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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 18:32

Encore appelé « Phare de Bel Air », ce sémaphore situé sur la côte Est de la Réunion devait empêcher les navires de s’échouer sur les écueils « La Marianne » et « Le Cousin ». Sa construction projetée dès 1840 a eu lieu de 1845 à 1846.

Avant 1846 la Côte Est avait connu 9 naufrages : le Petit Sloop de pirates (1667) Une grande chaloupe (1707) L’Hyppolite (1805) Le David et le Mercure Galant (1807) Le Belonie (1820), Le Cécile (1821), La Chaloupe de M Montrose (1825), La Nouvelle Marie Thérèse et le Romilly (1829) puis l’Augustine et le Jacques Cartier (en 1944).

Les appareils (lentille, lanterne, accessoires) sont commandés à l’horloger Henry- Lepaute lequel travaille avec Augustin Fresnel pour la conception des mécanismes assurant la rotation des lanternes de phares. La lumière du phare avait une portée de 18 milles (soit 33 km)

Le phare situé à 45,82  mètres au –dessus du niveau de la mer, a une hauteur de 20,25 mètres. La lumière émise se situe donc à 66 m au dessus du niveau de l’océan.

Aujourd’hui, il émet toujours de la lumière mais n’a plus vocation de guider les navires qui disposent d’instruments de guidage plus sophistiqués. Le phare est en cours de restauration, et seule la salle sous la tour, où une artiste expose peut parfois se visiter…

C’est à la faveur d’une sortie organisée le  samedi  17 octobre avec « les Amis de l’Université » que j’ai revu ce monument du patrimoine réunionnais, et Enis Rockel, conférencier érudit et passionné,  était présent pour donner une foule d’explications et raconter des anecdotes sur sa construction, ses gardiens, son fonctionnement, ses transformations… De quoi alimenter d’ autres articles sur ce blog…

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