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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 18:53

Philippe, fidèle lecteur du blog et ami nous en dit un mot.

« Voilà une information essentielle de la semaine : la décision du Conseil Constitutionnel concernant les combats de coqs.

La législation interdit ces combats sauf dans les régions où ils correspondent à une tradition bien établie : le Nord Pas de Calais, les Antilles, la Guyane, la Polynésie et la Réunion. Dans ces régions, ils sont tolérés, mais il est interdit de créer de nouveaux gallodromes.

L'avocate de deux Réunionnais avait saisi le conseil constitutionnel en mettant en avant une rupture d'égalité entre les amoureux des combats de coqs et les inconditionnels de la tauromachie. Les corridas, comme les combats de coqs, ne sont autorisées que dans les régions où elles ont une tradition. Mais il n'est pas interdit de créer une nouvelle arène.

Inégalité, donc... Que nenni, ont décidé les Sages, qui ont décrété que le législateur avait ainsi décidé de favoriser l'extinction des combats de coqs.

Bien sûr, les réactions locales ne manquent pas de sel. J'ai relevé celle-ci qui m'a bien fait rire :

« Nout ciltir san va !*

Après un bon combat, les coqs tombés , étaient bon avec massalé mété ! Leur chair était tendre et savoureuse ...

Une bonne dégustation des perdants avec un ti rhum citron aigre, c'était pour que Dieu accueille leur âme auprès de lui ! »

Merci Philippe pour ce billet qui est bien d'actualité. Faudra tout simplement que les Réunionnais se contentent des "gallodromes" existants.

*Nout ciltir san va : notre culture s’en va

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 11:52

Alors que la canicule sévit depuis de longues semaines en métropole, l’hiver est bien là à la Réunion.

Voilà pour preuve un petit bulletin météo envoyé par Sylvie :

« La fraîcheur persiste. Une amie qui vit depuis 17 ans à la Réunion regarde tous les jours son thermomètre : celui-ci serait descendu plus d'une fois à 14°C. Le soir, on se blottit sous des couvertures avec des chaussettes pour regarder la télévision. Du jamais vu depuis ces 17 années.

Une autre connaissance raconte qu’en 35 ans de Réunion, elle n’avait jamais vu le thermomètre aussi bas et la fraîcheur aussi longue, et autant d'humidité à cette époque de l'année.

Hier soir nous étions invités : j'ai mis pantalon, pull, veste et… chaussures fermées. Je n'avais jamais porté de chaussures fermées à la Réunion en sept ans de Réunion. Si nous n'avions pas dîné chez des amis, Philippe aurait fait un feu dans la cheminée, car gla…gla… . Mercredi, il a fait 0° à la Plaine. »

Une petite pensée pour nos amis, les Yabs des Hauts où il doit faire bien "fré".

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 09:24

Parmi les lectrices du blog, il en est une, Sylvie B, qui adore écrire et qui m’envoie de temps en temps des brèves très intéressantes. Je vous les livre ci-dessous.

  • Des ouvriers en rénovant les plafonds d'un hôtel de St Denis sont tombés sur un trésor. Ils n'ont d'abord rien et se sont partagé le magot. Mais il y a eu des fuites. Les 25 lingots d'or chinois accompagnés d'une lettre en chinois calligraphié ont atterri chez les policiers. Non, ce n'est pas le résultat d'un casse : il y a environ 40 ans un chinois est venu à la Réunion essayer de retrouver des membres de sa famille. N'ayant trouvé personne, il laisse sa fortune dans le département afin de partir l'esprit en paix. La valeur du butin est estimé à 85 000€ qui sera finalement partagé à 50% entre l'hôtel et les 8 ouvriers.

  • Sortez vos mouchoirs : les deux « Transals » qui ont régné sans partage depuis 42 ans à la Réunion vont partir définitivement à la retraite. Ils ont effectué des missions militaires, d'entraînement et humanitaires sur la Zone Océan indien sud Iles Eparses, Mada, Mayotte, Seychelles, Diégo......

  • 2015 fête également les 170 ans de la plus ancienne entreprise réunionnaise : l'entreprise de la distillerie rhum Isautier. Si les deux frères de Nogent sur Marne 1832 Charles et Louis sont à l'origine de l'affaire, c'est Antoinette Créole, la veuve de l'un deux, qui développera avec l'aide son fils Charles l'entreprise...

Merci Sylvie d'avoir partagé avec nous ces faits divers !

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 11:46

Samedi 04 juillet 2015 à 9h

Le pôle Valorisation du service culturel de la ville de Saint-Pierre propose une visite guidée de

La mosquée Attayab-Ul-Massadjid et de la pagode chinoise Guan di

Enis Rockel, guide conférencier et auteur vous donne rendez-vous

à 9h devant l'entrée de la Mosquée de Saint-Pierre, rue François de Mahy

Tarif : 5 € par pers.

3 € enfants de moins de 12 ans, chômeurs et étudiants

Réservation obligatoire au 0262 96 29 10 (heures de bureau) ou à valorisation.patrimoine@saintpierre.re

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:44

Le pôle Valorisation du patrimoine du service culturel de la ville de Saint-Pierre vous propose de découvrir Saint Pierre à travers l'objectif d'un appareil photo :

Dimanche 28 juin 2015 à 9h

« Saint-Pierre à travers l’objectif »

A l’hôtel de ville de Saint-Pierre à 9h (découverte du centre historique et initiation à la photographie)

avec Enis Rockel, guide conférencier régional et François Louis Athénas, artiste photographe professionnel

Tarif : 3 à 5 € par pers. gratuit pour enfant (- de 12 ans)

Infos pratiques : emmener son propre appareil photo (argentique ou numérique)

Durée de la visite : environ 1h30

Réservation au 02 62 96 29 10 ou par mail pascal.laude@saintpierre.re

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 19:33

C’était à l’occasion d’une belle fête organisée à Grands Bois par une association qui fêtait le Nouvel An Chinois. Evidemment une tenue élégante était de rigueur !

Dans la salle du bal, tout le monde était sur son trente et un. Les invités se présentaient, quand je vis bientôt mon homme mal à l’aise. Ses sandalettes juraient : tous les messieurs chaussaient des souliers « fermés ».


En bavardant avec des Réunionnais, nous avons appris plus tard que la bienséance exigeait qu’un homme porte des chaussures fermées quand il sortait (au bal, chez le médecin, aux courses, à la messe…)

D’ailleurs, en observant les pieds de tous les collègues que je côtoyais au travail, j’ai eu la confirmation qu’ils ne mettaient jamais de nu-pieds. Ils chaussaient des baskets ou d’autre godasses lacées.

Pour être respecté et ne pas être assimilé à un « démuni » on est habillé « de pied en cap », c’est à dire « des pieds à la tête « et le regard d’autrui change favorablement quand on respecte cette règle. (Rappel de la dure période de l’esclavage où seuls les maîtres avaient le droit d’être chaussés.)

Ce qui surprend, c’est que les filles dérogent à cette règle, elles viennent en classe ou au travail en deux-doigts la plupart du temps.

Allez savoir : là, la liberté de l’homme diffère de la liberté de la femme… Ne se sent-on pas plus libre quand on marche pieds nus ou comme on dit ici « les pieds par terre » ?

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 13:43
conflore
conflore

A propos de la recette du « gâteau conflore », Namouillon me laisse ce petit commentaire :

« Bonjour, j'habite Toulouse et j'ai réussi à planter pas mal de conflores dans mon jardin...pour la farine, il faut juste râper ou râper puis faire sécher … car 350 g de farine séchée, c’est différent de 350 g de conflores juste râpés… »

Une information très intéressante, parce que j'ignorais qu’on pouvait planter cette jolie plante en métropole. Alors si vous vous expatriez dans le Sud de la France, emportez avec vous les graines de conflore de l’île, cela rappellera un peu votre jardin créole ! Je ne sais pas si la plante supporte les températures négatives dans l'Est et le Nord de la France.

Merci à Namouillou !

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 12:18

Il fallait y penser ! Michel Bussi a réussi à me captiver. On est immédiatement plongé dans l’atmosphère qui caractérise cette ’île merveilleuse. 

L’histoire qui commence à Saint Gilles, -ou  Zoreillland-, nous conduit sur la plage de l’Ermitage, dans les hauts à Carosse, dans le Jardin d’Eden, mais aussi au Tampon, au Bras de Pontho, à la Plaine de Sables,  à la Ravine Sèche, au cratère Commerson, à Piton Ste Rose, à l’Anse des Cascades…

 

L’auteur connaît bien l’île, il décrit à la perfection les lieux, les mentalités  et ose parfois des commentaires hardis qui ne relèvent pas de la fiction. Commentaires sur la circulation, les disparités de salaires, l’emploi, sur le caractère volage des hommes, l’immobilier, la violence, l’alcoolisme, le zamal, l’Iufm… Il se garde bien d’évoquer la corruption, allusion qui lui vaudrait certainement des tourments ou la censure. D’ailleurs ce genre de digression desservirait l’intrigue.  Les problèmes évoqués rapidement se noient dans l’intrigue policière, mais tout le monde aura compris que l’île paradisiaque connaît des problèmes qu’il conviendrait de régler.

 

Ces petits clins d’œil ne font pas oublier le fil de l’histoire, un récit émaillé de meurtres qu’une chef de brigade essaie de résoudre avec son comparse. L’écrivain nous fait entrer dans la psychologie du suspect, de sa fille mais aussi des enquêteurs… Et on ressent leurs émotions, leurs interrogations, leur passion, leur fusion avec l’environnement, on se déplace avec eux sur ce petit caillou, on patauge dans le lagon.  On entre de plain pied dans l’univers familial des nantis et des moins nantis.

Pour qui connaît l’île, inutile de lire les traductions des proverbes et expressions créoles qui émaillent le texte. On n’imagine pas écrire sur l’île sans faire allusion à ces images pittoresques de la langue créole.

 

 

Une invitation à la lecture ! Le roman a pour titre : « Ne lâche pas ma main ! »

 

                         Ne lâche pas ma main
                            Merci à Francine pour ce superbe cadeau !

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 11:03

Michel Akouri  a décidé voilà quelques années de soutenir le village malgache dont sont originaires ses ancêtres. 

Régulièrement, il fait le déplacement de la Réunion vers l’Ouest de la Grande Île. 

 

Martine, son épouse l’épaule et tous deux ont réussi à rassembler des passionnés comme eux, avec lesquels ils ont créé l’association «  Renala Bé ». Ils organisent des fêtes pour récolter des fonds. Récemment, ils ont fait le déplacement et  rapporté des photos destinées à leur exposition.

 

Arrivée à l’aéroport de Tana : une équipe de 7 personnes s’apprête à monter dans le taxi-brousse pour se rendre sur le chantier du dispensaire où les attendent Michel, venu une semaine auparavant.


 P1150012

 

Distribution de vêtements dans le village

P1120506

 

Chantier du dispensaire de Andranomena, sur lequel les femmes ont aussi œuvré.

P1120507

 

Riz prêt à être battu

      P1120505 Photos M. ET M.AKOURI

 

Siège de l’association :

 

RENALA BE

6, Allée de la Palmeraie

GRAND BOIS

97410 SAINT PIERRE

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:34

 

Philippe, un ami habitant la Grand Sud, à la Ligne des Quatre-Cents,  complète mon récent article sur les fléaux de la Réunion par un commentaire très intéressant que je vous livre tel quel :

 

« Lundi, je me faisais la réflexion que la circulation avait bien augmenté, à tel point que quand on rentre de St Denis en fin de journée, entre 17h et 17h30, ça bouchonne entre le Port et St Paul. Quand ils ont ouvert la route des Tamarins, ce n'était pas le cas. La première fois que je l'ai prise, je suis rentré au Tampon en 55 minutes. Lundi, j'ai mis 1h 30.

Et ce matin, à la Radio, j'entends une info qui va vous intéresser. On a calculé que le parc automobile augmente chaque année de 5 600 véhicules. Dans le même temps, le nombre de personnes qui empruntent les transports en commun augmente de : 200 ! Quelle magnifique réussite de la politique publique en matière de transport ! »

 

 

 

Tout à fait d’accord avec lui !  Merci à lui pour cette info...

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