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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 23:33

C’était à l’occasion d’une belle fête organisée à Grands Bois par une association qui fêtait le Nouvel An Chinois. Evidemment une tenue élégante était de rigueur !

Dans la salle du bal, tout le monde était sur son trente et un. Les invités se présentaient, quand je vis bientôt mon homme mal à l’aise. Ses sandalettes juraient : tous les messieurs chaussaient des souliers « fermés ».


En bavardant avec des Réunionnais, nous avons appris plus tard que la bienséance exigeait qu’un homme porte des chaussures fermées quand il sortait (au bal, chez le médecin, aux courses, à la messe…)

D’ailleurs, en observant les pieds de tous les collègues que je côtoyais au travail, j’ai eu la confirmation qu’ils ne mettaient jamais de nu-pieds. Ils chaussaient des baskets ou d’autre godasses lacées.

Pour être respecté et ne pas être assimilé à un « démuni » on est habillé « de pied en cap », c’est à dire « des pieds à la tête « et le regard d’autrui change favorablement quand on respecte cette règle. (Rappel de la dure période de l’esclavage où seuls les maîtres avaient le droit d’être chaussés.)

Ce qui surprend, c’est que les filles dérogent à cette règle, elles viennent en classe ou au travail en deux-doigts la plupart du temps.

Allez savoir : là, la liberté de l’homme diffère de la liberté de la femme… Ne se sent-on pas plus libre quand on marche pieds nus ou comme on dit ici « les pieds par terre » ?

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Published by Jacqueline Dallem - dans tradition
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