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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 14:04

Ce matin, avec Vérène, nous décidons de partir à la découverte du « Sentier Botanique de la Ravine Blanche » au-dessus du Tampon. Longueur du sentier : 1270 mètres…

1h30 en tout (sans se presser)

Nous prenons la RN 3 direction St Benoît, et à la Plaine des Cafres 400 m après l’église bifurquons vers « Piton Ravine Blanche », aucune indication pour le sentier botanique, on peut hésiter sur la route à prendre et je ne suis pas la seule dans ce cas…

Mais je sais qu’il faut passer devant le cabaret des Pattes Jaunes, continuer vers le village… Il faut aller tout droit, des hommes sont installés devant le bar, nous continuons ; quand j’aperçois la chapelle à gauche, je sais qu’on n’est plus très loin… Un petit panneau tout discret annonce le sentier de la Tamarinaie. Un petit parking accueillant à gauche où ne peuvent stationner qu’une demi-douzaine de véhicules a été aménagé là.

L’Association TAMAR-HAUT a fait là un travail remarquable et de temps en temps on voit les chantiers de défrichage : la vigne marronne est arrachée, les sentiers sont nettoyés, des zones de repos et de repas installées çà et là.

Un panneau signale la possibilité d’emprunter 4 circuits.

Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »

Un panneau signale la possibilité d’emprunter 4 circuits.

parcours de santé : orange (3029 m)

sentier marmaille : mauve (1013 m)

prcours pédestre : rouge (5215 m)

sentier botanique : blanc (1270 m)

Nous optons pour le circuit blanc (le Sentier Botanique), mais pour l’atteindre nous devons suivre un balisage rouge (celui du sentier pédestre). La promenade est agréable bien que le sol soit glissant, les Tamarins des Hauts, ces géants nous impressionnent : leurs troncs aux dimensions incroyables ont des formes variées : ils se couchent puis se relèvent, se plient comme poussés par une force invisible. Parfois on pourrait se cacher dans leur anfractuosité…

Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »

Nous longeons des zones de défrichement (quel boulot ! eh oui, il y en a du travail à la Réunion -et des gens qui travaillent-, quoi qu'on en dise…) nous humons l'odeur de la flouve odorante, de l'eucalyptus, passons non loin d'une serre. Au bout d’une demi-heure d’une balade agréable dans cette tamarinaie, nous traversons une petite ravine, voilà près d’une aire de pique-nique, nous sommes bientôt sur le sentier « blanc ».

Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »

Nous y resterons une heure, les arrêts pour lire les panneaux sont fréquents. Un joli parcours… la qualité des photos et la sobriété des textes invite à la lecture. L’abondance du bois de corail en fleurs me subjugue, le pied de raisin marron aussi fleurit. Les arbres endémiques comme le change-écorce, le fanjan femelle (dont la base est plus évasée que celle du mâle), le mapou, le mahot sont facilement identifiables… J'ai puisé là de la matière à alimenter mon blog dans les jours à venir.

Parfois nous nous immobilisons pour essayer de photographier un couple d' oiseaux la vierge, un tec-tec ou une bande pépiante de culs-blancs...

Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »
Randonnée au « Sentier Botanique de la Ravine Blanche »

Nous sommes les seuls, « ça farine » et malgré le fait qu’on soit dimanche, la promenade sous la pluie en dissuade plus d’un, mais on est à l’abri sous les arbres… et parfois le brouillard donne un aspect mystérieux à la végétation. La protection de ce milieu et sa restauration par la plantation d’espèces endémiques est un chef d’œuvre. Et dire qu’on a réussi à conserver les vieux tamarins … fabuleux ! Une invitation au voyage !

Un conseil : si vous vous perdez dans ce parcours botanique, (ça nous est arrivé…) pas de panique ! il suffit de chercher autour de soi la présence d’un de ces panneaux explicatifs illustrés qui jalonnent le sentier et on se retrouve sur le bon chemin. Et si vous avez du mal à retrouver la sortie, -nous avions aussi un doute sur le parcours pédestre-, il suffit de demander à l’un des nombreux joggers qui passe par là…

Quand il pleut ou que le sol est détrempé de la pluie de la veille, il faut être équipé de bonnes chaussures.

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Published by Jacqueline Dallem - dans randonnée
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