles. Faut –il donc attendre un projet d’aménagement de plage pour installer des poubelles ? A l’ère de la communication, on ne peut que déplorer cette fâcheuse négligence...

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Published by Jacqueline Dallem - dans océan
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